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Exposition STOLONIA 17 Octobre - 1er Novembre 2015 Parc Chevassu - Parc Jules Ferry - Locaux de l'ancien BIJ LORIENT   Le parc est un lieu de promenade, de passage, un lieu qui permet au temps de s'étirer dans la lenteur des végétaux, faisant ainsi l'équilibre avec la vie urbaine.
 Les plantes stolonifères forment des tiges qui courent à la surface du sol et s'enracinent de place en place pour donner ainsi naissance à de nouvelles pousses.
 De même, déployer un projet dans la ville crée des relations entre différents espaces, et cette déambulation permet des possibilités de dialogue entre des lieux qui n'en ont pas d'ordinaire. Marion BAILLY-SALIN Nicolas DESVERRONNIÈRES Barbara FILÂTRE   Trois jeunes artistes plasticiens vous invitent à porter un nouveau regard sur les espaces verts de la ville, ses parcs et jardins, ceux qui travaillent et ceux qui les traversent. Un parcours mêlant le bois, le papier végétal, l'installation vidéo et sonore pour sortir des espaces conventionnels.   Vernissage le samedi 17 octobre 2015 à 16h Au Parc Jules Ferry pour une visite des installations jusqu'au parc Chevassu   Marion BAILLY-SALIN - Backstage installation vidéo, capteurs à ultrasons, matériel éléctonique, dimensions variables, 2015.    « Explorer les parcs et jardins, c’est aussi rencontrer les personnes qui y travaillent, les organisent, dessinent les parterres de fleurs, associent les genres et les couleurs du végétal. Par le biais d’une installation vidéo, l’on se retrouve face à face. Il ne s’agit pas de les voir au travail, ni d’écouter des témoignages, mais de se retrouver physiquement reliés les uns aux autres, comme dans un miroir dont le reflet nous révélerait une autre personne. »     Nicolas DESVERRONNIÈRES - Chevassuland installation de sculptures, bois et matériaux divers, dimensions variables, 2015.    « En partant du postulat que les parcs d’attractions peuvent être des lieux concurrentiels aux parcs et jardins publics, le vocabulaire lié à ces espaces de divertissement est détourné afin de produire une installation de sculptures au sein du parc Chevassu. L’idée est de considérer les montagnes russes comme l’élément récurrent des parcs à thèmes, puis d’en fabriquer des fragments à différentes échelles qui se déploient en un parcours au sein même du parc. Ces modules de jeux, façonnés dans le bois provenant des découpes d’arbres de la commune, donnent une dimension fictionnelle au jardin. Se créer alors un environnement où des notions de mises en scène, d’illusions et de détournements se côtoient.»   Barbara FILÂTRE - Mue installation de papiers réalisés à partir des végétaux de la ville, bois, matériaux divers, dimensions variables, 2015.       « La nature est dans un renouvellement incessant : elle meurt et se régénère. Les jardiniers des parcs sont aussi dans ce renouveau constant de la flore qui compose les architectures végétales des espaces.
 Les plantes sont mises à disposition des regardeurs, puis déplantées afin de reconstruire un terreau riche pour en accueillir de nouvelles.
Transformer des végétaux en papier est une façon de s’insérer dans ce cycle de la vie végétale où l’homme prend sa place. La matière papier devient la palette d’un dessin représentant une facette de ce paysage. »     Oeuvre collective des trois artistes - Jardin à flots installation sonore, enceintes, tubes métalliques, leds, matériel électoniques, 2015. « Le parc Jules Ferry, symbole des modifications et évolutions de la ville, est passé par plusieurs transformations et voué à de nouvelles. Des sons émergent de poteaux métalliques sortant de terre, tentant de lier l’histoire au présent. Les ambiances de ce lieu se mêlent en sons de voix et de minéraux, comme un lointain souvenir d’un lieu perpétuellement indéfini. »   - Plan du parcours -     / TÉLÉCHARGER LE DÉPLIANT / / PAGE FACEBOOK /  

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Les portes des chapelles se sont fermées dimanche 21 décembre sur une exposition qui aura accueilli près de 1300 personnes sur 6 soirs. Pour ceux qui auraient raté l'événement ou voudraient revoir quelques images de cette installation éphémère et in-situ, voici une sélection en vidéo et photos de cet inoubliable moment !     Quelques images de l'exposition Répartie sur 3 chapelles de Pont Scorff, l'exposition accueillait le public sur 3 déclinaisons du thème "la Société des Lumières".   Quelques photos de l'installation Pensé depuis un an, le projet a muri durant de longs mois de recherches et de travail collectif. L'installation s'est étalée sur 2 mois de travail intense mais où chaque jour apportait son lot de nouveautés.   Nous tenons tout particulièrement à remercier nos partenaires Le centre d'art l'Atelier d'Estienne pour son invitation La ville de Pont-Scorff et l'Association des Chapelles pour leur confiance Caréco Récup'Auto à Caudan pour la voiture Peltier Bois à Lanester pour le plancher et le bois Les services techniques de la ville de Lorient pour les lampadaires Cédric Guillermo pour son aide précisuse à la réalisation de la station MIR   Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont aidé durant les temps d'accrochage, de réflexion ou de création : Laure Cotten, Jonas Delhaye, Barbara Filatre, Alexandre Gouraud, Guillaume Lepoix et tous nos adhérents !

Cadavre exquis - Installation - Chapelle de Keriakel

L'association IDD invite l'exposition du Butaï 2.013 dans le centre ville de Lorient à l'occasion des Noëls Enchanteurs. Pour la première fois, l'installation a lieu dans une grande ville... Le 26 décembre, à l'occasion des Noëls Enchanteurs à eu lieu l'exposition de la performance Butai 2.013. La petite toile du vélo-télévision-musée s'est déployée sur la Place PaulBert entre les librairies l'Imaginaire, Chapitre et le Café du Port. Sous la pluie et en plein hiver, elle a accueillit de nouveaux spectateurs doublements protégés par la yourte de l'association "Babel Gum". La sculpture mobile, ses tableaux changeant toutes les 24 min et l'accrochage photographique donnant à voir les étapes du parcours dans 12 villages en Bretagne trouvèrent un environnement idéal lors de cette manifestation populaire et conviviale. Ayant accueillit durant une quinzaine de jours des évènements différents (spectacles vivants, marché de créateurs, expositions...), la yourte a offert un espace réel à la partie jusqu'alors virtuelle du projet Butaï 2.013 (visible dans la partie projet de l'association Multi-Prises). La toile marron du Butaï 2.013, taillée dans une ancienne tente canadienne s'accordait bien avec la structure en tissu de la yourte elle-même. Le badaud qui passait par là apercevait par la porte de l'habitat traditionnel Mongol le cadre lumineux d'un téléviseur étrangement fixe. A 15h30, les conteurs de l'association lorientaise "Il était une fois" sont venus conter leurs histoires aux enfants près de l'installation, renouant avec la tradition des Kamishibaïs japonais qui a inspiré cette pièce. L'après-midi d'exposition s'est clôturée par le concert des JungleRag (collectif Tomahawk), un duo d'artistes descendus d'Huelgoat (l'un des villages étapes les plus lointains appartenant à l’itinéraire du Butaï 2.013) pour nous faire partager leur musique folk-blues.  

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Cycloïd – ε est un objet-spectacle réalisé par le collectif Cod.Act (Michel Décosterd et André Décosterd) qui produit une performance sonore et visuelle de manière autonome et unique pour chaque représentation. L'objet repose sur le principe du pendule : 5 segments reliés entre eux par leurs extrémités se mettent à tournoyer sous l'action de la rotation de la base. Il n'y a donc qu'un seul moteur (situé à la base) qui tourne de manière parfaitement aléatoire et engendre ainsi, le long des autres bras des mouvements parfaitement imprévisibles. Chaque segment possède à son extrémité une petite enceinte qui produit un son, issu de combinaisons d'instruments, qui varie en fonction du mouvement de rotation. Ainsi, le son qui est diffusé dans la pièce est le fruit du mouvement de balancier du pendule ainsi que du déplacement de l'enceinte (spatialisation du son). L'ensemble créé ainsi une performance totalement autonome dont les mouvements jouent le rôle de chef d'orchestre. Voici un petit texte extrait du texte explicatif de Cycloïd – ε sur le site des artistes : Le bras articulé de Cycloïd produit de la musique. Plus ses mouvements sont rapides, plus le spectre sonore s’intensifie, s’enrichit et devient brillant. La musique exprime les humeurs de la machine, par exemple par des rugissements orchestraux. Chaque segment du bras est un instrument qui développe ses propres sonorités selon son activité. Ces sonorités proviennent d’instruments orchestraux, comme le piano, le violoncelle, le violon, la clarinette, et diverses percussions. Elles sont en constante évolution. L’interpolation de leurs spectres entraîne alors toutes sortes de résonances hybrides. Il naît de ces mouvements spatiaux et musicaux une harmonie évolutive, une sorte de topologie sonore qui intègre l’idée de trajectoires de timbres. Vous pouvez lire l'article complet sur leur site ici.

ARS ELECTRONICA 2010 | Cycloid E

La notion de paysage est largement présente au sein des quatre sites de l'école européenne supérieure d'art de Bretagne. Le paysage est perçu en tant qu'image, sujet de représentation ou espace fictionnel. Il est également abordé comme territoire d'expérience. A travers cette exposition qui réunit 14 jeunes artistes issus des écoles de Lorient, Brest, Rennes et Quimper, le public découvrira une grande diversité des pratiques : dessin, peinture, photographie, vidéo, édition, objet, sculpture, installation, etc. L'expo In situ se déroule à Lorient à la galerie du Faouëdic. Du 29 juin au 21 juillet. Entrée libre Ma vidéo "glissement de terrain" y est exposée ainsi que, pour le première fois hors contexte des beaux arts, la structure même de la montagne! On y trouvera aussi Nadège Gandon. Je trouve personnellement l'expo plutôt pas mal malgré le manque de pièces. Deux ou trois de plus n'aurait pas été superflues. Pour cette fois l'EESAB à fait un effort sur le catalogue, pas forcément sur le visuel mais plutôt sur le contenu grâce, entre autres, à l'intervention de Jean Luc Brisson ( Jean-Luc Brisson est plasticien, auteur, et rédacteur en chef des Carnets du Paysage. Il dirige également le département des arts plastiques de l’ENSP de Marseille). Pour ce qui est de mon coup de cœur, je conseille à tous d'aller voir le travail de Rémi Duprat! C'est, je pense, ce qu'il y a de plus intéressant en tout cas ce qui m'a le plus marqué. Petite info : il y a une erreur dans la présentation du travail de Héléne Cressent. Après avoir discuté avec elle, j'ai su que son travail tourne autour de la restauration en peinture des anciennes publicité peintes sur les murs de nos villes et villages (genre VINFOU par exemple) . Normalement la photo dans le catalogue aurait du donner à voir un point de vue beaucoup plus large sur la "boite" contenant la photo du projet. Hélène déplore un peu cette installation car elle met la confusion dans le propos : C'est bien l'action sur l'image qui lui importe plutôt que le coté "boîte". L'interrupteur étant visible ont peut penser à une œuvre "interactive", ce n'est pas le cas ni le propos ici, mais simplement un rappel sur les panneau publicitaires rétroéclairés! Au plaisir de vous croiser autour de la galerie pour planter les graines de mauvaises herbes à disposition autour de la Mairie ! (voir le travail de Marine le Moal... )

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dans Evénements (0)

Bonjour à tous ! Ancien étudiant en Art à Lorient et nouvellement arrivé dans l'association (que je suis pourtant depuis sa création), je compte bien y développer tout ce que je pourrais !Mon travail s'élabore autour de la vidéo, l’installation, le dessin ou la peinture, j’explore les dialogues entre l’Homme et le paysage, entre l’humain et le monde naturel. C’est cette zone de frottement et ses résonances qui m’intéressent. Ma pratique plastique est aussi bien en relation avec des dimensions primitives (éléments, paysages, esprits, etc) que contemporaines (mondialisation, Internet, nouvelles technologies, etc). Le rapport réalité/fiction, la narration et le récit y sont envisagés comme interfaces avec le monde d’aujourd’hui. Ce désir d’examiner les interactions entre l’Homme et un environnement en constante mutation peut m’amener à déborder du contexte de l’art et créer des ponts avec d’autres champs de la recherche : Ethnologie, Anthropologie, Géologie, etc.Parallèlement je vais essayer d'être un ROME B1101 intègre (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois_CODE ROME B1101 : ARTISTE PLASTICIEN_Définition de l’emploi/métier :Crée une œuvre d’art originale à visée essentiellement esthétique, destinée à être vue par un public, à partir d’un ou plusieurs matériaux (pierre, métal, terre…).Conçoit et réalise ou supervise la réalisation d’œuvres plastiques (sculpture, peinture, installation artistique, ...) sur un thème imposé ou non. Espérons que j'y arrive sans sacrifier ce qui ne devrait pas l'être et que mon branchement à la multiprise m'aide, ce dont je ne doute pas. N'hésitez-pas à faire un tour sur ma page perso ou mon site web.

Avatar (Guillaume Lepoix)

dans Multi-Prises (8)

Je vais vous présenter un petit appareil, disponible à la vente depuis plus de 6 mois, dont je viens de faire l'acquisition : un Raspberry Pi. Il s'agit en fait d'un petit ordinateur de la taille d'un téléphone portable sur lequel il est possible d'installer linux ou un mediacenter. Le principal atout de cet appareil réside dans son prix : environ 30€ Celui-ci possède 3 ports USB (seuls 2 sont utilisables, l'autre sert à alimenter en électricité le Raspberry), un lecteur de carte SD, une entrée RJ45 (mais si, vous savez, c'est le câble pour se connecter à Internet), une prise Jack (pour le son) et une sortie HDMI (pour la vidéo). Il suffit donc de l'alimenter en USB (soit à partir d'un adaptateur secteur de téléphone, soit à partir d'un autre appareil possédant une prise USB), de le brancher à une TV ou à un vidéoprojecteur et de le connecter à des enceintes et nous avons là un appareil qui peut diffuser image, son et vidéo pour n'importe quelle installation. Je pense que cet appareil est réellement utile dans le cadre d'installations d'artistes, et ce pour plusieurs raisons : Il ne coûte pas cher (donc s'il se fait voler ou abîmer ce n'est pas très grave et il ne nécessite pas un investissement exorbitant) Il est réellement tout petit (donc il est facile à installer pour une pièce) Il s'alimente en USB (on peut donc l'alimenter par la sortie USB de la TV ou du vidéoprojecteur sur lequel il diffuse) Il s'agit d'un véritable ordinateur avec lequel on peut se connecter à Internet Puisque j'ai ce petit appareil depuis quelques temps, j'ai déjà pu le tester un peu : Il m'a fallu 30 minutes pour installer le système d'exploitation sur la carte SD et je vous assure que c'est très simple (j'explique comment faire en bas). Une fois que c'est fait, j'ai bricolé moi même un petit boîtier (l'appareil est vendu à nu, il existe des coques, mais c'est plus rigolo de les faire soi-même), j'ai branché clavier, écran, clé USB, j'ai allumé l'appareil et 20 secondes après je pouvais voir les films sur ma clé. Pour 30€ il ne faut pas non plus s'attendre à une bête de course, mais ce petit appareil lit très bien les vidéos en HD et ses deux ports USB vous permettront d'y connecter clavier/souris ! Si ça vous intéresse : Vous pouvez acheter le Raspberry en ligne directement à partir du site officiel (cliquez sur "buy a pi") Munissez-vous d'une carte SD (4Go minimum et de préférence avec un bon débit, type SDHC), un câble mini USB (ceux des téléphones) et un câble HDMI (ou un câble vidéo, la prise jaune) Choisissez d'installer Linux (version bureau avec icônes, et toussa) ou un mediacenter (une interface plus simple qui permet de lire vidéos, sons et images sans se prendre la tête) : Pour installer un mediacenter, je vous conseille openelec : suivez ce tuto très simple si vous êtes sur Windows (pour ceux sur Mac Os ou Linux, c'est par ici) Pour installer linux (version bureau), je vous conseille Raspbian (instructions ici). Attention VLC ne fonctionne pas bien du tout avec le Raspberry donc pour lire les vidéos avec c'est galère Pour une utilisation autre qu'une installation interactive, je vous conseille d'installer un mediacenter (moi j'ai choisi openelec, mais il en existe d'autres). A la base j'avais installé raspbian, mais VLC ne fonctionnait pas bien du tout et le système en général était assez lent, c'était pas génial. Depuis que j'ai installé mon mediacenter tout marche nickel Et vous, êtes-vous intéressé par cet ordinateur, est-ce que ça vous donne des idées ?

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  Ouvert du mercredi au dimanche de 13h30 à 19h  Nocturnes le jeudi jusqu'à 20h Exposition du 19 octobre 2012 au 6 janvier 2013. Si j'avais un marteau: est un  "chantier/expo" organisé au Hangar à Banane de Nantes en écho à l’actualité (rénovation et extension) du musée des Beaux Arts en pleine période de mutation. A travers une quarantaine d’œuvres provenant des collections publiques françaises ou spécialement produites pour l’occasion, cette exposition permettra de mettre en perspective l’idée du chantier comme source d’inspiration pour les artistes, inépuisable réservoir de formes et de matériaux depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui. Image du monde mais aussi image de l’œuvre en devenir, le chantier, de la démolition jusqu’aux projets de constructions réelles ou utopiques, est le reflet d’un monde en perpétuelle transformation et le laboratoire d’œuvres futures. Pour vous donner envie encore plus envie d'aller voir l'exposition voici quelques visuels : Régis Perray Nantes, 1970 Le Musée Enchantier 2011/2012 Ardoise, bois, brique, céramique, marbre, métal, peinture, pierre. (et si vous observez bien vous verrez un petit train qui se balade autour de l'escalier!) Oeuvre en cours. L'artiste se concentre sur les sols, balayer, laver, astiquer...Ici il a classé les diverses matières qui composent cette oeuvre, matériaux qu'il a directement été puiser dans les gravas de chantier du musée des Beaux Arts.                                                  Didier Marcel Besançon, 1961 Sans titre (Seita) 2004 Ciment, matériaux divers, moteur électrique. Œuvre précédemment exposé à la Galerie du Grand Café de Saint Nazaire. Dans son travail de sculpture, Didier Marcel interroge notre rapport au réel par le biais de la maquette. Il prélève des fragments de paysage façonné par l'homme, puis les reproduit avant de les replacer dans le contexte épuré de l'exposition. Ici, il s'agit d'une partie de l'ancienne usine Seita installé à Dijon et fermée en 2004. Au lieu d'être tournées vers l'avenir, ses sculptures célèbre les vestiges d'un bâtiment et commémore une activité industrielle en voie d'extinction en France. Cette pièce, posée sur un socle giratoire, fait explicitement référence au mode de présentation commerciale.  Bonne visite...

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Dans la partie ouest de la Chapelle du Saint-Esprit, une grande suspension reprenant la forme ogivale de la voûte est en lien avec l'architecture du Monument. Elle est composée de 240 boules de gazon, donnant l'impression que la nature envahit la chapelle par le haut, à la manière des plantes épiphytes telles que les orchidées. La pelouse pousse durant un temps, puis stagnera pour ensuite mourir. Cette suspension est réalisée dans le cadre de chantiers participatifs. À l’intérieur des boules, chaque participant y met un fragment de soi, référence au Reliquaire, rappelant ainsi le côté religieux et spirituel de la fonction première du lieu (L'ordre du Saint-Esprit). La pelouse pousse vers le haut - “le ciel” -, grâce à la photosynthèse et le phototropisme. La brume permanente et le miroir d’eau posé au sol sous la suspension créent une atmosphère particulière dans le lieu. L’entonnoir végétal monumental donne l'illusion que la nature envahit l'espace par le sol. Cette masse végétale, évoluant de la même manière que les sphères avec du gazon, est une matière à modeler, à tailler. Un autre matériau naturel s’immisce également dans l’installation : des sculptures sur bois représentant des graines sont suspendues au milieu de la chapelle. Les photos de William Moreau imprimées en grands formats mettent en valeur la végétation présente dans et à l'extérieur du lieu, montrent les “mauvaises herbes”, les microcosmes (petit univers végétal qui a poussé à l'intérieur et à l'extérieur de la chapelle, de manière étriquée et clandestine) sous un autre jour. Une création sonore “organique” de William Moreau accompagne les spectateurs durant la visite.                    site de l'artiste : http://gael-gicquiaud.com/

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