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Mot clé Marseille

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Fermez les yeux et laissez-vous guider. Le bruit des pas et les voix des passants rythment la découverte. Une musique d'ambiance et le chant des oiseaux vous accompagnent tout au long de ce safari. Aucun animal en vue mais des ruelles sombres, du "street art" et la découverte de l'architecture marseillaise à l'honneur. Comment pouvoir visiter Marseille ou du moins le quartier du cours Julien sans bouger de chez vous? Au son des voix de deux conteurs urbains, Julie et Christophe, qui ponctuent le voyage à travers l'interface google, nous pouvons nous promener dans les rues. Des photographies, vidéos, anecdotes apportent des petites découvertes, curiosités qui enrichissent le safari.Julie de Muer part à la rencontre des habitants du quartier, musiciens, cuisiniers, une variété d'individus qui racontent leurs histoires et offrent de nouveaux regards sur la ville. Le projet est une co-production entre radio grenouille et Marseille-Provence 2013. " à l'origine du projet, il y a le site des Promenades sonores, qui propose une quarantaine de promenades sonores à Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne et plusieurs autres villes proches, toutes balisées grâce aux cartes de Google Maps."[...] "Le projet mis en ligne jeudi 3 avril 2014 est accessible aussi bien en français qu'en anglais."  euronews.comÉtrangement ce projet m'a rappelé l'écriture d'Annie Ernaux, cela vaut donc bien une petite citation du "Journal du dehors":"Pourquoi je raconte, décris, cette scène, comme d’autres qui figurent dans ces pages. Qu’est-ce que je cherche à toute force dans la réalité ? Le sens ? Souvent, mais pas toujours, par habitude intellectuelle (apprise) de ne pas s’abandonner seulement à la sensation : la “mettre au-dessus de soi”. Ou bien, noter les gestes, les attitudes, les paroles de gens que je rencontre me donne l’illusion d’être proche d’eux. Je ne leur parle pas, je les regarde et les écoute seulement. Mais l’émotion qu’ils me laissent est une chose réelle. Peut-être que je cherche quelque chose sur moi à travers eux, leurs façons de se tenir, leurs conversations. (Souvent, pourquoi ne suis-je pas cette femme ?” assise devant moi dans le métro, etc.)"C'est parti pour le voyage alors suivez le guide: https://nightwalk.withgoogle.com/fr/panorama/

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En plein cœur de Marseille, accolée à la Mairie, une ville éphémère à vue le jour… Une semaine pour construire une ville utopique. Un chantier incroyable, rassemblant des milliers de personnes armées de cartons et unies dans une aventure collective. Élévation d'une autre ville, une autre manière de faire la ville…          Drôle de terrain de jeu pour des artistes. L'espace public marseillais ressemble de loin à une vaste "battle", entre kalachnikovs et capitale européenne de la culture.Une guerre d'image, dans laquelle les artistes se voient assigner le rôle de réenchanter la cité, apaiser ses blessures.En discutant avec les marseillais et en arpentant la ville cela semble plutôt réussir et les grands rendez-vous permettent à la ville de se découvrir un public nombreux et paisible, mais souvent passif, et plutôt consommateur, dans le centre-ville du moins. Métamorphoses, que produit, avec Marseille-Provence 2013, le centre national Lieux publics, peut-il changer cela? Une quarantaine de propositions (dont une trentaine de créations) en trois actes répartis dans le cœur de Marseille. Des compagnies européennes qui tentent de dépasser les codes des arts de la rue, d'interroger la ville, réunir ses habitants dans un même espace public sans sacrifier l'intime, le sens et l'émotion. Décaler les regards peut révéler une autre ville, elle-même en pleine métamorphose. Marseille change et se crée de nouvelles déambulations, des espaces communs dans une ville qui en manque.   C'est avec la participation des habitants que le troisième acte de Métamorphoses s'écrit. Développant le travail du plasticien Olivier Grossetête, une Ville éphémère en carton à été édifiée par plus de trois milles personnes.Une semaine d'élévation (du mardi 1er au dimanche 6 octobre 2013) à concrétisé cette ville composée d'une vingtaine de bâtiments, préparée par des ateliers de construction réalisés en amont avec des établissements scolaires, des structures sociales, socio-éducatives, des entreprises, des centres de formation et d'insertion pour adultes…         En implantant une fiction dans notre espace quotidien, le pari de l'artiste Olivier Grossetête et du directeur de Lieux publics, Pierre Sauvageot, a été que cette ville éphémère perturbe un peu notre perception de la ville contemporaine et qu'elle devienne une nouvelle agora publique, au fur et à mesure de son élévation.  L'utopie et l'imaginaire du rapport à l'urbanisme sont des questions qui se posent. N'existe-il pas un lien entre l'architecture et le carton comme packaging? Au fond, ce projet questionne (entre autre) l'image de l'architecture. J'ai trouvé cela passionnant de voir les gens se mobiliser pour quelque chose d'absurde a priori, cela renvoie certainement à l'enfance. Les participants, constructeurs d'un jour, passants, habitants soulèvent les bâtiments, les font tourner, et  les changent d'emplacement. Comme un instant magique, ces monuments de carton se mettent à bouger en un ballet architectural. Les rêves d'enfants prennent le pas sur le réel avant l'inévitable destruction de cette ville en carton… // Élévation de la Ville éphémère du mardi 1er au dimanche 6 octobre 2013, place Bargemon à Marseille.// Destruction collective et recyclage le 6 octobre.

La Ville éphémère - Place Bargemon - Marseille