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Articles de Claire Vergnolle

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        Dans le cadre du dispositif "Des artistes à l'école", soutenu par la ville de Lorient et l’Éducation Nationale, l'association Multi-Prises est invitée à construire des ateliers artistiques permettant la rencontre entre le monde de l'éducation et celui de la création. En ce début d'année, c'est l'école maternelle de Lanveur à Lorient qui a décidé de relever le défi ! Quatre artistes (Simon AUGADE, Nicolas DESVERRONNIERES, Arnaud GOUALOU et Sylvain LE CORRE) ont mené ces ateliers pour construire une œuvre collective. Qui dit œuvre collective, dit créer tous ensemble de la petite à la grande section...   Retrouvez les coulisses de création dans un précédent billet...   Et pour ceux et celles qui n'ont pas pu découvrir l'oeuvre collective aboutie en voici un aperçu...                                                            Un grand merci aux enseignantes (Anne GEORGET, Caroline L'EMEILLET, Muriel LE PIMPEC-PHILIPPE, Fanny PUJOL et Nathalie TANIC), à tous les enfants de la petite à la grande section, aux conseillers pédagogiques (Patricia LE CROM et Michel LHOPITAL), au service mission action culturelle de proximité de la Ville de Lorient (Pascale CREFF, Emmanuel TETEDOIE et Gwennaël LE STRAT), à Pascale BORROMÉE, Nolwenn LOPEZ, Marie-Estelle RIVAL, Betty  VERGONDY, Aurélie LE BORGNE, Maïwenn BOUFFOS, Marie THOUVENOT, Léa PENAUD, Coline et à la trentaine de parents d'élèves bénévoles sans qui ce projet n'aurait pas pu avoir lieu… Un grand merci a eux tous!

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  Dans le cadre du dispositif "Des artistes à l'école", soutenu par la ville de Lorient et l’Éducation Nationale, l'association Multi-Prises est invitée à construire des ateliers artistiques permettant la rencontre entre le monde de l'éducation et celui de la création. En ce début d'année, c'est l'école de Lanveur et toutes les sections de maternelles qui ont décidé de relever le défi  ! Quatre artistes (Simon AUGADE, Nicolas DESVERRONNIERES, Arnaud GOUALOU et Sylvain LE CORRE) ont mené des ateliers pour construire une oeuvre collective. Qui dit oeuvre collective, dit créer tous ensemble de la petite à la grande section. L'idée est d'assembler des morceaux de bois entre eux et de construire des modules pour ensuite constituer une seule oeuvre. Ce travail artistique et pédagogique viendra se confronter à l'architecture de l'école et sera exposé dans la salle de motricité. La restitution de l'oeuvre sera rendue publique le : Vendredi 10 février à partir de 16h École de Lanveur - Rue Roland Garros 56100 Lorient Nous vous dévoilons en images les étapes de création de ce vaste projet d'école ...     Les élèves ont travaillé par petits groupes (multi-âges) de cinq à la fabrication de modules... Les notions d'assemblage, de multiple, de répétition, d’équilibre, de rigidité, de souplesse, de tenue, de résistance, de rupture, de densité ont été expérimentés en direct! Cinq matinées ont permis d'explorer ces notions avec différents médiums : la construction, le dessin, la projection dans l'espace, la manipulation à grande échelle, le champ lexical... Autant de pistes de créativité que ces 108 enfants se sont appropriés!...                                                                                                                 L'installation finalisée sera à découvrir dans un prochain article...: CLIQUER ICI ou en venant la découvrir lors de la restitution publique à l'école maternelle de Lanveur Vendredi 10 février à partir de 16h École de Lanveur - Rue Roland Garros - 56100 Lorient    

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  Champ d'Expression, un parcours d'art contemporain à la ferme - 4ème édition Champ d'Expression est un parcours d'art contemporain issu d'une rencontre entre des artistes plasticiens et des agriculteurs, entre deux champs d'expression qui nous propose une relecture du monde : l'un à travers son travail sur le paysage, l'agriculture dessine et modèle nos campagnes; l'autre à travers une vision sensible des formes, des couleurs et des matériaux. Pour cette 4ème édition, l'association La Fourmi-e a donné carte blanche aux artistes de l'association Multi-Prises (Simon AUGADE, Nicolas DESVERRONNIERES, Barbara FILÂTRE, Arnaud GOUALOU, Guillaume LEPOIX et Claire VERGNOLLE). De la conception à la réalisation, chaque oeuvre du parcours a été pensé à 6 têtes et 12 mains! 6 fermes / 6 oeuvres / 1 collectif   Retrouvez les coulisses de création dans un précédent billet avec les interviews croisées des agriculteurs/artistes… Et pour ceux et celles qui n'ont pas pu découvrir les oeuvres du parcours en voici un aperçu...   Chez Lionel & Cécile GAINON  - éleveurs de vaches allaitantes à Prat ar Mel - LESCOUËT-GOUAREC    Ligne de fuite - Voliges, demi-chevrons, 20 x 3.50 m, 2016.   Plonger dans la ligne, là où les éclats du paysage se mélangent. Suivre le fil du rivage qui s’entremêle dans la profusion :   le fil des dentelles de feuilles en palette de verts, le brun terreux qui s’assombrit dans les profondeurs de l’eau, puis le vif, là où le soleil se pose sur la surface. Contempler ce flou d’horizon depuis la terre ferme ou sur un chemin de bois plongeant dans les abysses. Laisser son regard vagabonder, retarder pour admirer la vue, avant que le temps ne se remette en marche. *              Chez Steven FLAMEN & Delphine JOUAN - éleveurs de vaches allaitantes à Kermoelesse - LESCOUËT-GOUAREC      La voie du feuillet - papier artisanal en bouse de vache, cellulose, vernis, cloche, manivelle, structure bois, 2016.   Laisser l’homme raconter son histoire. Celle d’une famille, d’une maison, d’un travail quotidien. Écouter les récits des sentiers battus, des ruisseaux traversés et des forêts étendues. Se saisir de la parole pour imaginer tout un monde. Des lignes, des frontières, sortant de terre pour s’élever. Sur la table, une carte de papier tachée de brun et de vert est étendue, le doigt glissant sur les bosses, les crevasses, sautant au-dessus des plis, désignant les aléas de tout un royaume. *               Chez Christelle & Yann DANIBERT - éleveurs d'alpagas à Caleshouarn - MELLIONNEC       Dans les replis - Empreintes de végétaux et minéraux : feutrine, maïzena, fil de laine, dimensions variables, 2016.   Les racines fibreuses se sont implantées entre les murs humides d’un petit lopin de terre intérieur. Une croûte végétale s’est formée autour d’une nature luxuriante qui a pris la fuite. Cette pâle écorce poussant vers les hauteurs, un cocon de toile feutrée, abandonné dans sa cabane de solitude. Des spectres figés, comme cristallisés dans leur beauté d'antan, telle une toile cousue en noir et blanc, d’un paysage sur le point de s’effacer. *                  Chez Laëtitia & Fabrice MONTHULEY - élevage avicole et vaches allaitantes à Villeneuve - MELLIONNEC         L’ombre des géants - Maquettes des poulaillers, bois, échelle 1/13ème, installation vidéo, captation et projection en direct, 2016.   Ils envahirent d’abord nos assiettes puis nos maisons. Créatures du jurassic, monstres de plumes, étranges volatiles   aux pattes griffues, le bec acéré et les yeux agares. L’évolution se mit en marche et l'infiniment petit devint grand.   Ils prirent l’ascendant, nous forçant à nous barricader entre nos murs impuissants, la peur au ventre.   Les ombres des géants se mirent alors à défiler dans les fissures de nos fenêtres. *                    Chez Anne & Yann KASTLER - éleveurs de vaches allaitantes à Lann Bonen - ROSTRENEN    Etude comportementale indirecte du déplacement des limousines - élevage Kastler - 24.08.2016 - Table d’étude, installation vidéos, 2016.   Observer ces êtres sous un nouveau jour, contempler la lassitude du ruminant vagabond.   Prendre note, mesurer, calibrer, reporter sur plan les moindres faits et gestes.   Étudier le terrain, analyser les tactiques de l’adversaire.   Puis le coup de sifflet retentit, changement d'équipe sur le terrain.   Mise en place des artistes géolocalisés et c’est la remise en jeu. *                 Chez Marie-Annick & Jean-Marc THOMAS  - éleveurs de vaches laitières à Lokmaria - ROSTRENEN    Grondement, bois, 4 x 5 x 10 m, 2016.   Entendre la menace qui se rapproche, ce grondement, échos d’un monstre sortant de l’obscurité. La voilà qui surgit, glissant des branches telle une créature, une bête engloutissant tout sur son passage. Ce monticule, figure d’une nature farouche, grignotant les terres des hommes, tentant de reprendre sa place avec vivacité. Telle une épidémie forçant l’homme à travailler plus, l’enfermant dans ce cycle de combat. Plongeant les routes dans la noirceur, s’infiltrant dans les maisons, inondant les champs tel un raz-de-marée. *             * Texte écrit par Arnaud GOUALOU   Multi-Prises tient à remercier tout particulièrement : Christelle & Yann DANIBERT, Steven FLAMEN & Delphine JOUAN, Lionel & Cécile GAINON, Anne & Yann KASTLER, Laëtitia & Fabrice MONTHULEY, Marie-Annick & Jean-Marc THOMAS et leur famille pour leur remarquable accueil... Aurélie BESENVAL, Cynthia GUYOT et toute l’équipe de L’association La Fourmi-e pour leur invitation et leur soutien. mais aussi… Thomas DAVELUY pour la capture vidéo et le montage et nos adhérents pour leur précieux soutien...

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  Champ d'Expression, un parcours d'art contemporain à la ferme - 4ème édition Champ d'Expression est un parcours d'art contemporain issu d'une rencontre entre des artistes plasticiens et des agriculteurs, entre deux champs d'expression qui nous propose une relecture du monde : l'un à travers son travail sur le paysage, l'agriculture dessine et modèle nos campagnes; l'autre à travers une vision sensible des formes, des couleurs et des matériaux. Pour cette 4ème édition, l'association La Fourmi-e a donné carte blanche aux artistes de l'association Multi-Prises (Simon AUGADE, Nicolas DESVERRONNIERES, Barbara FILÂTRE, Arnaud GOUALOU, Guillaume LEPOIX et Claire VERGNOLLE). De la conception à la réalisation, le parcours a été pensé à 6 têtes et 12 mains! 6 fermes / 6 oeuvres / 1 collectif   Après trois semaines de résidence intensive ou les coups de marteaux ont résonné, ou les lames se sont usées, ou les mains se sont échinées à râper, ou les pieds se sont enfoncés dans la vase, les esprits n'ont pas cessé d'être en ébullition… pour vous accueillir avec le sourire et le plaisir de partager ce parcours avec vous! En voici les coulisses…     Chez Marie-Annick & Jean-Marc THOMAS  - éleveurs de vaches laitières à Lokmaria - ROSTRENEN                                                 Chez Anne & Yann KASTLER - éleveurs de vaches allaitantes à Lann Bonen - ROSTRENEN                                          Chez Laëtitia & Fabrice MONTHULEY - élevage avicole et vaches allaitantes à Villeneuve - MELLIONNEC                                                     Chez Christelle & Yann DANIBERT - éleveurs d'alpagas à Caleshouarn - MELLIONNEC                                                                   Chez Steven FLAMEN & Delphine JOUAN - éleveurs de vaches allaitantes à Kermoelesse - LESCOUËT-GOUAREC                                                                                              Chez Lionel & Cécile GAINON  - éleveurs de vaches allaitantes à Prat ar Mel - LESCOUËT-GOUAREC                                                                                                               Le parcours est en accès libre tous les week-end du 2 octobre au 6 novembre 2016 Cette année, le parcours de 20 kms ira de Rostrenen à Lescouët-Gouarec en passant par Mellionnec.         TEMPS FORTS - En présence des artistes de Multi-Prises 5€/ gratuit pour les moins de 12 ans Le reste du parcours reste en accès libre et gratuit pendant les temps forts. Dimanche 9 octobre dans les fermes de Mellionnec - Performance de Pauline Sol Dourdin - Danseuse - La danse s’invite pour une création de l’instant au sein des œuvres. 15h ferme Palace Poulette - Lieu dit La Villeneuve 17h ferme Alpaga Village – Lieu dit Caleshouarn 
Dimanche 23 octobre dans les fermes de Rostrenen - Performance de Grégoire Barbedor - musicien et créateur sonore - Modelé par sa perception des œuvres, un paysage sonore se dessine. 15h ferme de Rostrenen - Lieu dit Lokmaria 17h ferme de Bonen – Lieu dit Lann Bonen 
Dimanche 6 novembre dans les fermes de Lescouët-Gouarec - Performance d’Isabelle L’Helgoual’ch - Auteur - comédienne - Instant poétique : quand les mots tissent un dialogue avec des œuvres plastiques. 15h ferme de Lescouët-Gouarec - Lieu dit Kermoelesse 
17h ferme de Lescouët-Gouarec - Lieu dit Prat Ar Mel  

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Après un premier temps fort autour d'un atelier de linogravure au coeur du quartier le 16 août (article à redécouvrir par ici...) et un deuxième moment de rencontre, de danse et de vidéoprojection sur un abribus accompagné du Bal Floch' le 30 août (à retrouver par là...) voici le week-end des Ateliers Ouverts! Pour notre troisième année de participation aux Ateliers Ouverts organisés par L'Association des Ateliers d'Artistes (AAA) et avec le soutien de la ville de Lorient, on élargit le parcours vers le quartier de Kervénanec. La volonté des artistes de Multi-Prises est de s'ancrer sur un territoire et de mettre en lumière le mode de travail de l'association, par le biais d'une présentation in-situ dans un lieu différent chaque année. En 2015, transformation de la salle de concerts du Manège  (à revoir ici...) et en 2014, installation à la Cité Allende, maison des associations. Cette année, c'est à la Balise, Fabrique artistique et culturelle de Kervénanec que l'association Multi-Prises s'installe! C'est avec grand plaisir que les 9 artistes présentés vous accueilleront tous le week-end pour échanger et  partager!             La Balise, Fabrique artistique et culturelle de Kervénanec - 2, rue Eugène Varlin - 56100 LORIENT Samedi 10 septembre de 14h à 19h et Dimanche 11 septembre de 10h à 18h   DÉPLIANT EN VERSION NUMÉRIQUE   Les artistes : Simon AUGADE, Thomas DAVELUY, Nicolas DESVERRONNIERES, Nastasja DUTHOIS, Barbara FILÂTRE, Arnaud GOUALOU, Sylvain LE CORRE, Guillaume LEPOIX et Claire VERGNOLLE

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Dans la perspective des prochains Ateliers Ouverts de la ville de Lorient (10-11 septembre 2016), les artistes de Multi-Prises investissent le quartier de Kervénanec. Un premier temps fort a déjà eu lieu le mardi 16 août 2016 en association avec la Maison Pour Tous (MPT) de Kervénanec dans le cadre des "mardis quartier d'été" (événement ouvert à tous et gratuit). Les artistes de Multi-Prises ont déployé un atelier de linogravure au square du Bateau, combiné d'un tournoi de pétanque avec les habitants. Rencontres et échanges ont permis de tisser les premiers liens entre les habitants et l'association Multi-Prises autour de la création dans un moment de convivialité. Ainsi enfants et parents ont pu découvrir ou redécouvrir la technique de la linogravure et l'impression artisanale. Gouges, encres et presse se sont activés pour que les auteurs de tous horizons repartent avec leurs propres créations et celle des artistes de Multi-Prises sous le bras… Un très grand merci a eux tous!   C'en suivra un deuxième temps fort en amont des Ateliers Ouverts, le mardi 30 août pour fêter la fin de l'été. La MPT de Kervénanec invite le Bal Floch' pour une soirée chaleureuse et festive au coeur du quartier. Multi-Prises se joint à l'événement avec cette fois-ci la projection d'une vidéo artistique. Entre deux danses, le public pourra apprécier l'expérience de la lumière animée sur les vitres d'un abribus. Et pour clôturer le tout, l'association Multi-Prises vous invite à venir le week-end du 10-11 septembre 2016 à la Balise, fabrique artistique et culturelle du quartier de Kervénanec pour les Ateliers Ouverts, (ouverts à tous, habitants, curieux…) pour découvrir le travail de 9 de ces artistes… Au plaisir de vous y rencontrer!                                                                                                                                      

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Pourquoi écrire un nouvel article sur la Villa Pérochon? La motivation première vient ici d'une expérience mémorable à partager et l'envie de rendre "hommage" à ceux qui agissent depuis des années pour défendre la création photographique et donner aux artistes un réel cadre de travail. Nastasja Duthois, l'une de nos prises témoigne : "A la Villa, le mot résidence prend tout son sens ; déjà tu te sens accompagné et entouré. Jean-Luc Fouet et Patrick Delat veillent au bon déroulement de l'ensemble, Paul Muse traduit en anglais - à toute heure et dans toutes les conditions, Michel Paradinas et Charlie Jouvet gèrent la partie technique, Fafa Guyonnet est le chef catering, celui qui rend les soirées fabuleuses...et bien sur il y a un photographe invité qui joue le rôle de conseiller. J'ai assisté Coralie Salaün pendant sa résidence, l'année où Arno Rafael Minkkinen était le tuteur du groupe. C'est un souvenir fondateur pour moi, le modèle de résidence qui a été mis en place est très bien pensé. Une dizaine d'artistes exposent suite à la sélection de leurs dossiers et créent pendant une résidence collective de 15 jours, un photographe de renom (qui fait partie du jury) expose en même temps son travail et joue au "tuteur". Les artistes peuvent venir de tous les pays et utiliser toutes les techniques possibles de la photographie. L'expérimentaion et le dialogue avec les autres priment sur ces temps magiquent de créations. A l'issu de la résidence les artistes exposent leurs nouvelles créations et tout le monde repart (un peu transformé)..."   La Villa Pérochon est un centre d’art contemporain photographique qui fait le double choix de la promotion des jeunes artistes et d’une approche culturelle de la réalité, que celle-ci soit sociale, environnementale ou autre(s). En 1989, un collectif d’amateurs se crée pour accueillir en résidence les jeunes artistes photographes du festival "l’Europe d’Art d’Art" organisé jusqu'en 1993 par la Ville de Niort. 27 ans après, d'un collectif d'amateurs, ils sont passés à un centre d'art contemporain photographique. Au fil des années La Villa Pérochon a construit les Rencontres de la jeune photographie internationale, qui dépasse actuellement les frontières européennes. Concept de la résidence : Unique en son genre, les Rencontres s’articulent autour d’une résidence collective d’artistes, encadrée par un conseiller de renommée internationale tels les artistes précédents : Philip Blenkinsop, Joan Fontcuberta, Christian Caujolle, Max Pam, Françoise Huguier, Cristina Garcia Rodero … et par une équipe technique professionnelle. Cette résidence s’appuie sur l’idée de proposer à des jeunes photographes qui développent des notions de photographie d’auteur un espace-temps où ils pourront s’interroger sur leur travail et sur la pertinence artistique de leur démarche. En les isolant des préoccupations matérielles du quotidien, la Villa Pérochon offre des instants indispensables à la réflexion que sont l’expérimentation et le dialogue, afin qu’ils puissent nourrir et enrichir leurs discours, leur démarche et leur savoir-faire.   Cette année, autour de l'artiste conseiller : Olivier CULMANN, 8 jeunes artistes internationaux (Jeannie ABERT, Heriman AVY, Antoine BRUY, Rebekka DEUBNER, Enrico FLORIDDIA, Soham GUPTA, Mana KIKUTA, Marion CHEVALIER et Anaïs MARION) sont accueillis pour une résidence de 15 jours au Fort Foucault, site patrimonial situé en centre-ville de Niort et dédié par la Ville aux artistes.     À l'issue de cette résidence de création, suivez pendant 4 mois le riche programme d'expositions au coeur de 10 lieux d'expositions de la ville de Niort : - une exposition des œuvres des artistes qui ont été sélectionnés par le jury - une exposition des œuvres les plus récentes du conseiller artistique / artiste invité - à la fin de la résidence et durant un mois, une exposition des œuvres réalisées lors de la résidence - Focus, une exposition qui présente un coup de cœur pour un(e) ex-résident(e).   / Suivez le fil de ces Rencontres / / Télécharger le programme / / Lien facebook /   22e éditions des Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort Les journées des Rencontres : vendredi 15 et samedi 16 Avril 2016  

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Restitution de la résidence artistique de Multi-Prises au lycée Victor Hugo - Présentation en trois billets. Le premier billet est à découvrir par ici...  laissez-vous guider pour découvrir le deuxième par là et le petit dernier c'est ici...     Voici le résultat, en images, de trois mois de résidence et de partage! / Excuse N°43 / Toile de parachute de 1943, harnais, sac à dos      / Fonte des classes /  9 tirages en cire d’abeilles naturelle                   / Courant littéraire / Installation de 2 000 livres               / Poids morts / 27 tirages en béton                                  / Vestiges #1 / Installation collective réalisée avec les 2nd et 1ère arts plastiques, béton, terre                       / Fantômes / 12 tirages en plâtre                   / Une histoire d’épaules / Dessin au stylo, papier canson       / Custom Bag / Installation collective, 7 tirages en plâtre customisés par les lycéens                                 / Vestiges #2 / Plâtre, sable         -- Multi-Prises tient à remercier tout particulièrement Le Lycée Victor Hugo et toute son équipe pour son remarquable accueil L’artothèque-galerie Pierre Tal-Coat pour son invitation La ville d’Hennebont et la Région Bretagne pour leur soutien Gwaldys DELAVAL et toute l’équipe de l’association BOOK HÉMISPHÈRES pour les dons de livres Yvon LE GUENNEC et toute l’équipe de l’entreprise de couverture LE GUENNEC pour l’accroche du parachute Jean-Luc LE CALVÉ du Service techniques de la ville d’Hennebont mais aussi… Les élèves de 2nd et 1ère arts plastiques et leur enseignante Solenn NICOLAZIC Les élèves de 2ndC, 1ère et Terminale et leur enseignante Mme Mouche ZÉTUNIAN Les élèves de 1ère STMG et leur enseignante Mme Agnès LE FRANC Samuel LE SERREC et toute l’équipe du Conseil de Vie Lycéenne (CVL) Corentin QUILLERÉ et toute l’équipe de la Maison des Lycéens (MDL) Benjamin PRIGENT et toute l’équipe de rédaction du journal du lycée Thomas DAVELUY pour la capture vidéo et le montage Nastasja DUTHOIS et Barbara FILÂTRE pour les prises de vues photographiques et nos adhérents pour leur précieux soutien...  

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Cela fait plusieurs temps que nous entendons parler du projet de réforme de retraite des artistes auteurs annoncé le 5 mai 2014. Et voilà que la publication a été faite au Journal officiel du 30 décembre 2015 d’un décret définissant les règles qui s’appliquent au régime de Retraite complémentaire obligatoire des Artistes Auteurs Professionnels (RAAP) à compter du 1er janvier 2016. Pour les cotisants, les effets de cette réforme se feront sentir à partir de l’année 2017, lorsque seront appelées les cotisations portant sur les revenus 2016. Le décret vise à modifier les modalités de calcul des cotisations pour la retraite complémentaire obligatoire. L'Association Multi-Prises soutient le mouvement de protestation des artistes-auteurs contre ce décret du 30 décembre 2015 portant sur la retraite complémentaire obligatoire (RAAP/IRCEC). Décret promulgué, en catimini, contre l'avis de la quasi totalité des organisations professionnelles. L'Association Multi-Prises encourage à signer cette pétition qui demande la ré-ouverture des négociations sur le RAAP mais aussi l'amélioration du régime social de base des artistes-auteurs. SIGNER LA PÉTITION ICI : POUR L’ABROGATION DU DÉCRET RAAP/IRCEC Le décret lui-même est ici   Comme n'a pas cessé de le dire et de l’écrire le SNAP-CGT, le CAAP, le SELF, le SNAA-FO, le SNAC, le SNSP et l’UNPI : "s’agissant du régime de retraite complémentaire des artistes-auteurs, il était bien évidemment impératif de tenir compte à la base de la spécificité des revenus des artistes-auteurs (précarité, variabilité, répartition) pour concevoir une réforme sans heurt, ni préjudice. Les artistes-auteurs, soucieux de leur retraite pour l’avenir et de leur survie dans le présent, veulent pouvoir cotiser plus les bonnes années et moins les mauvaises années. Ce souhait partagé relève du simple bon sens. Cela implique des taux progressifs selon le revenu (de 4 à 12% par exemple) et non un taux unique à 8%. Le régime général lui-même prévoit - en toute logique - des taux par tranches de revenus. " Extrait de l'article IRCEC-RAAP, RETRAITE COMPLEMENTAIRE DES ARTISTES AUTEURS (17) : LE PASSAGE EN FORCE DE LA RÉFORME HARA-KIRI contre l’avis de la quasi-totalité des organisations professionnelles d’artistes-auteurs, publié le 13 janvier 2016 par le Comité des Artistes-Auteurs Plasticiens (CAAP) Qu'est-ce que le RAAP? Le régime de retraite complémentaire des artistes et auteurs professionnels. L’IRCEC est la caisse nationale de retraite des artistes auteurs. Elle gère les régimes de retraite complémentaire et obligatoire (RCO) des artistes auteurs. Elle est dotée de la personnalité morale et pour cela, appelle et encaisse les cotisations pour le compte des régimes. La Caisse couvre à travers ses trois régimes – le RAAP, le RACD et le RACL – près de 50 000 artistes auteurs.  Selon la nature de leur activité, les artistes auteurs cotisent à un ou plusieurs de ces régimes de retraite complémentaire en même temps qu’ils sont affiliés au régime général de sécurité sociale (retraite de base et couverture santé) qui est géré par l’Agessa ou par la Maison des artistes. Les trois régimes complémentaires gérés par la caisse IRCEC fonctionnent selon un système de points. À un montant de cotisation réglé par l'auteur, correspond un nombre de points acquis. Le montant annuel de la retraite est égal au nombre de points acquis multiplié par la valeur du point (valeur revue chaque année). Le régime de retraite complémentaire RAAP permet à l'artiste auteur de moduler le montant de ses cotisations et donc le montant de sa future pension de retraite complémentaire. Qui cotise au RAAP? Le RAAP est un régime de retraite complémentaire commun à tous les artistes auteurs et soumis à un seuil d’affiliation. Tous les artistes auteurs, résidant fiscalement en France et dans les D.O.M peuvent relever du RAAP. En 2016, les artistes auteurs cotisent obligatoirement dès lors que leurs revenus 2015 ont atteint le seuil d’affiliation : Les auteurs graphiques, plastiques, photographiques, écrivains ou traducteurs littéraires, illustrateurs et photographes des livres, cotisent obligatoirement dès lors que leurs revenus 2014 ont au moins été de 8.649 € ; Les auteurs dramatiques, auteurs de spectacle vivant, auteurs compositeurs d’œuvres musicales ou auteurs de films cotisent obligatoirement dès lors que leurs redevances brutes de droits d’auteur 2015 ont au moins été de 8.649 € ; Les artistes auteurs assujettis, qui relèvent du régime général de Sécurité sociale géré par l’Agessa ou par la Maison des Artistes, peuvent également cotiser volontairement à l’IRCEC, sous certaines conditions, si leurs revenus sont inférieurs au seuil d’affiliation. Que signifie la réforme du RAAP? Ce que cela va changer? Le décret d’application de la réforme de la retraite complémentaire obligatoire des artistes-auteurs entérine le passage d’un système par classes optionnelles à un taux de cotisation proportionnel aux revenus artistiques. À partir du 1er janvier 2016, les cotisations de retraite complémentaire sont calculées proportionnellement au montant du revenu artistique de l’année précédente au taux de 8%. Extrait de la pétition intersyndicale en ligne lancé le 4 mai 2015 par sept syndicats d’artistes-auteur-e-s (SNAP-CGT, le CAAP, le SELF, le SNAA-FO, le SNAC, le SNSP et l’UNPI) pour protester contre le passage sans transition ni aménagement de l’IRCEC/RAAP : " Le taux que le RAAP veut imposer conduit, pour la très grande majorité des cotisants actuels, à une augmentation conséquente de leurs cotisations. Tel que prévu, cette réforme bouleverse l’économie de mon budget. Il représente 8 % de mes rémunérations annuelles, c'est-à-dire un mois de revenu. Quel travailleur peut supporter sans dommage une telle diminution de ses revenus ? La question de ma retraite me préoccupe. Je n’ignore pas la nécessité de cotiser pour me constituer des droits à retraite significatifs, encore faut-il que je sois en mesure de payer ! Dans un contexte de précarisation croissante des métiers de la création, la chute de leurs rémunérations qui menace la pérennité de leur activité inquiète fortement les artistes auteurs. De fait, l’extrême irrégularité de mes revenus professionnels d’une année à l’autre ne me permet pas d’assumer un taux fixe de 8% en plus de mes autres cotisations sociales obligatoires (16,25%). " Ceci n'est qu'un bref aperçu du sujet, n'hésitez pas à en savoir beaucoup plus sur le site du Comité des Artistes-Auteurs Plasticiens (CAAP), et les sites SNAP-CGT, le SELF, le SNAA-FO, le SNAC, le SNSP et l’UNPI  

À la frontière du concert, de la performance et des arts électroniques, ../MUTE est une proposition scénique qui allie son, image et lumière et ouvre la possibilité de percevoir différemment la musique en live.     À l'issue d'une semaine de résidence à La Balise, fabrique artistique et culturelle de Lorient, Nola's key vous invite à découvrir l'évolution de la proposition scénique ../MUTE. Vendredi 12 février 2016 à 18h30 à la Balise La Balise, 2 rue Eugène Varlin, 56100 LORIENT   Le nombre de places étant limité, il est conseillé de faire part de votre présence à contact@nolaskey.com en indiquant vos nom, prénom, ville.       ../MUTE est une performance multi-instrumentale basée sur le principe de l'enregistrement de boucles sonores en direct. Elle propose, à travers la genèse de morceaux complets en temps réel par un seul musicien, une manière différente de percevoir la musique en live. Initié il y a plusieurs années par Nicolas Bazoge, ce projet se révèle dans un processus de recherche et d'évolution constante. Après l'arrivée de Thibault d'Aubert il y a un an pour mettre le set en lumière, c'est maintenant au tour de Vivien Simon de rejoindre l'aventure pour un travail sur la vidéo.   Nola's key est né au milieu des années 2000 sous la forme dans un premier temps d'un site  internet sur lequel l'artiste Nicolas Bazoge à regrouper ses compositions musicales ainsi que quelques expérimentations graphiques. Puis il a progressivement évolué vers la conception d'un dispositif scénique permettant de partager et de faire vivre ces créations en live. " Les sons m'ont toujours fasciné, notamment la manière dont leur création, leur imbrication et leur évolution, comme des personnages mis en scène, pouvaient conduire à un endroit intime de l'âme humaine, inaccessible autrement. Un endroit presque sacré. J'ai toujours pensé que je me devais d'atteindre cet endroit par moi-même en suivant mes propres chemins, mes propres instincts, et donc en apprenant à jouer seul, en m'entrainant sans cesse et en expérimentant. Quand s'est démocratisé l'ordinateur personnel au début des années 2000, j'ai immédiatement vu l'outil créatif qui allait m'aider dans ce surpassement et me permettre de prendre part à mon niveau et à ma façon - de façon artistique - à la métamorphose du monde. Après des années de travail en studio, c'est de cette approche qu'est né ../MUTE, un premier projet scénique où je dévoile une manière atypique de jouer seul une musique constituée de plusieurs instruments."  Nicolas Bazoge   Nola's key explore différents processus de création comme à travers le projet Echantillon, expérimentation verbale participative. Sur le principe de l'enregistrement en temps réel, les personnes du public sont invitées à venir prononcer un mot au micro afin de l'enregistrer et de le réutiliser dans le morceau. Alors que l'image - et plus particulièrement la photo - a pris une importance prépondérante dans notre rapport à nous-même, rares sont les occasions pour le public de pouvoir capter, enregistrer et entendre sa propre voix, encore moins dans un contexte musical. Echantillon propose cet espace d'initiative où chacun est libre de venir faire entendre sa voix, en l'occurrence un mot de son choix respectant quelques consignes simples. Le spectateur se trouve alors dans une posture active, où il peut, s'il le souhaite, avoir la satisfaction personnelle de prendre part à l'élaboration du morceau, mais uniquement s'il accepte la condition de se mettre en danger face aux autres et face à lui-même. Lorsque viennent s'ajouter le contexte musical et les modulations électroniques, le public découvre alors ce que ces mots veulent bien laisser à entendre... Echantillon a été présenté pour la première fois lors de la quatrième édition de Micro Théâtro le 4 juillet 2015 aux Ateliers du Bout du Monde à Lorient. Plus d'infos sur le site internet http://www.nolaskey.com/  

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  Restitution de la résidence artistique de Multi-Prises au lycée Victor Hugo - Présentation en trois billets. Le premier billet est à découvrir par ici...  et laissez-vous guider pour découvrir le deuxième par là...       C'est avec un grand plaisir que nous vous invitons au vernissage de la résidence artistique en milieu scolaire menée par l'Association Multi-Prises   Le mardi 12 janvier 2016 à 16h   au Lycée Victor Hugo - Avenue François Mitterrand - HENNEBONT         Trois artistes de l'association Multi-Prises (Simon AUGADE, Arnaud GOUALOU et Claire VERGNOLLE) se sont réunis autour d'une thématique commune au regard de la circulation et de l'usage du lycée. Après trois mois de travail, nous vous convions à déambuler dans les lieux et vous laissez surprendre au détour d'un couloir, d'un hall, d'un banc... Laissez votre imaginaire vous conter les traces d'un lycéen de passage... Légendes et plan du lycée Victor Hugo   Deux créations ont été réalisées collectivement avec les élèves du lycée. Le CVL (Conseil de Vie Lycéenne) et la MDL (Maison des Lycéens) ont porté, avec les artistes en résidence, le projet Custom Bag. L’installation Vestige a été réalisée avec les 2nd et 1ère arts plastiques et leur professeur. Les élèves ont expérimenté la technique du moulage, le rapport à la matière et aux différentes symboliques qu'elle peut véhiculer. Pour le vernissage, les élèves de 2nd C (option Sciences Economiques et Sociales) accompagnés de leur professeur ont réalisé une performance, en regard de la portée sociale et la charge identitaire que questionnent la thématique abordée par les artistes. Nous tenons particulièrement à remercier les lycéens et les enseignants impliqués, le proviseur M. NICOLLE qui est resté ouvert à toutes nos propositions artistiques (même la plus aérienne...), tous le personnel de l'établissement (l'équipe administrative, les agents de service, la vie scolaire...), l'association BOOK HÉMISPHÈRES et l'entreprise de COUVERTURE LE GUENNEC sans qui les oeuvres Courant littéraire et Excuse N°43 n’auraient pu voir le jour... - Un grand merci à eux -   Suivez le fil sur Facebook

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Plus que quelques jours pour participer à la seconde édition lancée par Les Ondînes… Au menu du vendredi 26 Février 2016 aux Ateliers du Bout du Monde : - 1 buffet - 1 lieu - 3 artistes - 40 participants - des partenaires locaux L'idée de ce projet est d'organiser un repas convivial pour le micro-fiancement d'initiatives artistiques. Pour cette seconde édition Lorientaise, l'association Les Ondînes s'associe avec l'association J'ai vu un documentaire de Lorient pour proposer un appel à projets autour de la réalisation de documentaires (long, moyen ou court-métrages). - Télécharger l'appel à projets -   L’association Les Ondînes est née à Lorient en avril 2015. Elle a pour vocation de favoriser la mise en réseau des artistes, du public, des partenaires locaux et des structures culturelles engagées dans le soutien à la création et la diffusion artistique sur le territoire lorientais, dans un esprit convivial, simple et accessible quelque soit les connaissances culturelles de chacun. Il s’agit de soutenir et d’orienter des démarches artistiques en cours de création, en prenant en compte les difficultés propres au secteur culturel. Proposer au public lorientais de micro-financer, soutenir des initiatives artistiques dans un acte de coproduction plutôt que de consommation. Composition et ingrédients... Le repas est organisé pour 40 convives avec une participation de 15 € par personne répartis comme suit : 5€ pour le repas, 2€ pour l’adhésion à l’association et 8€ pour la co-production d’une oeuvre. Suite à l’appel à projet aux artistes, les Ondînes auront préalablement sélectionné 3 propositions artistiques. Lors de la soirée, les artistes présentent leur projet aux convives, qui choisissent en fin de repas la démarche qu’ils souhaitent soutenir et voir coproduit. Les bénéfices du repas (320€) sont reversés au travail approuvé par la majorité, faisant ainsi de chacun un partenaire du projet artistique. Le tout dans un contexte convivial, le soutien n'est pas seulement financier ou logistique mais bien humain, dans une rencontre et un échange avec le public.         Une réflexion sur l'art et son financement Si aujourd’hui, l’art peut souvent être accessible gratuitement au public, il semble essentiel de sensibiliser ce dernier aux réalités de la création et aux difficultés financières auxquelles sont souvent confrontés les artistes. L’idée est simple, proposer aux participants d’être co-producteur de projets artistiques par l’intermédiaire des Ondînes. L’originalité de la démarche est d’offrir un temps de rencontre hors des évènements classiques du réseau artistique (vernissage, exposition, conférence, etc.). L’accompagnement à la jeune création réside dans l’envie de soutenir des projets en manque de moyens financiers sans considération de parcours, de réalisations passées ou d’intégration à priori au sein d’un réseau. Le micro-financement de projets permet d’envisager le mécénat hors du soutien entrepreneurial et prend la forme d’un engagement financier pour le travail d’un artiste. Le peu d’intermédiaires et l’échelle réduite du projet permettent une mise en oeuvre rapide du financement et offre une relation directe du producteur/créateur au regardeur, sollicitant les convictions de ce dernier pour faire naître le projet. S’inspirant de la pensée actuelle du micro-credit, il s’agit de mener une réflexion sur les possibles mutualisations financières et matérielles dans le monde de l’art, (dans l’esprit de l'initiative de l’association La Collective basée à Rennes, dont un des membres de Multi-Prises a déjà participé en tant qu'artiste, à lire.) Retour sur la 1ère édition aux Ateliers du 31dt La première soirée des Ondînes s’est déroulée le 3 juillet 2015, aux Ateliers du 31dt à Lorient. Après un appel à projet, les trois membres fondateurs des Ondînes ont choisi de présenter le travail de trois photographes aux âges, formations et pratiques différentes : - Antoine VINCENS DE TAPOL - Éric COURTET - Yvelin QUENTIN             La quarantaine de convives à choisis de micro-financer le projet d’Antoine Vincens de Tapol, qui a investi dans du matériel de lumière pour mettre en oeuvre sa série Des visages, des figures. À la suite de la soirée, les Ondînes proposent à leurs adhérents de suivre l’évolution du travail des artistes après la soirée et diffuse leurs actualités (par mailing, blog, réseaux sociaux).   Le dossier de candidature complet est à envoyer par mail à lesondinesprojet@gmail.com avant le 22 décembre 2015. pour tous renseignements : Page Facebook http://lesondines-lorient.blogspot.fr/  

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Exposition STOLONIA 17 Octobre - 1er Novembre 2015 Parc Chevassu - Parc Jules Ferry - Locaux de l'ancien BIJ LORIENT   Le parc est un lieu de promenade, de passage, un lieu qui permet au temps de s'étirer dans la lenteur des végétaux, faisant ainsi l'équilibre avec la vie urbaine.
 Les plantes stolonifères forment des tiges qui courent à la surface du sol et s'enracinent de place en place pour donner ainsi naissance à de nouvelles pousses.
 De même, déployer un projet dans la ville crée des relations entre différents espaces, et cette déambulation permet des possibilités de dialogue entre des lieux qui n'en ont pas d'ordinaire. Marion BAILLY-SALIN Nicolas DESVERRONNIÈRES Barbara FILÂTRE   Trois jeunes artistes plasticiens vous invitent à porter un nouveau regard sur les espaces verts de la ville, ses parcs et jardins, ceux qui travaillent et ceux qui les traversent. Un parcours mêlant le bois, le papier végétal, l'installation vidéo et sonore pour sortir des espaces conventionnels.   Vernissage le samedi 17 octobre 2015 à 16h Au Parc Jules Ferry pour une visite des installations jusqu'au parc Chevassu   Marion BAILLY-SALIN - Backstage installation vidéo, capteurs à ultrasons, matériel éléctonique, dimensions variables, 2015.    « Explorer les parcs et jardins, c’est aussi rencontrer les personnes qui y travaillent, les organisent, dessinent les parterres de fleurs, associent les genres et les couleurs du végétal. Par le biais d’une installation vidéo, l’on se retrouve face à face. Il ne s’agit pas de les voir au travail, ni d’écouter des témoignages, mais de se retrouver physiquement reliés les uns aux autres, comme dans un miroir dont le reflet nous révélerait une autre personne. »     Nicolas DESVERRONNIÈRES - Chevassuland installation de sculptures, bois et matériaux divers, dimensions variables, 2015.    « En partant du postulat que les parcs d’attractions peuvent être des lieux concurrentiels aux parcs et jardins publics, le vocabulaire lié à ces espaces de divertissement est détourné afin de produire une installation de sculptures au sein du parc Chevassu. L’idée est de considérer les montagnes russes comme l’élément récurrent des parcs à thèmes, puis d’en fabriquer des fragments à différentes échelles qui se déploient en un parcours au sein même du parc. Ces modules de jeux, façonnés dans le bois provenant des découpes d’arbres de la commune, donnent une dimension fictionnelle au jardin. Se créer alors un environnement où des notions de mises en scène, d’illusions et de détournements se côtoient.»   Barbara FILÂTRE - Mue installation de papiers réalisés à partir des végétaux de la ville, bois, matériaux divers, dimensions variables, 2015.       « La nature est dans un renouvellement incessant : elle meurt et se régénère. Les jardiniers des parcs sont aussi dans ce renouveau constant de la flore qui compose les architectures végétales des espaces.
 Les plantes sont mises à disposition des regardeurs, puis déplantées afin de reconstruire un terreau riche pour en accueillir de nouvelles.
Transformer des végétaux en papier est une façon de s’insérer dans ce cycle de la vie végétale où l’homme prend sa place. La matière papier devient la palette d’un dessin représentant une facette de ce paysage. »     Oeuvre collective des trois artistes - Jardin à flots installation sonore, enceintes, tubes métalliques, leds, matériel électoniques, 2015. « Le parc Jules Ferry, symbole des modifications et évolutions de la ville, est passé par plusieurs transformations et voué à de nouvelles. Des sons émergent de poteaux métalliques sortant de terre, tentant de lier l’histoire au présent. Les ambiances de ce lieu se mêlent en sons de voix et de minéraux, comme un lointain souvenir d’un lieu perpétuellement indéfini. »   - Plan du parcours -     / TÉLÉCHARGER LE DÉPLIANT / / PAGE FACEBOOK /  

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- Exposition Hospitalités - Art contemporain et biodiversité   Du 15 juin au 20 septembre 2015 au site abbatial de Saint-Maurice - Clohars-Carnoët (29)   Venez découvrir les créations in situ de 5 artistes de l'association Multi-Prises     Hospitalités est le titre donné à l’exposition d’art contemporain qui se tiendra cet été à Clohars-Carnoët (29). Informations au 02 98 71 65 51 - Horaires d'ouverture de l'abbaye. Onze artistes investissent le site abbatial de Saint Maurice pour y proposer des œuvres inédites. Ces créations visent à interpeller le spectateur sur la question de la biodiversité, concept au cœur de la gestion du site, propriété du Conservatoire du littoral. Le projet affirme le principe d’hospitalité et de préservation de la nature, au travers d’une trilogie œuvre / site / paysage.   - Vernissage le samedi 13 juin à 12h - en présence des artistes   St Maurice, un lieu de rencontre avec la nature Ce site est d’abord un « sanctuaire de nature » avec une réglementation spécifique au Conservatoire où se mène une politique de sauvegarde des éléments bâtis, des milieux naturels, de la faune et de la flore assurée par Gwenaël Guillouzouic, garde du littoral.            Ouvert au grand public, c'est aussi un espace de sensibilisation avec des expositions permanentes et temporaires. L'histoire du lieu, le mode de vie des moines, le patrimoine naturel, les chauves-souris, sont autant d'éléments à découvrir. L'exposition Hospitalités est une invitation à poser un autre regard sur ce paysage frontière qui comprend 123 ha de bois, de landes, de prés salés, de prairies pâturées en bordure du fleuve côtier : la Laïta. Les artistes en résidence de création Dans une équation imprévue, cinq artistes de l'association Multi-Prises se trouvent réunis au côté de six artistes enseignants-chercheurs et doctorants d’arts plastiques de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Elisabeth AMBLARD, Olga KISSELEVA, Art Orienté Objet / Marion LAVAL-JEANTET & Benoît MANGIN, Benjamin SABATIER, Catherine VIOLLET). Simon AUGADE - La Marche de l'Histoire       Thomas DAVELUY - Soustractions       Nastasja DUTHOIS - Arantèle     Arnaud GOUALOU - L'étranger - Le videur - Période estivale                                           Claire VERGNOLLE - Révérence         

Site abbatial de Saint Maurice - Clohars-Carnoët

Polifolia est un préambule à l'exposition Hospitalités, (du 15 juin au 20 septembre 2015 au site abbatial de St Maurice à Clohars-Carnoët - Finistère) sur la question de la biodiversité, concept au cœur de la gestion du site abbatial, propriété du Conservatoire du littoral. Polifolia, c'est avant tout une rencontre qui a abouti à un projet entre l'association d'artistes Multi-Prises, une interprète des patrimoines naturels et culturels (Médiations & Territoires de la Scop Chrysalide), le site abbatial de St Maurice, la commune de Clohars-Carnoët et le territoire de la communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq). Polifolia, c'est des temps de médiation avec les artistes de Multi-Prises, Claire Jusseau, interprète du patrimoine et des publics initiés ou non à l'art. « Nous désirions croiser nos approches et associer œuvres artistiques et livret d'interprétation sur les questions de biodiversité afin de créer du lien entre les œuvres, le site naturel et le visiteur. Quelles relations l'artiste tisse-t-il avec la biodiversité et comment retranscrit-il cette relation au travers de son expression artistique ? Comment l'interprète du patrimoine interroge-t-il les œuvres artistiques afin de faciliter la lecture de l'environnement ? » L'artiste écrit son rapport au monde au travers de ses œuvres. L'interprète du patrimoine interroge son environnement, suscite la curiosité du visiteur, facilite la compréhension du lieu par la mise en place de supports pédagogiques.   Polifolia a donné lieu à différents temps forts : Médiation avec le jeune public autour de 14 ateliers pédagogiques au sein des Accueils de Loisirs Sans Hébérgements (ALSH) de la Communauté de Communes du pays de Quimperlé (COCOPAQ). En lien avec l'exposition Hospitalités la Cocopaq a souhaité sensibiliser le jeune public (de 3 à 12 ans) de son territoire sur la thématique de l'art et de la biodiversité. Lors de ces ateliers, nous imaginons une crise du logement chez les insectes : petits et grands réfléchissent à comment créer des refuges confortables et fonctionnels ; et de parler êtres vivants, habitats, prédations, menaces au travers de jeux pédagogiques.   Centre de loisirs de RÉDÉNÉ           ALSH de Kermec, à TRÉMÉVEN           ALSH de SCAËR           Centre de loisirs de BANNALEC              ALSH Les Petites Salles, à MOËLAN SUR MER         Dans un souci d'appropriation de l'exposition Hospitalités, les enfants des ALSH sont invités sur le site abbatial de St Maurice en juillet lors d'un jeu de piste à la découverte du site et des œuvres in situ animé par Gwenaël Guillouzouic, Garde du littoral. Enfants, parents et tous publics étaient aussi invités le samedi 16 mai 2015 pour un parcours de médiation.    Une journée dédiée à la médiation a été organisée le samedi 16 mai 2015 sur le site abbatial St Maurice. Les visites menées par Claire Jusseau spécialiste de l’interprétation des patrimoines - Médiations & Territoires et les artistes de l'association Multi-Prises (Simon Augade, Thomas Daveluy, Nastasja Duthois, Arnaud Goualou et Claire Vergnolle) ont amené le public à découvrir les installations artistiques en cours de création. Un dialogue entre art contemporain et biodiversité, fruit d'une rencontre entre artistes plasticiens et spécialiste de la valorisation du patrimoine, propose une interprétation originale du site naturel de St-Maurice.                                        La conception d'un livret d’interprétation conçu collectivement, se nourrissant des approches artistiques, ludiques et scientifiques pour accompagner le parcours du visiteur.                                  Un grand merci à notre collaboratrice Claire Jusseau pour la mise en mots du livret, à Arnaud Goualou pour la conception graphique, à Emilie Kermanac'h, Gwenaël Guillouzouic et Jérôme Sawtschuk pour leur précieuses relectures. Suivez notre page Facebook!    

Couverture du livret d'interprétation Polifolia

Il reste un peu moins d'un mois pour découvrir les œuvres du parcours de Champ d'Expression, Parcours d'art contemporain à la ferme déjà présenté dans un précédent billet. 1/ Les Œuvres du parcours /        Cédric GUILLERMO Ferme Pont Ar Her - Chez Marie & Edward POUILLET à LESCOUËT-GOUAREC           Corinne CUENOT Ferme Poulprenn - Chez Sophie BÉGAT & Jocelyn BOUGEROL à MELLIONNEC         Claire VERGNOLLE Ferme La Rainette - Chez Rodolphe DENIS & Pierre-Yves EVAIN à ROSTRENEN         Achille BERTHOU Ferme Scubériou - Chez Sytske & Kees ZUURBIER à KERGRIST-MOËLOU         Vincent BRODIN Ferme Lann Vras - Chez Koulm STEPHAN à KERGRIST-MOËLOU         Irène LE GOASTER Ferme des Hirondelles - Chez Jennifer CORBEAU & Bruno JEGOU  à TRÉMARGAT 2/ Le Catalogue - Édition 2014 / Le catalogue de l'édition 2014 est disponible... Vous pouvez le commander en envoyant un mail à l'association La Fourmi-e > la.fourmi_e@yahoo.fr     Prix : 8€ frais de port compris. 3/ Mes hôtes - G.A.E.C La Rainette - Ferme de Kerbraz à Rostrenen / Un Gaec est un groupement agricole d'exploitation en commun. C'est en 2009 que Rodolphe DENIS rejoint Pierre-Yves EVAIN sur son exploitation, où il produit du lait bio, et le transforme en fromage.En effet, fort d'une solide expérience en alpage, en tant que berger, puis élevage laitier et transformation, Rodolphe fabrique, à partir d'un lait bio directement sorti de la salle de traite, deux fromages, un gruyère et une tomme…. depuis rejoint par un chaource. Leur objectif commun c'est de privilégier l'autonomie de la ferme. Les vaches (sauf accident climatiques…) ne consomment que des aliments produits sur la ferme : foins ensilages d'herbe et céréales. Seule une partie du lait bio des trente vaches de la ferme est transformée.C'est donc une véritable organisation collective car même si certains rôles sont propres à chacun, ils partagent les tâches, de l'élevage à la vente. C'est par leurs voisins qui ont accueilli une artiste en 2013 qu'ils ont entendu parler de Champ d'Expression et qu'ils se sont laissé tenter à leur tour par l'aventure.   4/ Installation Les Claies / Les Claies - installation in-situ, 40 meules en plâtre avec tirages numériques N/B marouflés, dosses, 80m3, 2014, Gaec La Rainette de Kerbraz, Rostrenen.        Résider...Habiter temporairement un lieu qui n'est pas le sien. Poser son regard sur une activité, un paysage, des parcours de vies, un métier. Découvrir un univers fait de travail, de patience, d'une gestuelle précise, d'attention au vivant.  Bien plus qu'un espace de travail à la campagne, la résidence est un temps de rencontres, de questionnements, de pérégrinations mentales, de doutes, d'absorption physique. Une parenthèse, un pas de côté.Moment singulier où mon regard s'est aiguisé et poser sur des choses infimes, qui peuvent paraître anodines. Saisir le vivant. Je n'invente rien, je laisse place à la photographie; la simplicité de l' écriture de la lumière. Celle-ci parle du lieu, de ses nuances, de ses matières, de ses résidents. Vision fragmentaire révélant différentes facettes de ce lieu qu'est La Rainette.Grenouille, fromage ou pomme, La Rainette à bien des homonymes… mais c'est la transformation du lait qui transparaît ici.              Dans cette cave à ciel ouvert au milieu du verger, la photographie à trouvé son support ; des meules de plâtre reposant sur des claies. Déambulation singulière et labyrinthique. Dans cet enchevêtrement de dosses, l'affinage n'est plus un travail réservé aux bactéries, levures et enzymes mais ce temps d'affinage devient celui du regard. 5/ Retour sur le travail d'atelier... /                                     

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Six artistes - Six fermes.... Six artistes, accueillis par six agricultures/trices du Centre Bretagne, ont été invités à créer des œuvres in-situ, s'inspirant de leur rencontre avec les hôtes, les fermes qu'ils ont investies et les paysages qui les entourent. Pour cette seconde édition de Champ d'Expression, l'association La Fourmi-e portée par Aurélie Besenval a donné l'occasion à six artistes de vivre une résidence artistique de 10 jours à la ferme... Champ d'Expression est avant tout une aventure artistique et humaine, une rencontre entre des univers, une invitation à découvrir autrement. À travers ce projet, ce sont deux visions qui se rencontrent et se confrontent, celle du monde paysan et celle du monde artistique. ARTISTES ÉDITION 2014 > Achille BERTHOU à Kergrist-Moëlou > Vincent BRODIN à Kergrist-Moëlou > Corinne CUENOT à Mellionnec > Cédric GUILLERMO à Lescouët-Gouarec > Irène LE GOASTER à Trémargat > Claire VERGNOLLE à Rostrenen Démarche de Champ d'Expression " Faire de l’art à la campagne… où mieux que dans une ferme? Quel symbole plus fort pour la ruralité que le monde paysan et son activité, ses bâtiments, la manière dont il façonne notre paysage… Nos réflexions sur de la présence des arts plastiques, dans nos campagnes d’un côté et dans l’espace public de l’autre, nous a amené à nous interroger sur la notion d’espace public à la campagne. Pour la plupart des gens, la nature, les champs, les forêts… semblent appartenir à tout le monde. Pourtant, bien que les agriculteurs ne représentent plus que 4% de la population active en France, et qu’on estime que 6500 bâtiments agricoles sont délaissés chaque année, ce sont bien ces paysans qui modèlent nos paysages, dessinent nos campagnes et en sont les principaux propriétaires. Parallèlement, nous constatons souvent que les artistes plasticiens ont tendance à migrer vers les grands centres urbains, le milieu rural semblant ne pas pouvoir leur offrir d’espace d’expression… Nous ne pouvons alors que constater avec regret que cette tendance tend à renforcer l’inégalité d’accès à certains courants artistiques contemporains et à maintenir la croyance que ces mouvements sont réservés à une élite essentiellement urbaine. C’est pourquoi, nous avons eu envie d’inviter les artistes à travailler à la campagne et à réaliser des œuvres in situ, en lien avec le lieu de création. Enfin, nous avons voulu ce projet participatif et qu’il ne s’agisse pas uniquement d’exposition mais aussi d’une réelle présence et implication des artistes. C’est ainsi que nous n’avons pas eu envie de proposer une thématique à leur création. Leur ligne commune est de créer une œuvre in situ en s’appuyant sur le lieu, son organisation, son activité, son paysage et son énergie et donc de considérer les gens qui l’ont investi, construit ou aménagé, qui y travaillent et y vivent. " Extrait du site de l'association La Fourmi-e Vernissage le Dimanche 1er Juin 2014, en compagnie des artistes et des hôtes... Au plaisir de vous y voir!                                      //// Pour plus d'informations sur l'adresse des lieux et leurs coordonnées GPS ////

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Pour les 10 ans de La Quincaille située à Poullaouen dans le Finistère, le collectif La Rurale (en partenariat avec l'association La Fourmi-e) s'expose en vitrine dans l'ancienne quincaillerie du bourg.... Comme chaque année l'association La Quincaille organise un événement festif le 1er Mai, avec des propositions artistiques variées tout au long de la journée : spectacles de rue, performances, concert... La Rurale, déjà présenté dans des billets précédents, regroupe quatre artistes plasticiens : Cédric Guillermo, Christophe Hamon, Joseph Le Saint et Georges Peignard. Ils se sont retrouvés pour une expérience de travail sur plusieurs années interrogeant le monde rural dans sa diversité et ses enjeux. Ces quatre compères associent autant le dessin, la sculpture que la vidéo. Tout au long de l'année ils travaillent ensemble, au gré de rendez-vous. Ils rencontrent : éleveurs, agriculteurs, techniciens, distillateurs... tous acteurs du monde agricole. Ces artistes y puissent leurs inspirations.   La Quincaille, c'est quoi? En avril 2004 à Poullaouen une quincaillerie légendaire est rachetée par une jeune artiste, avec le projet de la transformer en "maison pour artistes". Une association nommée La Caille Qui Rit nait et crée un nouveau lieu de travail partagé pour le spectacle vivant. Un espace de création et de fabrication, de rencontres et d'échanges, de croisement des univers et des savoir-faire artistiques. Depuis la Quincaille accueille tous les ans une dizaine de compagnies professionnelles en résidences, des équipes et des artistes d'horizons multiples.

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Pour sa sixième édition, le Festival des Arts numériques de Vern-sur-Seiche détourne et interroge le JE(U)... Avis à tous les amateurs de la manette, les fous du jeu vidéo, les accros à l'écran! Pour les plus néophyte (comme moi) dans le domaine, c'est un vrai moment de découverte et de richesses au cœur d'un univers bien particulier... Bouillants est une manifestation dédiée aux expressions contemporaines et innovantes que sont l'art numérique et le multimédia. Celle-ci s'appuie sur les usages, les enjeux et les créations qui découlent des technologies. Bouillants est pilotée par l'association Le Milieu et appuyé par la société SAGA (Sous-marin d'Assistance à Grande Autonomie). Le Festival emprunte son nom à l'ancienne laiterie Les Bouillants, implantée à Vern-sur-Seiche, à une vingtaine de minutes du centre de Rennes. Le bâtiment industriel accueille dans ses 900m2 le festival en accès libre, qui essaime également dans les gares et médiathèques d'Ille et Vilaine. Une vingtaine d’œuvres d'art numériques et multimédia sont à découvrir et à éprouver physiquement comme PainStation du duo d'artistes allemand //////////fur//// . Avec ce dispositif, les artistes testent les limites sensibles de l'individu. Celui-ci n'est plus passif, il subit directement les conséquences de ses actes. La PainStation, présentée comme un "artefact de duels améliorés", qui, même si elle se base sur le célèbre Pong, a la particularité de venir vous rappeler la dure réalité dès que vous laissez marquer l'adversaire. En effet, quand l'adversaire marque un point, la machine vous agresse, au choix, elle vous fouette la main, elle vous envoie une décharge électrique, ou elle vous brûle. L’œuvre, car c'en est une, et pas uniquement une machine diabolique construite par pur sadisme, invite à réfléchir sur le sens du risque dans le jeu. L'échec n'est plus anodin, une partie n'est plus une partie de plaisir. Bâtissant un rapport masochiste, presque viril à la souffrance, elle pose plus la question de jusqu’où peut-ont aller pour ne pas perdre la face?                                                  Plus en douceur, séquence souvenirs pour beaucoup d'entre nous...Véritable voyage dans l'histoire du jeu vidéo, Game Border du japonnais Jun Fujiki, permet de traverser le temps. D'un jeu électronique ancestral à une console dernier cri, en passant par les produits phares des trente dernières années, vous êtes invités à mener votre personnage à travers les différents écrans et leurs esthétismes datés...                 La sélection de Bouillants se focalise sur des jeux d'artistes qui questionnent....Tel Antonin Fourneau, qui présente plusieurs installations dont Ghost Pad, une manette hantée qui joue toute seule, manière de questionner l'automatisme progressive de la société, de plus en plus pilotée par des algorithmes.  Dans Vigilance 1.0 de Martin Le Chevallier, le joueur est face à une série d’écrans qui lui permettent de surveiller simultanément de nombreux lieux : rues, supermarchés, parkings, boutiques, immeubles, écoles, etc. Son objectif est la délation. Dans un temps limité, il doit déceler un maximum d’infractions. A chaque flagrant délit, le score augmente, à chaque diffamation, il baisse. Chaque citoyen étant un délinquant en puissance, toute infraction impunie augmente le taux d’amoralité de la société. Une bonne vigilance entraînera un assainissement des mœurs, un retour du sens de l’effort, de la famille et de la solidarité. Une vigilance insuffisante plongera immanquablement la population dans le chaos et la turpitude. Empêché d'exercer son esprit critique par l'appât du score, le joueur se trouve confronté à un paradoxe : il continue à se comporter en justicier implacable tout en comprenant peu à peu que jouer le jeu, c'est jouer contre le discours du jeu. Les lieux où la dénonciation opère - critique de la société de contrôle, de la visibilité totale, de l'espionnage généralisé -, déguisés sous des écrans qui rappellent des jeux d'enfance, placent finalement le joueur en position de se dénoncer lui-même.     Les trois installations proposées par l'association Mille au carré proposent un détournement du célèbre jeu vidéo Final Fantasy 7. Gaïa, a view from space suggère une projection plus réaliste de la planète sur laquelle se déroule le jeu. Libre à celui qui l'observe d'y faire la lumière comme s'il était le maître du jeu. Not a Fantasy retranscrit les règles du jeu Final Fantasy 7 à notre réalité, avec les artefacts de notre quotidien. Dans un humour décalé est ainsi questionnée la place du réel et du libre arbitre fantasmé par le joueur. Wide-Pad est un instrument de musique qui détourne les effets sonores du jeu. Sa structure lui donne des airs de manette géante et invite à une exploration gestuelle guidée par sa musicalité.                                         Pleins d'autres installations à découvrir jusqu'au 1er juin 2014, à la fois inquiétantes, drôles, mais qui donnent à voir et à pratiquer autrement le JE(U). Reconsidérer ses propres mécanismes, l'impact de ses choix, sur soi et sur les autres. Le regard des artistes de cette programmation est incisif mais laisse l'individu se confronter à ses convictions et conventions préétablies. Bonne visite et bon game! Bouillants #06 - Art numérique, Multimédia & Citoyenneté6 Avril au 1er Juin 2014 - Entrée Libre35770 Vern-sur-Seiche & Rennes Métropole RENCONTRES Jeudi 10 Avril 2014, 11h La Dimension ludique ou artistique dans la recherche est-elle stimulante pour un chercheur? Quels liens existent-ils entre les Arts numériques et la recherche? // Intervenants : Bruno Arnaldi (Chercheur à l'INRIA dans l'équipe Hybrid), Seb Lee-Delisle (Artiste-concepteur), Gaëtan Allin (Directeur artistique des Bouillants) // Centre de recherche INRIA Rennes-Bretagne Atlantique à Rennes. Dimanche 18 Mai 2014, 14h30 Etre journaliste à l'ère du numérique // Intervenants : David Dufresne (Journaliste indépendant et cinéaste. Il est l'auteur du webdocumentaire Prison Valley, 2010) // Espace Ouest France à Rennes. Mercredi 21 Mai 2014 Économie numérique et jeux vidéos // Intervenants : Guillaume Campion (Directeur de production de la partie mobile, tablette, kinect chez AMA's production), Thomas François et Aymeric Lesné de l'association 3 Hit Combo, Stéphane Lebris (de Fanatic Game, réseau social français dédié à l'univers vidéoludique), Sébastien Sémeril (vice-président de Rennes Métropole délégué au numérique), Sylvie Courcelle-Labrousse (expert en méthodes de créativité appliquées à l'innovation) // La Cantine numérique rennaise. Samedi 24 Mai 2014, 9h30 // TABLE RONDE 1 > La place du numérique dans l'action culturelle publique des collectivités TABLE RONDE 2 > Art numérique / Art citoyen Espace culturel Le Volume à Vern-sur-Seiche

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Le monde nous parle, c’est indéniable. Le monde est bavard, il n’arrête pas de nous dire.Qu’est ce qu’il me dit ? Qu’est-ce qu’ils me disent ?Est-ce qu’ils me disent la même chose qu’à toi ?Est-ce qu’ils te disent la même chose qu’à moi ?- Ktha Compagnie -    Spectacle pour 1 container, 2 acteurs, 1 vidéo projecteur et 100 poupées.Est-ce que le monde sait qu'il me parle? Un beau titre pour un spectacle qui, je pense, ne l’est pas moins. De passage dans la région, cela vaut le détour du côté d'Hennebont...Que le spectacle se joue dans un container, ce n’est pas un hasard. Née avec le nouveau millénaire, ktha compagnie a développé diverses recherches aboutissant à des spectacles pensés comme des modules qui peuvent se déplacer, parce que leur priorité est la relation entre l’acteur et le spectateur. Ktha compagnie aime à s'immiscer dans les espaces publics de nos villes pour décaler les habitudes et trouver une proximité d'échange avec le spectateur. Les stades, parkings, terrains vagues, toits d'immeubles, containers, aires d'autoroute... sont devenus leurs salles de spectacles.Un container, 20 spectateurs, un projecteur et 100 poupées blanches entre 5 et 180 cm qui tombent du plafond pendant que deux acteurs lancent – et avec ironie- des phrases glanées dans la publicité, la sagesse populaire, les médias et le cinéma universel.Simple et abstrait comme le monde d’aujourd’hui. Spectacle qui dénonce le monde bavard que l’on aimerait nous imposer, où le formatage de la publicité et du marketing, le matraquage des messages politiques relayés par certains journalistes, empiètent sur notre liberté de penser et de rêver le monde."Voyez la chose comme quarante-cinq minutes de thérapie pour se laver des multiples messages « personnalisés » dont nous sommes en permanence bombardés." Edouard Launet - Libération Est-ce que le monde sait qu'il me parle? 20 au 22 février 2014  TRIO...SPlace Maréchal Foch - 56700 Hennebont 
jeudi 20 et vendredi 21 février à 20h30
samedi 22 février à 11h00, 18h00 et 20h30Durée > 45 minutes© Crédit photo : ktha.org, zoomlarue.com

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Dans le cadre du Festival d'images Apostroff, un projet d'ateliers que sont les "Chroniques du Levant" à vu le jour... Deux associations Le Coeur à Marée Haute et Multi-Prises se sont retrouvées afin de coordonner le projet des "Chroniques du Levant". Le Coeur à Marée Haute se préoccupe depuis un an et demi de Culture et Santé et développe sur le territoire lorientais des actions visant au décloisonnement de ces deux secteurs. Ces Chroniques se sont déroulées avec des structures locales : Établissement d'Hébergement pour Personnes Agées et Dépendantes (EHPAD) les Couleurs du Temps à Pont-Scorff, Foyer Résidence de Kerderff à Larmor-Plage, Centre de réeducation et réadaptation fonctionnelles Kerpape à Ploemeur et Lycée professionnel Emile Zola à Hennebont.       Le temps est venu de vous faire partager les éditions réalisées. Les participants, des quatre structures, tout âge confondu, y ont apporté tout leur cœur pour raconter le pays de Lorient, avec ses souvenirs, ses anecdotes, ses fragments parfois un peu dissous dans l'eau du temps...Tous avec sincérité et simplicité se sont prêtés à l'exercice avec parfois de l'appréhension mais avec l'envie de mener à bien l'ouvrage. Les ateliers ont été porté par quatre graphistes rennais avec qui les résidents et lycéens sont devenus les co-auteurs d’auto-éditions.Les graphistes, Qentin Bodin, Jil Daniel, Luc de Fouquet et Lucas Meyer, sont d'anciens diplômés ou étudiants de l'École européeenne supérieure d'art de Bretagne. Leurs pratiques se construisent autour de projets, de commandes, d'ateliers pédagogiques et d'interventions dans l'espace public, pour les milieux culturels, associatifs et institutionnels. Ils développent ensemble des projets transversaux et des collaborations dans différents collectifs que nous vous invitons à découvrir : Le Fabricatoire (collectif de graphistes), Les Sérigracyclistes (sérigraphies mobiles) et Sous le manteau (maison d'édition associative).L'ensemble des éditions réalisées durant les ateliers (affiches, cartes postales, livrets, posters) sont restituées publiquement lors de temps forts!                               L'aparté, un rendez-vous IN : Ce temps "d’Aparté" avec La Galerie Lieu est une passerelle entre la programmation des 20e Rencontres Photographiques du pays de Lorient (le IN...) et Apostroff - festival d'images (le OFF...). Les Apartés sont des rendez-vous qui ponctuent les Rencontres Photographiques. L’Artothèque Galerie Tal-Coat d’Hennebont reçoit les graphistes pour restituer des Chroniques de Zola. C'est l'occasion idéale pour vous présenter la technique de la sérigraphie à travers un atelier nomade et de découvrir le fonctionnement de l'artothèque où l'on emprunte des estampes et des photographies au lieu de livres.>RDV le samedi 9 novembre de 14h à 17h à l'artothèque d'Hennebont. Les rencontres matinales : Retrouvez-nous dans l'espace public, au sein des marchés! Chaque commune participant aux "Chroniques du Levant" sera investi pour favoriser l'échange avec les habitants et faire partager l'expérience. Les graphistes présenteront l'ensemble des Chroniques réalisées (affiches, cartes postales, livrets et posters) et dévoileront leur atelier de sérigraphie nomade. Au plaisir de vous voir nombreux et curieux! >RDV mercredi 20 novembre sur le marché de Ploemeur >RDV samedi 23 novembre sur le marché de Pont-Scorff >RDV dimanche 24 novembre sur le marché de Larmor-Plage

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En plein cœur de Marseille, accolée à la Mairie, une ville éphémère à vue le jour… Une semaine pour construire une ville utopique. Un chantier incroyable, rassemblant des milliers de personnes armées de cartons et unies dans une aventure collective. Élévation d'une autre ville, une autre manière de faire la ville…          Drôle de terrain de jeu pour des artistes. L'espace public marseillais ressemble de loin à une vaste "battle", entre kalachnikovs et capitale européenne de la culture.Une guerre d'image, dans laquelle les artistes se voient assigner le rôle de réenchanter la cité, apaiser ses blessures.En discutant avec les marseillais et en arpentant la ville cela semble plutôt réussir et les grands rendez-vous permettent à la ville de se découvrir un public nombreux et paisible, mais souvent passif, et plutôt consommateur, dans le centre-ville du moins. Métamorphoses, que produit, avec Marseille-Provence 2013, le centre national Lieux publics, peut-il changer cela? Une quarantaine de propositions (dont une trentaine de créations) en trois actes répartis dans le cœur de Marseille. Des compagnies européennes qui tentent de dépasser les codes des arts de la rue, d'interroger la ville, réunir ses habitants dans un même espace public sans sacrifier l'intime, le sens et l'émotion. Décaler les regards peut révéler une autre ville, elle-même en pleine métamorphose. Marseille change et se crée de nouvelles déambulations, des espaces communs dans une ville qui en manque.   C'est avec la participation des habitants que le troisième acte de Métamorphoses s'écrit. Développant le travail du plasticien Olivier Grossetête, une Ville éphémère en carton à été édifiée par plus de trois milles personnes.Une semaine d'élévation (du mardi 1er au dimanche 6 octobre 2013) à concrétisé cette ville composée d'une vingtaine de bâtiments, préparée par des ateliers de construction réalisés en amont avec des établissements scolaires, des structures sociales, socio-éducatives, des entreprises, des centres de formation et d'insertion pour adultes…         En implantant une fiction dans notre espace quotidien, le pari de l'artiste Olivier Grossetête et du directeur de Lieux publics, Pierre Sauvageot, a été que cette ville éphémère perturbe un peu notre perception de la ville contemporaine et qu'elle devienne une nouvelle agora publique, au fur et à mesure de son élévation.  L'utopie et l'imaginaire du rapport à l'urbanisme sont des questions qui se posent. N'existe-il pas un lien entre l'architecture et le carton comme packaging? Au fond, ce projet questionne (entre autre) l'image de l'architecture. J'ai trouvé cela passionnant de voir les gens se mobiliser pour quelque chose d'absurde a priori, cela renvoie certainement à l'enfance. Les participants, constructeurs d'un jour, passants, habitants soulèvent les bâtiments, les font tourner, et  les changent d'emplacement. Comme un instant magique, ces monuments de carton se mettent à bouger en un ballet architectural. Les rêves d'enfants prennent le pas sur le réel avant l'inévitable destruction de cette ville en carton… // Élévation de la Ville éphémère du mardi 1er au dimanche 6 octobre 2013, place Bargemon à Marseille.// Destruction collective et recyclage le 6 octobre.

La Ville éphémère - Place Bargemon - Marseille

Derniers jours à la Halle Saint-Pierre pour découvrir HEY! Modern Art & Pop culture / Part II.  (jusqu'au 23 Août 2013) Après une première collaboration entre la Halle St Pierre et le magazine HEY! en 2011, ces derniers récidivent et nous proposent un parcours des plus atypiques. Entre décalages alternatifs et fiction, créativité, mysticisme ou provocation, la seconde édition de la manifestation organisée par la revue des arts alternartifs HEY !, interpelle, dérange, surprend… mais ne laisse personne indifférent.Au départ, Hey! est une revue fondée en 2010 par Anne et Julien, un tandem de journalistes, galeristes, performers et DJ. Leurs obsessions : l’art outsider, la culture populaire, la bande dessinée, le graffiti, le pochoir, le surréalisme…Lorsque la Halle Saint-Pierre leur a proposé une carte blanche, le couple a saisi sa chance. "On a provoqué un joli cataclysme avec une exposition pleine de fraîcheur, d’énergie positive, de couleurs et porteuse d’espoir, souligne Anne. Le discours était radical et le ressenti immédiat. On avait une véritable force de proposition." Une suite s’est rapidement imposée. "Dans le magazine, on n’a jamais assez de pages! Notre planète est très peuplée : il y a plein de nouveaux talents à découvrir et à faire fructifier."      / Différentes couvertures de la Revue HEY! /                                                        / Catalogue de l'exposition HEY! Modern Art & Pop Culture - Part II - 2013 / On comprend qu'aujourd’hui, l’esprit de la rue et du populaire est partout. Dans l’esprit de la revue «Hey !», l’exposition se veut le relais de cet art urbain, pop et outsider avec de nombreux artistes qui incarnent la nouvelle génération. La soixantaine d’artistes présentés dans l’exposition ont en commun de contester les frontières hiérarchiques qui séparent le grand Art de la culture populaire. Leurs généalogies culturelles et leurs cousinages donnent à cette exposition l’allure d’un cabinet de curiosités du XXIe siècle.  Près de 330 œuvres réalisées par une soixantaine d’artistes internationaux s’égrènent sur deux étages dans une déambulation hétéroclite et foisonnant.Au rez de chaussée, on se retrouve plongé dans les ténèbres d’un cabinet de curiosités où sommeillent des créatures biomécaniques du célèbre Hans Ruedi Giger (concepteur du légendaire Alien), les freaks morts vivants de Witkin, les tableaux votifs, colorés et martyres de Joe Coleman, les collages de Handiedan tandis qu’à l’étage dans un flot de lumière, vous accueillent les poupées meurtrières de Mariel Clayton, les crânes de Jim Skull, les lapins angéliques de Paul Toupet.                         Pour cette 2ème édition, la bande dessinée est à l’honneur de l’exposition et présente les créations punk ou numérique de ce médium tant prisé de la scène populaire ; des précurseurs comme Winsor McKay au collectif d'artistes Bazooka en passant par « le pape des comics » Jack Kirby, la bande dessinée, tous les grands noms de la bande dessinée sont présents, quelque soit le style graphique.. Enfin vous l'aurez compris c'est une exposition qui a le mérite de remuer... Vacillant entre l’imaginaire et le réel, s’alimentant de nos peurs et de nos angoisses les plus profondes, « HEY ! » nous offre, une virée décadente et magique dans les profondeurs de notre inconscient. A découvrir, cette été ou peut-être à une prochaine édition?... (si prochaine édition, il y a...) HEY! Modern Art & Pop Culture - Part II Halle St-Pierre - 2, Rue Ronsard - 75018 PARIS - M° Anvers du 25 janvier au 23 Août 2013. source images : time out.fr, www.theartchemists.com

Exposition HEY! Modern Art & Pop Culture - Part II /  Halle St Pierre

> Exposition du lundi 27 mai au dimanche 2 juin 2013 /    tous les jours de 14h à 19h / Galerie du Faouëdic / Lorient > "Vernissage-Finissage"le vendredi 31 mai à 18h30 Exposition de Jean Bonhoure, Anna Conzatti, Aurélie Denis et Claire Vergnolle. L'exposition Sans Encombres arrive après six mois de rencontres et d'échanges avec la Communauté Emmaüs de Rédéné (29). L'objet de cette rencontre était initialement prévu autour d'une volonté de la Communauté de créer un espace d’accueil pour les donateurs dont l'aménagement intérieur serait pensé par des artistes. Les délais de ce premier projet, étant devenus trop courts et techniquement compliqué à réaliser dans le courant de l'année 2012-2013. La question a alors été de comment poursuivre cette aventure sous une autre forme, ainsi l'idée d'une exposition est arrivée...   La richesse de ce projet ne réside pas tant dans l'exposition finale que dans les rencontres humaines avec les compagnons de la Communauté.Faire parler les objets et entendre en écho la parole, la singularité des hommes. Des hommes pour un temps marginalisés, trouvent un lieu de vie pour tenter de se reconstruire. Les valeurs de la Communauté des Trois Pierres sont l'accueil sans conditions, le respect de la dignité humaine, la reconnaissance de la capacité de chacun à être acteur de sa vie et à se prendre en charge.  La réalité de cette micro-sociète qu'est la Communauté a nourri et orienté les différents projets artistiques. Les objets alors mis au rebut, trouvent des voies parallèles, alternatives et sont remis sur pied. Sans encombres les resitue dans un questionnement entre traces perdues, passé réactivé, et dialogue réinventé.  Texte de présentation de l'exposition : " Depuis quelques années, l'Ecole européenne supérieure d'art de Bretagne - site de Lorient et la communauté Emmaüs de Rédéné tissent un dialogue constant. Ces échanges ont permis plusieurs formes de rencontres, offrant souvent aux étudiants la possibilité d'obtenir des objets ou des éléments aidant leurs œuvres à se construire.
Cette année, trois étudiants de quatrième année, Anna Conzatti, Aurélie Denis, Jean Bonhoure et d'une artiste récemment diplômée, Claire Vergnolle, portent un regard d'artiste sur le site et les compagnons. Ceux-ci gèrent par leurs activités riches et exigeantes les objets et divers matériaux que notre société laisse derrière elle, entre accumulation démesurée et traces fragiles de nos existences particulières. Créée en 1968, la communauté Emmaüs de Rédéné (29) est un lieu d'accueil de personnes en difficulté d'adaptation sociale, de vie, de travail, de solidarité et d'interpellation politique. Elle accueille 50 compagnons d'origine, de culture et de religion différentes qui assurent une activité afin de se resocialiser et retrouver leur dignité. La récupération et la valorisation des dons issus principalement des particuliers constituent les seules ressources de la communauté. Autour des compagnons, gravitent des bénévoles et des salariés qui vivent une aventure humaine fondée sur la rencontre et le partage : "viens m'aider à aider" disait l'Abbé Pierre, fondateur d’Emmaüs. "                                                                                                                                                 

Exposition "Sans Encombre"

C’est une très belle écriture que j’ai découverte ici à travers 5 tomes, d’une centaine de pages chacun. Aki Shimazaki qui est l’auteur de cette pentalogie  intitulée Le Poids des secrets qui comprend Tsubaki (qui signifie le camélia), Hamaguri (Palourde japonaise), Tsubame (L’Hirondelle), Wasurenagusa (Le Myosotis) et Hotaru (La Luciole), nous plonge dans le Japon de 1900 à nos jours. Autour de ce qui semble être tout d’abord cinq histoires distinctes, l’auteur tisse l’histoire d’une famille sur plusieurs générations. Elle nous dévoile comment les secrets de famille peuvent influer non seulement la vie de celui qui se tait, mais aussi ses enfants et jusqu’à ses petits-enfants. Sans jugement sur les aventures de ses personnages, elle lève peu à peu le voile sur ce qui pousse parfois à cacher ou à transformer quelque peu la vérité. Et, au fur et à mesure des tomes, les recoupements se font, discrets d’abord, puis de plus en plus évidents, jusqu’à nous révéler le tableau final. Tous les titres d’ouvrages sont symboliques et très beaux : le style de l’auteur est très dépouillé et sobre, aucune fioriture ne vient  alourdir le récit. Et à travers l’histoire de cette famille on pourra se faire une idée du vécu des japonais à travers une guerre, un tremblement de terre, l’invasion de la Corée, les bombes atomiques. Jamais de la plume de l’écrivain nous lirons des mots amers ni violents, malgré des faits parfois durs voir cruels. Beaucoup de dignité et de retenue.J’ai été happée par cette simplicité à décrire la vie qui va, la vie qui bat avec autant de profondeur et de sensibilité en si peu de pages, les secrets en se dévoilant distillent le soulagement mais aussi le doute. En laissant résonner en nous la question de savoir si on connaît véritablement celui ou celle qui, durant toute une vie, a porté ce fardeau, a abrité ce mensonge? Cinq bobines de fils qui se déroulent, s’enroulent, s’emmêlent et se démêlent. J’ai apprécié découvrir un Japon différent de celui qui a subit la propagande occidentale. Un pays digne, parfois trop, qui aime cultiver ses traditions. A travers ces déambulations on y découvre une société qui est un mélange de raffinement et de violence. Plein de sensibilité et de pudeur, le texte reste, malgré le sujet, lumineux et plein de petits bonheurs. J’ai passé de très beaux moments que j’ai trouvé parfois un peu court mais c’est ce qui fait le rythme de ce cycle. Bonne lecture! «Le poids des secrets» de Aki Shimazaki, collection Babel chez Actes Sud, date de parution : 2005-2009 / 6.50€ /volume.

Le poids des secrets / Tome 3 / Tsubame - Crédits photos : lelibrair.com