L'association Multi-Prises L'Association Accéder à la page

Mot clé cirque

Tous les billets contenant ce mot clé

Vous imaginez bien que je pourrais parler de toute la saison, qui compte environ une quarantaine de spectacles en tout genres : cirque, musique, danse, théâtre, une pincée de cinéma, une bonne touche de contemporain et quelques grains de classique... Je vais donc volontairement me focaliser sur quelques perles, un choix subjectif mais il est, bien sûr, plus facile de parler de ce que l'on aime. La musique, beaucoup de musique classique comme à son accoutumée : Wagner, Mozart, Shubert, Malher, Schönberg... mais attention deux petites curiosités se sont glissées parmi les clavecins et autres instruments à poussières. Tout d'abord le célèbre " Pierre et Loup " de Prokofiev ( 12-13 décembre ), en quoi est-ce original me direz-vous ? Une version cuivrée évidemment, toute pleine de grandes notes jazzy, tout cela exécuté par Amazin Keystone Big Band. Un Pierre et le loup se baladant dans le Manhattan des années 50, cela a du en faire courir des rombières affolées. Enfin bref, pour continuer sur la seconde perle, si je vous dis Satie vous devez me répondre Gymnopédie...mais attention, certes il y aura de sa musique mais avant tout théâtralisée, une sorte d'étude de la musique satinienne dans Mémoires d'un amnésique (15, 16, 17 octobre).Pour finir sur la musique, malgré la richesse de la programmation, je ferais un petit aparté sur Cascadeur / Girls in Hawaii présent lors du Festival des Indisciplinées et qui se jouera au Grand Théâtre. Cascadeur c'est une sorte de pianiste / compositeur / chanteur à la voix de tête, déguisé en copie du méchant Turbo dans le film Le monde de Ralph qui fait de la pop planante à la Sigur Ros. Girls in Hawaii est un groupe de six musiciens belges qui surf sur la pop indie, vous pourrez retrouver tout ce petit monde le 10 novembre.    Ne partons pas très loin, on va s'occuper de la danse. Cette année encore il y aura du Charmatz pour les fans et du très contemporain avec Gisèle Vienne. Cette dernière va nous présenter, pas personnellement, une pièce intitulée " The pyre ". Alors là, attention, on prépare sa paire de lunettes de soleil car Gisèle, elle a fait un partenariat avec une compagnie d’électricité, sur scène des centaines de LEDS, vous noieront dans une expérience lumineuse sensorielle. Je vous conseille aussi les boules quiès car en plus de la lumière, il y aura de la bonne techno électro et du texte de Dennis Cooper. Une sorte de seringue d'adrénaline psychédélique peut-on dire. Petit aperçu ci-dessous.     Après le contemporain, parlons classique. Un ballet ça vous dit ? Au menu, il y a le Cendrillon de Maguy Marin (10-11 janvier) enfin quand je dis classique, ce n'en est pas vraiment. Ça m'a tout de suite fait penser à une future adaptation de Chucky, la poupée qui rencontre les Bisounours. Des poupées vivantes mais un peu édulcorées à la " it's a small, small world " de chez Disney versus l’Exorciste. Pour rappel, Maguy Marin est passée l'année dernière au Grand Théâtre avec May B et j'avais adoré. Très hâte de voir la suite donc !     Passons aux extras, du cirque avec Acrobates (13-14 novembre) et Qui-vive (15-16-17 décembre), des galipettes et de la magie à faire découvrir aux plus petits. Évidemment, je ne pouvais pas sauter Bartabas. Le Saint-Graal de cette programmation, le leitmotiv de la billetterie, Bartabas dans Golgota (28-29-30 novembre). Comment dire, du Flamenco, de la danse équestre, du clair-obscur, personnellement, j'ai déjà pris mes places.                            Autre trouvaille, Malec dans la ville (22 janvier), un ciné-concert pour les fans de Buster Keaton avec en improvisation musicale, l'école de musique de Lorient. Une réminiscence de l'ancien temps, ou le spectateur va vivre et la musique et l'histoire en temps réel comme au début du cinéma.    Pour finir, j'attaque le plus lourd. LE THÉÂTRE. Petite liste exhaustive : - Orphelins de Chloé Dabert ( du 29 sept au 3 oct ), huis-clos qui a fait parler de lui au festival d'émergences théâtrales Impatience.        - Tohu Bohu de Madeleine Louarn (du 7 au 10 octobre), toujours en compagnie de Catalys, compagnie d'adultes handicapés mentaux, rappel de Les oiseaux l'an passé.   - Elle brûle (du 13 au 15 janvier) huis-clos extrêmement réaliste sur une femme et sa vie de famille.   - Le malade imaginaire de Molière (du 03 au 05 février) version pop seventies.  - Novenceto (le 27 et 28 février) texte de Barricco et mis en scène par André Dussollier. " On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu. "- Une adaptation Les particules élémentaires de Houellbecq (le 1er et 2 avril) qui s'est jouée au Festival d'Avignon l'an passé.             - En parlant d'Avignon, Olivier Py présentera Orlando ou l'impatience (le 5 et 6 mai) une version aux allures de promenade New-yorkaise.             Pour terminer, je m’arrêterais sur Blanche-Neige (le 20 et 22 mai) mise en scène par Nicolas Liautard, jeune metteur en scène, une sorte de recueil photographique marquant l'absence de texte, des peintures brumeuses, illustration des contes des frères Gimm.           Je vous invite à vous renseigner sur le site du Théâtre de Lorient : ici. L'ouverture de la billetterie ce fera ce weekend, le 6 et 7 septembre. Au plaisir de vous y retrouver !

cascadeur34-550x366.jpg

La ré-interprétation et la modernité sont les deux termes qui définiraient cette nouvelle saison. Il est programmé de nombreuses pièces dont ce sont les mots d'ordre. Tel Orlando, opéra interprété par l'ensemble Matheus, dirigé par Jean-christophe Spinosi et mis en scène par Eric Vignie, oeuvre de Haendel qui s'était inspiré du roman "Roland le furieux" ou bien "Rappeller Roland", réflexion sur la guerre qui fait référence elle aussi à "la chanson de Roland". Ré-interprétation d'auteurs plus classiques, "Pompée" et "Sophonisbe" de Corneille, confrontation entre l'orient et l'occident, mis en scène par la spécialiste "corneillienne", Brigitte Jaques Wajeman. Deux perles, sous le signe de la modernité, "le misanthrope" de Molière version rock/clash et "Pantagruel" avec Olivier Martin-Salvan, (qui avait conquis le public du CDDB l’an dernier avec Ô Carmen). Une touche de décalé, avec " Miss knife chante olivier py" un music-hall mené par l'alter ego, entendez transformiste, d'olivier py. Tout comme "le crocodile trompeur/Didon et Enée" , relecture excentrique interprétée par une jeune troupe d'acteurs dont Judith Chelma. Et pour finir, une version étrange et obscure du petit poucet, dont le personnage principal est joué par un adulte de petit taille, entendez nain.                                                                                                                                                                         Après le théâtre, place au cirque, avec trois spectacles, "Lebensbraum" huis-clos rétro, qui raconte l'histoire de deux hommes créant une femme robot afin de satisfaire leurs besoins ménager. Une touche de mime et une pincée de cinéma muet. Le second, "L'oublié(e)" de Raphaëlle Boitel, que certains ont pu voir dans les pièces de Marc lainé, "break your leg" ou "un rêve féroce". Il s'agit d'une  pièce onirique mêlant réalité et rêve, racontant la triste histoire d'une femme dont le maris est dans le coma et qui décide à son tour d'entrer dans un coma afin de retrouver l'homme qu'elle aime. Et pour finir, "le cirque invisible", spectacle mythique avec Victoria Chaplin, petite fille de Chaplin. En ce qui concerne la musique, beaucoup de classique avec "Amériques..." qui s'attaque à Gerschwin notamment, "sonate à kreutzer" avec l'ensemble Matheus pour les fans de Beethoven, "de Venise à Buenos Aires" pour les 4 saisons de Vivaldi, puis avec l'orchestre symphonique de Bretagne qui viendra interpréter Saygun, Mozart et Stravinsky. En décalé, nous avons du jazz avec "Bonaventure Pencroff", du post-rock associé à de l'image, pour les fans de cinéma chez Murnau ou Renoir, avec "La petite marchande d'allumettes/L'Architecte". Le meilleur pour finir, pour les fans de Pink Floyd, huit musiciens reprendront l'intégralité de " the dark side of the moon" en direct sur scène avec les instruments de l'époque, épique donc.Qui dit musique dit danse, tout d'abord du flamenco avec "Flamencas, de la danse toute nue qui a fait un triomphe à Avignon avec "Tragédie", "Duo d'Eden/ Welcom to paradise" avec le ballet de Lorraine, "Partitia 2" avec Boris Charmatz, vu récemment dans "enfants" voir notre article (http://multi-prises.fr/index.php?post/2013/03/20/Enfant-une-pi%C3%A8ce-de-danse-de-Boris-Charmatz). "Partitia 2" se joue en trois partie, la première est l'intégralité de la partitia n°2 de Bach joué au violon, la seconde est l’interprétation en danse de celle-ci sans la musique, la troisième et dernière est l’alliance des deux. Pour clore la danse, deux bijoux, du cabaret burlesque façon "tournée" d'Almaric présenté à Cannes avec "Cabaret New Burlesque" et "cuisses de grenouille" avec une Joséphine qui rêve d'être danseuse.On en oublierait presque les autres genres, avec les deux spectacles de marionnettes, "sur la corde raide" mélangeant manipulation et vidéo très réalistes,  puis "The Table" marionnette à l'anglaise avec ses angoisses et sa crise existentielle. Pour clore cette présentation de saison, de la philosophie avec "Faire le gilles", reprise pendant 5 soirs, des cours de Gilles Deleuze façon cours magistraux. Chaque soirs, sera abordé un sujet philosophique différent.Je vous invite tout de même à faire un tour sur le site du théâtre pour les pièces dont je n'ai pas parlé et pour retrouver les infos supplémentaires telles que les dates: http://www.letheatredelorient.fr/!!!!!!!!!!!Pour infos, vous pouvez pour les abonnements, venir au théâtre à partir du 7 septembre.

tdl13-14.jpg