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J'ai testé ( uniquement ) pour vous les Rencontres d'Arles, cru 2014, pendant la semaine d'ouverture. Avec au programme plus de 50 expos à aller voir, plus celles de Voies Off, plus le off du off... De quoi se faire une vraie indigestion me direz-vous ? Sans oublier que dans cette ville du Sud les glaces aux milles parfums, les longs apéros (pastis oblige), les pastèques transgéniques, les innombrables tapenades et fromages de chèvres sont autant de tentations ou de consolations auxquelles il est difficile de résister ! Je souhaite vous restituer les grandes lignes qui m'ont marqué pour motiver ceux qui le peuvent encore... NB : Le festival est visible jusqu'au 21 septembre ! Détails et souvenirs... > Des bâtisses qui font rêver ; arrières cours, patios, verdures foisonnantes... au sein desquelles de nombreux photographes, collectifs ou associations présentent leur travail.> L'exposition Chroniques de Solaris, conçue par la fondation LUMA autour des maquettes de l’architecte Frank Gehry a été une réelle découverte ; les projets étaient déplacés selon une chorégraphie permettant un nouvel éclairage des pièces. On pouvait également découvrir la maquette du futur centre photographique d'Arles, lieu de création et d'exposition financé par la fondation LUMA.> L'expérience d'une expo visible à la lampe torche au bureau des Lices (collection Martin Parr) fut un vrai parcours du combattant !> Willocq Patrick proposait une série de mises en scène colorées africaines.> Katarina Jebb présentait des scans grandeurs natures d'Arlésiennes.> Quelques images du Ku Klux Klan et d'un groupe posant dans une rue ; trésors réunis dans la collection W.M. Hunt au palais de l'Archeveché.> Les après-midi lectures de portfolios (entre photographes et structures de diffusion), et la soirée Sélection Voies Off.Des surprises poétiques et surréalistes ! Vik Muniz (artiste contemporain brésilien) Série Postcards from Nowwhere Ses collages de photos qui fragmentent la vision sont à contempler en direct, à plusieurs distances, afin d'expérimenter la magie du processus et les nuances des matières. Denis Rouvre (photographe-portraitiste français) Denis Rouvre traite de la question de l’identité avec des personnages ordinaires qui se révèlent des héros extraordinaires.  La mise en espace de sa série Territoires de l'intime se veut très sobre à travers un diaporama de portraits qui mêle image et voix off. Les sujets éclairés sur fond noir rappellent les portraits de la Renaissance. A noter que le public est placé en hauteur, dans un "balcon" au sein d'une église et que la seule lumière qui éclaire le bâtiment est celle de la projection. L'expérience de ce diaporama a été, pour moi, un espace de souffle ; dans un festival où l'image est saturée je pouvais m'arrêter et contempler...  © Denis Rouvre. Chema Madoz (photographe contemporain espagnol) Des compositions graphiques avec des objets (simples et banals) qui se jouent de notre perception. Un nouveau monde "à la Madoz" existe en noir et blanc, c'est un monde de raccourcis, d'allégories, un monde où le paradoxe prend forme.  Léon Gimpel (photographe français du 19e) La guerre des gosses. Passionné par l'invention des frères Lumières, il développe le procédé d'autochrome pour illustrer à sa manière la Grande Guerre. Avec une armée d'enfants il met en scène, rue Greneta à Paris, sa vision colorée et unique des batailles. La taille des tirages et le nombre de photographies n'est pas énorme (un livre vient compléter l'exposition) mais l'extrait présenté semble tellement contemporain que le public est amplement satisfait ! © Léon Gimpel. Joan Fontcuberta (photographe contemporain espagnol) Une exposition pour public averti et connaisseur de la machine Fontcuberta ; un cas d'étude de la photographie avant-gardiste, une découverte pour le monde universitaire et industriel espagnol ! © Joan Fontcuberta. De l'humour ! Hans Eijkelboom (artiste conceptuel néerlandais) Il nous prouve que la photographie conceptuelle peut aussi faire preuve de second degrés tout en interrogeant les notions d'identité. Sa série With my family  (ma favorite) se résume dans des auto-portraits pris dans la maison d'étrangers où il se transforme en père de famille. Il nous propose aussi un projet similaire datant de la même époque, appelé Dans le journal. Il se donne un but ; être le maximum présent sur les photographies publiées dans un journal local. Il file une journaliste et se faufile dans le cadre de chaque événement. Au final sa performance est photographiée "accidentellement" de manière quotidienne. Jos Houweling (artiste conceptuel néerlandais) Il a travaillé sur des typologie d'Amsterdam dans les années 1970, en créant des collages de ses collection (de poussettes, de vélos cassés, de crottes...) Le côté ludique, décalé voir frénétique reste toujours d'actualité. Un grand format était mis en avant ; c'était la première fois qu'apparaissait devant moi une typologie aussi diversifiée de déjections (canine bien sûr !). Quelques réserves !... Mazaccio et Drowilal (duo d'artistes français) Lauréats 2013 de la résidence BMW au Musée Nicéphore Niépce. Ici on parle de "style sauvage", de kitsch et de vintage très tendance, on surfe sur la vague du mauvais goût car c'est classe. Personnellement je n'y ai rien trouvé de nouveau, surtout après cinq années de beaux arts où le goût pour le vintage, le mignon moche est déjà établi. La seule découverte et originalité apparaît avec leur série de dessin réalisés sur des sopalins... David Bailey (photographe anglais) Mondialement reconnu, ce portraitiste anglais a rendu inoubliable des stars et des anonymes. L'accrochage tente de montrer les liens affectifs du photographe et de ses modèles. Au final le spectateur ne cherche que les cartels afin de retrouver le nom des stars qu'il a pu oublier... Jerry Hall, Mick Jagger, Kate Moss… et elles ne manquent pas ! Une série, plus intime sur sa femme Catherine est d'une beauté renversante mais l'expo est concentrée dans une petite alvéole et les photos sont accumulées sur plusieurs hauteur de manière illisible. Malgré les qualités photographiques indéniables j'ai réussi à m'ennuyer, à saturer d'images "fortes". Raymond Depardon (photographe-réalisateur français) Série Présence d'une génération perdue. Si vous aviez déjà peu d'intérêt (historique, familial, affectif, sculptural...) pour les monuments aux morts alors là c'est fini ! Dans cette installation qui est un œuvre collective, puisque l'artiste a fait appel à la participation de la population, vous pourrez voir - presque - tous les monuments aux morts de France ! Cet archivage demeure un travail conséquent mais fuyez vite avant l'arrivée de la bande sonore (des cloches qui vous paralyseront dans une ambiance morose).  © Raymond Depardon.  

Web

Pour sa sixième édition, le Festival des Arts numériques de Vern-sur-Seiche détourne et interroge le JE(U)... Avis à tous les amateurs de la manette, les fous du jeu vidéo, les accros à l'écran! Pour les plus néophyte (comme moi) dans le domaine, c'est un vrai moment de découverte et de richesses au cœur d'un univers bien particulier... Bouillants est une manifestation dédiée aux expressions contemporaines et innovantes que sont l'art numérique et le multimédia. Celle-ci s'appuie sur les usages, les enjeux et les créations qui découlent des technologies. Bouillants est pilotée par l'association Le Milieu et appuyé par la société SAGA (Sous-marin d'Assistance à Grande Autonomie). Le Festival emprunte son nom à l'ancienne laiterie Les Bouillants, implantée à Vern-sur-Seiche, à une vingtaine de minutes du centre de Rennes. Le bâtiment industriel accueille dans ses 900m2 le festival en accès libre, qui essaime également dans les gares et médiathèques d'Ille et Vilaine. Une vingtaine d’œuvres d'art numériques et multimédia sont à découvrir et à éprouver physiquement comme PainStation du duo d'artistes allemand //////////fur//// . Avec ce dispositif, les artistes testent les limites sensibles de l'individu. Celui-ci n'est plus passif, il subit directement les conséquences de ses actes. La PainStation, présentée comme un "artefact de duels améliorés", qui, même si elle se base sur le célèbre Pong, a la particularité de venir vous rappeler la dure réalité dès que vous laissez marquer l'adversaire. En effet, quand l'adversaire marque un point, la machine vous agresse, au choix, elle vous fouette la main, elle vous envoie une décharge électrique, ou elle vous brûle. L’œuvre, car c'en est une, et pas uniquement une machine diabolique construite par pur sadisme, invite à réfléchir sur le sens du risque dans le jeu. L'échec n'est plus anodin, une partie n'est plus une partie de plaisir. Bâtissant un rapport masochiste, presque viril à la souffrance, elle pose plus la question de jusqu’où peut-ont aller pour ne pas perdre la face?                                                  Plus en douceur, séquence souvenirs pour beaucoup d'entre nous...Véritable voyage dans l'histoire du jeu vidéo, Game Border du japonnais Jun Fujiki, permet de traverser le temps. D'un jeu électronique ancestral à une console dernier cri, en passant par les produits phares des trente dernières années, vous êtes invités à mener votre personnage à travers les différents écrans et leurs esthétismes datés...                 La sélection de Bouillants se focalise sur des jeux d'artistes qui questionnent....Tel Antonin Fourneau, qui présente plusieurs installations dont Ghost Pad, une manette hantée qui joue toute seule, manière de questionner l'automatisme progressive de la société, de plus en plus pilotée par des algorithmes.  Dans Vigilance 1.0 de Martin Le Chevallier, le joueur est face à une série d’écrans qui lui permettent de surveiller simultanément de nombreux lieux : rues, supermarchés, parkings, boutiques, immeubles, écoles, etc. Son objectif est la délation. Dans un temps limité, il doit déceler un maximum d’infractions. A chaque flagrant délit, le score augmente, à chaque diffamation, il baisse. Chaque citoyen étant un délinquant en puissance, toute infraction impunie augmente le taux d’amoralité de la société. Une bonne vigilance entraînera un assainissement des mœurs, un retour du sens de l’effort, de la famille et de la solidarité. Une vigilance insuffisante plongera immanquablement la population dans le chaos et la turpitude. Empêché d'exercer son esprit critique par l'appât du score, le joueur se trouve confronté à un paradoxe : il continue à se comporter en justicier implacable tout en comprenant peu à peu que jouer le jeu, c'est jouer contre le discours du jeu. Les lieux où la dénonciation opère - critique de la société de contrôle, de la visibilité totale, de l'espionnage généralisé -, déguisés sous des écrans qui rappellent des jeux d'enfance, placent finalement le joueur en position de se dénoncer lui-même.     Les trois installations proposées par l'association Mille au carré proposent un détournement du célèbre jeu vidéo Final Fantasy 7. Gaïa, a view from space suggère une projection plus réaliste de la planète sur laquelle se déroule le jeu. Libre à celui qui l'observe d'y faire la lumière comme s'il était le maître du jeu. Not a Fantasy retranscrit les règles du jeu Final Fantasy 7 à notre réalité, avec les artefacts de notre quotidien. Dans un humour décalé est ainsi questionnée la place du réel et du libre arbitre fantasmé par le joueur. Wide-Pad est un instrument de musique qui détourne les effets sonores du jeu. Sa structure lui donne des airs de manette géante et invite à une exploration gestuelle guidée par sa musicalité.                                         Pleins d'autres installations à découvrir jusqu'au 1er juin 2014, à la fois inquiétantes, drôles, mais qui donnent à voir et à pratiquer autrement le JE(U). Reconsidérer ses propres mécanismes, l'impact de ses choix, sur soi et sur les autres. Le regard des artistes de cette programmation est incisif mais laisse l'individu se confronter à ses convictions et conventions préétablies. Bonne visite et bon game! Bouillants #06 - Art numérique, Multimédia & Citoyenneté6 Avril au 1er Juin 2014 - Entrée Libre35770 Vern-sur-Seiche & Rennes Métropole RENCONTRES Jeudi 10 Avril 2014, 11h La Dimension ludique ou artistique dans la recherche est-elle stimulante pour un chercheur? Quels liens existent-ils entre les Arts numériques et la recherche? // Intervenants : Bruno Arnaldi (Chercheur à l'INRIA dans l'équipe Hybrid), Seb Lee-Delisle (Artiste-concepteur), Gaëtan Allin (Directeur artistique des Bouillants) // Centre de recherche INRIA Rennes-Bretagne Atlantique à Rennes. Dimanche 18 Mai 2014, 14h30 Etre journaliste à l'ère du numérique // Intervenants : David Dufresne (Journaliste indépendant et cinéaste. Il est l'auteur du webdocumentaire Prison Valley, 2010) // Espace Ouest France à Rennes. Mercredi 21 Mai 2014 Économie numérique et jeux vidéos // Intervenants : Guillaume Campion (Directeur de production de la partie mobile, tablette, kinect chez AMA's production), Thomas François et Aymeric Lesné de l'association 3 Hit Combo, Stéphane Lebris (de Fanatic Game, réseau social français dédié à l'univers vidéoludique), Sébastien Sémeril (vice-président de Rennes Métropole délégué au numérique), Sylvie Courcelle-Labrousse (expert en méthodes de créativité appliquées à l'innovation) // La Cantine numérique rennaise. Samedi 24 Mai 2014, 9h30 // TABLE RONDE 1 > La place du numérique dans l'action culturelle publique des collectivités TABLE RONDE 2 > Art numérique / Art citoyen Espace culturel Le Volume à Vern-sur-Seiche

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                  Ce samedi 5 octobre aura lieu à Mayenne (53) le festival des Nuits Blanches organisé par Le Kiosque (Centre d'Action Culturel) Cet événement éphémère qui a débuté à Paris en 2002 et à Metz en 2008 est l'occasion pour une vingtaine d'artistes d'investir la ville le temps d'une soirée et ce jusqu'à 2h du matin. De la Chapelle des Calvairienne au théâtre en passant par les quais, le public sera amené à parcourir la ville d'une œuvre à l'autre . Parmi les artistes invités, Michel Blazy, Dewar et Gicquel, Les Frères Chapuisats....                    ...et Etienne Saglio, mon petit préféré (certains reconnaîtront là mon indécrottable passion pour les arts du cirque). Ce jongleur, ancien élève du CNAC (où il connut Philippe Genty et Découflé), développe un art de la manipulation proche de la dextérité des magiciens autant que de l'univers hétéroclite du bricoleur. Tel un dompteur, il joue sur la corde sensible de nos émotions grâce à ses gestes maîtrisés.  J'ai eu la chance d'assister au Soir des Monstres cet été lors de mon parcours avec le Butaï 2.013. L'artiste-prestidigitateur se confronte aux objets, à leur pesanteur. Entre ses mains, ceux-ci volent, se tordent, résistent jusqu'à lui échapper... Des fils de fer, des balles en métal, des oiseaux mécaniques et des tuyaux de plastique accordéons constituaient pour ce spectacle la collection de ses monstres.La musique et les éclairage ont une importance primordiale chez Etienne Saglio enveloppant et liant l'ensemble de ses actions. J'ai donc hâte de le voir samedi accompagné lors de Variation pour piano et polystérène par la musicienne Madeleine Casenave. Rendez-vous au théâtre de la ville à 20H00, 21H45 ou 23H15. La représentation durera 15min.                     Je vous propose par ailleurs de rendre visite à deux étudiants de l'EESAB (Ecole Européenne Supérieure d'Art Bretonne) accueillis en résidence depuis un mois avec leur projet de sérigraphie mobile: Quentin Bodin et Luc de Fouquet. Ils voyagent à vélo avec leur matériel et vous proposeront à cette occasion de repartir avec votre propre livre inspiré des archives mises à disposition par le Kiosque.                     Autre clin d'oeil à l'Ecole "EEEEEEUROPEENNNNNNNNNNE" Bretonne, Thomas Daveluy (membre actif de l'association) se chargera de la régie vidéo du festival.                     Pour plus d'informations rendez-vous sur: http://www.nuitblanche-mayenne.com/

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Arts à la pointe>>>Festival estival 1/ Présentation du Festival Exposition du 13 juillet au 23 Août. Entrée libre et gratuite tous les jours (de 10h30>12H20 - 15H>19H). Fermé le mardi. A l'origine l'association Cap Accueil, fondée autour de randonneurs et passionnés de musique s'ouvre aux arts plastiques et concocte un événement artistique complet pour l'été. Avec plus de cinquante bénévoles qui s'agitent, le festival prend de l'ampleur sous une ambiance toujours conviviale. Depuis 2001, le circuit d'art contemporain et patrimoine, Arts à la Pointe expose autour d'un thème (ce geste en 2013), les œuvres d'artistes plasticiens : sculpture, peinture, photographie, vidéo, installation, art graphique. Pour sa 12ème édition, Arts à la Pointe présente 21 artistes dans 11 lieux patrimoniaux (maritime, rural et religieux) de la Pointe du Raz en Cap Sizun.  6 Concerts de Musique (classique/jazz, gratuit pour les moins de 26 ans!) 3 circuits randonnées (présentation nocturne d'expositions, pique-nique...) 21 plasticiens exposés sur 10 lieux 2/ Des médiateurs avisés J'ai découvert ce Festival en étant moi-même médiatrice ; une expérience riche de rencontres, l'occasion aussi d'échanger avec un public varié. Chaque année des étudiants beaux-arts, arts-plastiques, histoire de l'art...peuvent postuler pour être médiateur (avant le 15 mai). Le travail est assez intense pour eux puisqu'ils reçoivent en moyenne 47 000 visiteurs sur l'été mais dans les moments calmes c'est aussi l'occasion de livre un livre, de présenter son propre travail à un public curieux... 3/ L'appel à projet Chaque année, sous un nouveau thème, vous pouvez postuler à l'appel à projet soit pour exposer, soit pour la résidence soutenue par le Lycée des Métiers de la Charpente Navale Jean Moulin à Plouhinec. Précédemment deux artistes ont été sélectionnés pour réaliser une installation ; Teruhisa Suzuki et Marie-Pierre Bufflier.  Bon à savoir l'édition 2014 est déjà en ligne sous la proposition "le dur désir de durer" ; un questionnement pour les nouvelles générations et celles qui cèdent leurs places! 4/ Le cru 2013 Une nouvelle proposition avec le Prix du Public L'ancienne école Saint Antoine à Pouldergat a été réhabilité par l'association des Genoux Vrillés pour accueillir dix pièces de dix artistes aux pratiques diverses. Cette année le public peut exprimer ses choix par un vote et encourager la prochaine exposition personnelle d'un artiste. La Chapelle de la Trinité à Plozévet - Exposer dans cette Chapelle était l'occasion de réagir et d'écouter l'architecture. L'opportunité, pour moi, de réaliser de grands formats. L'idée première est dessinée avec une tablette graphique pour créer un "In-situ factice", puis cousu de longues heures dans le salon et enfin accroché sur place. Vues d'accrochage : La journée Vernissage - L'ouverture des festivités avait lieu ce dimanche 14 juillet de 9h à 19h avec une farandole de discours, découvertes, rencontres, pique-nique, apéros, PPVR (pain-pâté-vin-rouge)... dont voici un compte-rendu en images. Quelques visuels des artistes exposants... Des vues extérieures sous une journée TRÈS ensoleillée Si vous voulez découvrir le Cap Sizun c'est l'occasion! ; je suis curieuse de vos retours et suggestions...

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A l'occasion du Festival Oodaaq, j'ai pu créer Place du Parlement, une sculpture faite de bribes de meubles, volets, portes, assemblés sous la plus rudimentaire action du clou frappé d'un marteau. Cette sculpture faisant son apparition au beau milieu de la place du parlement de Bretagne à Rennes, vient  en écho au contexte dans lequel elle intervient. En contraste avec l'architecture rigide, institutionnelle voir autoritaire que constituent le Parlement et les immeubles qui l'entoure. Ainsi Cette entité venue d'un ailleurs use de ces même codes rectilignes dans un agencement anarchique où aucune structure traditionnelle et règlementaire de construction se présente. Ici, cette forme géométrique s'affaisse et jaillit à la fois. Dans un basculement, ces choses qui misent au rebut, à l’abri des regards, resurgissent présentant alors à la vue toute cette précarité, reflet du monde qui l'a voulu caché. Comme si celle-ci avait toujours été sous nos pieds, bafouée, masquée, inavouée, elle revient là faire surface. Cette entité venue d'un "outre monde" à sa face cachée tel un iceberg ou un météore, mène alors à un imaginaire... Ce dernier nous menant à la lisière d'autres univers et d'autant plus servit par le fait que dans l'antre de la sculpture, des vidéos d'artistes sont visibles, alimentant cette imaginaire ouvrant sur d'autres perspectives...                                                                                                                                                                     La sculpture a vu le jour de manière définitive le 15 mai et disparaîtra le 23 Mai. A cette occasion, le 23 Mai, la démolition donnera lieu à une performance filmée. Passant d'un acharnement solitaire dans la construction de cette pièce, sa destruction sera alors un engouement collectif. Pour cela barres à mines, masses , merlins, haches, pieds de biches et de multiples bras sont conviés... Si vous voulez y participer : simonaugade@hotmail.fr ou 0631840806 Liens : Site de l’Oeil d'Oodaaq Divers médias dans lesquels Place du Parlement s'est trouvé retranscrite (avec les aléas lié a la retranscription...) : Article : Ouest-France (1)Article : Ouest-France (2) Article : Le mensuel de Rennes Site web : un pas de coté

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