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Mot clé performance

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         La résidence de création organisée par le  PLAC (Petit Lieu d'Art Contemporain) de Toulon vient de se terminer. Voici un tour d'horizon de cet évènement annoncé sur multi-prises.fr il y a de cela quelques mois.            La résidence aura duré du 18 juillet au 19 Août  2016 dans les locaux de l'Ecole Supérieure d'Art et de design de Toulon. 14 artistes ont pu investir les ateliers, déployer leur matériel et leurs idées. De la linogravure à la sérigraphie en passant par la sculpture, le modelage, la performance et l'installation, de nombreuses techniques propres à chacun ont étés employées tandis que certaines collaborations ont également pu avoir lieu.   Les artistes séléctionnés lors d'un appel à projet sont les suivant: - David BARTHOLOMEO - Thomas BISSIERE - William BRUET  - Soazic BRUNEAU - Florian BRUNO - Proli (Jérémie DRAMARD) - Lisa-Dora FARDELLI - Emmanuel GLEIZE - Marine KOPRIVNJAK & Daniel BELL - Attila KORÖSY - Renaud PIERMARIOLI - Sasha STOLIAVORA - Jérémie VERNET          Le vernissage a eu lieu le Vendredi 19 aout. Les visiteurs étaient nombreux malgré la période estivale et la chaleur de cette ville méditerranéenne. C'est tout le 3ème étage de l'Ecole d' Art qui a été investit et que le public a pu parcourir découvrant ainsi diverses pratiques artistiques.              A l'issue de cette résidence, le P.L.A.C. a demandé à chaque artiste résident de faire don de trois oeuvres qui seront d'abord exposées au public puis mises en jeu lors d'un loto traditionnel courant 2017 Un grand bravo à toute l'équipe du PLAC pour l'organisation,  pour le temps et tout le travail fourni. Félicitations pour l'accueil des artistes, le suivi matériel, l'accrochage, les rencontres...       Retrouvez le panorama des artistes en résidence ici    

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À la frontière du concert, de la performance et des arts électroniques, ../MUTE est une proposition scénique qui allie son, image et lumière et ouvre la possibilité de percevoir différemment la musique en live.     À l'issue d'une semaine de résidence à La Balise, fabrique artistique et culturelle de Lorient, Nola's key vous invite à découvrir l'évolution de la proposition scénique ../MUTE. Vendredi 12 février 2016 à 18h30 à la Balise La Balise, 2 rue Eugène Varlin, 56100 LORIENT   Le nombre de places étant limité, il est conseillé de faire part de votre présence à contact@nolaskey.com en indiquant vos nom, prénom, ville.       ../MUTE est une performance multi-instrumentale basée sur le principe de l'enregistrement de boucles sonores en direct. Elle propose, à travers la genèse de morceaux complets en temps réel par un seul musicien, une manière différente de percevoir la musique en live. Initié il y a plusieurs années par Nicolas Bazoge, ce projet se révèle dans un processus de recherche et d'évolution constante. Après l'arrivée de Thibault d'Aubert il y a un an pour mettre le set en lumière, c'est maintenant au tour de Vivien Simon de rejoindre l'aventure pour un travail sur la vidéo.   Nola's key est né au milieu des années 2000 sous la forme dans un premier temps d'un site  internet sur lequel l'artiste Nicolas Bazoge à regrouper ses compositions musicales ainsi que quelques expérimentations graphiques. Puis il a progressivement évolué vers la conception d'un dispositif scénique permettant de partager et de faire vivre ces créations en live. " Les sons m'ont toujours fasciné, notamment la manière dont leur création, leur imbrication et leur évolution, comme des personnages mis en scène, pouvaient conduire à un endroit intime de l'âme humaine, inaccessible autrement. Un endroit presque sacré. J'ai toujours pensé que je me devais d'atteindre cet endroit par moi-même en suivant mes propres chemins, mes propres instincts, et donc en apprenant à jouer seul, en m'entrainant sans cesse et en expérimentant. Quand s'est démocratisé l'ordinateur personnel au début des années 2000, j'ai immédiatement vu l'outil créatif qui allait m'aider dans ce surpassement et me permettre de prendre part à mon niveau et à ma façon - de façon artistique - à la métamorphose du monde. Après des années de travail en studio, c'est de cette approche qu'est né ../MUTE, un premier projet scénique où je dévoile une manière atypique de jouer seul une musique constituée de plusieurs instruments."  Nicolas Bazoge   Nola's key explore différents processus de création comme à travers le projet Echantillon, expérimentation verbale participative. Sur le principe de l'enregistrement en temps réel, les personnes du public sont invitées à venir prononcer un mot au micro afin de l'enregistrer et de le réutiliser dans le morceau. Alors que l'image - et plus particulièrement la photo - a pris une importance prépondérante dans notre rapport à nous-même, rares sont les occasions pour le public de pouvoir capter, enregistrer et entendre sa propre voix, encore moins dans un contexte musical. Echantillon propose cet espace d'initiative où chacun est libre de venir faire entendre sa voix, en l'occurrence un mot de son choix respectant quelques consignes simples. Le spectateur se trouve alors dans une posture active, où il peut, s'il le souhaite, avoir la satisfaction personnelle de prendre part à l'élaboration du morceau, mais uniquement s'il accepte la condition de se mettre en danger face aux autres et face à lui-même. Lorsque viennent s'ajouter le contexte musical et les modulations électroniques, le public découvre alors ce que ces mots veulent bien laisser à entendre... Echantillon a été présenté pour la première fois lors de la quatrième édition de Micro Théâtro le 4 juillet 2015 aux Ateliers du Bout du Monde à Lorient. Plus d'infos sur le site internet http://www.nolaskey.com/  

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L'association IDD invite l'exposition du Butaï 2.013 dans le centre ville de Lorient à l'occasion des Noëls Enchanteurs. Pour la première fois, l'installation a lieu dans une grande ville... Le 26 décembre, à l'occasion des Noëls Enchanteurs à eu lieu l'exposition de la performance Butai 2.013. La petite toile du vélo-télévision-musée s'est déployée sur la Place PaulBert entre les librairies l'Imaginaire, Chapitre et le Café du Port. Sous la pluie et en plein hiver, elle a accueillit de nouveaux spectateurs doublements protégés par la yourte de l'association "Babel Gum". La sculpture mobile, ses tableaux changeant toutes les 24 min et l'accrochage photographique donnant à voir les étapes du parcours dans 12 villages en Bretagne trouvèrent un environnement idéal lors de cette manifestation populaire et conviviale. Ayant accueillit durant une quinzaine de jours des évènements différents (spectacles vivants, marché de créateurs, expositions...), la yourte a offert un espace réel à la partie jusqu'alors virtuelle du projet Butaï 2.013 (visible dans la partie projet de l'association Multi-Prises). La toile marron du Butaï 2.013, taillée dans une ancienne tente canadienne s'accordait bien avec la structure en tissu de la yourte elle-même. Le badaud qui passait par là apercevait par la porte de l'habitat traditionnel Mongol le cadre lumineux d'un téléviseur étrangement fixe. A 15h30, les conteurs de l'association lorientaise "Il était une fois" sont venus conter leurs histoires aux enfants près de l'installation, renouant avec la tradition des Kamishibaïs japonais qui a inspiré cette pièce. L'après-midi d'exposition s'est clôturée par le concert des JungleRag (collectif Tomahawk), un duo d'artistes descendus d'Huelgoat (l'un des villages étapes les plus lointains appartenant à l’itinéraire du Butaï 2.013) pour nous faire partager leur musique folk-blues.  

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A l'occasion du Festival Oodaaq, j'ai pu créer Place du Parlement, une sculpture faite de bribes de meubles, volets, portes, assemblés sous la plus rudimentaire action du clou frappé d'un marteau. Cette sculpture faisant son apparition au beau milieu de la place du parlement de Bretagne à Rennes, vient  en écho au contexte dans lequel elle intervient. En contraste avec l'architecture rigide, institutionnelle voir autoritaire que constituent le Parlement et les immeubles qui l'entoure. Ainsi Cette entité venue d'un ailleurs use de ces même codes rectilignes dans un agencement anarchique où aucune structure traditionnelle et règlementaire de construction se présente. Ici, cette forme géométrique s'affaisse et jaillit à la fois. Dans un basculement, ces choses qui misent au rebut, à l’abri des regards, resurgissent présentant alors à la vue toute cette précarité, reflet du monde qui l'a voulu caché. Comme si celle-ci avait toujours été sous nos pieds, bafouée, masquée, inavouée, elle revient là faire surface. Cette entité venue d'un "outre monde" à sa face cachée tel un iceberg ou un météore, mène alors à un imaginaire... Ce dernier nous menant à la lisière d'autres univers et d'autant plus servit par le fait que dans l'antre de la sculpture, des vidéos d'artistes sont visibles, alimentant cette imaginaire ouvrant sur d'autres perspectives...                                                                                                                                                                     La sculpture a vu le jour de manière définitive le 15 mai et disparaîtra le 23 Mai. A cette occasion, le 23 Mai, la démolition donnera lieu à une performance filmée. Passant d'un acharnement solitaire dans la construction de cette pièce, sa destruction sera alors un engouement collectif. Pour cela barres à mines, masses , merlins, haches, pieds de biches et de multiples bras sont conviés... Si vous voulez y participer : simonaugade@hotmail.fr ou 0631840806 Liens : Site de l’Oeil d'Oodaaq Divers médias dans lesquels Place du Parlement s'est trouvé retranscrite (avec les aléas lié a la retranscription...) : Article : Ouest-France (1)Article : Ouest-France (2) Article : Le mensuel de Rennes Site web : un pas de coté

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Jeudi dernier (le 14 mars 2013) se produisait au Grand Théâtre de Lorient la pièce Enfant de Boris Charmatz. Le chorégraphe nous propose une pièce créée en 2011 dans laquelle vient évoluer une dizaine de danseurs accompagnés d'autant d'enfants de 6 à 12 ans. J'ai été réellement ébloui par cette pièce qui nous montre un ensemble chorégraphique à la fois poétique et violent. La scène s'ouvre sur une chorégraphie mécanique (deux danseurs endormis dansent grâce au mouvement de balancier d'une grue), passant tantôt de scènes dures, où les enfants inanimés (endormis, morts) sont traînés par les adultes et secoués dans tous les sens pour les faire danser, à des scènes de pure émotion où les enfants chantent en chœur tout en se réveillant. La pièce de Charmatz nous délivre ainsi un portrait de l'enfant sans pudeur, tabous ni clichés. Les problématiques de notre société n'y sont pas cachés (enfants morts ou violentés) voire même pointés du doigt (un passage de Michaël Jackson, aussi dansant soit-il, fait immédiatement référence à des thèmes plus graves), tout en conservant l'innocence de l'enfant, puisque l'ensemble de la scène n'est après tout un vaste terrain de jeu. Boris Charmatz arrive avec brio à osciller sans arrêt entre des moments chocs et des moments de pure émotion. Là aussi, la performance est remarquable : lorsqu'un danseur se saisit d'un enfant pour le faire danser, même de manière brutale, on se rend compte de la précision et de la relation incroyable entre les deux acteurs. Le metteur en scène nous racontait d'ailleurs que les enfants vivaient cela comme un jeu, avec une folle envie d'être pendu par les pieds, de tourner dans tous les sens, comme dans une cour de récréation.

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