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Articles de Simon Augade

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    Exposition réalisée dans le cadre de la résidence croisée Mexique/France Yucatán/Bretagne au sein du programme « La Fabrique des Images » de L'Institut Français d'Amérique Latine.   C'est dans ce cadre que l'une des prises de l'association (Guillaume Lepoix) a développé son travail artistique et nous le partage... Guillaume Lepoix a exploré pendant trois mois les différents moyens d'aborder son approche plastique dans ce contexte particulier. Le vernissage de son exposition Interfaz a eu lieu le 7 décembre 2015 et reste visible jusqu'au 30 juillet 2016 pour les chanceux qui pourraient aller à Mérida....       "On ne doit pas y monter. C’est un escalier d’apparat que la lumière du soleil monte au matin et descend le soir sur sa face opposée. Il n’a pas été construit pour être gravi par les hommes." Extrait de Odyssée Mexicaine, de Kijû Yoshida, où le personnage de Vincente s’exprime à propos des escaliers d’une des pyramides d’Uxmal.     "Cette exposition est le résultat d’une expérience de quelques mois à Mérida. Les différentes œuvres qui sont présentées résultent de rencontres particulières que j’ai pu faire au cours de mon séjour, qu’elles soient concrètes ou plus fantomatiques. J’ai commencé à entrevoir ce qui se cache entre fiction et réalité à Mérida. A travers la peinture, le dessin, la sculpture, la photographie et la vidéo j’essaye de trouver le point d’équilibre, l’interface entre ces deux notions. Après trois mois de création, cette exposition peut se lire comme un journal de travail, de plus, la galerie FrontGround a été mon atelier pendant la résidence. Durant cette période je me suis efforcé de rechercher une «intimité perdue», de trouver l’espace fugitif entre fiction touristique et réalité quotidienne."  Guillaume Lepoix   Pour ceux qui n'auront pas la chance de voir les oeuvres "physiquement", les voici en images accompagnées des mots de l'artiste.   El espectro, Rubans de couleurs, structure métalique, 2015. "Une coutume locale veut que l’on inscrive des remerciements pour des prières exaucées sur des rubans en satin de couleur. Par exemple à Mérida, dans la Cathédrale, la sculpture du saint Charbel Makhluf en est recouverte partiellement. La statue s’habille des louanges de chacun, à tel point que les autres statues ont un écriteau priant de ne pas les recouvrir. A travers cette installation j’imagine un rituel qui s’emballe, une frénésie de rubans semblables à des prières. Cette multitude révèle une silhouette fantomatique, non pas comme un présence qui hante la nuit mais plutôt comme un spectre surchargé de couleurs."     Souvenir, Impressions 3D, 2015. "J’envisage cette série comme un journal de travail quotidien sur le temps de ma résidence à Mérida. De la même manière que les étalages de souvenirs vendus à la sortie des sites touristiques, je présente ces figurines comme des cristallisations d’expériences éphémères vécues au jour le jour. A la frontière entre l’objet industriel et l’événement intime, cette série figure l’ambivalence du «touriste/explorateur» achetant un crâne sculpté en plastique."       Inframundo, Dessins sur mur, 2015. "Le Yucatán est un pays plat, cependant ses habitants ont toujours eu une relation de «verticalité» avec la terre : celle de l’inframonde. Ici ce lieu a bien une existence physique car le territoire doit se concevoir sur plusieurs plans dont les «cénotes» sont les interfaces. Ce concept d’interfaces est aussi présent dans le monde informatique souvent représenté par la grille virtuelle. Si l’on regarde Mérida vue du ciel, c’est bien une multitude de grilles qui nous apparait. c’est le centre de Mérida qui s’effondre sur lui-même. Cela peut-être abordé comme une cartographie virtuelle de ma propre connaissance du centre de la ville, grandissant au fur et à mesure de la résidence. Elle peut aussi représenter ce désir de connexion du monde des hommes avec l’inframonde, peut-être jusqu’à la dissolution et la fusion de l’un dans l’autre."     Cesura, Acrylique sur toile, 1m74 x 1m74, 2015. "A l’origine, les pierres avec lesquelles sont construites la plupart des églises de Mérida provenaient des anciens temples Mayas, à la place desquels elles se sont implantées. Cet objet sans fond flottant dans l’espace de la toile est composé d’une superposition des églises de Mérida : Iglesia de Santa Ana / Barrio de Santiago / Iglesia de San Juan de Dios / Iglesia de la Mejorada / La ermita de santa Isabel / Iglesia de Itzimná / La catedral. Tel un jeu d’enfant, les églises s’empilent et créent ainsi un nouvel édifice où se côtoient et se confrontent deux mondes, deux époques."           Los árboles, Photographies collées sur mur, 2015. "Les arbres des villes du Mexique comme Mérida ont une particularité : celle d’avoir la base de leur tronc peinte en blanc. Cette zone blanche créée une séparation entre le naturel et l’artificiel pendant que les racines cherchent leur place sous le béton. Ici c’est le sujet de la photographie qui provoque la torsion de l’image. Ces prises de vues sont présentées sur les deux plans du mur et du sol, de manière à souligner cette interface."       La escena, Vidéo en boucle, 2015. "Au Yucatan l’omniprésence de la ruine est constante ; que ce soit dans les sites touristiques (sites Maya, haciendas, monastères...) ou dans la ville avec les nombreuses maisons abandonnées. Si auparavant c’était une exploitation industrielle du végétal (sisal) qui faisait vivre la région, aujourd’hui c’est l’exploitation de ce passé historique. Au cours de mes déplacements à travers Mérida j’ai observé ces ruines qui reprennent vie grâce aux plantes et aux animaux. Elles apparaissent comme un indicateur permettant de mesurer l’entropie qui se manifeste au cœur de la ville. Dans ce théâtre oublié de Mérida, la nature joue silencieusement son spectacle."   Voilà donc en substance ce qu'a pu offrir Guillaume en se confrontant à de nouveaux horizons tout en gardant un ancrage dans ses manières si singulières de donner à voir le monde et en réussissant à faire évoluer de manière significative sa pratique. Pour en découvrir plus, vous pouvez aussi télécharger le livret de l'exposition et consulter le site de l'artiste ci-dessous : livret_INTERFAZ.pdf http://www.guillaumelepoix.fr/  

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Restitution de la résidence artistique de Multi-Prises au lycée Victor Hugo - Présentation en trois billets. Depuis début octobre, trois artistes de l'association Multi-Prises (Arnaud Goualou, Claire Vergnolle et Simon Augade) ont entrepris une résidence artistique en milieu scolaire. Le lycée Victor Hugo d'Hennebont donne carte blanche à l'association pour sa résidence artistique annuelle soutenue par le dispositif régional Karta. Il s'agit de favoriser chez les lycéens l'ouverture au monde, la sensibilisation à l'art, à la culture, aux sciences et aux techniques. Le projet est accompagné par l'Artothèque - Galerie Pierre Tal-Coat de la ville d'Hennebont. Ainsi, au coeur de l'univers scolaire, professionnels de l'établissement, élèves et artistes se rencontrent et se questionnent autour de la place de l'artiste dans notre société actuelle. Des temps d'échanges et de pratiques se constuisent à travers le prisme de la création contemporaine.   Le projet Par diverses pratiques artistiques, différents médiums vont se croiser, se parler et se répondre amplifiant ou donnant un nouveau sens aux «objets» qui nous entourent. Le point d’ancrage de chaque proposition s’inspire, en regard du lieu, de l’objet symbolique qu’est le sac à dos. Comment transformer un objet du quotidien pour lui allouer une nouvelle histoire et le faire dialoguer avec son espace? Objet nomade, transitoire, à la fois de nature usuelle et commune, le sac subit des appropriations identitaires et singulières de son propriétaire. Il s’agit alors d’imaginer des bribes narratives d’un lycéen anonyme, un être de passage, qui a laissé trace de son temps opérant un glissement de l’imaginaire dans la réalité. L’errance, la flânerie de cet individu est marquée par la symbolique d’un objet abandonné : le sac à dos. On pourra alors s’identifier ou identifier un propriétaire inconnu, oublié ou disparu. Un lycéen du passé, présent ou futur, voulant faire trace de son passage, marquer les esprits, faire rire, réfléchir ou rêver. Les oeuvres seront disséminées en plusieurs espaces en regard de la circulation et de l’usage des locaux. Découvrir le détournement d’objet en observant le changement d’éléments présents au lycée ; ou comment décaler son quotidien.            (dessins préparatoires - Vague de livres - Sac parachute - Sac en cire - Sac de béton ) Durant trois mois, la salle V01 se transforme en lieu d'expérimentation et espace d'atelier.             En parallèle des temps de création, des rencontres, des ateliers et des échanges se tissent avec les élèves, les enseignants et le personnel de l'établissement : - Rencontres avec les 2nd, 1ère, Terminale de la section Economique et Social. Présentation et débat sur la place, le rôle et le statut de l'artiste dans nos sociétés contemporaines, leur présence en résidence artistique en milieu scolaire. Analyse de l'objet social que peut-être le sac à dos, témoin identitaire. - Suivi des storyboards et des projets vidéographiques des élèves de 1ère Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (STMG) - Table-ronde avec les étudiants en BTS Assistant de Gestion PME-PMI autour de la notion de l'objet, de notre rapport aux éléments du quotidien, aux détournements, à la narration.... - Temps de pratiques et d'expérimentations plastiques dans la perspective d'une installation collective avec les élèves de la section Arts Plastiques. - Élaboration avec l'équipe du Conseil de Vie Lycéenne (CVL) d'initiatives autour de la résidence. Événements ponctuels, édition spéciale du journal du lycée, vidéos, custom bags... - Rencontres et échanges (interviews...) avec l'équipe de rédaction du journal du lycée pour une édition spéciale autour de la résidence artistique. à suivre... ... et aussi sur Facebook...    

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Dans les couloirs d'Hallouvry... Souvenez-vous, lors d'un précédent billet il était question de son inauguration, maintenant il est question du dernier évènement festif avant sa démolition.Pour aller directement au vif... même si les images ne valent pas l’expérience réelle et physique de l'espace, du volume et de l’influence que ces derniers peuvent exercer sur l'individu... voici le labyrinthe encore présent (mais plus pour longtemps) à l'EDEFS 35 de Chantepie En effet, plus pour longtemps, puisque ce sera juste après ce dernier et principal évènement, que cette œuvre sera démolie. L'évènement : "Entrée libreÉvènement fédérateur vous l'aurez compris puisque ce sera l'occasion de restituer tout le travail mené tout au long de cette année à l'EDEF35.- Exposition des deux Résidences Artistiques de Lise Gaudaire et moi-même, des ateliers et travaux des jeunes du site d'Halloury, mené pendant ces résidences et, en parallèles de celles-ci, par les professionnels de l'EDEFS35 (du 1er au 3 juillet).- Représentations du projets théâtral et du projet musical portés par la troupe des Becs Verseurs et l'association Coriecaracol (mercredi 2 juillet).- Débat "L'Art, ça crée ? " ou quels sont les bénéfices de l'art et de la culture dans le cadre de l'accompagnement des jeunes en Établissement spécialisé ? Animé par Dominique LAUNAT (Psychologue, Président de la Commission Culturelle du CHGR) en présence des intervenants du Festival (Simon AUGADE, Lise GAUDAIRE, Les CorieCaracols, La Compagnie des Becs Verseurs) ainsi que des partenaires du secteur de l'éducation spécialisée (mercredi 2 juillet de 18h à 20h00 - amphithéâtre de l'Hallouvry). La démolition : Suite à l’évènement Rencontre(s) pour l'EDEFS35, la démolition publique du labyrinthe sera entamée sur plusieurs jours. Durant les 4, 5, 6 et 7 juillet, volontaires, motivés et outils (masses, merlins, haches, barres-à-mines) sont conviés à cette entreprise et cette expérience unique que sera cette démolition. (logement possible si vous avez matelas et duvets, tentes possibles aussi, sur ces quatre jours. Pour toutes informations complémentaires pour votre accueil, votre venue, me prêter des outils ou autre, voici mes contacts : tel 06.31.84.08.06 / mail : augade.simon@gmail.com) Plan pour venir a l'EDEFS35 : La Résidence : Durant 5 mois je me suis donc retrouvé à l'EDEFS35... Le jeudi matin dès la première heure : départ avec Alain et parfois un ou plusieurs jeunes en fourgonnette et remorque. Direction l'Emmaüs de Hédé afin de récolter la matière première pour la construction de labyrinthe. D’ailleurs, le parallèle entre les deux communautés (celle de l'EDEFS35 et d'Emmaüs) n'était pas vide de sens, ni anodine, par rapport à des notions telles que celles des voies parallèles et alternatives, la réinsertion ou la mise à l’écart... (pour faire court). Je tiens encore à remercier Yannick Mollo directeur de la communauté Emmaüs d'Hédé, toute son équipe et les compagnons. Nous rentrions de Hédé pour la fin de matinée afin de décharger le stock récupéré sur les lieux du chantier et, s'il n'était pas trop tard, quelques jeunes venaient "tâter un peu le terrain" ou simplement discuter avant d'aller manger.Les repas des jeudi midi/soir au vendredi midi, je les passais sur les différents groupes (C4, C5 de l'ITEP ou SEES de l'IME et leurs internats les soirs). Ainsi je pouvais aussi côtoyer et entamer une relation avec des jeunes que je ne voyais pas forcement sur le chantier du labyrinthe, ainsi qu'avec les professionnels qui mangeaient avec nous... "Les jeunes qui ne venaient pas forcement" c’était en fonction de leur plannings d’activités, stages, projets, effets de groupe, ou difficultés face aux conditions que pouvait impliquer ou représenter le labyrinthe (pour chacun d'eux de manières différentes). Le reste du temps jusqu'au vendredi après midi j’étais sur le chantier avec les jeunes ou sur certains temps en ateliers avec eux.J'accompagnais les volontaires qui venaient me voir pour taper sur les clous (ou un peu partout d'ailleurs), certains ne sachant pas, ou difficilement, planter des clous (surtout de ce format). Ce qui d’ailleurs alimente la réflexion sur ce geste dit simple ou rudimentaire en tout cas. En effet cet acte brut qui parait à la porté de tous remet bien des certitudes à leurs places. Même des adultes pas "mal-dégourdis" s'y essayant, passent d'une phase de projection mentale de cet acte qu'ils pensaient simple, à la réalité des rapports physiques et contraignant voir contrariants. Le passage de l’interphase qu'est l'idée reçue à sa désillusion mène souvent à l’abandon de l'adulte se prenant au jeu de manière passagère. La persistance, la patience, l’énervement, le défoulement, la fatigue, la blessure, la déception ou la satisfaction sont les lots de celui qui se lance dans cette opération de façon moins passagère... Ce sont des situations qui nous confrontent à nous même et dont nous sommes la source. Situations parfois éprouvantes, pas toujours évidentes à admettre ou à gérer pour certains, qui restent alors sur l'idée reçue ou l’expérience survolée...Les visites sur le chantier variaient alors entre certains habitués qui venait de différents groupes et services (IME / ITEP) qui se mélangeaient, cohabitaient, s'entre aidaient ou se charriaient... et des visiteurs plus ponctuelles, des réfractaires, des curieux, des peureux, des désireux (ne pouvant pas pour différents prétextes), des commentateurs, des rapporteurs de dires (des taximans venant les chercher ou leur parents ou je ne sais qui...) ou tout simplement de ceux qui venait créer un contact avec la sculpture ou /et moi-même Lettre anonyme trouvée dans une enveloppe coincée dans la porte de la caravane. Dès le vendredi en fin de journée j'étais seul jusqu'au dimanche soir. Là il fallait avancer qu'il pleuve vente ou neige, boue ou pas... (surtout sur cette période la plus clémente de l’année de mi novembre à mi avril, et surtout cette année avec toutes les inondations qu'il y a eu en Bretagne). Les enfants, ado et jeunes adultes se présentaient à moi comme ils le désiraient, dans le sens où ils n'étaient pas forcement accompagnés d'un éducateur spécialisé ou d'un autre professionnel. Ils ne me connaissaient pas, je n'étais pas un professionnel de l'institution psycho-médico-éducative, et surtout, moi non plus je ne les connaissais pas. Je n'avais pas connaissance de leur passif, problèmes, pathologies, handicaps... Et ça, ça a été un facteur, à mon avis important, dans le déroulement du rapport qu'ils pouvaient entretenir avec moi. Ils ne me laissaient voir ce qu'ils avaient envie de montrer. Même si il y a des choses qu'ils n'arrivent pas forcement à cacher, qui transparaissent ou surgissaient parfois.Certes j'ai eu connaissance de certains cas, du moins à des degrés partiels. Certaines fois sans savoir non plus de qui il s'agissait, ne pouvant alors pas l'associer à un individu, ce qui n'était parfois pas plus mal. La relation s'en trouvait moins tronquée ou leurrée à leur égard.J'ai aussi pu assister à ce que l'on appelle des réunions cliniques où une thématique est engagée, des temps d’échanges en petits groupes tous professionnels confondus (Profs, éduc spécialisés, maîtresses de maisons, éducs techniques, orthophonistes, chefs de services, directeurs, psys...) puis des temps de restitution en commun... "Accueillir le symptôme" était cette fois le thème... Chacun se questionnais sur différents points : qu'appelle t-on symptôme, quand s'agit-il du symptôme en lui même, sa cause ou son effet qui se manifeste, les états de "jouissance" (de perte pied pour faire court) de l'individu, de leur propre (aux professionnels) situation face à des états de démence ou de confrontations, clivages...C'était l'occasion de croiser les expériences, rapports et relations différentes que chacun d'entre eux pouvait avoir, étant donné leurs approches conduites par leurs fonctions différentes... Il était très intéressant de voir comment ceux qui sont censé être de "l'autre coté du miroir" peuvent se remettre en question, s'organiser, communiquer... Autant de notions complexes pour aider, accompagner un public déjà en difficulté... A même titre, il était intéressant de voir comment les questions de fond qu'impliquait le labyrinthe au sein de l’établissement, ont pu parfois impacter sur sa considération. Par exemple sur le fait que ce soit un endroit clos. Que les adultes ne soient pas spécialement présents, que ... et que... tout est possible... surtout le pire. Bref cela remettait finalement en cause le projet et la manière dont les jeunes pouvaient y réagir. Ce qui m'a frappé c'est finalement plus ce que les adultes peuvent projeter sur problèmes de ces jeunes que les pathologies elles même. En ce sens où le jeune est là comme il est. Ce qui va se faire avec lui c'est la façon dont le suivi, la dualité, la confrontation, le clivage, la démence va être gérée par les adultes. Sans vouloir dire que le jeune n'y est pour rien et qu'il n'est pas responsable ou conscient (à un certain degré) des fautes ou entraves qu'il peut commettre.A ce moment là c'est donc les peurs, les anticipations de réactions ou les projections mentales sur un problème qui pose des barrières et non la réelle gestion de ce problème. Si par exemple un endroit laissé à l'absence des adultes devient problématique ce n'est donc pas l'endroit, mais bien le suivi des adultes qui en est la cause. Ainsi on commence à toucher le fond de nos fonctionnements sociaux ; à notre manière de les gérer, les ranger, de les identifier. Ceux-ci sont ici poussés en puissance étant donné l'exacerbation des émotions ou réactions à une frustration ou autres situations amenées par nos règles et à la complexité de nos relations humaines. Les Ateliers : Des ateliers ont été entamés avec l'IME de Antrain, le SEES et le SIPFpro de Chantepie. Leurs résultat sera présent lors des 1er, 2 et 3 juillet 2014 sur les lieux.SEES : SIPFpro : IME Antrain : C'est quand les éduc ont "lâché" un peu certains enfants, en leur faisant confiance qu'il ont été agréablement étonnés.C'est là que les jeunes ont réussi des actions psychomotrices que les éducateurs ne pensaient pas voir évoluer si vite... L'Affiche : Recomposant les 35 palissades et la caravane au centre, l'affiche que j'ai dessiné à été sérigraphiée par les élèves de terminale sérigraphie du lycée professionnel Émile Zola de Hennebont accompagnés de leurs professeurs Karelle Audran et Laurence Pousset. 70 tirages papier blanc 60/40 et 30 tirages papier Hahnemühle 60/80 ancre noire et or. L'idée était de proposer des papiers et ancres différentes, d'avoir un travail de "commande" dans un avancement pédagogique lié à leur formation. J'ai donc pu échanger avec eux sur l'apport et les questions induites et liées au projet et à nos formations respectives. Un très grand merci à tous les participants!

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L'Atelier de la Gare est ravi de vous inviter au vernissage de l'exposition de SAMUEL ROUSSEAU Jeudi 3 juillet à partir de 18:00 Installation multimédia, sculptures vidéo Du 03/07 - 21/09 Samuel Rousseau invente des formes empruntées au quotidien, voire au banal et explore leur capacité à produire "du poétique". Usant de matériaux divers relégués au rang de déchets, il les métamorphose pour leur offrir un nouveau statut, interrogeant ainsi leurs valeurs intrinsèques et leurs destinations. Même si l’artiste utilise la technologie avec une précision toute horlogère, il place toujours l’image et le sens produit avant la technique, les objets servant de support à son propos. Son travail interroge la notion d’enfermement, le vivant s’y manifeste dans le grouillement ou dans l'individu. L’artiste traque avec humour et légèreté la difficulté qu'a le corps contemporain à rester dans le cadre, à se conformer à l'échelle qu'il se construit lui-même.Collection privée / Galerie Claire Gastaud, Clermont Ferrand. Et il vous reste encore quelques jours pour voir ou revoir l'exposition AURIS MARIS TERRAE de Anne LE MEE qui vaut le détour. Le travail d’Anne Le Mée est le résultat d’une lente immersion dans un lieu, un paysage ou encore un contexte. Le temps d’écouter et d’expérimenter physiquement, jusque dans l’intimité physiologique, ce que ces environnements lui racontent. En retour, elle propose des expériences, des sensations spécifiques, le plus souvent liées à des phénomènes naturels. Pour elle, le corps est le véhicule de la connaissance, et le cerveau n’en est que l’interprète dans un second temps. Elle s’est beaucoup intéressée aux mégalithes dans la mesure où, selon elle, ils sont bâtis pour le corps et sa mémoire spécifique, une mémoire immanente dont le savoir ne vient pas de l’extérieur. Toutes les info sur l'Atelier de la gare :L'ATELIER DE LA GARElieu d'expression contemporaine3 place Anne de Bretagne 56500 Locminé02 97 46 71 73www.latelierdelagare56.commerc - dim / 14:00 - 18:00Accueil de groupes sur réservationL'association bénéficie du soutien de Ville de Locminé, conseil général du Morbihan, Région Bretagne, DRAC Bretagne.L'Atelier de la Gare est membre de www.artcontemporainbretagne.org et www.fraap.org

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Depuis son inauguration en novembre 2009, le Centre de Création Contemporaine, l’Usine Utopik est implanté dans les anciennes serres horticoles de Tessy-sur-Vire. Son projet, soutenu par l’association Art et Design en Normandie (ADN) et porté par l’Agglo Saint-Lô, s’intègre dans le programme culturel de la Région Basse-Normandie en devenant l’un des cinq Relais Culturels Régionaux. Lieu de création et de diffusion, l’Usine Utopik accueille tout au long de l'année des artistes plasticiens et écrivains en résidence Pour la seconde édition du Festival des Bords de Vire, l'Usine Utopik propose un itinéraire artistique de 18 km au cœur du bocage normand, dans un cadre naturel baigné par la rivière.  "14 artistes, venus de différentes régions de France et d’Europe investissent le territoire pour «dialoguer» avec l’environnement. Pendant 4 mois, amateurs d’art et amoureux de la nature vont pouvoir flâner le long des rives, de Tessy-sur-Vire jusqu’à Saint-Lô, pour découvrir leurs installations éphémères créées in situ, au détour d’un sentier ou au fil de l’eau, qui jalonnent ce parcours." C'est donc avec plaisir que je vous retrouverais                Samedi 14 Juin 2014 à 12h30 autour d’un brunch
                 RDV sur l’aire de loisirs de La Chapelle-sur-Vire Les festivités commenceront à partir de 11h avec la performance Sisyphe(s) de Antonio Rodriguez-Yuste et Stéphane Carbonne puis la proposition Land art corporel de la Compagnie dernier soupir. Les temps forts du festival:- réalisation des œuvres in situ : du 03 au 13 juin 2014
- parcours artistique : du 14 juin au 12 octobre 2014
- exposition Extérieur/Intérieur : du 12 septembre au 12 octobre 2014. Pour clôturer le festival, l'Usine Utopik donne carte blanche aux artistes invités au festival pour investir la serre. Des sculptures, des installations photographiques et vidéos seront présentées au public. Plus d'infos : Télécharger ici le Programme      

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L'Age de Faire, une exposition organisée par l'association Multi-Prises et l’Écurie... Le temps d'un week-end, 5 membres de Multi-Prises vous invitent à L'Ecurie, lieu d’expérimentation plastique en milieu rural.Le planning : Vendredi 6 juin à 18h00 : Vernissage.Dimanche 8 juin à 15h00 : Projection avec les Artisans Filmeurs associés : Des belles et des bêtes de Lucia Sanchez (2010).Ouvert de 7 au 9 Juin de 10h00 à 18h30 en présence des artistes. L'affiche (à gauche), réalisée par Julien Croyal, a été spécialement tirée en sérigraphie en nombre limité (70 exemplaires).   L'exposition L'Âge de Faire... des bêtises, des histoires, des rêves, des jeux, des envies... Lâchez un groupe d'enfants dans un grenier, ils vous en feront un royaume. Celui de la création. Qui, plus jeune, ne s'est pas construit un repaire secret ? Un grenier, une cave, un arbre, une chambre, aucune frontière à notre imagination. S'emparer d'un lieu, écouter ce que les murs nous murmurent à l'oreille afin d'y faire "récit". Devenir capitaine sur le pont d'un bateau, les draps fleuris de mamie battant dans l'aire de notre imaginaire. Raconter ou se raconter, voilà le choix des artistes de Multi-Prises. Pour cette occasion, cinq d'entre eux s'installent, les maîtres d'écurie leurs ont donné les clés du château. Ils poussent les meubles, roulent les tapis, emballent la faïence et décrochent les tableaux. Place aux artistes. Maintenant c'est à eux de faire... Quelques mots sur leurs démarches : Claire Vergnolle "Pierres aux murmures cachés. Discret, jeux de pistes, surpris par ces présences minérales... vivant figé en disant long. Statues partielles, mur morcelé, quand le vivant, l'espace et le lieu se mêlent au temps."   Simon Augade "Hache de faire contre la pierre, détournements, jeux de mots, humour, goût sucré se mêlant au goût de la poudre et du fer, rire jaune dévoilant la violence et la réalité de notre monde, jouet d'enfant pour s'amuser de la bêtise des adultes."   Thomas Daveluy  "Matière morte, matière organique, matière vidéo. Entre texture et pixels, entre surface et projection, l'image numérique se déforme et se transforme au contact de son support."   Nastasja Duthois "Jeu d'enfant pour parcours de vie, où l'équilibre répond au chaos des rebonds. Retrouver dans la simplicité de certains objets un espace de notre enfance."   Arnaud Goualou "Le cerf, le couronné des bois, gouverne sur son royaume insulaire. Entre dessin et baroque, l'âge de rêver est affaire des plus jeunes comme des plus âgés."   Comment s'y rendre ? L'écurieLa grée56660 Saint-Jean Brévelay(proche centre d'art de Kerguehennec)Voir la carte sur Google Maps

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RENCONTRE(S) Ce sont les derniers coups de marteau que l’on aura entendu en ce mois d’Avril à Chantepie. Après quatre mois d’immersion et de travail, le temps de construction s’achève. Celui de la rencontre continue. C’est l’occasion d’un premier temps fort où, publics, artistes, professionnels et jeunes de l’EDEFS, se retrouvent pour partager cette Rencontre(s). L’EDEFS 35 (Établissement Départemental d’Éducation, de Formation et de Soins), vous convie à l’inauguration du labyrinthe créé lors de ma résidence artistique à l’IME et l’ITEP, rue d’Hallouvry à Chantepie.                                            Inauguration le 24 Avril 2014 à 18h00  (entrée publique et gratuite)                                                                                                                (À 14h00 pour les scolaires) La sculpture, visible jusqu’en juillet, est composée de bribes de bois, de ce qui compose nos habitats (portes, meubles, volets...), elle propose un parcours labyrinthique constitué de grands panneaux se posant les uns sur les autres dans des équilibres précaires. Ces panneaux, ou plutôt, ces palissades, voire même barricades, contraignent la déambulation, donnant lieu à des passages, des impasses, des couloirs... " Simon Augade nous montre l’image d’un homme qui tape sur le mur qu’il (se) construit." Un lieu «à part» se trouve au sein de ces méandres de bois. Une caravane, objet nomade, se voit coincée au milieu de ce «parcours aux milles chemins», sorte de fief qui serait caché par le hasard des pistes à expérimenter. Trésor caché, isolé du monde, sujet à la rencontre. Le passage, l’aventure, le barricadement et l’isolement. Pertes et retrouvailles, cloisonnement et  morcellement, équilibre et instabilité, la chute et la béquille. L’intérieur et l’extérieur, l’inclusion et l’exclusion... Autant de notions abordées par cette sculpture en regard des questions que peuvent soulever IME (Institut Médico-Éducatif) et ITEP (Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique) au sein de notre société. Ce vernissage est le premier événement du projet engagé par l’EDEFS puisque d’autres s’en suivent... En effet, l’artiste photographe Lise Gaudaire a déjà commencé sa résidence artistique et l’émulsion continuera avec l’implication des jeunes et des professionnels de l’EDEFS. Une troupe de théâtre et de musiciens interviendront. Cela passera aussi par l’organisation de l’événement phare les 1er, 2, 3 juillet 2014 où sera présenté le résultat du travail mené lors de différents ateliers, des résidences artistiques et des échanges menés. Conférences et débats enrichiront aussi cette Rencontre(s).                                                                 --------------------------- Un très grand MERCI...... À l'EDEFS 35 et les jeunes de l'IME et de l'ITEP, ainsi que tous ceux qui se sont investis dans ce pari, relevé avec brio. ... À la communauté Emmaüs de Hédé-Bazouges qui a généreusement fourni la matière première pour la sculpture, tout comme leur sens du partage et de la relation humaine.... Aux élèves et à leurs professeures de terminale sérigraphie du lycée professionnel Emile-Zola d'Hennebont pour l'impression des affiches à l'encre d'or.... Et à la plateforme web multi-prises.fr qui accueillera d'autres articles sur le déroulement de cette résidence jusqu’à l’événement Rencontre(s) des 1er, 2 et 3 juillet 2014... suivez le fil ...Infos Pratiques... Le plan d’accès : Contacts et liens : augade.simon@gmail.com itep@edefs35.fr ime@edefs35.fr ---- http://base.ddab.org/simon-augade http://www.edefs35.fr/                                           

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Voilà ... expérience vécue. Après un billet de Nastasja Duthois présentant le concept de La Dinée, m'y voila invité en tant qu'artiste à l'occasion du Festival OODAAQ. En effet, trois artistes participant au festival ont été convié à partager et échanger leurs travaux liés au festival. Il se trouve que là, cette dinée était un peu particulière. Étant toujours en évolution et en réflexion à chaque nouvelle Dinée, La Collective s'améliore, s'adapte, propose leurs concepts en fonction du lieu, de l'occasion etc...  La question du micro financement, du mécénat participatif et de manière générale la question du financement des artistes est soulevée par La Collective. La Dinée a ici était pensé pour un partenaire : l'Oeil d'Oodaaq, un financement pour l'aide aux défraiement et honoraires des artistes invités. Ainsi l'enjeu qui normalement se veut plus fructueux pour un seul des projets présentés pendant les Dinées était ici collectif. Ce qui pouvait peut être enlever l’aspect un peu "concurrentiel" du vote final pour la sélection du projet qui sera financé. Le principe différait aussi puisque les projets abordés ce 25 Mai 2013 avaient déjà été réalisés : Sculpture, installation, performance. Il s'agissait donc moins de défendre un projet que de le présenter simplement et le plus généreusement possible. Chacun des trois artistes avait alors un petit espace pour présenter documents et archives du projet ou de sa pratique plus largement, afin que les invités puissent se nourrir aussi de visuels ou suppléments informatifs. Les gens pouvaient alors se référer à ces panneaux d'affichage pour un début entre apéritif, prise de connaissance mutuelles et discutions hétéroclites. Suite à cela, la Dinée commence... A table! Chaque artiste se présente succinctement afin d’être identifié au début de chaque changement de plat, ils changent de place à cette même occasion. Les curiosité, les ambiances et échanges varient selon l'entrée ou le dessert comme selon les tablées... des échos aux discussions précédentes avec d'autres artistes, sont ainsi relancées sur le fait d'être jeune plasticien par exemple...  Il est vrai que les premières discutions sont à débrider mais une fois la glace brisée, le fil se suit simplement... Pour le coup, ce fût une expériences positive, offrant l'occasion de parler de la situation parfois critique des artistes, de parler de son travail de manière simple, dans un cadre où les gens se retrouvent pour manger, ce que tout le monde sait faire, enlevant ainsi une certaine mise à distance qui peut parfois être mise par un cadre plus institutionnel. Cela amène aussi la connaissance et la mise en connexion d'autres réseaux, et surtout une expérience inédite. PS : Emmaus, "mécène officiel des artistes"... Ici partenaire pour La Dinée de La Collective, axe central de l'exposition Sans Encombre, présentée par Claire Vergnolle il y a peu de temps, et fournisseur précieux pour moi même (Simon Augade) pour le Festival Oodaaq... C'est assez révélateur d'une situation actuel où les voies parallèles ou alternatives sont de rigueur. Merci Emmaus.

La dinée 1

Exposition JARDINS SENSIBLES, JARDINS SECRETS, du 9 juin au 6 octobre 2013. Vernissage le 7 juin à 18h. 18 artistes de moins de 35 ans de la région Bretagne exposent au Château de La Roche Jagu (Ploëzal, Côtes d'Armor). Jardins sensibles, jardins secrets, voilà la thématique sous laquelle ils sont réunis. Des questions comme celle du privée et du public, de la nature et de la culture y sont fréquemment abordées. Les espaces du château et de son parc sont investis par tout type de méduims et pratiques plastiques. Ainsi, peintures, vidéos, installations, linogravures, photographies, céramiques, dessins, design, seront visibles dans les murs du château. Le parc lui, offrira au regard sculptures et installations in situ. Le dialogue entre l'homme et la nature rentre alors en corrélation avec le dialogue entre le château et le parc. De plus, quatre des membres actifs de Multi-Prises s'y retrouvent : Nadège Gandon, Guillaume Lepoix, Jonas Delhaye et Simon Augade. L’accueil que j'ai pu y trouver lors de mes différentes venues pour réaliser une pièce spécifique in situ dans le parc, est exemplaire. Une fluidité et une sympathie dans les échanges encadrées d'un professionnalisme certain ont formés une agréable rencontre qui encourage l’engagement qui parfois est difficile pour les jeunes artistes plasticiens. communiqué de presse Dossier de presse. http://www.artcatalyse.fr/jardins-sensibles-jardins-secrets-domaine-departemental-la-roche-jagu-ploezal.html http://www.lejournaldesarts.fr/evenements/calendrier/docs_exposition/110774/jardins-sensibles--jardins-secrets.php http://www.alteractu.fr/actus/la-roche-jagu-le-jardin-secret-des-artistes_219659/ http://www.artshebdomedias.com/agenda/270513-jardins-sensibles-jardins-secrets-regards-de-jeunes-artistes-contemporains http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-Roche-Jagu-expose-ses-jeunes-talents-_22070-avd-20130601-65272192_actuLocale.Htm Le site de cet événement est remarquable et ne fait que rendre cette occasion plus riche. Déambulation multiple ou le choix de chemins nombreux invitent à se laisser perdre. Points de vue, bassins, une palmerai étonnante et le soin comme le souci porté à cet environnement agrémentent de manière peu commune la visite.                                                                                                                              Plan pratique :

affiche roche jagu

A l'occasion du Festival Oodaaq, j'ai pu créer Place du Parlement, une sculpture faite de bribes de meubles, volets, portes, assemblés sous la plus rudimentaire action du clou frappé d'un marteau. Cette sculpture faisant son apparition au beau milieu de la place du parlement de Bretagne à Rennes, vient  en écho au contexte dans lequel elle intervient. En contraste avec l'architecture rigide, institutionnelle voir autoritaire que constituent le Parlement et les immeubles qui l'entoure. Ainsi Cette entité venue d'un ailleurs use de ces même codes rectilignes dans un agencement anarchique où aucune structure traditionnelle et règlementaire de construction se présente. Ici, cette forme géométrique s'affaisse et jaillit à la fois. Dans un basculement, ces choses qui misent au rebut, à l’abri des regards, resurgissent présentant alors à la vue toute cette précarité, reflet du monde qui l'a voulu caché. Comme si celle-ci avait toujours été sous nos pieds, bafouée, masquée, inavouée, elle revient là faire surface. Cette entité venue d'un "outre monde" à sa face cachée tel un iceberg ou un météore, mène alors à un imaginaire... Ce dernier nous menant à la lisière d'autres univers et d'autant plus servit par le fait que dans l'antre de la sculpture, des vidéos d'artistes sont visibles, alimentant cette imaginaire ouvrant sur d'autres perspectives...                                                                                                                                                                     La sculpture a vu le jour de manière définitive le 15 mai et disparaîtra le 23 Mai. A cette occasion, le 23 Mai, la démolition donnera lieu à une performance filmée. Passant d'un acharnement solitaire dans la construction de cette pièce, sa destruction sera alors un engouement collectif. Pour cela barres à mines, masses , merlins, haches, pieds de biches et de multiples bras sont conviés... Si vous voulez y participer : simonaugade@hotmail.fr ou 0631840806 Liens : Site de l’Oeil d'Oodaaq Divers médias dans lesquels Place du Parlement s'est trouvé retranscrite (avec les aléas lié a la retranscription...) : Article : Ouest-France (1)Article : Ouest-France (2) Article : Le mensuel de Rennes Site web : un pas de coté

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