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Après un an de travail, je suis fier de vous dévoiler la première version grand public de mon jeu vidéo : Naufrage. Disponible gratuitement pour Windows, Mac et Linux, il est même compatible avec les casques de réalité virtuelle.     Qu'est-ce que Naufrage ? Il s'agit d'un jeu vidéo indépendant et expérimental, orienté aventure/exploration avec un fort aspect contemplatif. Echoué sur une île le joueur devra explorer le monde de Naufrage afin de révéler ses secrets. Au travers de musiques, textes et animations, l'univers se dévoile dans une ambiance fascinante et contemplative. Mais gare à ne pas braver les interdits, les guetteurs sont là pour surveiller tous vos faits et gestes...     Comment est né ce projet ? Interface de Unity Démarré en septembre 2015 (il y a tout juste un an), le projet a tout d'abord vu le jour sous forme d'expérience. Passionné de jeux vidéos, j'ai toujours rêvé d'en réaliser un par moi même : devant l'explosion de la scène indépendante et avec l'arrivée d'outils de création simples comme Unity, j'ai décidé de me lancer dans la création de mon propre univers, sans ambition commerciale. Quelques mois plus tard, le monde de Naufrage était né et avait déjà dépassé toutes mes attentes.   David Bideau et son modulaire Après avoir fait tester à quelques proches et devant les retours très positifs, j'ai alors décidé d'en faire un vrai jeu et de le diffuser au grand public. Pour cela, j'ai fait appel à deux écrivains, Delphine Balligand et Arnaud Goualou afin de réaliser une histoire parallèle à découvrir sous forme de notes sur l'île. La musique, quand à elle, a été entièrement créée pour l'occasion par David Bideau, artiste musicien et avec l'aide d'un synthétiseur modulaire. Ses créations musicales m'ont beaucoup inspirées pour développer l'ambiance et les axes du jeu. Pourquoi le nom « Naufrage » ? Beaucoup de récits d'aventure commencent par un naufrage. Pour moi, ce mot ne représente pas une fin, mais un changement qui mène à de nouvelles découvertes. Faire naufrage nécessite de tout perdre pour se reconstruire, c'est un peu ce que devra faire le joueur au fil de sa progression (ou plutôt régression, mais je n'en dit pas plus...) . Ce mot représente aussi mon état lorsque j'ai commencé à développer ce jeu : arrivé dans un univers inconnu, j'ai du apprendre à maîtriser des outils dont j'ignorais même l'existence. Et c'était déjà le début de l'aventure... Pour quel public ? Naufrage est jouable par tout le monde, peu importe l'âge. La prise en main n'est pas complexe et le déplacement est relativement facile. Les énigmes peuvent parfois être un peu longues à découvrir mais si vous aimez l'exploration et la contemplation, Naufrage devrait vous plaire. Lorsqu'il a été présenté dans le cadre des ateliers ouverts, le jeu a reçu un accueil formidable de la part d'un public plutôt hétéroclite (hommes et femmes de de 13 à 83 ans !). Dans les semaines et mois qui suivront, Naufrage sera de nouveau présenté en réalité virtuelle dans certaines médiathèques et lieux publics. Je communiquerai les dates au fur et à mesure qu'elles se confirmeront. Pourquoi gratuitement ? Naufrage est mon premier jeu, il m'a permis de découvrir ce formidable outil de création qu'est Unity. Lorsque j'ai démarré l'aventure, ce n'était pas dans un but commercial. Je reste persuadé que la création est avant tout une chose qui se partage avant de se vendre. Malgré tout, Itch.io, la plateforme sur laquelle vous pouvez télécharger le jeu, propose la possibilité de faire un don à l'auteur d'un projet. Si vous voulez m'encourager ou faire un geste symbolique, vous pouvez donner la somme de votre choix. Ce don n'est aucunement obligatoire et n'offre rien de plus que mes remerciements chaleureux. Dans tous les cas, partager mon jeu et en parler autour de vous reste le meilleur soutien que vous pourriez me faire !  

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- Exposition Hospitalités - Art contemporain et biodiversité   Du 15 juin au 20 septembre 2015 au site abbatial de Saint-Maurice - Clohars-Carnoët (29)   Venez découvrir les créations in situ de 5 artistes de l'association Multi-Prises     Hospitalités est le titre donné à l’exposition d’art contemporain qui se tiendra cet été à Clohars-Carnoët (29). Informations au 02 98 71 65 51 - Horaires d'ouverture de l'abbaye. Onze artistes investissent le site abbatial de Saint Maurice pour y proposer des œuvres inédites. Ces créations visent à interpeller le spectateur sur la question de la biodiversité, concept au cœur de la gestion du site, propriété du Conservatoire du littoral. Le projet affirme le principe d’hospitalité et de préservation de la nature, au travers d’une trilogie œuvre / site / paysage.   - Vernissage le samedi 13 juin à 12h - en présence des artistes   St Maurice, un lieu de rencontre avec la nature Ce site est d’abord un « sanctuaire de nature » avec une réglementation spécifique au Conservatoire où se mène une politique de sauvegarde des éléments bâtis, des milieux naturels, de la faune et de la flore assurée par Gwenaël Guillouzouic, garde du littoral.            Ouvert au grand public, c'est aussi un espace de sensibilisation avec des expositions permanentes et temporaires. L'histoire du lieu, le mode de vie des moines, le patrimoine naturel, les chauves-souris, sont autant d'éléments à découvrir. L'exposition Hospitalités est une invitation à poser un autre regard sur ce paysage frontière qui comprend 123 ha de bois, de landes, de prés salés, de prairies pâturées en bordure du fleuve côtier : la Laïta. Les artistes en résidence de création Dans une équation imprévue, cinq artistes de l'association Multi-Prises se trouvent réunis au côté de six artistes enseignants-chercheurs et doctorants d’arts plastiques de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Elisabeth AMBLARD, Olga KISSELEVA, Art Orienté Objet / Marion LAVAL-JEANTET & Benoît MANGIN, Benjamin SABATIER, Catherine VIOLLET). Simon AUGADE - La Marche de l'Histoire       Thomas DAVELUY - Soustractions       Nastasja DUTHOIS - Arantèle     Arnaud GOUALOU - L'étranger - Le videur - Période estivale                                           Claire VERGNOLLE - Révérence         

Site abbatial de Saint Maurice - Clohars-Carnoët

Du 24 février au 28 mars 2015 à l’Université de Bretagne-Sud - Lorient venez découvrir les créations de 5 artistes de l'association Multi-Prises   Embarquez chers voyageurs ! L’association Multi-Prises vous emporte sur les flots de la narration. Célébrez les 20 ans de l’archipel universitaire, foulez d’un pas aventurier des terres sauvages, peuplées d’indigènes. Traversez les océans à bord du paquebot « U.B.S », découvrez des civilisations estudiantines inconnues au travers de créations contemporaines autochtones.   Pour les 20 ans de l’Université de Bretagne-Sud et les Portes Ouvertes du samedi 7 mars 2015, l’association Multi-Prises souhaite créer un trait d’union entre la création artistique contemporaine et la formation supérieure, avec l’intervention de cinq artistes. L’idée est aussi de mettre en lumière et de rendre attractif les différents espaces de l’UBS pour la population lorientaise, créer une émulsion au sein du campus par la présence des artistes qui travailleront, questionneront et échangeront avec les usagers et les lieux dans ces endroits de vie et de recherche. Au coeur de l’activité de recherche et de formation que développe l’UBS, la réflexion artistique et la pratique plastique viennent enrichir les différents espaces d’études que sont le Paquebot, la Faculté des Sciences et Sciences de l’Ingénieur, l’ENSIBS, l’IUT, le Centre de Recherches Christian Huygens et la Présidence. Ces îles sont le reflet de modes opératoires et de recherches relativement différentes appartenant pourtant au même archipel. Parallèlement, les artistes de Multi-Prises ont eux aussi des pratiques artistiques et des processus de création qui diffèrent, mais qu’ils mutualisent sous la même entité afin de proposer une pluralité et une complémentarité de création.   Mardi 24 février à 12h30 : Les sommets de la Présidence Jeudi 26 février à 12H30 : Le canyon de l’ENSIBS Lundi 02 mars à 12h30 : Les mines de l’IUT Mardi 03 mars à 12h30 : La flore du Centre de Recherches Mercredi 04 mars à 12h30 : Les récifs du Paquebot Jeudi 05 mars à 12h30 : Les abysses de la Faculté des Sciences Vendredi 06 mars à 12h30 : Vernissage   Téléchargez le livret

Archipel

Les portes des chapelles se sont fermées dimanche 21 décembre sur une exposition qui aura accueilli près de 1300 personnes sur 6 soirs. Pour ceux qui auraient raté l'événement ou voudraient revoir quelques images de cette installation éphémère et in-situ, voici une sélection en vidéo et photos de cet inoubliable moment !     Quelques images de l'exposition Répartie sur 3 chapelles de Pont Scorff, l'exposition accueillait le public sur 3 déclinaisons du thème "la Société des Lumières".   Quelques photos de l'installation Pensé depuis un an, le projet a muri durant de longs mois de recherches et de travail collectif. L'installation s'est étalée sur 2 mois de travail intense mais où chaque jour apportait son lot de nouveautés.   Nous tenons tout particulièrement à remercier nos partenaires Le centre d'art l'Atelier d'Estienne pour son invitation La ville de Pont-Scorff et l'Association des Chapelles pour leur confiance Caréco Récup'Auto à Caudan pour la voiture Peltier Bois à Lanester pour le plancher et le bois Les services techniques de la ville de Lorient pour les lampadaires Cédric Guillermo pour son aide précisuse à la réalisation de la station MIR   Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont aidé durant les temps d'accrochage, de réflexion ou de création : Laure Cotten, Jonas Delhaye, Barbara Filatre, Alexandre Gouraud, Guillaume Lepoix et tous nos adhérents !

Cadavre exquis - Installation - Chapelle de Keriakel

Si l'actualité vous a échappé ces derniers jours, sachez qu'une sculpture de Paul McCarthy, Tree, installée place Vendôme a suscité de très vives réactions de la part des passants et surtout sur Internet. Les réactions, classiques dans ce genre de projet, sont allées jusqu'à comparer Tree à un sex-toy géant. Outre le peu de réflexion qu'il a fallu pour arriver à une telle comparaison (on érige un monument : il y a toujours des gens pour y voir une forme phallique - quelque chose à compenser ?), c'est l'escalade de haine vis-à-vis de cette pièce qui devient inquiétante.    Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18, l'artiste s'est fait agresser et la sculpture a été vandalisée : la soufflerie a été coupée et les câbles ont été sectionnés. Devant la violence des faits et la très forte contestation, Paul McCarthy a décidé qu'il ne réparerait pas la pièce et donc ne la réinstallerait pas.  Un acte idiot, mais qui sert la pièce dans le bon sens En vérité, ce que les vandales n'ont pas réellement réalisé, c'est que leur acte de sabotage a inexorablement fait entrer cette pièce dans l'histoire de l'Art. Quelle meilleure référence que Tree pour expliciter un propos sur la provocation dans l'Art ? A partir du moment où les réactions dépassent le cadre de la moquerie sur Internet, l’œuvre fait sens, ne serait-ce que sur sa réussite : à provocation forte, réactions fortes. C'est à la seconde même ou Tree s'est effondré que l’œuvre - la véritable - s'est érigée. Sur cet aspect McCarthy signe ici, à ses dépends, une pièce dont la légitimité est inattaquable. Que l'on apprécie cette œuvre (ou non) à partir de ses propres jugements esthétiques n'est plus du tout à propos. Si un des buts de l'art est de faire sortir les gens de leur quotidien, de susciter de la réflexion, des réactions, obligeant les gens à se poser des questions (même si ces questions sont du genre "mais où vont nos impots ?"), alors Tree est probablement une des pièces artistiques les plus réussies cette année.  McCarthy doit absolument remonter son œuvre Comme l'explique très bien Charlotte Pudlowsky sur Slate, le fait de s'incliner face aux agressions et décider de ne pas remonter la pièce est un énorme désaveu. C'est donner raison à ceux qui ont décidé de passer par la violence pour que Tree cesse d'être dans le paysage (qu'ils considèrent comme étant le leur). Décider de remettre la pièce sur pieds, serait à la fois un acte courageux (c'est à dire risquer encore une fois de se faire agresser) mais aussi serait la seule et unique manière pour l'artiste d'assumer son travail : il faut s'attendre à essuyer des plâtres lorsqu'on fait une œuvre provocatrice ! On ne peut pas se contenter de s'enfuir lorsque les choses deviennent problématiques et c'est bien ce que je déplore dans le comportement de McCarthy lorsqu'il dit ne pas vouloir restaurer sa sculpture.  En attendant, Tree et son funeste destin auront au moins fait réagir les gens et provoqué des discussions...Et c'est une bonne chose ! 

Tree McCarthy

Suite et fin de la chronique en deux volets sur la situation des artistes plasticiens en France - La partie 1 est accessible ici Je pourrais laisser le constat s’arrêter là, déplorant une situation intenable et en râlant, peut-être même en allant manifester pour crier mon ras-le-bol, mais sans véritable constructivité. Alors je crois qu’après un tel constat, il est nécessaire que je donne mon avis, ou du moins que je tente d’apporter un éclaircissement sur ce qui peut être envisageable pour permettre aux artistes de pouvoir travailler dans des conditions décentes. J’insiste sur le fait que les éléments que je vais mettre en lumière sont des propositions entendues ici et là qui ont le mérite de lancer le débat sur la situation des artistes plasticiens et même plus généralement sur les artistes tout court. Ils ne constituent pas forcément de solution miracle et peuvent peut-être paraître difficile à mettre en place, mais au moins le débat est lancé.   Proposition n°1 : une intermittence généralisée au secteur de la création. Le plus gros souci évoqué dans l’article précédent est clairement la manière dont les artistes peuvent vivre les mois où les centres d’art sont fermés, où il est nécessaire de faire des recherches, le fameux temps de création dont les artistes du spectacle ont droit. Cette différence entre artistes plasticiens et artistes du spectacle est clairement inacceptable. Un plasticien peut lui aussi faire valoir des temps de résidence, expositions, ventes d’œuvres, etc… tout comme peut le faire un musicien. Permettre aux artistes de toucher une allocation d’intermittence, serait reconnaître avant tout que la création plastique n’est pas le fruit de quelques minutes de barbouillage sur une toile. Certains artistes peuvent mettre des années avant de réaliser des pièces, il est nécessaire de leur donner les moyens d’arriver à leurs fins.   Proposition n°2 : un revenu de base inconditionnel C’est une proposition qui ne concerne pas que les artistes, mais qui est un véritable débat de société (entre autres en Belgique où le pays y réfléchit fortement). Le revenu de base inconditionnel consiste à une allocation fixe distribuée à tous les citoyens majeurs sans aucune distinction. Lorsqu’un individu travaille, le revenu de base lui est retiré petit à petit en fonction de ses revenus mais de telle sorte qu’il y ait toujours un surplus financier. En contrepartie toute forme d’aide sociale complémentaire (APL, chômage, RSA, allocations, etc...) sont supprimées. Cela crée un gain administratif énorme, évite la fraude, l’injustice et les méandres de paperasserie. Les économies administratives sont conséquentes et peuvent - du moins en partie - compenser le surcoût d’une telle allocation. L’avantage d’un tel système est évident : il permet aux artistes (ou non artistes) d’être libres de prendre le temps de travailler sur une oeuvre sans contraintes financières fortes. C’est un projet extrêmement ambitieux, que je compare volontiers avec la mise en place des congés payés ou des congés maladie au début du XIXème siècle. Plus de détails : http://fr.slideshare.net/coisnephilippe/26-1212-bruno-monfort-dia   Proposition n°3 : une redevance numérique en faveur du secteur culturel Chaque foyer équipé d’un accès à Internet devrait payer une dizaine d’euros de redevance (un peu comme la TV) et serait libre de télécharger tout ce qu’il veut en toute légalité. Soit par un système d’échantillons de foyers témoins (comme la TV) soit par un outil d’analyse des tendances de recherche (outils extrêmement précis). L’ensemble de l’argent de la redevance serait réparti aux différents ayants droits ou artistes en fonction des téléchargements. Une réserve (par exemple 10%, le chiffre que j’avance est à titre indicatif) serait reversé équitablement à tout artiste ayant une influence trop faible pour être enregistré dans ces tendances.Jugé utopique par les ayants droits, c’est maintenant qu’un service ultra-rentable comme Netflix arrive en France que les majors et FAI déclarent que leur bouquet illimité à 10€ va être très prochainement disponible en France… Cette proposition serait en mesure de satisfaire en partie les ayants droits (oui les grosses majors et autres dinosaures de l’industrie du disque) tout en offrant une manne financière importante aux artistes. C’est un compromis acceptable, mais comme tout compromis il ne fait que reculer l’échéance d’une véritable remise en question de la rémunération des artistes. Source : http://www.tomshardware.fr/articles/P2P-redevance,1-28405.html   Proposition n°4 : cesser la récession, relancer l’innovation Sur une logique capitaliste, on ne fait pas remonter un avion qui tombe en coupant les gaz et en vidant le réservoir ! Il sera certes plus léger mais il tombera toujours (juste un peu moins vite). La politique d’austérité, largement calquée sur le système Allemand est une erreur hallucinante de bêtise. Comment l’emploi pourrait-il être relancé si les entreprises doivent se serrer la ceinture ? Comment ces même entreprises pourraient vendre leurs produits si les clients n’ont pas d’argent pour les acheter ?Pour la culture c’est exactement la même chose. On se plaint que les séries et films américains envahissent notre territoire au dépend des créations françaises. Mais comment les artistes pourraient-ils réaliser ces œuvres s’ils n’ont pas l’argent pour le faire ? Comment concurrencer une série comme House of Cards et ses 110 millions de dollars ? Il faut une volonté d’investissement culturel en France. Notre pays est le territoire des plus grands artistes, le cinéma est né en France, la nouvelle vague aussi, l’impressionnisme, le surréalisme, etc… Il existe dans ce pays une culture, une manne artistique inimitable, il suffit juste de lui donner les moyens d’exister. Et cela passe par des investissements financiers importants. La culture s’exporte bien et rapporte de l’argent, c’est une dépense qui portera ses fruits très rapidement. Cette proposition ne révolutionne rien sur le fonctionnement de société actuel et je doute qu’il y ait un véritable impact positif sur les artistes. L’avantage est qu’elle est tout à fait envisageable avec un gouvernement de gauche comme de droite, donc applicable pratiquement immédiatement. C’est la proposition la plus simple et rapide à mettre en place actuellement. Pour aller plus loin : http://www.slate.fr/story/92631/europe-mourir   Proposition n°5 : oublier l’académie et la monétisation artistique C’est un problème vieux comme le monde. On le sait, l’académie (au sens institution officielle qui reconnaît les artistes) a toujours de nombreuses années de retard en ce qu’il s’agit de reconnaître un travail artistique. On cite souvent le cas de Van Gogh qui n’a été reconnu qu’après sa mort, mais aujourd’hui la situation n’a pas tellement évolué. Les artistes qui proposent des choses vraiment originales ne peuvent pas entrer dans l’académie parce qu’ils créent souvent des œuvres qui ne s’exposent pas ou ne passent pas les portes des galeries (au sens propre comme au sens figuré). A l’inverse, les artistes connus et largement exposés se retrouvent dans des situations absurdes. Certains rachètent leurs propres œuvres pour ne pas faire baisser leur côte, d’autres reproduisent indéfiniment leurs premières créations sans jamais se réinventer, bref, le problème soulevé ici est clairement celui du marché de l’art.Le fait de mettre un prix sur une œuvre la baisse au rang de simple produit de consommation (ou de capitalisation lorsqu’elle est achetée pour la revendre plus tard). Il faut que les artistes cessent de penser que leur survie passe uniquement par la vente d’œuvres. Je ne dis pas que la vente de pièces est quelque chose de mal, mais cela ne doit pas être une finalité. Un artiste ne doit pas devenir dépendant de ses productions (ou de ses résidences), sans quoi il se met dans une dynamique productiviste et perd petit à petit ce qui fait le travail artistique : la liberté.   Voici une liste non exhaustive qui tente de faire le tour des différentes solutions. Et vous, qu'en pensez-vous ?Avez-vous d'autres propositions à faire venir figurer sur cette liste ? Des remarques, suggestions ? N'hésitez pas à en parler dans les commentaires !

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Ce billet, en deux parties (la seconde est ici) est une vision personnelle de la condition d'artiste plasticien en France. Il fait l'état de mon vécu, de mes débuts en tant qu'étudiant, de ma sortie des Beaux-Arts en 2011 et sur mon ressenti jusqu'à ce jour, soit environ 8 ans. « Et toi, tu fais quoi ? » Question piège, à laquelle j'ai toujours beaucoup de mal à répondre. Alors je déroule mon rituel : un petit silence de quelques secondes, une lente respiration, un sourire forcé, puis je réponds « alors moi c'est compliqué... » Pourquoi est-ce si compliqué d'avouer que l'on est artiste ? Pourquoi me sentirais-je gêné d'avouer ma véritable profession, puisqu'après tout j'ai les diplômes, le numéro de SIRET, j'ai tous les papiers qui prouvent légalement que je suis artiste plasticien, enregistré à la Maison des Artistes. En vérité ce malaise en cache un bien plus profond : la profession d'artiste plasticien n'existe pas vraiment en France.  Lorsqu'on choisit une filière artistique après le lycée, on est prévenu dès le départ « oulalaaaaa » nous disent les conseillers d'orientation, « oulalaaaa » nous disent nos parents, « oulalaaaa » nous dit la société en général.Oulalaaa parce que cette filière ne rentre dans aucune case, les conseillers ne savent pas quels documents nous donner pour nous aider à se vendre sur le marché du travail, les parents s'inquiètent de notre avenir, et c'est clairement un problème qui va se poser pour trouver sa place dans la société. Pourtant j'ai choisi le chemin le plus sûr en choisissant une école publique : un Master en poche et mes papiers d'affiliation à la maison des artistes validés, me voilà totalement en règle pour faire valoir mon métier d'artiste plasticien.  Et c'est là que les problèmes commencent...  Un peu de droit... Si l'on entend beaucoup parler des intermittents du spectacle qui s'indignent (et à raison) contre la destruction à petit feu de leur statut, il faut bien comprendre que pour les artistes plasticiens, le statut d'intermittence des artistes du spectacle fait office d'eldorado. Pour faire la lumière sur la précarité du régime social des artistes, passons en revue ce qu'il se passe lorsque ce dernier facture une création : Sur une vente d’œuvre ou une prestation artistique de 100€ la Maison des Artistes prélève directement à l'artiste (et non à au diffuseur, celui qui paye) au titre des charges sociales 12,20€ (sachant que ce montant a monté de plus de 2€ en deux ans seulement et que cela va augmenter).Sur ce prélèvement il faudra comprendre que les artistes sont imposables dès le premier euro (revenus déclarés au titres des BNC) et qu'il est impossible de déduire le moindre frais en régime micro BNC (le régime par défaut, sachant qu'il est possible de changer de régime mais la procédure n'est pas évidente et obscure). En me basant sur ma propre expérience de ces dernières années, sur 100€ que je facture je compte environ 30€ de frais réels (entre 10€ et 50€ de frais, cela varie réellement d'un projet à l'autre).En conclusion, si l'on prend en compte les charges de la MDA, les frais réels et les éventuels impôts, un artiste qui touche 100€ n'en voit qu'environ 50€ sur son compte en banque.  Les intermittents ont un système qui leur garantit, s'ils font leurs heures (ce qui est de plus en plus difficile avec les multiples réformes), une pseudo-sécurité des revenus en touchant un complément les mois où ils ne travaillent pas. Cela s'explique par un fait simple : les artistes du spectacle ont besoin de se former, de répéter, d'inventer de nouvelles choses et cela nécessite du travail, du temps, pendant lequel il faut bien manger. Les artistes plasticiens n'y ont absolument pas le droit. L'état ne considère pas que nous ayons besoin de temps pour réaliser nos œuvres, ou alors que nous n'avons pas besoin de manger, au choix. Autrement dit nous sommes obligés de trouver des sources financières tout au long de l'année, y compris les mois où les structures culturelles sont fermées. Si l'on ajoute à cela l'inexistence de réglementation ou de SMIC artistique, les plasticiens se retrouvent avec des offres de résidences rémunérées 300€ par mois ou des expositions à peine défrayées la plupart du temps. Entre magouilles, travail au noir et mois de complète disette, le statut d'artiste fait très probablement partie des plus précaires en matière de revenus financiers.  Un peu de social... Il y a un autre aspect de grande précarité dans le statut d'artiste plasticien : le régime de sécurité sociale. Le statut légal de plasticien donne accès à la cotisation retraite et à une sécurité sociale basique. En revanche il n'y a aucun accès à une couverture d'accident du travail ni même pour les assujetis (j'y reviendrais) aux congés maladie, parentaux ou tout autre forme dont peut jouir n'importe quel travailleur en France. C'est un statut classique de profession libérale : si t’es malade c’est ton problème ! Cependant, si un plasticien ne dépasse pas un certain montant dans l'année (8 487 € en 2013), il ne peut pas prétendre à être affilié à la Maison des Artistes et donc ne dispose d'aucune couverture sociale. C'est le statut d'assujettissement (il y a deux statut : affilié - couverture maladie et parentale - si on dépasse le plafond de 8 487 €, ou assujetti si ce plafond n'est pas dépassé). Vous avez mal au crâne ? C'est normal ! Les 16,50% de charges payées à la Maison des Artistes seront alors complètement perdues et surtout jamais remboursées. Ce fonctionnement, à la limite de la légalité est couvert par une administration floue, qui ne répond pratiquement jamais au téléphone et peut mettre plus de 8 mois à renvoyer un dossier qu'elle juge incomplet (je le sais, cela m'est arrivé). Je vous laisse aller faire un tour sur leur site et essayer de comprendre quelque chose du premier coup à ce dont ils parlent : http://www.lamaisondesartistes.fr/.  Un peu de littérature avec Kafka Les soucis légaux se sont encore corsés pour moi lorsque j'ai du pointer au Pôle Emploi durant quelques mois suite à la fin d'un CDD (que j'exerçais en même temps que mon activité artistique). Je me suis retrouvé dans une situation où plus je travaillais, plus je perdais d'argent. Le principe est simple, sur une allocation chômage forfaitaire, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de ce que je touchais en tant qu'artiste plasticien. Normal me direz-vous ? Absolument pas ! Tout d'abord mes allocations chômage ont été calculées sur mes revenus salariés, mais sans prendre compte aucunement de mes revenus artistiques (c’est assez normal). Pourtant, dès lors qu'il fallait me verser du chômage, curieusement mes revenus d'artiste auteur étaient intégrés dans l'équation pour les retirer de ce que je touchais. Il y a là quelque chose de contradictoire. Ensuite, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de mes revenus artistiques bruts (sans enlever les charges donc). Sur un mois où je devais toucher 900€ de chômage, si je percevais la même somme en tant qu'artiste je ne touchais rien de Pôle Emploi. Sauf que, comme je disais plus haut, il n'y avait que la moitié qui finissait sur mon compte, soit 450€. Difficile, même à Lorient, de vivre avec ça ! Lorsque j'ai exposé le problème à mon conseiller Pôle Emploi, j'ai eu une réponse très éloquente : « Et bien monsieur, il faut arrêter de travailler ! »Argument indiscutable... [EDIT] Suite à une information du CAAP, il semblerait que cette situation soit en partie illégale. Le Pôle Emploi, mal informé sur la question, a tendance a confondre les revenus d'artiste auteur avec d'autres types de revenus. Pourtant, les revenus perçus par un artiste au titre de droit d'auteur ne doivent pas être pris en compte. Pour les artistes concernés par le problème, il faut immédiatement contacter votre conseiller Pôle Emploi et lui exposer la situation. Pour plus de détails je vous recommande la lecture de l'article du CAAP : http://caap.asso.fr/spip.php?article229 .  Une petite anecdote supplémentaire : lorsqu'un artiste s'inscrit au Pôle Emploi, il doit cocher une case particulière sur le formulaire de demande d'enregistrement. Cette case indique qu'elle doit être cochée si le demandeur fait partie d'une des situations suivantes : artiste (nous), immigré récemment entré au pays ou détenu récemment libéré. Un bel exemple de là où la société nous place.  Pour conclure La forte dégradation sociale de ces dernières années (accélérée sous Nicolas Sarkozy, mais maintenue à pleine vapeur par le gouvernement actuel) a logiquement fait trinquer les couches les plus précaires de la population. L'entêtement absurde à s'aligner sur l'ultra-libéralisation Allemande (un pays où étrangement la précarité a le plus explosé ces dernières années) a forcé les gouvernements successifs à faire d'importants retours en arrière sociaux et a exposé les plus fragiles. C'est donc tout naturellement que les artistes, déjà balancés dans une absurdité juridique et sociale sans nom, ont vu très nettement leurs conditions de vie se dégrader. L'argent a disparu des centres d'art, les subventions tombent au compte goutte et le durcissement des régimes sociaux nous prend tous à la gorge. Aujourd'hui, il est strictement impossible pour un jeune artiste de vivre de son travail sans être salarié à côté ou trouver une source de financement parallèle (aide familiale, magouille, etc...). Il est clair qu'à ce rythme là, il n'y a plus aucun avenir pour le statut d'artiste plasticien. Le gouvernement ne semble pas comprendre que la culture fait partie d’un des secteurs les plus importants financièrement et est en train de faire mourir à petit feu ceux qui créent et entretiennent la culture française.  Voilà donc toutes les raisons qui font qu'aujourd'hui, lorsque l'on me demande ma profession, je ne sais pas réellement quoi répondre. Dois-je avouer, un peu gêné, que je suis artiste, c'est à dire une personne qui, aux yeux de la société, à la même valeur qu'un ancien détenu ? Dois-je avouer que je vis de magouilles sociales et de travail au noir ? Dois-je avouer que malgré les nombreuses heures de travail que je fournis (ni dimanche, ni vacances) je ne touche qu'à peine de quoi payer mon loyer ? Souvent, par facilité, je préfère donner mon second travail, mon job alimentaire : « Je suis graphiste » je dis, et c'est tout…   Pour ne pas finir sur une note négative, je tente dans une seconde partie de passer en revue les perspectives positives envisagées pour améliorer notre condition.

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Dans les couloirs d'Hallouvry... Souvenez-vous, lors d'un précédent billet il était question de son inauguration, maintenant il est question du dernier évènement festif avant sa démolition.Pour aller directement au vif... même si les images ne valent pas l’expérience réelle et physique de l'espace, du volume et de l’influence que ces derniers peuvent exercer sur l'individu... voici le labyrinthe encore présent (mais plus pour longtemps) à l'EDEFS 35 de Chantepie En effet, plus pour longtemps, puisque ce sera juste après ce dernier et principal évènement, que cette œuvre sera démolie. L'évènement : "Entrée libreÉvènement fédérateur vous l'aurez compris puisque ce sera l'occasion de restituer tout le travail mené tout au long de cette année à l'EDEF35.- Exposition des deux Résidences Artistiques de Lise Gaudaire et moi-même, des ateliers et travaux des jeunes du site d'Halloury, mené pendant ces résidences et, en parallèles de celles-ci, par les professionnels de l'EDEFS35 (du 1er au 3 juillet).- Représentations du projets théâtral et du projet musical portés par la troupe des Becs Verseurs et l'association Coriecaracol (mercredi 2 juillet).- Débat "L'Art, ça crée ? " ou quels sont les bénéfices de l'art et de la culture dans le cadre de l'accompagnement des jeunes en Établissement spécialisé ? Animé par Dominique LAUNAT (Psychologue, Président de la Commission Culturelle du CHGR) en présence des intervenants du Festival (Simon AUGADE, Lise GAUDAIRE, Les CorieCaracols, La Compagnie des Becs Verseurs) ainsi que des partenaires du secteur de l'éducation spécialisée (mercredi 2 juillet de 18h à 20h00 - amphithéâtre de l'Hallouvry). La démolition : Suite à l’évènement Rencontre(s) pour l'EDEFS35, la démolition publique du labyrinthe sera entamée sur plusieurs jours. Durant les 4, 5, 6 et 7 juillet, volontaires, motivés et outils (masses, merlins, haches, barres-à-mines) sont conviés à cette entreprise et cette expérience unique que sera cette démolition. (logement possible si vous avez matelas et duvets, tentes possibles aussi, sur ces quatre jours. Pour toutes informations complémentaires pour votre accueil, votre venue, me prêter des outils ou autre, voici mes contacts : tel 06.31.84.08.06 / mail : augade.simon@gmail.com) Plan pour venir a l'EDEFS35 : La Résidence : Durant 5 mois je me suis donc retrouvé à l'EDEFS35... Le jeudi matin dès la première heure : départ avec Alain et parfois un ou plusieurs jeunes en fourgonnette et remorque. Direction l'Emmaüs de Hédé afin de récolter la matière première pour la construction de labyrinthe. D’ailleurs, le parallèle entre les deux communautés (celle de l'EDEFS35 et d'Emmaüs) n'était pas vide de sens, ni anodine, par rapport à des notions telles que celles des voies parallèles et alternatives, la réinsertion ou la mise à l’écart... (pour faire court). Je tiens encore à remercier Yannick Mollo directeur de la communauté Emmaüs d'Hédé, toute son équipe et les compagnons. Nous rentrions de Hédé pour la fin de matinée afin de décharger le stock récupéré sur les lieux du chantier et, s'il n'était pas trop tard, quelques jeunes venaient "tâter un peu le terrain" ou simplement discuter avant d'aller manger.Les repas des jeudi midi/soir au vendredi midi, je les passais sur les différents groupes (C4, C5 de l'ITEP ou SEES de l'IME et leurs internats les soirs). Ainsi je pouvais aussi côtoyer et entamer une relation avec des jeunes que je ne voyais pas forcement sur le chantier du labyrinthe, ainsi qu'avec les professionnels qui mangeaient avec nous... "Les jeunes qui ne venaient pas forcement" c’était en fonction de leur plannings d’activités, stages, projets, effets de groupe, ou difficultés face aux conditions que pouvait impliquer ou représenter le labyrinthe (pour chacun d'eux de manières différentes). Le reste du temps jusqu'au vendredi après midi j’étais sur le chantier avec les jeunes ou sur certains temps en ateliers avec eux.J'accompagnais les volontaires qui venaient me voir pour taper sur les clous (ou un peu partout d'ailleurs), certains ne sachant pas, ou difficilement, planter des clous (surtout de ce format). Ce qui d’ailleurs alimente la réflexion sur ce geste dit simple ou rudimentaire en tout cas. En effet cet acte brut qui parait à la porté de tous remet bien des certitudes à leurs places. Même des adultes pas "mal-dégourdis" s'y essayant, passent d'une phase de projection mentale de cet acte qu'ils pensaient simple, à la réalité des rapports physiques et contraignant voir contrariants. Le passage de l’interphase qu'est l'idée reçue à sa désillusion mène souvent à l’abandon de l'adulte se prenant au jeu de manière passagère. La persistance, la patience, l’énervement, le défoulement, la fatigue, la blessure, la déception ou la satisfaction sont les lots de celui qui se lance dans cette opération de façon moins passagère... Ce sont des situations qui nous confrontent à nous même et dont nous sommes la source. Situations parfois éprouvantes, pas toujours évidentes à admettre ou à gérer pour certains, qui restent alors sur l'idée reçue ou l’expérience survolée...Les visites sur le chantier variaient alors entre certains habitués qui venait de différents groupes et services (IME / ITEP) qui se mélangeaient, cohabitaient, s'entre aidaient ou se charriaient... et des visiteurs plus ponctuelles, des réfractaires, des curieux, des peureux, des désireux (ne pouvant pas pour différents prétextes), des commentateurs, des rapporteurs de dires (des taximans venant les chercher ou leur parents ou je ne sais qui...) ou tout simplement de ceux qui venait créer un contact avec la sculpture ou /et moi-même Lettre anonyme trouvée dans une enveloppe coincée dans la porte de la caravane. Dès le vendredi en fin de journée j'étais seul jusqu'au dimanche soir. Là il fallait avancer qu'il pleuve vente ou neige, boue ou pas... (surtout sur cette période la plus clémente de l’année de mi novembre à mi avril, et surtout cette année avec toutes les inondations qu'il y a eu en Bretagne). Les enfants, ado et jeunes adultes se présentaient à moi comme ils le désiraient, dans le sens où ils n'étaient pas forcement accompagnés d'un éducateur spécialisé ou d'un autre professionnel. Ils ne me connaissaient pas, je n'étais pas un professionnel de l'institution psycho-médico-éducative, et surtout, moi non plus je ne les connaissais pas. Je n'avais pas connaissance de leur passif, problèmes, pathologies, handicaps... Et ça, ça a été un facteur, à mon avis important, dans le déroulement du rapport qu'ils pouvaient entretenir avec moi. Ils ne me laissaient voir ce qu'ils avaient envie de montrer. Même si il y a des choses qu'ils n'arrivent pas forcement à cacher, qui transparaissent ou surgissaient parfois.Certes j'ai eu connaissance de certains cas, du moins à des degrés partiels. Certaines fois sans savoir non plus de qui il s'agissait, ne pouvant alors pas l'associer à un individu, ce qui n'était parfois pas plus mal. La relation s'en trouvait moins tronquée ou leurrée à leur égard.J'ai aussi pu assister à ce que l'on appelle des réunions cliniques où une thématique est engagée, des temps d’échanges en petits groupes tous professionnels confondus (Profs, éduc spécialisés, maîtresses de maisons, éducs techniques, orthophonistes, chefs de services, directeurs, psys...) puis des temps de restitution en commun... "Accueillir le symptôme" était cette fois le thème... Chacun se questionnais sur différents points : qu'appelle t-on symptôme, quand s'agit-il du symptôme en lui même, sa cause ou son effet qui se manifeste, les états de "jouissance" (de perte pied pour faire court) de l'individu, de leur propre (aux professionnels) situation face à des états de démence ou de confrontations, clivages...C'était l'occasion de croiser les expériences, rapports et relations différentes que chacun d'entre eux pouvait avoir, étant donné leurs approches conduites par leurs fonctions différentes... Il était très intéressant de voir comment ceux qui sont censé être de "l'autre coté du miroir" peuvent se remettre en question, s'organiser, communiquer... Autant de notions complexes pour aider, accompagner un public déjà en difficulté... A même titre, il était intéressant de voir comment les questions de fond qu'impliquait le labyrinthe au sein de l’établissement, ont pu parfois impacter sur sa considération. Par exemple sur le fait que ce soit un endroit clos. Que les adultes ne soient pas spécialement présents, que ... et que... tout est possible... surtout le pire. Bref cela remettait finalement en cause le projet et la manière dont les jeunes pouvaient y réagir. Ce qui m'a frappé c'est finalement plus ce que les adultes peuvent projeter sur problèmes de ces jeunes que les pathologies elles même. En ce sens où le jeune est là comme il est. Ce qui va se faire avec lui c'est la façon dont le suivi, la dualité, la confrontation, le clivage, la démence va être gérée par les adultes. Sans vouloir dire que le jeune n'y est pour rien et qu'il n'est pas responsable ou conscient (à un certain degré) des fautes ou entraves qu'il peut commettre.A ce moment là c'est donc les peurs, les anticipations de réactions ou les projections mentales sur un problème qui pose des barrières et non la réelle gestion de ce problème. Si par exemple un endroit laissé à l'absence des adultes devient problématique ce n'est donc pas l'endroit, mais bien le suivi des adultes qui en est la cause. Ainsi on commence à toucher le fond de nos fonctionnements sociaux ; à notre manière de les gérer, les ranger, de les identifier. Ceux-ci sont ici poussés en puissance étant donné l'exacerbation des émotions ou réactions à une frustration ou autres situations amenées par nos règles et à la complexité de nos relations humaines. Les Ateliers : Des ateliers ont été entamés avec l'IME de Antrain, le SEES et le SIPFpro de Chantepie. Leurs résultat sera présent lors des 1er, 2 et 3 juillet 2014 sur les lieux.SEES : SIPFpro : IME Antrain : C'est quand les éduc ont "lâché" un peu certains enfants, en leur faisant confiance qu'il ont été agréablement étonnés.C'est là que les jeunes ont réussi des actions psychomotrices que les éducateurs ne pensaient pas voir évoluer si vite... L'Affiche : Recomposant les 35 palissades et la caravane au centre, l'affiche que j'ai dessiné à été sérigraphiée par les élèves de terminale sérigraphie du lycée professionnel Émile Zola de Hennebont accompagnés de leurs professeurs Karelle Audran et Laurence Pousset. 70 tirages papier blanc 60/40 et 30 tirages papier Hahnemühle 60/80 ancre noire et or. L'idée était de proposer des papiers et ancres différentes, d'avoir un travail de "commande" dans un avancement pédagogique lié à leur formation. J'ai donc pu échanger avec eux sur l'apport et les questions induites et liées au projet et à nos formations respectives. Un très grand merci à tous les participants!

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L'Atelier de la Gare est ravi de vous inviter au vernissage de l'exposition de SAMUEL ROUSSEAU Jeudi 3 juillet à partir de 18:00 Installation multimédia, sculptures vidéo Du 03/07 - 21/09 Samuel Rousseau invente des formes empruntées au quotidien, voire au banal et explore leur capacité à produire "du poétique". Usant de matériaux divers relégués au rang de déchets, il les métamorphose pour leur offrir un nouveau statut, interrogeant ainsi leurs valeurs intrinsèques et leurs destinations. Même si l’artiste utilise la technologie avec une précision toute horlogère, il place toujours l’image et le sens produit avant la technique, les objets servant de support à son propos. Son travail interroge la notion d’enfermement, le vivant s’y manifeste dans le grouillement ou dans l'individu. L’artiste traque avec humour et légèreté la difficulté qu'a le corps contemporain à rester dans le cadre, à se conformer à l'échelle qu'il se construit lui-même.Collection privée / Galerie Claire Gastaud, Clermont Ferrand. Et il vous reste encore quelques jours pour voir ou revoir l'exposition AURIS MARIS TERRAE de Anne LE MEE qui vaut le détour. Le travail d’Anne Le Mée est le résultat d’une lente immersion dans un lieu, un paysage ou encore un contexte. Le temps d’écouter et d’expérimenter physiquement, jusque dans l’intimité physiologique, ce que ces environnements lui racontent. En retour, elle propose des expériences, des sensations spécifiques, le plus souvent liées à des phénomènes naturels. Pour elle, le corps est le véhicule de la connaissance, et le cerveau n’en est que l’interprète dans un second temps. Elle s’est beaucoup intéressée aux mégalithes dans la mesure où, selon elle, ils sont bâtis pour le corps et sa mémoire spécifique, une mémoire immanente dont le savoir ne vient pas de l’extérieur. Toutes les info sur l'Atelier de la gare :L'ATELIER DE LA GARElieu d'expression contemporaine3 place Anne de Bretagne 56500 Locminé02 97 46 71 73www.latelierdelagare56.commerc - dim / 14:00 - 18:00Accueil de groupes sur réservationL'association bénéficie du soutien de Ville de Locminé, conseil général du Morbihan, Région Bretagne, DRAC Bretagne.L'Atelier de la Gare est membre de www.artcontemporainbretagne.org et www.fraap.org

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Depuis son inauguration en novembre 2009, le Centre de Création Contemporaine, l’Usine Utopik est implanté dans les anciennes serres horticoles de Tessy-sur-Vire. Son projet, soutenu par l’association Art et Design en Normandie (ADN) et porté par l’Agglo Saint-Lô, s’intègre dans le programme culturel de la Région Basse-Normandie en devenant l’un des cinq Relais Culturels Régionaux. Lieu de création et de diffusion, l’Usine Utopik accueille tout au long de l'année des artistes plasticiens et écrivains en résidence Pour la seconde édition du Festival des Bords de Vire, l'Usine Utopik propose un itinéraire artistique de 18 km au cœur du bocage normand, dans un cadre naturel baigné par la rivière.  "14 artistes, venus de différentes régions de France et d’Europe investissent le territoire pour «dialoguer» avec l’environnement. Pendant 4 mois, amateurs d’art et amoureux de la nature vont pouvoir flâner le long des rives, de Tessy-sur-Vire jusqu’à Saint-Lô, pour découvrir leurs installations éphémères créées in situ, au détour d’un sentier ou au fil de l’eau, qui jalonnent ce parcours." C'est donc avec plaisir que je vous retrouverais                Samedi 14 Juin 2014 à 12h30 autour d’un brunch
                 RDV sur l’aire de loisirs de La Chapelle-sur-Vire Les festivités commenceront à partir de 11h avec la performance Sisyphe(s) de Antonio Rodriguez-Yuste et Stéphane Carbonne puis la proposition Land art corporel de la Compagnie dernier soupir. Les temps forts du festival:- réalisation des œuvres in situ : du 03 au 13 juin 2014
- parcours artistique : du 14 juin au 12 octobre 2014
- exposition Extérieur/Intérieur : du 12 septembre au 12 octobre 2014. Pour clôturer le festival, l'Usine Utopik donne carte blanche aux artistes invités au festival pour investir la serre. Des sculptures, des installations photographiques et vidéos seront présentées au public. Plus d'infos : Télécharger ici le Programme      

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L'association IDD invite l'exposition du Butaï 2.013 dans le centre ville de Lorient à l'occasion des Noëls Enchanteurs. Pour la première fois, l'installation a lieu dans une grande ville... Le 26 décembre, à l'occasion des Noëls Enchanteurs à eu lieu l'exposition de la performance Butai 2.013. La petite toile du vélo-télévision-musée s'est déployée sur la Place PaulBert entre les librairies l'Imaginaire, Chapitre et le Café du Port. Sous la pluie et en plein hiver, elle a accueillit de nouveaux spectateurs doublements protégés par la yourte de l'association "Babel Gum". La sculpture mobile, ses tableaux changeant toutes les 24 min et l'accrochage photographique donnant à voir les étapes du parcours dans 12 villages en Bretagne trouvèrent un environnement idéal lors de cette manifestation populaire et conviviale. Ayant accueillit durant une quinzaine de jours des évènements différents (spectacles vivants, marché de créateurs, expositions...), la yourte a offert un espace réel à la partie jusqu'alors virtuelle du projet Butaï 2.013 (visible dans la partie projet de l'association Multi-Prises). La toile marron du Butaï 2.013, taillée dans une ancienne tente canadienne s'accordait bien avec la structure en tissu de la yourte elle-même. Le badaud qui passait par là apercevait par la porte de l'habitat traditionnel Mongol le cadre lumineux d'un téléviseur étrangement fixe. A 15h30, les conteurs de l'association lorientaise "Il était une fois" sont venus conter leurs histoires aux enfants près de l'installation, renouant avec la tradition des Kamishibaïs japonais qui a inspiré cette pièce. L'après-midi d'exposition s'est clôturée par le concert des JungleRag (collectif Tomahawk), un duo d'artistes descendus d'Huelgoat (l'un des villages étapes les plus lointains appartenant à l’itinéraire du Butaï 2.013) pour nous faire partager leur musique folk-blues.  

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Cycloïd – ε est un objet-spectacle réalisé par le collectif Cod.Act (Michel Décosterd et André Décosterd) qui produit une performance sonore et visuelle de manière autonome et unique pour chaque représentation. L'objet repose sur le principe du pendule : 5 segments reliés entre eux par leurs extrémités se mettent à tournoyer sous l'action de la rotation de la base. Il n'y a donc qu'un seul moteur (situé à la base) qui tourne de manière parfaitement aléatoire et engendre ainsi, le long des autres bras des mouvements parfaitement imprévisibles. Chaque segment possède à son extrémité une petite enceinte qui produit un son, issu de combinaisons d'instruments, qui varie en fonction du mouvement de rotation. Ainsi, le son qui est diffusé dans la pièce est le fruit du mouvement de balancier du pendule ainsi que du déplacement de l'enceinte (spatialisation du son). L'ensemble créé ainsi une performance totalement autonome dont les mouvements jouent le rôle de chef d'orchestre. Voici un petit texte extrait du texte explicatif de Cycloïd – ε sur le site des artistes : Le bras articulé de Cycloïd produit de la musique. Plus ses mouvements sont rapides, plus le spectre sonore s’intensifie, s’enrichit et devient brillant. La musique exprime les humeurs de la machine, par exemple par des rugissements orchestraux. Chaque segment du bras est un instrument qui développe ses propres sonorités selon son activité. Ces sonorités proviennent d’instruments orchestraux, comme le piano, le violoncelle, le violon, la clarinette, et diverses percussions. Elles sont en constante évolution. L’interpolation de leurs spectres entraîne alors toutes sortes de résonances hybrides. Il naît de ces mouvements spatiaux et musicaux une harmonie évolutive, une sorte de topologie sonore qui intègre l’idée de trajectoires de timbres. Vous pouvez lire l'article complet sur leur site ici.

ARS ELECTRONICA 2010 | Cycloid E

> Exposition du lundi 27 mai au dimanche 2 juin 2013 /    tous les jours de 14h à 19h / Galerie du Faouëdic / Lorient > "Vernissage-Finissage"le vendredi 31 mai à 18h30 Exposition de Jean Bonhoure, Anna Conzatti, Aurélie Denis et Claire Vergnolle. L'exposition Sans Encombres arrive après six mois de rencontres et d'échanges avec la Communauté Emmaüs de Rédéné (29). L'objet de cette rencontre était initialement prévu autour d'une volonté de la Communauté de créer un espace d’accueil pour les donateurs dont l'aménagement intérieur serait pensé par des artistes. Les délais de ce premier projet, étant devenus trop courts et techniquement compliqué à réaliser dans le courant de l'année 2012-2013. La question a alors été de comment poursuivre cette aventure sous une autre forme, ainsi l'idée d'une exposition est arrivée...   La richesse de ce projet ne réside pas tant dans l'exposition finale que dans les rencontres humaines avec les compagnons de la Communauté.Faire parler les objets et entendre en écho la parole, la singularité des hommes. Des hommes pour un temps marginalisés, trouvent un lieu de vie pour tenter de se reconstruire. Les valeurs de la Communauté des Trois Pierres sont l'accueil sans conditions, le respect de la dignité humaine, la reconnaissance de la capacité de chacun à être acteur de sa vie et à se prendre en charge.  La réalité de cette micro-sociète qu'est la Communauté a nourri et orienté les différents projets artistiques. Les objets alors mis au rebut, trouvent des voies parallèles, alternatives et sont remis sur pied. Sans encombres les resitue dans un questionnement entre traces perdues, passé réactivé, et dialogue réinventé.  Texte de présentation de l'exposition : " Depuis quelques années, l'Ecole européenne supérieure d'art de Bretagne - site de Lorient et la communauté Emmaüs de Rédéné tissent un dialogue constant. Ces échanges ont permis plusieurs formes de rencontres, offrant souvent aux étudiants la possibilité d'obtenir des objets ou des éléments aidant leurs œuvres à se construire.
Cette année, trois étudiants de quatrième année, Anna Conzatti, Aurélie Denis, Jean Bonhoure et d'une artiste récemment diplômée, Claire Vergnolle, portent un regard d'artiste sur le site et les compagnons. Ceux-ci gèrent par leurs activités riches et exigeantes les objets et divers matériaux que notre société laisse derrière elle, entre accumulation démesurée et traces fragiles de nos existences particulières. Créée en 1968, la communauté Emmaüs de Rédéné (29) est un lieu d'accueil de personnes en difficulté d'adaptation sociale, de vie, de travail, de solidarité et d'interpellation politique. Elle accueille 50 compagnons d'origine, de culture et de religion différentes qui assurent une activité afin de se resocialiser et retrouver leur dignité. La récupération et la valorisation des dons issus principalement des particuliers constituent les seules ressources de la communauté. Autour des compagnons, gravitent des bénévoles et des salariés qui vivent une aventure humaine fondée sur la rencontre et le partage : "viens m'aider à aider" disait l'Abbé Pierre, fondateur d’Emmaüs. "                                                                                                                                                 

Exposition "Sans Encombre"

Voici une BD qui m'a souvent inspiré dans mon travail : Philémon. Cela fait plusieurs mois que je veux écrire un article sur cette œuvre, mais, par malchance, c'est au moment où je trouve un peu de temps pour vous le faire découvrir que son auteur, Fred, décède (il est mort le 2 avril dernier). Philémon est un doux rêveur, vêtu d'un unique pull rayé et d'un pantalon, il déambule souvent une fleur à la bouche et accompagné d'un âne qui lui parle : Anatole. C'est au cours de ses régulières escapades qu'il fait la rencontre de créatures incroyables et fantastiques avec lesquelles il va vivre les aventures les plus farfelues.Son histoire commence véritablement lorsque, un peu par hasard, il va s'échouer sur le "A", une île qui s'avère être une des lettres du nom Océan Atlantique (le deuxième A plus précisément). Il va alors faire la rencontre de Mr Barthélémy, un naufragé qui habite sur cette île depuis 40 ans.Grâce au vieux Félicien, son oncle qui sait comment se rendre sur le A (car on ne peut pas se rendre sur le A deux fois de la même manière), ils part régulièrement pour ce monde parallèle. Malheureusement les manœuvres sont parfois approximatives et il se retrouve dans d'autres lettres peuplées de curieux personnages. Cette BD commence à dater (la première apparition date de 1965), mais n'a rien perdu de son charme : jeux de mots, poésie et fantastique rythment un récit totalement loufoque et psychédélique avec une incroyable richesse. C'est avant tout des jeux sur les mots qui vont créer des situations absurdes qui sont non sans rappeler l'univers de Raymond Devos, ou de Pierre Desproges. Le personnage de Philémon est un voyageur de la poésie qui laisse le lecteur rêver avec lui d'un monde où tout, absolument tout, est possible. L’œuvre complète de Philémon se découvre sur 16 tomes (le dernier en date a été publié cette année) aux éditions Dargaud. Je vous recommande chaudement la lecture de cette œuvre dont un film est actuellement en préparation.

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Le cirque émerge en Europe au XVIIIème siècle initié par l'officier de cavalerie Astley. Comme son étymologie l'indique, c'est d'abord une zone circulaire dédiée aux arts de la piste : des acrobates réalisaient de périlleux numéros juchés sur leurs chevaux. Puis, le spectacle de cirque s'est enrichi d'autres pratiques jusqu'à devenir selon la définition de J. M. Guy « l'art de composer un spectacle à l'aide des arts du cirque et d'autres arts (théâtre, musique, danse, arts plastiques...) et savoirs-faires variés »1, en quelque sorte un art total. Outre cet aspect, le cirque fait preuve d'une grande originalité dans le mode d'écriture des spectacles car il s'agit du collage de formes courtes (les numéros). Ce sont traditionnellement les clowns ou le célèbre Mr Loyal qui opéraient les transitions au cours desquelles les agrès et décors étaient changés. Les jeux Athéniens, en tant que démonstrations de force en arène comprenant parfois des animaux ont également nourris les formes du cirque. Or depuis les années 1970, le cirque dit « Nouveau » évolue en s'orientant vers une réflexion esthétique et de contenu. Les spectacles d'animaux disparaissent alors et la technicité, le risque devient secondaire. Le cirque obtient récemment ses lettres de noblesses avec l'ouverture du CNAC (Centre National des Arts du Cirque) à Chalons en Champagne en 1970. En 1995, Josef Nadj met en scène Le Cri du Caméléon pour la 7ème promotion de l'école. Cet artiste plasticien et metteur en scène trouve dans le cirque la possibilité de réaliser des « tableaux vivants » En effet, débarrassé des modèles narratifs du théâtre classique, le cirque (dépourvu de personnages) montre des êtres non comme des identités mais plutôt comme des formes, des corps qui se meuvent. Ce sont des itinéraires parcourus au sol ou dans les airs, des rythmes et des mouvements qui reviennent parfois comme des motifs au cours du spectacle. Enfin et après cette mise en appétit, je vous conseille « Notes on the Circus » d'Ivan Mosjoukine en tournée en ce moment qui questionne justement avec poésie les règles du genre. Vous pouvez notamment les voir au 104 en novembre si vous les avez raté l'an dernier à Lorient et cette année à Quimper. 1-Les Arts du cirque en l'an 2000, Paris, Chronique de l'AFAA, n°28

Notes on the circus

Je vais vous présenter un petit appareil, disponible à la vente depuis plus de 6 mois, dont je viens de faire l'acquisition : un Raspberry Pi. Il s'agit en fait d'un petit ordinateur de la taille d'un téléphone portable sur lequel il est possible d'installer linux ou un mediacenter. Le principal atout de cet appareil réside dans son prix : environ 30€ Celui-ci possède 3 ports USB (seuls 2 sont utilisables, l'autre sert à alimenter en électricité le Raspberry), un lecteur de carte SD, une entrée RJ45 (mais si, vous savez, c'est le câble pour se connecter à Internet), une prise Jack (pour le son) et une sortie HDMI (pour la vidéo). Il suffit donc de l'alimenter en USB (soit à partir d'un adaptateur secteur de téléphone, soit à partir d'un autre appareil possédant une prise USB), de le brancher à une TV ou à un vidéoprojecteur et de le connecter à des enceintes et nous avons là un appareil qui peut diffuser image, son et vidéo pour n'importe quelle installation. Je pense que cet appareil est réellement utile dans le cadre d'installations d'artistes, et ce pour plusieurs raisons : Il ne coûte pas cher (donc s'il se fait voler ou abîmer ce n'est pas très grave et il ne nécessite pas un investissement exorbitant) Il est réellement tout petit (donc il est facile à installer pour une pièce) Il s'alimente en USB (on peut donc l'alimenter par la sortie USB de la TV ou du vidéoprojecteur sur lequel il diffuse) Il s'agit d'un véritable ordinateur avec lequel on peut se connecter à Internet Puisque j'ai ce petit appareil depuis quelques temps, j'ai déjà pu le tester un peu : Il m'a fallu 30 minutes pour installer le système d'exploitation sur la carte SD et je vous assure que c'est très simple (j'explique comment faire en bas). Une fois que c'est fait, j'ai bricolé moi même un petit boîtier (l'appareil est vendu à nu, il existe des coques, mais c'est plus rigolo de les faire soi-même), j'ai branché clavier, écran, clé USB, j'ai allumé l'appareil et 20 secondes après je pouvais voir les films sur ma clé. Pour 30€ il ne faut pas non plus s'attendre à une bête de course, mais ce petit appareil lit très bien les vidéos en HD et ses deux ports USB vous permettront d'y connecter clavier/souris ! Si ça vous intéresse : Vous pouvez acheter le Raspberry en ligne directement à partir du site officiel (cliquez sur "buy a pi") Munissez-vous d'une carte SD (4Go minimum et de préférence avec un bon débit, type SDHC), un câble mini USB (ceux des téléphones) et un câble HDMI (ou un câble vidéo, la prise jaune) Choisissez d'installer Linux (version bureau avec icônes, et toussa) ou un mediacenter (une interface plus simple qui permet de lire vidéos, sons et images sans se prendre la tête) : Pour installer un mediacenter, je vous conseille openelec : suivez ce tuto très simple si vous êtes sur Windows (pour ceux sur Mac Os ou Linux, c'est par ici) Pour installer linux (version bureau), je vous conseille Raspbian (instructions ici). Attention VLC ne fonctionne pas bien du tout avec le Raspberry donc pour lire les vidéos avec c'est galère Pour une utilisation autre qu'une installation interactive, je vous conseille d'installer un mediacenter (moi j'ai choisi openelec, mais il en existe d'autres). A la base j'avais installé raspbian, mais VLC ne fonctionnait pas bien du tout et le système en général était assez lent, c'était pas génial. Depuis que j'ai installé mon mediacenter tout marche nickel Et vous, êtes-vous intéressé par cet ordinateur, est-ce que ça vous donne des idées ?

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C'est par l'intermédiaire de l'Oeil d'Oodaaq que j'ai découvert l'existence du village de Saumède en Galice. Il s'agit d'un ancien village abandonné que des français ont entrepris de réhabiliter afin d'y vivre et de monter des projets culturels et associatifs. Introuvable sur Google Maps, il se situe juste à côté de Célanova et dispose d'un accès à l'électricité et à l'eau courante. Le village organise tous les ans un festival durant l'été, mais cette année la nouveauté a été la mise en place d'une résidence au mois de septembre, conviant plusieurs jeunes artistes à venir y travailler durant 2 semaines.J'ai donc décidé de me joindre à l'aventure (accompagné de Jonas Delhaye et Guillaume Lepoix) et c'est au milieu des poules, des chèvres, des ânes et des ruines que nous nous sommes installés durant ces quinze jours. Le village Actuellement seule une des maisons du village est entièrement réhabilitée. Elle sert de cuisine, de salle de séjour et offre 3 chambres pour les résidents annuels. Les festivaliers ou les artistes en résidence doivent aller dormir sous les tentes dans le camping du village au milieu duquel un âne broute bruyamment (surtout la nuit). Le lieu de travail dédié aux artistes se situe à l'arrière du village, juste à côté des tentes, il est constitué d'une table, d'une rallonge électrique et deux canapés posés sur un sol recouvert de paille. Un lieu de travail aussi insolite que génial. Pour la nourriture, on essaye de se servir au maximum des fruits et légumes offerts par le jardin (qui est bien beau et assez grand) ainsi que des courses faites régulièrement dans la ville voisine. Les nouveaux arrivants se voient attribuer une couleur (qui est désignée en fonction de leur date de naissance et du calendrier maya -je crois-) qui définit leur tour de cuisine (tous les 4 jours environ). Sur les deux semaines de résidence, chacun a rivalisé d’imagination pour faire des plats plus excellents les uns que les autres. Comme quoi avec peu de choses on peut faire de vrais festins tous les jours. La résidence Au final, je dois dire que je suis réellement charmé par cette résidence. L'accueil a été des plus chaleureux (j'ai en ce moment même encore le souvenir de notre départ et des adieux interminables), même malgré la barrière de la langue (je ne parle pas un mot d'espagnol), le cadre de travail est exceptionnel et le lieu est vraiment rempli de surprises. J'encourage tout jeune artiste désireux de se retrouver dans un cadre non institutionnel à participer à cette résidence qui se déroule tous les ans au mois de Septembre. Le seul bémol aura été le temps ; deux semaines étant bien trop courtes pour réellement investir le lieu et entamer un travail en profondeur. J'ai tout de même réussi à produire deux vidéos dont je suis assez satisfait. Une chose est sûre : j'y retournerai l'année prochaine !

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Certains d'entre-vous ont déjà pu le remarquer, mais j'ai ajouté une petite nouveauté sur le site : Une petite mosaïque d'images à gauche du menu en page d'accueil qui fait un petit tour des pages présentes sur le site Une mosaïque en bas d'un billet sélectionné (ne s'affiche pas en page d'accueil) qui propose des pages en commun avec celle-ci Il s'agit en fait d'un projet que je développe depuis 6 mois dans le cadre d'un séminaire sur l'auto-archivage immédiat comme œuvre d'art (initié par Julie Morel) que j'ai nommé display:none; . Avant d'expliquer, voilà le résultat de ce projet : Une page plus grande est aussi visible sur multi-prises display:none; est une plateforme qui dresse une carte interactive d'un ou plusieurs sites web et qui se reconfigure en permanence. Chaque fois qu'une nouvelle page est créée sur un site (nouveau billet, nouveau post, etc...), la plateforme va créer automatiquement une miniature supplémentaire et la mettre en relation avec d'autres images (par un système de mots clés). La première image affichée correspond à la toute dernière entrée créée sur le site. Les images qui suivent sont celles qui partagent le plus de mots clés en commun avec la première. L'utilisateur est libre de cliquer sur une image pour la replacer en premier et reconfigurer la mosaïque. Il se retrouve alors devant une mosaïque d'images au sein de laquelle il est libre de naviguer au gré de ses envies. En installant display:none; sur multi-prises, il va désormais être possible de découvrir les travaux non plus rangés par artistes, mais en fonction des points communs qu'ils peuvent avoir les uns avec les autres. Si deux créations issues de deux artistes différents ont beaucoup de points en commun, les deux images renvoyant vers ces pièces seront affichées côte à côte. C'est une manière plus collective ou du moins plus relationnelle de découvrir nos travaux respectifs.   Je ne vais pas me perdre en détails sur le projet mais si ça vous intéresse, j'y ai consacré un billet plus complet sur mon blog.   J'ai encore du mal à parler de ce projet, ne serait-ce que parce qu'il est assez complexe techniquement (je n'ai pas parlé du fonctionnement technique mais je l'explique sur mon site) et aussi parce qu'il est difficile d'expliquer son utilisation (il est plus facile de cliquer et de découvrir par soi même son fonctionnement).   Vous en pensez quoi ? Ça vous semble simple d'utilisation ? Utile/intéressant ? Hésitez pas à critiquer ça pourrait me permettre d'avancer...

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