L'association Multi-Prises L'Association Accéder à la page

Articles de Thomas Daveluy

Membre de l'association
Voir sa page de présentation

Après un an de travail, je suis fier de vous dévoiler la première version grand public de mon jeu vidéo : Naufrage. Disponible gratuitement pour Windows, Mac et Linux, il est même compatible avec les casques de réalité virtuelle.     Qu'est-ce que Naufrage ? Il s'agit d'un jeu vidéo indépendant et expérimental, orienté aventure/exploration avec un fort aspect contemplatif. Echoué sur une île le joueur devra explorer le monde de Naufrage afin de révéler ses secrets. Au travers de musiques, textes et animations, l'univers se dévoile dans une ambiance fascinante et contemplative. Mais gare à ne pas braver les interdits, les guetteurs sont là pour surveiller tous vos faits et gestes...     Comment est né ce projet ? Interface de Unity Démarré en septembre 2015 (il y a tout juste un an), le projet a tout d'abord vu le jour sous forme d'expérience. Passionné de jeux vidéos, j'ai toujours rêvé d'en réaliser un par moi même : devant l'explosion de la scène indépendante et avec l'arrivée d'outils de création simples comme Unity, j'ai décidé de me lancer dans la création de mon propre univers, sans ambition commerciale. Quelques mois plus tard, le monde de Naufrage était né et avait déjà dépassé toutes mes attentes.   David Bideau et son modulaire Après avoir fait tester à quelques proches et devant les retours très positifs, j'ai alors décidé d'en faire un vrai jeu et de le diffuser au grand public. Pour cela, j'ai fait appel à deux écrivains, Delphine Balligand et Arnaud Goualou afin de réaliser une histoire parallèle à découvrir sous forme de notes sur l'île. La musique, quand à elle, a été entièrement créée pour l'occasion par David Bideau, artiste musicien et avec l'aide d'un synthétiseur modulaire. Ses créations musicales m'ont beaucoup inspirées pour développer l'ambiance et les axes du jeu. Pourquoi le nom « Naufrage » ? Beaucoup de récits d'aventure commencent par un naufrage. Pour moi, ce mot ne représente pas une fin, mais un changement qui mène à de nouvelles découvertes. Faire naufrage nécessite de tout perdre pour se reconstruire, c'est un peu ce que devra faire le joueur au fil de sa progression (ou plutôt régression, mais je n'en dit pas plus...) . Ce mot représente aussi mon état lorsque j'ai commencé à développer ce jeu : arrivé dans un univers inconnu, j'ai du apprendre à maîtriser des outils dont j'ignorais même l'existence. Et c'était déjà le début de l'aventure... Pour quel public ? Naufrage est jouable par tout le monde, peu importe l'âge. La prise en main n'est pas complexe et le déplacement est relativement facile. Les énigmes peuvent parfois être un peu longues à découvrir mais si vous aimez l'exploration et la contemplation, Naufrage devrait vous plaire. Lorsqu'il a été présenté dans le cadre des ateliers ouverts, le jeu a reçu un accueil formidable de la part d'un public plutôt hétéroclite (hommes et femmes de de 13 à 83 ans !). Dans les semaines et mois qui suivront, Naufrage sera de nouveau présenté en réalité virtuelle dans certaines médiathèques et lieux publics. Je communiquerai les dates au fur et à mesure qu'elles se confirmeront. Pourquoi gratuitement ? Naufrage est mon premier jeu, il m'a permis de découvrir ce formidable outil de création qu'est Unity. Lorsque j'ai démarré l'aventure, ce n'était pas dans un but commercial. Je reste persuadé que la création est avant tout une chose qui se partage avant de se vendre. Malgré tout, Itch.io, la plateforme sur laquelle vous pouvez télécharger le jeu, propose la possibilité de faire un don à l'auteur d'un projet. Si vous voulez m'encourager ou faire un geste symbolique, vous pouvez donner la somme de votre choix. Ce don n'est aucunement obligatoire et n'offre rien de plus que mes remerciements chaleureux. Dans tous les cas, partager mon jeu et en parler autour de vous reste le meilleur soutien que vous pourriez me faire !  

mp.jpg

Découvrez du 15 juin au 20 septembre 2015, l'exposition Hospitalités, réunissant 11 artistes dont 5 de l'association Multi-Prises. Hospitalités art contemporain et biodiversité une exposition avec 5 artistes de l’association Multi-Prises invités au site abbatial de St Maurice à Clohars-Carnoët - juin 2015 Commissariat de l’exposition : Agnès Foiret, Christelle Bellec, Gwenaël Guillouzouic Artistes invités : Cinq artistes de l’association Multi-Prises : Simon Augade - Thomas Daveluy - Nastasja Duthois - Arnaud Goualou - Claire Vergnolle Six artistes, enseignants-chercheurs et doctorants d’arts plastiques de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne : Elisabeth Amblard - Olga Kisseleva - ART ORIENTÉ OBJET (Marion Laval-Jeantet & Benoit Mangin) - Benjamin Sabatier - Catherine Viollet ---   --- Multi-Prises tient à remercier tout particulièrement Agnès Foiret et Christelle Bellec pour leur invitation, le site abbatial de St Maurice, Gwenaël Guillouzouic (Garde du littoral) et Yves Roland, (jardinier) pour leur accueil, La commune de Clohars-Carnoët pour son soutien Autour du projet Polifolia, préambule à l’exposition Hospitalités : Françoise Nigen pour la Communauté de communes du pays de Quimperlé (COCOPAQ), Claire Jusseau (Médiations & Territoires), Émilie Kermanac’h (Scop Chrysalide), les enfants, animateurs et personnels des ALSH de Bannalec, Moëlan-sur-Mer, Rédéné, Scaër et Tréméven Tous ceux qui nous ont aidés à la mise en œuvre des pièces : Laure Cotten - Alexandre Gouraud - Sylvain Le Corre - Guillaume Lepoix - Jérémy Leudet - Marie Raud - La communauté Emmaüs de Rédené - Olivier et William, employers de la déchetterie de Quimperlé - Roger Colas et Jean-Cyrille Verhulst de la Société Valcor - aux services techniques de Clohars-Carnoët  

Nastasja Duthois - Arantèle - 2015

Du 24 février au 28 mars 2015 à l’Université de Bretagne-Sud - Lorient venez découvrir les créations de 5 artistes de l'association Multi-Prises   Embarquez chers voyageurs ! L’association Multi-Prises vous emporte sur les flots de la narration. Célébrez les 20 ans de l’archipel universitaire, foulez d’un pas aventurier des terres sauvages, peuplées d’indigènes. Traversez les océans à bord du paquebot « U.B.S », découvrez des civilisations estudiantines inconnues au travers de créations contemporaines autochtones.   Pour les 20 ans de l’Université de Bretagne-Sud et les Portes Ouvertes du samedi 7 mars 2015, l’association Multi-Prises souhaite créer un trait d’union entre la création artistique contemporaine et la formation supérieure, avec l’intervention de cinq artistes. L’idée est aussi de mettre en lumière et de rendre attractif les différents espaces de l’UBS pour la population lorientaise, créer une émulsion au sein du campus par la présence des artistes qui travailleront, questionneront et échangeront avec les usagers et les lieux dans ces endroits de vie et de recherche. Au coeur de l’activité de recherche et de formation que développe l’UBS, la réflexion artistique et la pratique plastique viennent enrichir les différents espaces d’études que sont le Paquebot, la Faculté des Sciences et Sciences de l’Ingénieur, l’ENSIBS, l’IUT, le Centre de Recherches Christian Huygens et la Présidence. Ces îles sont le reflet de modes opératoires et de recherches relativement différentes appartenant pourtant au même archipel. Parallèlement, les artistes de Multi-Prises ont eux aussi des pratiques artistiques et des processus de création qui diffèrent, mais qu’ils mutualisent sous la même entité afin de proposer une pluralité et une complémentarité de création.   Mardi 24 février à 12h30 : Les sommets de la Présidence Jeudi 26 février à 12H30 : Le canyon de l’ENSIBS Lundi 02 mars à 12h30 : Les mines de l’IUT Mardi 03 mars à 12h30 : La flore du Centre de Recherches Mercredi 04 mars à 12h30 : Les récifs du Paquebot Jeudi 05 mars à 12h30 : Les abysses de la Faculté des Sciences Vendredi 06 mars à 12h30 : Vernissage   Téléchargez le livret

Archipel

Les portes des chapelles se sont fermées dimanche 21 décembre sur une exposition qui aura accueilli près de 1300 personnes sur 6 soirs. Pour ceux qui auraient raté l'événement ou voudraient revoir quelques images de cette installation éphémère et in-situ, voici une sélection en vidéo et photos de cet inoubliable moment !     Quelques images de l'exposition Répartie sur 3 chapelles de Pont Scorff, l'exposition accueillait le public sur 3 déclinaisons du thème "la Société des Lumières".   Quelques photos de l'installation Pensé depuis un an, le projet a muri durant de longs mois de recherches et de travail collectif. L'installation s'est étalée sur 2 mois de travail intense mais où chaque jour apportait son lot de nouveautés.   Nous tenons tout particulièrement à remercier nos partenaires Le centre d'art l'Atelier d'Estienne pour son invitation La ville de Pont-Scorff et l'Association des Chapelles pour leur confiance Caréco Récup'Auto à Caudan pour la voiture Peltier Bois à Lanester pour le plancher et le bois Les services techniques de la ville de Lorient pour les lampadaires Cédric Guillermo pour son aide précisuse à la réalisation de la station MIR   Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont aidé durant les temps d'accrochage, de réflexion ou de création : Laure Cotten, Jonas Delhaye, Barbara Filatre, Alexandre Gouraud, Guillaume Lepoix et tous nos adhérents !

Cadavre exquis - Installation - Chapelle de Keriakel

Si l'actualité vous a échappé ces derniers jours, sachez qu'une sculpture de Paul McCarthy, Tree, installée place Vendôme a suscité de très vives réactions de la part des passants et surtout sur Internet. Les réactions, classiques dans ce genre de projet, sont allées jusqu'à comparer Tree à un sex-toy géant. Outre le peu de réflexion qu'il a fallu pour arriver à une telle comparaison (on érige un monument : il y a toujours des gens pour y voir une forme phallique - quelque chose à compenser ?), c'est l'escalade de haine vis-à-vis de cette pièce qui devient inquiétante.    Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18, l'artiste s'est fait agresser et la sculpture a été vandalisée : la soufflerie a été coupée et les câbles ont été sectionnés. Devant la violence des faits et la très forte contestation, Paul McCarthy a décidé qu'il ne réparerait pas la pièce et donc ne la réinstallerait pas.  Un acte idiot, mais qui sert la pièce dans le bon sens En vérité, ce que les vandales n'ont pas réellement réalisé, c'est que leur acte de sabotage a inexorablement fait entrer cette pièce dans l'histoire de l'Art. Quelle meilleure référence que Tree pour expliciter un propos sur la provocation dans l'Art ? A partir du moment où les réactions dépassent le cadre de la moquerie sur Internet, l’œuvre fait sens, ne serait-ce que sur sa réussite : à provocation forte, réactions fortes. C'est à la seconde même ou Tree s'est effondré que l’œuvre - la véritable - s'est érigée. Sur cet aspect McCarthy signe ici, à ses dépends, une pièce dont la légitimité est inattaquable. Que l'on apprécie cette œuvre (ou non) à partir de ses propres jugements esthétiques n'est plus du tout à propos. Si un des buts de l'art est de faire sortir les gens de leur quotidien, de susciter de la réflexion, des réactions, obligeant les gens à se poser des questions (même si ces questions sont du genre "mais où vont nos impots ?"), alors Tree est probablement une des pièces artistiques les plus réussies cette année.  McCarthy doit absolument remonter son œuvre Comme l'explique très bien Charlotte Pudlowsky sur Slate, le fait de s'incliner face aux agressions et décider de ne pas remonter la pièce est un énorme désaveu. C'est donner raison à ceux qui ont décidé de passer par la violence pour que Tree cesse d'être dans le paysage (qu'ils considèrent comme étant le leur). Décider de remettre la pièce sur pieds, serait à la fois un acte courageux (c'est à dire risquer encore une fois de se faire agresser) mais aussi serait la seule et unique manière pour l'artiste d'assumer son travail : il faut s'attendre à essuyer des plâtres lorsqu'on fait une œuvre provocatrice ! On ne peut pas se contenter de s'enfuir lorsque les choses deviennent problématiques et c'est bien ce que je déplore dans le comportement de McCarthy lorsqu'il dit ne pas vouloir restaurer sa sculpture.  En attendant, Tree et son funeste destin auront au moins fait réagir les gens et provoqué des discussions...Et c'est une bonne chose ! 

Tree McCarthy

Suite et fin de la chronique en deux volets sur la situation des artistes plasticiens en France - La partie 1 est accessible ici Je pourrais laisser le constat s’arrêter là, déplorant une situation intenable et en râlant, peut-être même en allant manifester pour crier mon ras-le-bol, mais sans véritable constructivité. Alors je crois qu’après un tel constat, il est nécessaire que je donne mon avis, ou du moins que je tente d’apporter un éclaircissement sur ce qui peut être envisageable pour permettre aux artistes de pouvoir travailler dans des conditions décentes. J’insiste sur le fait que les éléments que je vais mettre en lumière sont des propositions entendues ici et là qui ont le mérite de lancer le débat sur la situation des artistes plasticiens et même plus généralement sur les artistes tout court. Ils ne constituent pas forcément de solution miracle et peuvent peut-être paraître difficile à mettre en place, mais au moins le débat est lancé.   Proposition n°1 : une intermittence généralisée au secteur de la création. Le plus gros souci évoqué dans l’article précédent est clairement la manière dont les artistes peuvent vivre les mois où les centres d’art sont fermés, où il est nécessaire de faire des recherches, le fameux temps de création dont les artistes du spectacle ont droit. Cette différence entre artistes plasticiens et artistes du spectacle est clairement inacceptable. Un plasticien peut lui aussi faire valoir des temps de résidence, expositions, ventes d’œuvres, etc… tout comme peut le faire un musicien. Permettre aux artistes de toucher une allocation d’intermittence, serait reconnaître avant tout que la création plastique n’est pas le fruit de quelques minutes de barbouillage sur une toile. Certains artistes peuvent mettre des années avant de réaliser des pièces, il est nécessaire de leur donner les moyens d’arriver à leurs fins.   Proposition n°2 : un revenu de base inconditionnel C’est une proposition qui ne concerne pas que les artistes, mais qui est un véritable débat de société (entre autres en Belgique où le pays y réfléchit fortement). Le revenu de base inconditionnel consiste à une allocation fixe distribuée à tous les citoyens majeurs sans aucune distinction. Lorsqu’un individu travaille, le revenu de base lui est retiré petit à petit en fonction de ses revenus mais de telle sorte qu’il y ait toujours un surplus financier. En contrepartie toute forme d’aide sociale complémentaire (APL, chômage, RSA, allocations, etc...) sont supprimées. Cela crée un gain administratif énorme, évite la fraude, l’injustice et les méandres de paperasserie. Les économies administratives sont conséquentes et peuvent - du moins en partie - compenser le surcoût d’une telle allocation. L’avantage d’un tel système est évident : il permet aux artistes (ou non artistes) d’être libres de prendre le temps de travailler sur une oeuvre sans contraintes financières fortes. C’est un projet extrêmement ambitieux, que je compare volontiers avec la mise en place des congés payés ou des congés maladie au début du XIXème siècle. Plus de détails : http://fr.slideshare.net/coisnephilippe/26-1212-bruno-monfort-dia   Proposition n°3 : une redevance numérique en faveur du secteur culturel Chaque foyer équipé d’un accès à Internet devrait payer une dizaine d’euros de redevance (un peu comme la TV) et serait libre de télécharger tout ce qu’il veut en toute légalité. Soit par un système d’échantillons de foyers témoins (comme la TV) soit par un outil d’analyse des tendances de recherche (outils extrêmement précis). L’ensemble de l’argent de la redevance serait réparti aux différents ayants droits ou artistes en fonction des téléchargements. Une réserve (par exemple 10%, le chiffre que j’avance est à titre indicatif) serait reversé équitablement à tout artiste ayant une influence trop faible pour être enregistré dans ces tendances.Jugé utopique par les ayants droits, c’est maintenant qu’un service ultra-rentable comme Netflix arrive en France que les majors et FAI déclarent que leur bouquet illimité à 10€ va être très prochainement disponible en France… Cette proposition serait en mesure de satisfaire en partie les ayants droits (oui les grosses majors et autres dinosaures de l’industrie du disque) tout en offrant une manne financière importante aux artistes. C’est un compromis acceptable, mais comme tout compromis il ne fait que reculer l’échéance d’une véritable remise en question de la rémunération des artistes. Source : http://www.tomshardware.fr/articles/P2P-redevance,1-28405.html   Proposition n°4 : cesser la récession, relancer l’innovation Sur une logique capitaliste, on ne fait pas remonter un avion qui tombe en coupant les gaz et en vidant le réservoir ! Il sera certes plus léger mais il tombera toujours (juste un peu moins vite). La politique d’austérité, largement calquée sur le système Allemand est une erreur hallucinante de bêtise. Comment l’emploi pourrait-il être relancé si les entreprises doivent se serrer la ceinture ? Comment ces même entreprises pourraient vendre leurs produits si les clients n’ont pas d’argent pour les acheter ?Pour la culture c’est exactement la même chose. On se plaint que les séries et films américains envahissent notre territoire au dépend des créations françaises. Mais comment les artistes pourraient-ils réaliser ces œuvres s’ils n’ont pas l’argent pour le faire ? Comment concurrencer une série comme House of Cards et ses 110 millions de dollars ? Il faut une volonté d’investissement culturel en France. Notre pays est le territoire des plus grands artistes, le cinéma est né en France, la nouvelle vague aussi, l’impressionnisme, le surréalisme, etc… Il existe dans ce pays une culture, une manne artistique inimitable, il suffit juste de lui donner les moyens d’exister. Et cela passe par des investissements financiers importants. La culture s’exporte bien et rapporte de l’argent, c’est une dépense qui portera ses fruits très rapidement. Cette proposition ne révolutionne rien sur le fonctionnement de société actuel et je doute qu’il y ait un véritable impact positif sur les artistes. L’avantage est qu’elle est tout à fait envisageable avec un gouvernement de gauche comme de droite, donc applicable pratiquement immédiatement. C’est la proposition la plus simple et rapide à mettre en place actuellement. Pour aller plus loin : http://www.slate.fr/story/92631/europe-mourir   Proposition n°5 : oublier l’académie et la monétisation artistique C’est un problème vieux comme le monde. On le sait, l’académie (au sens institution officielle qui reconnaît les artistes) a toujours de nombreuses années de retard en ce qu’il s’agit de reconnaître un travail artistique. On cite souvent le cas de Van Gogh qui n’a été reconnu qu’après sa mort, mais aujourd’hui la situation n’a pas tellement évolué. Les artistes qui proposent des choses vraiment originales ne peuvent pas entrer dans l’académie parce qu’ils créent souvent des œuvres qui ne s’exposent pas ou ne passent pas les portes des galeries (au sens propre comme au sens figuré). A l’inverse, les artistes connus et largement exposés se retrouvent dans des situations absurdes. Certains rachètent leurs propres œuvres pour ne pas faire baisser leur côte, d’autres reproduisent indéfiniment leurs premières créations sans jamais se réinventer, bref, le problème soulevé ici est clairement celui du marché de l’art.Le fait de mettre un prix sur une œuvre la baisse au rang de simple produit de consommation (ou de capitalisation lorsqu’elle est achetée pour la revendre plus tard). Il faut que les artistes cessent de penser que leur survie passe uniquement par la vente d’œuvres. Je ne dis pas que la vente de pièces est quelque chose de mal, mais cela ne doit pas être une finalité. Un artiste ne doit pas devenir dépendant de ses productions (ou de ses résidences), sans quoi il se met dans une dynamique productiviste et perd petit à petit ce qui fait le travail artistique : la liberté.   Voici une liste non exhaustive qui tente de faire le tour des différentes solutions. Et vous, qu'en pensez-vous ?Avez-vous d'autres propositions à faire venir figurer sur cette liste ? Des remarques, suggestions ? N'hésitez pas à en parler dans les commentaires !

mda2.jpg

Ce billet, en deux parties (la seconde est ici) est une vision personnelle de la condition d'artiste plasticien en France. Il fait l'état de mon vécu, de mes débuts en tant qu'étudiant, de ma sortie des Beaux-Arts en 2011 et sur mon ressenti jusqu'à ce jour, soit environ 8 ans. « Et toi, tu fais quoi ? » Question piège, à laquelle j'ai toujours beaucoup de mal à répondre. Alors je déroule mon rituel : un petit silence de quelques secondes, une lente respiration, un sourire forcé, puis je réponds « alors moi c'est compliqué... » Pourquoi est-ce si compliqué d'avouer que l'on est artiste ? Pourquoi me sentirais-je gêné d'avouer ma véritable profession, puisqu'après tout j'ai les diplômes, le numéro de SIRET, j'ai tous les papiers qui prouvent légalement que je suis artiste plasticien, enregistré à la Maison des Artistes. En vérité ce malaise en cache un bien plus profond : la profession d'artiste plasticien n'existe pas vraiment en France.  Lorsqu'on choisit une filière artistique après le lycée, on est prévenu dès le départ « oulalaaaaa » nous disent les conseillers d'orientation, « oulalaaaa » nous disent nos parents, « oulalaaaa » nous dit la société en général.Oulalaaa parce que cette filière ne rentre dans aucune case, les conseillers ne savent pas quels documents nous donner pour nous aider à se vendre sur le marché du travail, les parents s'inquiètent de notre avenir, et c'est clairement un problème qui va se poser pour trouver sa place dans la société. Pourtant j'ai choisi le chemin le plus sûr en choisissant une école publique : un Master en poche et mes papiers d'affiliation à la maison des artistes validés, me voilà totalement en règle pour faire valoir mon métier d'artiste plasticien.  Et c'est là que les problèmes commencent...  Un peu de droit... Si l'on entend beaucoup parler des intermittents du spectacle qui s'indignent (et à raison) contre la destruction à petit feu de leur statut, il faut bien comprendre que pour les artistes plasticiens, le statut d'intermittence des artistes du spectacle fait office d'eldorado. Pour faire la lumière sur la précarité du régime social des artistes, passons en revue ce qu'il se passe lorsque ce dernier facture une création : Sur une vente d’œuvre ou une prestation artistique de 100€ la Maison des Artistes prélève directement à l'artiste (et non à au diffuseur, celui qui paye) au titre des charges sociales 12,20€ (sachant que ce montant a monté de plus de 2€ en deux ans seulement et que cela va augmenter).Sur ce prélèvement il faudra comprendre que les artistes sont imposables dès le premier euro (revenus déclarés au titres des BNC) et qu'il est impossible de déduire le moindre frais en régime micro BNC (le régime par défaut, sachant qu'il est possible de changer de régime mais la procédure n'est pas évidente et obscure). En me basant sur ma propre expérience de ces dernières années, sur 100€ que je facture je compte environ 30€ de frais réels (entre 10€ et 50€ de frais, cela varie réellement d'un projet à l'autre).En conclusion, si l'on prend en compte les charges de la MDA, les frais réels et les éventuels impôts, un artiste qui touche 100€ n'en voit qu'environ 50€ sur son compte en banque.  Les intermittents ont un système qui leur garantit, s'ils font leurs heures (ce qui est de plus en plus difficile avec les multiples réformes), une pseudo-sécurité des revenus en touchant un complément les mois où ils ne travaillent pas. Cela s'explique par un fait simple : les artistes du spectacle ont besoin de se former, de répéter, d'inventer de nouvelles choses et cela nécessite du travail, du temps, pendant lequel il faut bien manger. Les artistes plasticiens n'y ont absolument pas le droit. L'état ne considère pas que nous ayons besoin de temps pour réaliser nos œuvres, ou alors que nous n'avons pas besoin de manger, au choix. Autrement dit nous sommes obligés de trouver des sources financières tout au long de l'année, y compris les mois où les structures culturelles sont fermées. Si l'on ajoute à cela l'inexistence de réglementation ou de SMIC artistique, les plasticiens se retrouvent avec des offres de résidences rémunérées 300€ par mois ou des expositions à peine défrayées la plupart du temps. Entre magouilles, travail au noir et mois de complète disette, le statut d'artiste fait très probablement partie des plus précaires en matière de revenus financiers.  Un peu de social... Il y a un autre aspect de grande précarité dans le statut d'artiste plasticien : le régime de sécurité sociale. Le statut légal de plasticien donne accès à la cotisation retraite et à une sécurité sociale basique. En revanche il n'y a aucun accès à une couverture d'accident du travail ni même pour les assujetis (j'y reviendrais) aux congés maladie, parentaux ou tout autre forme dont peut jouir n'importe quel travailleur en France. C'est un statut classique de profession libérale : si t’es malade c’est ton problème ! Cependant, si un plasticien ne dépasse pas un certain montant dans l'année (8 487 € en 2013), il ne peut pas prétendre à être affilié à la Maison des Artistes et donc ne dispose d'aucune couverture sociale. C'est le statut d'assujettissement (il y a deux statut : affilié - couverture maladie et parentale - si on dépasse le plafond de 8 487 €, ou assujetti si ce plafond n'est pas dépassé). Vous avez mal au crâne ? C'est normal ! Les 16,50% de charges payées à la Maison des Artistes seront alors complètement perdues et surtout jamais remboursées. Ce fonctionnement, à la limite de la légalité est couvert par une administration floue, qui ne répond pratiquement jamais au téléphone et peut mettre plus de 8 mois à renvoyer un dossier qu'elle juge incomplet (je le sais, cela m'est arrivé). Je vous laisse aller faire un tour sur leur site et essayer de comprendre quelque chose du premier coup à ce dont ils parlent : http://www.lamaisondesartistes.fr/.  Un peu de littérature avec Kafka Les soucis légaux se sont encore corsés pour moi lorsque j'ai du pointer au Pôle Emploi durant quelques mois suite à la fin d'un CDD (que j'exerçais en même temps que mon activité artistique). Je me suis retrouvé dans une situation où plus je travaillais, plus je perdais d'argent. Le principe est simple, sur une allocation chômage forfaitaire, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de ce que je touchais en tant qu'artiste plasticien. Normal me direz-vous ? Absolument pas ! Tout d'abord mes allocations chômage ont été calculées sur mes revenus salariés, mais sans prendre compte aucunement de mes revenus artistiques (c’est assez normal). Pourtant, dès lors qu'il fallait me verser du chômage, curieusement mes revenus d'artiste auteur étaient intégrés dans l'équation pour les retirer de ce que je touchais. Il y a là quelque chose de contradictoire. Ensuite, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de mes revenus artistiques bruts (sans enlever les charges donc). Sur un mois où je devais toucher 900€ de chômage, si je percevais la même somme en tant qu'artiste je ne touchais rien de Pôle Emploi. Sauf que, comme je disais plus haut, il n'y avait que la moitié qui finissait sur mon compte, soit 450€. Difficile, même à Lorient, de vivre avec ça ! Lorsque j'ai exposé le problème à mon conseiller Pôle Emploi, j'ai eu une réponse très éloquente : « Et bien monsieur, il faut arrêter de travailler ! »Argument indiscutable... [EDIT] Suite à une information du CAAP, il semblerait que cette situation soit en partie illégale. Le Pôle Emploi, mal informé sur la question, a tendance a confondre les revenus d'artiste auteur avec d'autres types de revenus. Pourtant, les revenus perçus par un artiste au titre de droit d'auteur ne doivent pas être pris en compte. Pour les artistes concernés par le problème, il faut immédiatement contacter votre conseiller Pôle Emploi et lui exposer la situation. Pour plus de détails je vous recommande la lecture de l'article du CAAP : http://caap.asso.fr/spip.php?article229 .  Une petite anecdote supplémentaire : lorsqu'un artiste s'inscrit au Pôle Emploi, il doit cocher une case particulière sur le formulaire de demande d'enregistrement. Cette case indique qu'elle doit être cochée si le demandeur fait partie d'une des situations suivantes : artiste (nous), immigré récemment entré au pays ou détenu récemment libéré. Un bel exemple de là où la société nous place.  Pour conclure La forte dégradation sociale de ces dernières années (accélérée sous Nicolas Sarkozy, mais maintenue à pleine vapeur par le gouvernement actuel) a logiquement fait trinquer les couches les plus précaires de la population. L'entêtement absurde à s'aligner sur l'ultra-libéralisation Allemande (un pays où étrangement la précarité a le plus explosé ces dernières années) a forcé les gouvernements successifs à faire d'importants retours en arrière sociaux et a exposé les plus fragiles. C'est donc tout naturellement que les artistes, déjà balancés dans une absurdité juridique et sociale sans nom, ont vu très nettement leurs conditions de vie se dégrader. L'argent a disparu des centres d'art, les subventions tombent au compte goutte et le durcissement des régimes sociaux nous prend tous à la gorge. Aujourd'hui, il est strictement impossible pour un jeune artiste de vivre de son travail sans être salarié à côté ou trouver une source de financement parallèle (aide familiale, magouille, etc...). Il est clair qu'à ce rythme là, il n'y a plus aucun avenir pour le statut d'artiste plasticien. Le gouvernement ne semble pas comprendre que la culture fait partie d’un des secteurs les plus importants financièrement et est en train de faire mourir à petit feu ceux qui créent et entretiennent la culture française.  Voilà donc toutes les raisons qui font qu'aujourd'hui, lorsque l'on me demande ma profession, je ne sais pas réellement quoi répondre. Dois-je avouer, un peu gêné, que je suis artiste, c'est à dire une personne qui, aux yeux de la société, à la même valeur qu'un ancien détenu ? Dois-je avouer que je vis de magouilles sociales et de travail au noir ? Dois-je avouer que malgré les nombreuses heures de travail que je fournis (ni dimanche, ni vacances) je ne touche qu'à peine de quoi payer mon loyer ? Souvent, par facilité, je préfère donner mon second travail, mon job alimentaire : « Je suis graphiste » je dis, et c'est tout…   Pour ne pas finir sur une note négative, je tente dans une seconde partie de passer en revue les perspectives positives envisagées pour améliorer notre condition.

mda.jpg

C'est au mois de décembre qu'est ressorti en édition restaurée La Porte du Paradis (Heaven's gate) de Michael Cimino. Chef d’œuvre incontestable du cinéma, il raconte, d'après des faits réels (voir la guerre du compté de Johnson), comment, en 1890, un lobby d'éleveurs (extrêmement puissant sur le plan politique) fait adopter par le sénat une liste de 125 noms de personnes à abattre. Ces condamnés, tous immigrants et extrêmement pauvres, étaient accusés, sans procès, de vol de bétail. Cette re-sortie en DVD sonne un peu comme une résurrection inespérée car il s'agit d'un des 10 plus gros échecs commerciaux de l'histoire du cinéma (avec une perte sèche de 107 millions de dollars, inflation prise en compte). Le film entraînera même la United Artists (fondée par Charlie Chaplin) dans sa chute, puisque le studio mis immédiatement la clé sous la porte.   L'échec inévitable d'un film sorti au mauvais moment. Le film se dote d'un budget colossal : 40 millions de $ de l'époque (environ 120 millions d'aujourd'hui). Une ville est construite spécialement pour les besoins de reconstitution et le tournage dure 7 mois. Cimino fait appel à beaucoup de grands acteurs (Kris Kristofferson, Christopher Walken, Jeff Bridges) et de premiers-rôles qui s’avéreront être des grands noms plus tard (Mickey Rourke, Isabelle Huppert). La porte du paradis sort en 1980 aux Etats Unis (1 an avant l'élection de Reagan - la droite dure) et propose une vision assez gauchisante (en ré-ouvrant la plaie d'un génocide américain orchestré par la bourgeoisie contre les plus démunis). A sa sortie les critiques sont assassines : le thème passe mal, il met à nu un traumatisme plus profond que le génocide indien : le “fratricide originel”, le massacre des pauvres par les riches. Le film est retiré au bout d'une semaine et Cimino du remonter le film pour essayer de proposer une version moins radicale (la seconde, sortie 6 mois plus tard, fut aussi un fiasco). Un format mal adapté Cimino aurait récolté plus de 200h de rushes sur le tournage, et proposa une première version de 5 heures, qui sera immédiatement refusée. Au final c'est une version de 3h40, puis 4h20 qui sortira au cinéma. La version restaurée de 2012 dure 3h36. S'il était sorti aujourd'hui, La porte du paradis aurait pu faire l'objet d'une série TV, mais, à l'époque, ce concept n'en était encore qu'au fonctionnement d'épisodes autonomes (il faut attendre l'age d'or des séries dans les années 1990 pour commencer à voir des histoires s'étalant sur une saison et non un unique épisode).On ne sortait pas non plus de films en plusieurs parties (comme cela semble devenir la norme avec des films-arnaque* comme, allez au hasard, le Hobbit).Du coup le format de La porte du paradis a rebuté beaucoup de gens, qui ne se sentaient pas être capable de s’enchaîner 4h de film. Un chef d'oeuvre incontournable C'est un film assez long en apparence (3h30) mais qui défile à toute vitesse tant l'histoire est prenante. Le spectateur est emporté dans un tourbillon de folie entre les scènes de danse hallucinées qui ouvrent le début du film et qui préparent le long final sanglant qui se jouera de la même manière. On a aussi plaisir à voir certains acteurs peu ou pas connus à l'époque et qui sont aujourd'hui devenus des grands noms (et Isabelle Huppert qui parle anglais avec un accent français à tirer au couteau). Une restauration réussie La nouvelle version, sortie en 2012, a été entièrement remontée sous la direction de Michael Cimino. Elle a fait l'office d'une numérisation haute définition ce qui a permis au réalisateur d'en profiter pour retravailler le film (couleur, grain, etc) avec les outils d'aujourd'hui permettant ainsi de s'approcher d'avantage de ses souhaits de l'époque. Voici un visuel de la très belle édition prestige contenant livres, photos, bande-originale, scripts et autres : Notes et liens : * Le principe d'étirer un scénario somme toute assez basique sur plusieurs films, obligeant le spectateur à payer 3 fois sa place, m'a toujours paru être une véritable arnaque. Payer 33€ (3x 11€ en 3D) pour voir un film au cinéma est juste inadmissible. Une longue critique du film : http://www.dvdclassik.com/critique/la-porte-du-paradis-cimino Une interview d'Isabelle Huppert à propos du film : http://www.lexpress.fr/culture/cinema/isabelle-huppert-pour-le-film-la-porte-du-paradis-rien-ne-pouvait-nous-arreter_1225600.html

La porte du paradis

Contamination - Contaminazione est le titre d'une compilation d'art vidéo, éditée en DVD conjointement par les deux associations L'Œil d'Oodaaq et VisualContainer. Alors que les premiers viennent de Rennes, VisualContainer sont basés à Milan en Italie. Premiers diffuseurs d'art vidéo dans leur pays, ils gèrent un petit espace de projection, le [.BOX] Video Art Space, participent à différents événements culturels, comme des foires d'art contemporain ou des festivals d'art vidéo, et proposent des programmations mensuelles sur une webTV, www.visualcontainer.tv. Le projet d'édition a été initié par L'Œil d'Oodaaq, jeune association qui mène une recherche sur l'art vidéo et les différentes formes d'apparition des images dans l'art contemporain et le quotidien. Ils organisent tous les ans le Festival Oodaq d'images poétiques et nomades dans différents lieux à Rennes. La compilation présente huit œuvres vidéo d'artistes français et italiens : Maria Korporal, Avgerinos & Poulia, 2011 Francois Lejault, Le rêve de cachalot, 2001 Luca Christian Mander, Eppursimuove, 2009 Jacques Perconte, Libres, 2012 Giovanni Zaccariello, Disappear#3, 2013 Jérémy Laffon, Alone in the studio, 2011 Enrico Bressan, Esercizio # 49, 2010 Jean Bonichon, Eau de là, 2009 Chaque association a choisi 4 œuvres issues de ses fonds vidéo respectifs, afin de venir faire écho aux réflexions menées pendant le projet. Un livret-catalogue accompagnant le DVD retrace l'ensemble de ces échanges et présente chacune des œuvres vidéo incluse dans la compilation, inscrivant ainsi la présentation spécifique de chaque œuvre dans une réflexion plus théorique. Les thèmes abordés sont la nature hybride de l'art vidéo, les mutations et les évolutions du médium engendrées par les nouvelles technologies, mais aussi le statut des artistes et leurs droits - les deux associations s'engagent notamment à rémunérer les artistes pour chaque présentation publique de leur travail. Le titre Contamination - Contaminazione découle de ces recherches : l'art vidéo leur apparaît comme un "langage contaminé par tous les autres langages", ou encore un "médium liquide (…), un fluide - un flux - qui n'a pas de forme fixe, s'adapte à ses contenants, s'affranchit des barrières" et qui, "aujourd'hui, (…) se laisse contaminer par le numérique, se pixellise et se faufile à travers les réseaux d'Internet à la vitesse grand V." Si ceci engendre une diffusion plus large des œuvres et des artistes, cela fragilise également les images - "compressées, téléchargées, multipliées, retouchées (…), la "basse def" [semble devenir] le mode de partage et d'appréhension du contenu numérique sur Internet". Les deux associations se demandent alors si cela implique également une fragilisation des artistes, qui sont aujourd'hui nombreux à mettre leur vidéos à disposition en accès libre sur Internet. Convaincus que les projections "offline" restent irremplaçables, ils considèrent les vidéos sur le net comme des aperçus d'œuvres, comparables aux représentations photographiques de peintures dans des livres d'histoire de l'art. L'auteur du texte remarque également que payer les artistes "revient finalement à considérer [leur] activité comme étant du travail". C'est pourquoi les dernières vidéos s'attachent à explorer les contaminations possibles entre le monde de l'art et le monde du travail, déconstruisant par cette occasion un bon nombre de clichés et d'idées reçues sur les artistes. Une présentation publique de l'édition DVD a été organisée à Rennes le 4 novembre dernier. Pour ceux qui auraient raté cette présentation, la programmation vidéo sera bientôt diffusée sur la webTV de VisualContainer, et sera présentée lors du salon d'édition Papier(s) à l'Ecole européenne supérieure d'art de Bretagne - site de Rennes du 6 au 8 décembre 2013. Plus d'informations sur les sites des deux associations :http://www.loeildoodaaq.fr - http://collectif.loeildoodaaq.frhttp://www.visualcontainer.org - http://www.visualcontainer.tv

visuel-contamination.png

Bonjour à tous, dans le cadre d'une exposition collective d'anciens étudiants de l'EESAB (dont je serai amené à parler ultérieurement), j'ai entrepris de réaliser un projet imaginé il y a quelques années : une sculpture de télévisions pour diffuser le film les oiseaux. La sculpture prend la forme d'une arche contenant 24 télévisions qui diffusent, ensembles, le film. Grâce au soutien de l'EESAB - site de Lorient, j'ai pu m'installer dans un atelier afin de réaliser la pièce (au passage vous pouvez venir la voir dans les ateliers de l'école).Aujourd'hui j'ai déjà construit la structure, câblé pratiquement tout l'ensemble et posé 10 télévisions. Mon souci repose évidemment sur le fait de trouver, dans un temps limité, le nombre de télévisions nécessaires pour faire cette pièce.Je suis actuellement en lien avec Emmaüs (que je remercie au passage) qui me fournit des télévisions régulièrement, mais je ne suis pas certain d'arriver à trouver le bon nombre de postes de TV à temps. Aussi, j'en appelle à votre aide pour me permettre de trouver des télévisions cathodiques couleur 51cm de diagonale. Si vous possédez ou connaissez des gens qui possèdent ce genre de télévisions, je vous les achète (à un prix raisonnable) et viens les chercher.N'hésitez pas à répondre par le biais des commentaires ou par mail à mon adresse : t[point]daveluy[at]gmail[point]com. En vous remerciant d'avance. Mise à jour du 31/10/2013 Il ne me reste plus que 4 TV à trouver, voilà quelques photos pour vous montrer l'avancement du projet :

variation1.jpg

Cycloïd – ε est un objet-spectacle réalisé par le collectif Cod.Act (Michel Décosterd et André Décosterd) qui produit une performance sonore et visuelle de manière autonome et unique pour chaque représentation. L'objet repose sur le principe du pendule : 5 segments reliés entre eux par leurs extrémités se mettent à tournoyer sous l'action de la rotation de la base. Il n'y a donc qu'un seul moteur (situé à la base) qui tourne de manière parfaitement aléatoire et engendre ainsi, le long des autres bras des mouvements parfaitement imprévisibles. Chaque segment possède à son extrémité une petite enceinte qui produit un son, issu de combinaisons d'instruments, qui varie en fonction du mouvement de rotation. Ainsi, le son qui est diffusé dans la pièce est le fruit du mouvement de balancier du pendule ainsi que du déplacement de l'enceinte (spatialisation du son). L'ensemble créé ainsi une performance totalement autonome dont les mouvements jouent le rôle de chef d'orchestre. Voici un petit texte extrait du texte explicatif de Cycloïd – ε sur le site des artistes : Le bras articulé de Cycloïd produit de la musique. Plus ses mouvements sont rapides, plus le spectre sonore s’intensifie, s’enrichit et devient brillant. La musique exprime les humeurs de la machine, par exemple par des rugissements orchestraux. Chaque segment du bras est un instrument qui développe ses propres sonorités selon son activité. Ces sonorités proviennent d’instruments orchestraux, comme le piano, le violoncelle, le violon, la clarinette, et diverses percussions. Elles sont en constante évolution. L’interpolation de leurs spectres entraîne alors toutes sortes de résonances hybrides. Il naît de ces mouvements spatiaux et musicaux une harmonie évolutive, une sorte de topologie sonore qui intègre l’idée de trajectoires de timbres. Vous pouvez lire l'article complet sur leur site ici.

ARS ELECTRONICA 2010 | Cycloid E

Jeune et jolie est un film de François Ozon (8 femmes, Ricky, Potiche, Dans la maison, ... ), actuellement à l'affiche (sorti le 21 Août).  Ce film a beaucoup fait parler de lui car il parle d'un sujet un peu tabou : la prostitution d'une adolescente. La critique a été assez contrastée, certains jugeant le film trop voyeuriste ou carrément pornographique (comme le Nouvel Obs entre autres), d'autres affichant tout le contraire en présentant le film comme étant subtil et intelligent (comme Télérama par exemple).Personnellement, j'ai plus été du second avis tant le film ne donne, à aucun moment, de leçons ni d'explications sur le choix de cette adolescente. Pour esquiver l'argument financier (fait-elle ça pour l'argent ?), Ozon choisit de placer son personnage dans un contexte familial assez riche. Ainsi, le réalisateur écarte toute raison économique aux choix que va faire son adolescente. A mon sens, le film n'aurait rien perdu (sinon gagné en subtilité) à se situer dans un milieu moins bourgeois, mais ce côté tranché permet au moins au réalisateur de se débarrasser rapidement de cet aspect. Et c'est justement en se débarrassant de la moindre explication (nous n'entendrons jamais Isabelle, l'adolescente, s'expliquer sur ce choix) qu'Ozon tire toute la subtilité de son film. Les parents, tout comme le spectateur, ne comprennent pas et ne comprendront jamais. Ils ne peuvent qu'assister, impuissants, aux choix que va faire l'adolescente.De cette manière, le réalisateur évite tout aspect moralisateur ou bien-pensant en ne donnant pas de réponses à ce comportement. Le film va même plus loin en dessinant une autre réalité : ce pré-supposé problème de société (la prostitution adolescente - sujet qui fait de superbes reportages catastrophistes sur TF1) n'en est plus un dès lors que l'on se rend compte que le personnage n'en souffre pas, c'est son choix. Le problème est alors celui de l'acceptation des parents, ainsi que celle du spectateur (ainsi que, implicitement, celle de la société) : sommes-nous prêts à admettre ce fait ? Jeune et Jolie dépeint alors simplement le portrait des fantasmes d'une adolescente, mais aussi, de manière sous-jacente, ceux des hommes. Le tabou et le fantasme se rejoignent donc tout au long du film (qui ne fait preuve d'aucune pudeur) en abordant la notion du plaisir ou plutôt de son absence. Car c'est là que le film tire son parti pris : aucune scène choquante ou provocante, aucune scène montrant clairement qu'Isabelle tire un quelconque plaisir de ces expérimentations. Pour reprendre une des phrases de l'article de Télérama : Se pourrait-il que les expériences d'Isabelle n'aboutissent pas à la grande révélation physique plus ou moins attendue par le spectateur ? Le film se conclut sur une superbe scène où Ozon met côte à côte Isabelle (interprétée par Marine Vacth) et Charlotte Rampling. Le parallèle entre les deux femmes (que 50 années séparent à peu près dans le film) est incroyable tant la beauté et la prestance de Charlotte Rampling éclipsent Marine Vacth. Ici le fantasme de la jeunesse (point de départ du film) finit par s'effondrer et achève le travail d'Ozon : supprimer les idées reçues et les clichés.

affiche-Jeune-jolie-2013-1.jpg

Voici une BD qui m'a souvent inspiré dans mon travail : Philémon. Cela fait plusieurs mois que je veux écrire un article sur cette œuvre, mais, par malchance, c'est au moment où je trouve un peu de temps pour vous le faire découvrir que son auteur, Fred, décède (il est mort le 2 avril dernier). Philémon est un doux rêveur, vêtu d'un unique pull rayé et d'un pantalon, il déambule souvent une fleur à la bouche et accompagné d'un âne qui lui parle : Anatole. C'est au cours de ses régulières escapades qu'il fait la rencontre de créatures incroyables et fantastiques avec lesquelles il va vivre les aventures les plus farfelues.Son histoire commence véritablement lorsque, un peu par hasard, il va s'échouer sur le "A", une île qui s'avère être une des lettres du nom Océan Atlantique (le deuxième A plus précisément). Il va alors faire la rencontre de Mr Barthélémy, un naufragé qui habite sur cette île depuis 40 ans.Grâce au vieux Félicien, son oncle qui sait comment se rendre sur le A (car on ne peut pas se rendre sur le A deux fois de la même manière), ils part régulièrement pour ce monde parallèle. Malheureusement les manœuvres sont parfois approximatives et il se retrouve dans d'autres lettres peuplées de curieux personnages. Cette BD commence à dater (la première apparition date de 1965), mais n'a rien perdu de son charme : jeux de mots, poésie et fantastique rythment un récit totalement loufoque et psychédélique avec une incroyable richesse. C'est avant tout des jeux sur les mots qui vont créer des situations absurdes qui sont non sans rappeler l'univers de Raymond Devos, ou de Pierre Desproges. Le personnage de Philémon est un voyageur de la poésie qui laisse le lecteur rêver avec lui d'un monde où tout, absolument tout, est possible. L’œuvre complète de Philémon se découvre sur 16 tomes (le dernier en date a été publié cette année) aux éditions Dargaud. Je vous recommande chaudement la lecture de cette œuvre dont un film est actuellement en préparation.

img017.jpg

Dernier film des frères (et sœur) Wachowski (Matrix, V pour Vendetta, Speed Racer) ainsi que de Tom Tykwer (Cours, Lola cours), Cloud Atlas est un film de science-fiction en salles actuellement. Il s'agit aussi d'une adaptation du livre éponyme de David Mitchell sorti en 2004. Étant un fan inconditionnel des Wachowski (notamment pour la manière expérimentale dont ils traitent le cinéma numérique - je pense à Speed Racer) et ayant adoré Cours,  Lola cours (une course poursuite virevoltante en 3 temps avec un milliers d'idées à la seconde), je pensais trouver là une bonne association pour faire un film dans un des genre dont je raffole le plus : la SF. Au lieu de cela, j'ai assisté à une tambouille de référence de films déjà vus (et pas des plus récents), à peine cachées tellement il s'agit d'avantage de copie que de citation. Le scénario n'a rien de différent du film d'Aronowski, The Fountain, puisqu'il propose une vision à 6 époques différentes de la même histoire (pour rappel, The Fountain, proposait seulement 3 époques distinctes pour parler de l'amour éternel entre un homme et une femme - oui, le sujet est pompeux, mais le film avait le mérite d'être bien réalisé, ce qui le sauvait un peu visuellement).Ici on a doublé les époques, histoire de radoter encore plus et de faire s'éterniser le film sur 3 heures (sisi, 172 minutes il faut s'accrocher). D'ailleurs, même la musique de Cloud Atlas (pourtant présentée dans le film comme le chef d’œuvre d'un des personnages) n'arrive pas à la cheville de la magnifique bande originale de The Fountain composée par Clint Mansell. Le gentil, tout droit sorti d'un mangaBouh, il est laid, c'est un méchant ! Pour ce qui est de chaque époque, ce n'est sûrement pas là que je trouverai la moindre originalité. Un montage essaye de les mélanger afin de nous tenir en haleine durant ces 172 minutes (j'insiste, mais purée, c'est vraiment long). Je ne m'éterniserai pas sur les 4 premières époques : une nous présente un homme sur un navire négrier qui va changer d'avis sur l'esclavage parce que le bon noir lui sauve la vie (vous avez dit cliché ?), une autre tente de nous faire suivre la carrière d'un compositeur qui délivre l’œuvre de sa vie avant de se suicider (sur font pseudo-romantique style feuilleton FR3), le troisième propose une affaire de démantèlement de conspiration (avec pour thème "le nucléaire c'est mieux que le pétrole, c'est l'avenir" - il doivent bien se marrer à Fukushima) et le dernier raconte l'histoire de petits vieux qui se font la belle de leur asile (à la limite on peut rire, mais à condition de ne pas s'être endormi, car -je ne suis pas sûr d'en avoir parlé mais- le film dure 3h). La 5ème époque se passe en 2100 (et quelques) et n'est ni plus ni moins qu'une flagrante copie scénaristique de l'excellent Soleil Vert (qui date de 1973 tout de même - je le recommande au passage)  ainsi que Blade Runner (1982) pour les décors (mais là c'est faire beaucoup trop d'honneur à Cloud Atlas car franchement les décors de la ville en 3d sont simplement hideux - on dirait une espèce de rendu d'un vieux jeu vidéo, guère mieux ). Le design des personnages est quand à lui copié sur Equilibrium (2002 - qui doit être copié d'un autre film -plus ancien- car c'est trop récent, je suis surpris de voir une référence si jeune). Bref, rien de nouveau à l'horizon, voire même pire : on tombe dans le cliché de la ville futuriste toute bleue avec des voitures volantes qui font "FUUUUUU" car c'est trop cool le futur. 31 ans d'écart et aucune différence La dernière époque est quand à elle une copie (in)parfaite d'Absolom 2022 (un film de science fiction de 1994 qui se passe sur une île-prison infestée de cannibales) sur fond post-apocalyptique à la Planète des singes (là encore c'est récent : 1968). Le jeu des 7 erreurs... Autant de références dont Cloud Atlas n'arrive jamais à atteindre la cheville, tant il se vautre dans les clichés (l'étoile filante dans le ciel, dernière image du film, enterre définitivement à la hache tout espoir d'originalité) et dans le bien pensant (les gentils sont toujours gentils à travers les époques, idem pour les méchants, destinés à être vilains jusqu'à la fin des temps). Même les références choisies (malgré leur grande qualité pour certains films) ne sont plus toutes jeunes et dessinent au final un motif vieillot et poussiéreux. Au final, voilà un film qui n'a rien à dire et qui tente de se sauver en faisant de la citation à tout va. Non, je suis déçu, surtout après les films qu'ont fait les 3 réalisateurs(trices) auparavant, c'est réellement incroyable d'assister à si peu d'inventivité, d'originalité. Il n'y a aucune recherche cinématographique (mince après Speed Racer comment peut-on faire ça ?) ni scénaristique. Et au fait, j'ai déjà dit que c'était long 172 minutes ?

cover.jpg

Jeudi dernier (le 14 mars 2013) se produisait au Grand Théâtre de Lorient la pièce Enfant de Boris Charmatz. Le chorégraphe nous propose une pièce créée en 2011 dans laquelle vient évoluer une dizaine de danseurs accompagnés d'autant d'enfants de 6 à 12 ans. J'ai été réellement ébloui par cette pièce qui nous montre un ensemble chorégraphique à la fois poétique et violent. La scène s'ouvre sur une chorégraphie mécanique (deux danseurs endormis dansent grâce au mouvement de balancier d'une grue), passant tantôt de scènes dures, où les enfants inanimés (endormis, morts) sont traînés par les adultes et secoués dans tous les sens pour les faire danser, à des scènes de pure émotion où les enfants chantent en chœur tout en se réveillant. La pièce de Charmatz nous délivre ainsi un portrait de l'enfant sans pudeur, tabous ni clichés. Les problématiques de notre société n'y sont pas cachés (enfants morts ou violentés) voire même pointés du doigt (un passage de Michaël Jackson, aussi dansant soit-il, fait immédiatement référence à des thèmes plus graves), tout en conservant l'innocence de l'enfant, puisque l'ensemble de la scène n'est après tout un vaste terrain de jeu. Boris Charmatz arrive avec brio à osciller sans arrêt entre des moments chocs et des moments de pure émotion. Là aussi, la performance est remarquable : lorsqu'un danseur se saisit d'un enfant pour le faire danser, même de manière brutale, on se rend compte de la précision et de la relation incroyable entre les deux acteurs. Le metteur en scène nous racontait d'ailleurs que les enfants vivaient cela comme un jeu, avec une folle envie d'être pendu par les pieds, de tourner dans tous les sens, comme dans une cour de récréation.

Festival_Avignon_2011_04-682x1024.jpg

Je vais vous présenter un petit appareil, disponible à la vente depuis plus de 6 mois, dont je viens de faire l'acquisition : un Raspberry Pi. Il s'agit en fait d'un petit ordinateur de la taille d'un téléphone portable sur lequel il est possible d'installer linux ou un mediacenter. Le principal atout de cet appareil réside dans son prix : environ 30€ Celui-ci possède 3 ports USB (seuls 2 sont utilisables, l'autre sert à alimenter en électricité le Raspberry), un lecteur de carte SD, une entrée RJ45 (mais si, vous savez, c'est le câble pour se connecter à Internet), une prise Jack (pour le son) et une sortie HDMI (pour la vidéo). Il suffit donc de l'alimenter en USB (soit à partir d'un adaptateur secteur de téléphone, soit à partir d'un autre appareil possédant une prise USB), de le brancher à une TV ou à un vidéoprojecteur et de le connecter à des enceintes et nous avons là un appareil qui peut diffuser image, son et vidéo pour n'importe quelle installation. Je pense que cet appareil est réellement utile dans le cadre d'installations d'artistes, et ce pour plusieurs raisons : Il ne coûte pas cher (donc s'il se fait voler ou abîmer ce n'est pas très grave et il ne nécessite pas un investissement exorbitant) Il est réellement tout petit (donc il est facile à installer pour une pièce) Il s'alimente en USB (on peut donc l'alimenter par la sortie USB de la TV ou du vidéoprojecteur sur lequel il diffuse) Il s'agit d'un véritable ordinateur avec lequel on peut se connecter à Internet Puisque j'ai ce petit appareil depuis quelques temps, j'ai déjà pu le tester un peu : Il m'a fallu 30 minutes pour installer le système d'exploitation sur la carte SD et je vous assure que c'est très simple (j'explique comment faire en bas). Une fois que c'est fait, j'ai bricolé moi même un petit boîtier (l'appareil est vendu à nu, il existe des coques, mais c'est plus rigolo de les faire soi-même), j'ai branché clavier, écran, clé USB, j'ai allumé l'appareil et 20 secondes après je pouvais voir les films sur ma clé. Pour 30€ il ne faut pas non plus s'attendre à une bête de course, mais ce petit appareil lit très bien les vidéos en HD et ses deux ports USB vous permettront d'y connecter clavier/souris ! Si ça vous intéresse : Vous pouvez acheter le Raspberry en ligne directement à partir du site officiel (cliquez sur "buy a pi") Munissez-vous d'une carte SD (4Go minimum et de préférence avec un bon débit, type SDHC), un câble mini USB (ceux des téléphones) et un câble HDMI (ou un câble vidéo, la prise jaune) Choisissez d'installer Linux (version bureau avec icônes, et toussa) ou un mediacenter (une interface plus simple qui permet de lire vidéos, sons et images sans se prendre la tête) : Pour installer un mediacenter, je vous conseille openelec : suivez ce tuto très simple si vous êtes sur Windows (pour ceux sur Mac Os ou Linux, c'est par ici) Pour installer linux (version bureau), je vous conseille Raspbian (instructions ici). Attention VLC ne fonctionne pas bien du tout avec le Raspberry donc pour lire les vidéos avec c'est galère Pour une utilisation autre qu'une installation interactive, je vous conseille d'installer un mediacenter (moi j'ai choisi openelec, mais il en existe d'autres). A la base j'avais installé raspbian, mais VLC ne fonctionnait pas bien du tout et le système en général était assez lent, c'était pas génial. Depuis que j'ai installé mon mediacenter tout marche nickel Et vous, êtes-vous intéressé par cet ordinateur, est-ce que ça vous donne des idées ?

xd3io-R-Pi_Logo.png

Cela faisait déjà plusieurs semaines que l'association avait discuté du fait de changer en profondeur le mode de présentation du site. Lorsque le site à été créé à ses débuts (en 2011) il n'avait pour ambition que de partager des références entre étudiants en art de la même promo (beaux-arts de Lorient). Pourtant, au fil des mois, nous avons tous contribué à lui donner un peu plus de poids et d’intérêt pour d'autres visiteurs. C'est pourquoi, en Septembre dernier nous avons créé l'association Multi-Prises, afin de fédérer une véritable structure qui se veut être un regroupement d'artistes pluri-disciplinaires tout en essayant d'ouvrir cette plateforme à d'autres personnes désireuses d'échanger avec nous sur l'art et la culture aujourd'hui. De nouveaux contributeurs se sont ajoutés : nouveaux membres (Soazic et un autre membre à venir très bientôt) et adhérents actifs qui vont aussi participer sur ce blog. Il était donc urgent de revoir en profondeur le mode de présentation des contributions sur ce site. Pour rappel avant le site ressemblait à ça : Les différents défauts soulevés étaient les suivants : Seul le dernier billet posté est visible Les anciens billets sont noyés sous la masse Difficile de chercher ou de déambuler au sein des contributions Pas de possibilité de voir les billets d'une seule personne Menus pas vraiment intuitifs et un peu mal rangés C'est donc aujourd'hui que se dévoile la nouvelle version (v4) de la plateforme, qui change radicalement, mais en essayant de garder l'identité visuelle de Multi-Prises. Tous les changements ci-dessus ont été appliqués avec en plus une petite refonte graphique qui permettra, je l'espère, de rendre ce site agréable et facile à utiliser pour les visiteurs : Il se peut qu'il reste des bugs (qui seront rapidement corrigés) et que de nouvelles fonctionnalités voient petit à petit le jour. Et vous, qu'en pensez-vous ? Regrettez-vous l'ancienne version ou trouvez-vous celle-ci plus cohérente ?

nouveaump.jpg