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Alors que le milieu culturel connaît ses déboires, il est difficile pour de nouveaux artistes ou associations de s’y retrouver. Comment monter un projet culturel ? Comment communiquer ? Chercher des subventions ? Comment ne pas se noyer dans ce flou administratif ?     La pieuvre a été créée pour venir en aide et soutenir ces artistes dans leurs démarches. Des aspects administratifs, de communications ou tout simplement technique, le collectif la pieuvre est là pour vous accompagner et vous donner les clés et les démarches à suivre. C’est suite à une rencontre et des discussions autour de la difficulté de trouver sa place dans le champ culturel, que les membres du collectif ont eu l’idée de se réunir. S’associer pour aider et être utile. Réunissant des acteurs de tous les domaines, l’association a permis de mutualiser les compétences et les savoir-faire de ses membres. De l'organisation d'un événement à la création d'un site internet, de la composition d'un dossier de presse en passant par la réalisation d'une fiche technique ou le montage d'un dossier de subvention…la pieuvre est votre animal.     Le collectif s’est récemment illustré en apportant son soutien au festival « Teenage kicks », biennale d’art urbains à Rennes, qui s’est tenue de septembre à octobre 2015. Alors que se termine le café 420, tiers-lieu artistique organisé par la Collective du 08 janvier au 12 février 2016, la Collective (groupement d’artistes et de professionnels de la culture, mentionné dans un article précédent : ici )  proposait de transformer une partie du PHAKT - Centre Culturel Colombier en un lieu hybride, à la fois espace de travail, de présentation et d’expérimentation pour un groupe de 5 à 7 artistes. La Pieuvre a donc apporté son soutien à La Collective notamment par une permanence d’accueil au Café 420 tous les vendredis de 15h à 18h à son bureau (3ème étage du Crij Bretagne) afin de parler de leurs projets culturels.   Aujourd'hui, La Pieuvre met ses talens au service de la musique. Elle apporte son soutien au groupe Fables pour leur soirée de lancement, sortie donc d'un nouvel EP. Fables est un groupe de pop alternative formé de 5 membres, vous pourrez les entendre le samedi 27 février au Crij Bretagne dés 19h30. Pour les découvrir, c'est par ici.     Une question, un projet, une idée ? Pour prendre contact avec le collectif de La Pieuvre : contact@collectifpieuvre.fr 4b cours des alliés, 35000 Rennes site internet : http://collectifpieuvre.fr

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Suite et fin de la chronique en deux volets sur la situation des artistes plasticiens en France - La partie 1 est accessible ici Je pourrais laisser le constat s’arrêter là, déplorant une situation intenable et en râlant, peut-être même en allant manifester pour crier mon ras-le-bol, mais sans véritable constructivité. Alors je crois qu’après un tel constat, il est nécessaire que je donne mon avis, ou du moins que je tente d’apporter un éclaircissement sur ce qui peut être envisageable pour permettre aux artistes de pouvoir travailler dans des conditions décentes. J’insiste sur le fait que les éléments que je vais mettre en lumière sont des propositions entendues ici et là qui ont le mérite de lancer le débat sur la situation des artistes plasticiens et même plus généralement sur les artistes tout court. Ils ne constituent pas forcément de solution miracle et peuvent peut-être paraître difficile à mettre en place, mais au moins le débat est lancé.   Proposition n°1 : une intermittence généralisée au secteur de la création. Le plus gros souci évoqué dans l’article précédent est clairement la manière dont les artistes peuvent vivre les mois où les centres d’art sont fermés, où il est nécessaire de faire des recherches, le fameux temps de création dont les artistes du spectacle ont droit. Cette différence entre artistes plasticiens et artistes du spectacle est clairement inacceptable. Un plasticien peut lui aussi faire valoir des temps de résidence, expositions, ventes d’œuvres, etc… tout comme peut le faire un musicien. Permettre aux artistes de toucher une allocation d’intermittence, serait reconnaître avant tout que la création plastique n’est pas le fruit de quelques minutes de barbouillage sur une toile. Certains artistes peuvent mettre des années avant de réaliser des pièces, il est nécessaire de leur donner les moyens d’arriver à leurs fins.   Proposition n°2 : un revenu de base inconditionnel C’est une proposition qui ne concerne pas que les artistes, mais qui est un véritable débat de société (entre autres en Belgique où le pays y réfléchit fortement). Le revenu de base inconditionnel consiste à une allocation fixe distribuée à tous les citoyens majeurs sans aucune distinction. Lorsqu’un individu travaille, le revenu de base lui est retiré petit à petit en fonction de ses revenus mais de telle sorte qu’il y ait toujours un surplus financier. En contrepartie toute forme d’aide sociale complémentaire (APL, chômage, RSA, allocations, etc...) sont supprimées. Cela crée un gain administratif énorme, évite la fraude, l’injustice et les méandres de paperasserie. Les économies administratives sont conséquentes et peuvent - du moins en partie - compenser le surcoût d’une telle allocation. L’avantage d’un tel système est évident : il permet aux artistes (ou non artistes) d’être libres de prendre le temps de travailler sur une oeuvre sans contraintes financières fortes. C’est un projet extrêmement ambitieux, que je compare volontiers avec la mise en place des congés payés ou des congés maladie au début du XIXème siècle. Plus de détails : http://fr.slideshare.net/coisnephilippe/26-1212-bruno-monfort-dia   Proposition n°3 : une redevance numérique en faveur du secteur culturel Chaque foyer équipé d’un accès à Internet devrait payer une dizaine d’euros de redevance (un peu comme la TV) et serait libre de télécharger tout ce qu’il veut en toute légalité. Soit par un système d’échantillons de foyers témoins (comme la TV) soit par un outil d’analyse des tendances de recherche (outils extrêmement précis). L’ensemble de l’argent de la redevance serait réparti aux différents ayants droits ou artistes en fonction des téléchargements. Une réserve (par exemple 10%, le chiffre que j’avance est à titre indicatif) serait reversé équitablement à tout artiste ayant une influence trop faible pour être enregistré dans ces tendances.Jugé utopique par les ayants droits, c’est maintenant qu’un service ultra-rentable comme Netflix arrive en France que les majors et FAI déclarent que leur bouquet illimité à 10€ va être très prochainement disponible en France… Cette proposition serait en mesure de satisfaire en partie les ayants droits (oui les grosses majors et autres dinosaures de l’industrie du disque) tout en offrant une manne financière importante aux artistes. C’est un compromis acceptable, mais comme tout compromis il ne fait que reculer l’échéance d’une véritable remise en question de la rémunération des artistes. Source : http://www.tomshardware.fr/articles/P2P-redevance,1-28405.html   Proposition n°4 : cesser la récession, relancer l’innovation Sur une logique capitaliste, on ne fait pas remonter un avion qui tombe en coupant les gaz et en vidant le réservoir ! Il sera certes plus léger mais il tombera toujours (juste un peu moins vite). La politique d’austérité, largement calquée sur le système Allemand est une erreur hallucinante de bêtise. Comment l’emploi pourrait-il être relancé si les entreprises doivent se serrer la ceinture ? Comment ces même entreprises pourraient vendre leurs produits si les clients n’ont pas d’argent pour les acheter ?Pour la culture c’est exactement la même chose. On se plaint que les séries et films américains envahissent notre territoire au dépend des créations françaises. Mais comment les artistes pourraient-ils réaliser ces œuvres s’ils n’ont pas l’argent pour le faire ? Comment concurrencer une série comme House of Cards et ses 110 millions de dollars ? Il faut une volonté d’investissement culturel en France. Notre pays est le territoire des plus grands artistes, le cinéma est né en France, la nouvelle vague aussi, l’impressionnisme, le surréalisme, etc… Il existe dans ce pays une culture, une manne artistique inimitable, il suffit juste de lui donner les moyens d’exister. Et cela passe par des investissements financiers importants. La culture s’exporte bien et rapporte de l’argent, c’est une dépense qui portera ses fruits très rapidement. Cette proposition ne révolutionne rien sur le fonctionnement de société actuel et je doute qu’il y ait un véritable impact positif sur les artistes. L’avantage est qu’elle est tout à fait envisageable avec un gouvernement de gauche comme de droite, donc applicable pratiquement immédiatement. C’est la proposition la plus simple et rapide à mettre en place actuellement. Pour aller plus loin : http://www.slate.fr/story/92631/europe-mourir   Proposition n°5 : oublier l’académie et la monétisation artistique C’est un problème vieux comme le monde. On le sait, l’académie (au sens institution officielle qui reconnaît les artistes) a toujours de nombreuses années de retard en ce qu’il s’agit de reconnaître un travail artistique. On cite souvent le cas de Van Gogh qui n’a été reconnu qu’après sa mort, mais aujourd’hui la situation n’a pas tellement évolué. Les artistes qui proposent des choses vraiment originales ne peuvent pas entrer dans l’académie parce qu’ils créent souvent des œuvres qui ne s’exposent pas ou ne passent pas les portes des galeries (au sens propre comme au sens figuré). A l’inverse, les artistes connus et largement exposés se retrouvent dans des situations absurdes. Certains rachètent leurs propres œuvres pour ne pas faire baisser leur côte, d’autres reproduisent indéfiniment leurs premières créations sans jamais se réinventer, bref, le problème soulevé ici est clairement celui du marché de l’art.Le fait de mettre un prix sur une œuvre la baisse au rang de simple produit de consommation (ou de capitalisation lorsqu’elle est achetée pour la revendre plus tard). Il faut que les artistes cessent de penser que leur survie passe uniquement par la vente d’œuvres. Je ne dis pas que la vente de pièces est quelque chose de mal, mais cela ne doit pas être une finalité. Un artiste ne doit pas devenir dépendant de ses productions (ou de ses résidences), sans quoi il se met dans une dynamique productiviste et perd petit à petit ce qui fait le travail artistique : la liberté.   Voici une liste non exhaustive qui tente de faire le tour des différentes solutions. Et vous, qu'en pensez-vous ?Avez-vous d'autres propositions à faire venir figurer sur cette liste ? Des remarques, suggestions ? N'hésitez pas à en parler dans les commentaires !

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Bonjour à tous, dans le cadre d'une exposition collective d'anciens étudiants de l'EESAB (dont je serai amené à parler ultérieurement), j'ai entrepris de réaliser un projet imaginé il y a quelques années : une sculpture de télévisions pour diffuser le film les oiseaux. La sculpture prend la forme d'une arche contenant 24 télévisions qui diffusent, ensembles, le film. Grâce au soutien de l'EESAB - site de Lorient, j'ai pu m'installer dans un atelier afin de réaliser la pièce (au passage vous pouvez venir la voir dans les ateliers de l'école).Aujourd'hui j'ai déjà construit la structure, câblé pratiquement tout l'ensemble et posé 10 télévisions. Mon souci repose évidemment sur le fait de trouver, dans un temps limité, le nombre de télévisions nécessaires pour faire cette pièce.Je suis actuellement en lien avec Emmaüs (que je remercie au passage) qui me fournit des télévisions régulièrement, mais je ne suis pas certain d'arriver à trouver le bon nombre de postes de TV à temps. Aussi, j'en appelle à votre aide pour me permettre de trouver des télévisions cathodiques couleur 51cm de diagonale. Si vous possédez ou connaissez des gens qui possèdent ce genre de télévisions, je vous les achète (à un prix raisonnable) et viens les chercher.N'hésitez pas à répondre par le biais des commentaires ou par mail à mon adresse : t[point]daveluy[at]gmail[point]com. En vous remerciant d'avance. Mise à jour du 31/10/2013 Il ne me reste plus que 4 TV à trouver, voilà quelques photos pour vous montrer l'avancement du projet :

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