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Mot clé spectacle

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Le monde nous parle, c’est indéniable. Le monde est bavard, il n’arrête pas de nous dire.Qu’est ce qu’il me dit ? Qu’est-ce qu’ils me disent ?Est-ce qu’ils me disent la même chose qu’à toi ?Est-ce qu’ils te disent la même chose qu’à moi ?- Ktha Compagnie -    Spectacle pour 1 container, 2 acteurs, 1 vidéo projecteur et 100 poupées.Est-ce que le monde sait qu'il me parle? Un beau titre pour un spectacle qui, je pense, ne l’est pas moins. De passage dans la région, cela vaut le détour du côté d'Hennebont...Que le spectacle se joue dans un container, ce n’est pas un hasard. Née avec le nouveau millénaire, ktha compagnie a développé diverses recherches aboutissant à des spectacles pensés comme des modules qui peuvent se déplacer, parce que leur priorité est la relation entre l’acteur et le spectateur. Ktha compagnie aime à s'immiscer dans les espaces publics de nos villes pour décaler les habitudes et trouver une proximité d'échange avec le spectateur. Les stades, parkings, terrains vagues, toits d'immeubles, containers, aires d'autoroute... sont devenus leurs salles de spectacles.Un container, 20 spectateurs, un projecteur et 100 poupées blanches entre 5 et 180 cm qui tombent du plafond pendant que deux acteurs lancent – et avec ironie- des phrases glanées dans la publicité, la sagesse populaire, les médias et le cinéma universel.Simple et abstrait comme le monde d’aujourd’hui. Spectacle qui dénonce le monde bavard que l’on aimerait nous imposer, où le formatage de la publicité et du marketing, le matraquage des messages politiques relayés par certains journalistes, empiètent sur notre liberté de penser et de rêver le monde."Voyez la chose comme quarante-cinq minutes de thérapie pour se laver des multiples messages « personnalisés » dont nous sommes en permanence bombardés." Edouard Launet - Libération Est-ce que le monde sait qu'il me parle? 20 au 22 février 2014  TRIO...SPlace Maréchal Foch - 56700 Hennebont 
jeudi 20 et vendredi 21 février à 20h30
samedi 22 février à 11h00, 18h00 et 20h30Durée > 45 minutes© Crédit photo : ktha.org, zoomlarue.com

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Le cirque émerge en Europe au XVIIIème siècle initié par l'officier de cavalerie Astley. Comme son étymologie l'indique, c'est d'abord une zone circulaire dédiée aux arts de la piste : des acrobates réalisaient de périlleux numéros juchés sur leurs chevaux. Puis, le spectacle de cirque s'est enrichi d'autres pratiques jusqu'à devenir selon la définition de J. M. Guy « l'art de composer un spectacle à l'aide des arts du cirque et d'autres arts (théâtre, musique, danse, arts plastiques...) et savoirs-faires variés »1, en quelque sorte un art total. Outre cet aspect, le cirque fait preuve d'une grande originalité dans le mode d'écriture des spectacles car il s'agit du collage de formes courtes (les numéros). Ce sont traditionnellement les clowns ou le célèbre Mr Loyal qui opéraient les transitions au cours desquelles les agrès et décors étaient changés. Les jeux Athéniens, en tant que démonstrations de force en arène comprenant parfois des animaux ont également nourris les formes du cirque. Or depuis les années 1970, le cirque dit « Nouveau » évolue en s'orientant vers une réflexion esthétique et de contenu. Les spectacles d'animaux disparaissent alors et la technicité, le risque devient secondaire. Le cirque obtient récemment ses lettres de noblesses avec l'ouverture du CNAC (Centre National des Arts du Cirque) à Chalons en Champagne en 1970. En 1995, Josef Nadj met en scène Le Cri du Caméléon pour la 7ème promotion de l'école. Cet artiste plasticien et metteur en scène trouve dans le cirque la possibilité de réaliser des « tableaux vivants » En effet, débarrassé des modèles narratifs du théâtre classique, le cirque (dépourvu de personnages) montre des êtres non comme des identités mais plutôt comme des formes, des corps qui se meuvent. Ce sont des itinéraires parcourus au sol ou dans les airs, des rythmes et des mouvements qui reviennent parfois comme des motifs au cours du spectacle. Enfin et après cette mise en appétit, je vous conseille « Notes on the Circus » d'Ivan Mosjoukine en tournée en ce moment qui questionne justement avec poésie les règles du genre. Vous pouvez notamment les voir au 104 en novembre si vous les avez raté l'an dernier à Lorient et cette année à Quimper. 1-Les Arts du cirque en l'an 2000, Paris, Chronique de l'AFAA, n°28

Notes on the circus