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Contamination - Contaminazione est le titre d'une compilation d'art vidéo, éditée en DVD conjointement par les deux associations L'Œil d'Oodaaq et VisualContainer. Alors que les premiers viennent de Rennes, VisualContainer sont basés à Milan en Italie. Premiers diffuseurs d'art vidéo dans leur pays, ils gèrent un petit espace de projection, le [.BOX] Video Art Space, participent à différents événements culturels, comme des foires d'art contemporain ou des festivals d'art vidéo, et proposent des programmations mensuelles sur une webTV, www.visualcontainer.tv. Le projet d'édition a été initié par L'Œil d'Oodaaq, jeune association qui mène une recherche sur l'art vidéo et les différentes formes d'apparition des images dans l'art contemporain et le quotidien. Ils organisent tous les ans le Festival Oodaq d'images poétiques et nomades dans différents lieux à Rennes. La compilation présente huit œuvres vidéo d'artistes français et italiens : Maria Korporal, Avgerinos & Poulia, 2011 Francois Lejault, Le rêve de cachalot, 2001 Luca Christian Mander, Eppursimuove, 2009 Jacques Perconte, Libres, 2012 Giovanni Zaccariello, Disappear#3, 2013 Jérémy Laffon, Alone in the studio, 2011 Enrico Bressan, Esercizio # 49, 2010 Jean Bonichon, Eau de là, 2009 Chaque association a choisi 4 œuvres issues de ses fonds vidéo respectifs, afin de venir faire écho aux réflexions menées pendant le projet. Un livret-catalogue accompagnant le DVD retrace l'ensemble de ces échanges et présente chacune des œuvres vidéo incluse dans la compilation, inscrivant ainsi la présentation spécifique de chaque œuvre dans une réflexion plus théorique. Les thèmes abordés sont la nature hybride de l'art vidéo, les mutations et les évolutions du médium engendrées par les nouvelles technologies, mais aussi le statut des artistes et leurs droits - les deux associations s'engagent notamment à rémunérer les artistes pour chaque présentation publique de leur travail. Le titre Contamination - Contaminazione découle de ces recherches : l'art vidéo leur apparaît comme un "langage contaminé par tous les autres langages", ou encore un "médium liquide (…), un fluide - un flux - qui n'a pas de forme fixe, s'adapte à ses contenants, s'affranchit des barrières" et qui, "aujourd'hui, (…) se laisse contaminer par le numérique, se pixellise et se faufile à travers les réseaux d'Internet à la vitesse grand V." Si ceci engendre une diffusion plus large des œuvres et des artistes, cela fragilise également les images - "compressées, téléchargées, multipliées, retouchées (…), la "basse def" [semble devenir] le mode de partage et d'appréhension du contenu numérique sur Internet". Les deux associations se demandent alors si cela implique également une fragilisation des artistes, qui sont aujourd'hui nombreux à mettre leur vidéos à disposition en accès libre sur Internet. Convaincus que les projections "offline" restent irremplaçables, ils considèrent les vidéos sur le net comme des aperçus d'œuvres, comparables aux représentations photographiques de peintures dans des livres d'histoire de l'art. L'auteur du texte remarque également que payer les artistes "revient finalement à considérer [leur] activité comme étant du travail". C'est pourquoi les dernières vidéos s'attachent à explorer les contaminations possibles entre le monde de l'art et le monde du travail, déconstruisant par cette occasion un bon nombre de clichés et d'idées reçues sur les artistes. Une présentation publique de l'édition DVD a été organisée à Rennes le 4 novembre dernier. Pour ceux qui auraient raté cette présentation, la programmation vidéo sera bientôt diffusée sur la webTV de VisualContainer, et sera présentée lors du salon d'édition Papier(s) à l'Ecole européenne supérieure d'art de Bretagne - site de Rennes du 6 au 8 décembre 2013. Plus d'informations sur les sites des deux associations :http://www.loeildoodaaq.fr - http://collectif.loeildoodaaq.frhttp://www.visualcontainer.org - http://www.visualcontainer.tv

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Voilà ... expérience vécue. Après un billet de Nastasja Duthois présentant le concept de La Dinée, m'y voila invité en tant qu'artiste à l'occasion du Festival OODAAQ. En effet, trois artistes participant au festival ont été convié à partager et échanger leurs travaux liés au festival. Il se trouve que là, cette dinée était un peu particulière. Étant toujours en évolution et en réflexion à chaque nouvelle Dinée, La Collective s'améliore, s'adapte, propose leurs concepts en fonction du lieu, de l'occasion etc...  La question du micro financement, du mécénat participatif et de manière générale la question du financement des artistes est soulevée par La Collective. La Dinée a ici était pensé pour un partenaire : l'Oeil d'Oodaaq, un financement pour l'aide aux défraiement et honoraires des artistes invités. Ainsi l'enjeu qui normalement se veut plus fructueux pour un seul des projets présentés pendant les Dinées était ici collectif. Ce qui pouvait peut être enlever l’aspect un peu "concurrentiel" du vote final pour la sélection du projet qui sera financé. Le principe différait aussi puisque les projets abordés ce 25 Mai 2013 avaient déjà été réalisés : Sculpture, installation, performance. Il s'agissait donc moins de défendre un projet que de le présenter simplement et le plus généreusement possible. Chacun des trois artistes avait alors un petit espace pour présenter documents et archives du projet ou de sa pratique plus largement, afin que les invités puissent se nourrir aussi de visuels ou suppléments informatifs. Les gens pouvaient alors se référer à ces panneaux d'affichage pour un début entre apéritif, prise de connaissance mutuelles et discutions hétéroclites. Suite à cela, la Dinée commence... A table! Chaque artiste se présente succinctement afin d’être identifié au début de chaque changement de plat, ils changent de place à cette même occasion. Les curiosité, les ambiances et échanges varient selon l'entrée ou le dessert comme selon les tablées... des échos aux discussions précédentes avec d'autres artistes, sont ainsi relancées sur le fait d'être jeune plasticien par exemple...  Il est vrai que les premières discutions sont à débrider mais une fois la glace brisée, le fil se suit simplement... Pour le coup, ce fût une expériences positive, offrant l'occasion de parler de la situation parfois critique des artistes, de parler de son travail de manière simple, dans un cadre où les gens se retrouvent pour manger, ce que tout le monde sait faire, enlevant ainsi une certaine mise à distance qui peut parfois être mise par un cadre plus institutionnel. Cela amène aussi la connaissance et la mise en connexion d'autres réseaux, et surtout une expérience inédite. PS : Emmaus, "mécène officiel des artistes"... Ici partenaire pour La Dinée de La Collective, axe central de l'exposition Sans Encombre, présentée par Claire Vergnolle il y a peu de temps, et fournisseur précieux pour moi même (Simon Augade) pour le Festival Oodaaq... C'est assez révélateur d'une situation actuel où les voies parallèles ou alternatives sont de rigueur. Merci Emmaus.

La dinée 1

A l'occasion du Festival Oodaaq, j'ai pu créer Place du Parlement, une sculpture faite de bribes de meubles, volets, portes, assemblés sous la plus rudimentaire action du clou frappé d'un marteau. Cette sculpture faisant son apparition au beau milieu de la place du parlement de Bretagne à Rennes, vient  en écho au contexte dans lequel elle intervient. En contraste avec l'architecture rigide, institutionnelle voir autoritaire que constituent le Parlement et les immeubles qui l'entoure. Ainsi Cette entité venue d'un ailleurs use de ces même codes rectilignes dans un agencement anarchique où aucune structure traditionnelle et règlementaire de construction se présente. Ici, cette forme géométrique s'affaisse et jaillit à la fois. Dans un basculement, ces choses qui misent au rebut, à l’abri des regards, resurgissent présentant alors à la vue toute cette précarité, reflet du monde qui l'a voulu caché. Comme si celle-ci avait toujours été sous nos pieds, bafouée, masquée, inavouée, elle revient là faire surface. Cette entité venue d'un "outre monde" à sa face cachée tel un iceberg ou un météore, mène alors à un imaginaire... Ce dernier nous menant à la lisière d'autres univers et d'autant plus servit par le fait que dans l'antre de la sculpture, des vidéos d'artistes sont visibles, alimentant cette imaginaire ouvrant sur d'autres perspectives...                                                                                                                                                                     La sculpture a vu le jour de manière définitive le 15 mai et disparaîtra le 23 Mai. A cette occasion, le 23 Mai, la démolition donnera lieu à une performance filmée. Passant d'un acharnement solitaire dans la construction de cette pièce, sa destruction sera alors un engouement collectif. Pour cela barres à mines, masses , merlins, haches, pieds de biches et de multiples bras sont conviés... Si vous voulez y participer : simonaugade@hotmail.fr ou 0631840806 Liens : Site de l’Oeil d'Oodaaq Divers médias dans lesquels Place du Parlement s'est trouvé retranscrite (avec les aléas lié a la retranscription...) : Article : Ouest-France (1)Article : Ouest-France (2) Article : Le mensuel de Rennes Site web : un pas de coté

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