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Articles de Arnaud Goualou

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Alors que le milieu culturel connaît ses déboires, il est difficile pour de nouveaux artistes ou associations de s’y retrouver. Comment monter un projet culturel ? Comment communiquer ? Chercher des subventions ? Comment ne pas se noyer dans ce flou administratif ?     La pieuvre a été créée pour venir en aide et soutenir ces artistes dans leurs démarches. Des aspects administratifs, de communications ou tout simplement technique, le collectif la pieuvre est là pour vous accompagner et vous donner les clés et les démarches à suivre. C’est suite à une rencontre et des discussions autour de la difficulté de trouver sa place dans le champ culturel, que les membres du collectif ont eu l’idée de se réunir. S’associer pour aider et être utile. Réunissant des acteurs de tous les domaines, l’association a permis de mutualiser les compétences et les savoir-faire de ses membres. De l'organisation d'un événement à la création d'un site internet, de la composition d'un dossier de presse en passant par la réalisation d'une fiche technique ou le montage d'un dossier de subvention…la pieuvre est votre animal.     Le collectif s’est récemment illustré en apportant son soutien au festival « Teenage kicks », biennale d’art urbains à Rennes, qui s’est tenue de septembre à octobre 2015. Alors que se termine le café 420, tiers-lieu artistique organisé par la Collective du 08 janvier au 12 février 2016, la Collective (groupement d’artistes et de professionnels de la culture, mentionné dans un article précédent : ici )  proposait de transformer une partie du PHAKT - Centre Culturel Colombier en un lieu hybride, à la fois espace de travail, de présentation et d’expérimentation pour un groupe de 5 à 7 artistes. La Pieuvre a donc apporté son soutien à La Collective notamment par une permanence d’accueil au Café 420 tous les vendredis de 15h à 18h à son bureau (3ème étage du Crij Bretagne) afin de parler de leurs projets culturels.   Aujourd'hui, La Pieuvre met ses talens au service de la musique. Elle apporte son soutien au groupe Fables pour leur soirée de lancement, sortie donc d'un nouvel EP. Fables est un groupe de pop alternative formé de 5 membres, vous pourrez les entendre le samedi 27 février au Crij Bretagne dés 19h30. Pour les découvrir, c'est par ici.     Une question, un projet, une idée ? Pour prendre contact avec le collectif de La Pieuvre : contact@collectifpieuvre.fr 4b cours des alliés, 35000 Rennes site internet : http://collectifpieuvre.fr

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Vous imaginez bien que je pourrais parler de toute la saison, qui compte environ une quarantaine de spectacles en tout genres : cirque, musique, danse, théâtre, une pincée de cinéma, une bonne touche de contemporain et quelques grains de classique... Je vais donc volontairement me focaliser sur quelques perles, un choix subjectif mais il est, bien sûr, plus facile de parler de ce que l'on aime. La musique, beaucoup de musique classique comme à son accoutumée : Wagner, Mozart, Shubert, Malher, Schönberg... mais attention deux petites curiosités se sont glissées parmi les clavecins et autres instruments à poussières. Tout d'abord le célèbre " Pierre et Loup " de Prokofiev ( 12-13 décembre ), en quoi est-ce original me direz-vous ? Une version cuivrée évidemment, toute pleine de grandes notes jazzy, tout cela exécuté par Amazin Keystone Big Band. Un Pierre et le loup se baladant dans le Manhattan des années 50, cela a du en faire courir des rombières affolées. Enfin bref, pour continuer sur la seconde perle, si je vous dis Satie vous devez me répondre Gymnopédie...mais attention, certes il y aura de sa musique mais avant tout théâtralisée, une sorte d'étude de la musique satinienne dans Mémoires d'un amnésique (15, 16, 17 octobre).Pour finir sur la musique, malgré la richesse de la programmation, je ferais un petit aparté sur Cascadeur / Girls in Hawaii présent lors du Festival des Indisciplinées et qui se jouera au Grand Théâtre. Cascadeur c'est une sorte de pianiste / compositeur / chanteur à la voix de tête, déguisé en copie du méchant Turbo dans le film Le monde de Ralph qui fait de la pop planante à la Sigur Ros. Girls in Hawaii est un groupe de six musiciens belges qui surf sur la pop indie, vous pourrez retrouver tout ce petit monde le 10 novembre.    Ne partons pas très loin, on va s'occuper de la danse. Cette année encore il y aura du Charmatz pour les fans et du très contemporain avec Gisèle Vienne. Cette dernière va nous présenter, pas personnellement, une pièce intitulée " The pyre ". Alors là, attention, on prépare sa paire de lunettes de soleil car Gisèle, elle a fait un partenariat avec une compagnie d’électricité, sur scène des centaines de LEDS, vous noieront dans une expérience lumineuse sensorielle. Je vous conseille aussi les boules quiès car en plus de la lumière, il y aura de la bonne techno électro et du texte de Dennis Cooper. Une sorte de seringue d'adrénaline psychédélique peut-on dire. Petit aperçu ci-dessous.     Après le contemporain, parlons classique. Un ballet ça vous dit ? Au menu, il y a le Cendrillon de Maguy Marin (10-11 janvier) enfin quand je dis classique, ce n'en est pas vraiment. Ça m'a tout de suite fait penser à une future adaptation de Chucky, la poupée qui rencontre les Bisounours. Des poupées vivantes mais un peu édulcorées à la " it's a small, small world " de chez Disney versus l’Exorciste. Pour rappel, Maguy Marin est passée l'année dernière au Grand Théâtre avec May B et j'avais adoré. Très hâte de voir la suite donc !     Passons aux extras, du cirque avec Acrobates (13-14 novembre) et Qui-vive (15-16-17 décembre), des galipettes et de la magie à faire découvrir aux plus petits. Évidemment, je ne pouvais pas sauter Bartabas. Le Saint-Graal de cette programmation, le leitmotiv de la billetterie, Bartabas dans Golgota (28-29-30 novembre). Comment dire, du Flamenco, de la danse équestre, du clair-obscur, personnellement, j'ai déjà pris mes places.                            Autre trouvaille, Malec dans la ville (22 janvier), un ciné-concert pour les fans de Buster Keaton avec en improvisation musicale, l'école de musique de Lorient. Une réminiscence de l'ancien temps, ou le spectateur va vivre et la musique et l'histoire en temps réel comme au début du cinéma.    Pour finir, j'attaque le plus lourd. LE THÉÂTRE. Petite liste exhaustive : - Orphelins de Chloé Dabert ( du 29 sept au 3 oct ), huis-clos qui a fait parler de lui au festival d'émergences théâtrales Impatience.        - Tohu Bohu de Madeleine Louarn (du 7 au 10 octobre), toujours en compagnie de Catalys, compagnie d'adultes handicapés mentaux, rappel de Les oiseaux l'an passé.   - Elle brûle (du 13 au 15 janvier) huis-clos extrêmement réaliste sur une femme et sa vie de famille.   - Le malade imaginaire de Molière (du 03 au 05 février) version pop seventies.  - Novenceto (le 27 et 28 février) texte de Barricco et mis en scène par André Dussollier. " On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu. "- Une adaptation Les particules élémentaires de Houellbecq (le 1er et 2 avril) qui s'est jouée au Festival d'Avignon l'an passé.             - En parlant d'Avignon, Olivier Py présentera Orlando ou l'impatience (le 5 et 6 mai) une version aux allures de promenade New-yorkaise.             Pour terminer, je m’arrêterais sur Blanche-Neige (le 20 et 22 mai) mise en scène par Nicolas Liautard, jeune metteur en scène, une sorte de recueil photographique marquant l'absence de texte, des peintures brumeuses, illustration des contes des frères Gimm.           Je vous invite à vous renseigner sur le site du Théâtre de Lorient : ici. L'ouverture de la billetterie ce fera ce weekend, le 6 et 7 septembre. Au plaisir de vous y retrouver !

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  Un retour sur expérience... Trois stages d’initiation à l’art vidéo ont été proposés aux 14 à 17 ans sur la thématique des images vidéo. Cette action a été initiée suite à l'association du FRAC Bretagne, des Champs Libres et du musée de Bretagne dans le cadre d'un projet national (les portes du temps). Les trois stages on été réalisés sur trois semaines, mené par un de nos membres : Thomas Daveluy. Les jeunes stagiaires ont réalisé une vidéo collective tout en découvrant une exposition, ses coulisses et les différents métiers du domaine culturel. Chaque semaine un artiste était invité, j'ai donc été l'un de ces artistes invité. Le troisième stage devait permettre d'apporter une dimension théâtrale à la vidéo par l'utilisation du décor et du costume. Je me suis donc rendu sur Rennes pour quelques jours de travail. Le stage a commencé dès le mardi, ils ont pu découvrir quelques courts métrages de Méliès, référence clé de ce stage. Suite à cela et à un petit jeu de pioche, chaque groupe de stagiaires a créé un petit scénario de leur vidéo. Pour ma part, je ne suis intervenu qu'à partir de mercredi jusqu'au vendredi. Après quelques présentations, mon métier d'artiste et mes réalisations, j'ai enfin pu découvrir leurs scénarios. Très loufoques et donc super intéressant dans la mise en scène. Je leur ai d'abord montré, très apprécié d'ailleurs, "La famille Tennebaum" de Wes Anderson pour son travail très photographique et de mise en scène. J'ai choisi le prologue et le casting, scènes ou les plans fixes sont nombreux. La voix off apporte des informations pendant la présentation des personnages. On est là très proche du travail de metteur en scène qui met dès sa première scène les personnages en place. Permettre au spectateur de connaitre l'identité et donc l'histoire du personnage assez rapidement. On entre très facilement dans le style et l'univers des figures. Une immersion dans un cercle familial loufoque dès le départ. Cette référence m'a permis de leur faire comprendre que le plan fixe, utilisé dans la totalité du stage, ne gêne en rien la présentation d'un personnage, différents éléments, que ce soit la bande son, voix off, costumes et décor, permettent de comprendre et de saisir un personnage. Pas besoin d'un dialogue ou d'un monologue. Dès le mercredi après-midi, on se met à la pratique. Un tour des différents groupes me permet de cerner leurs besoins en costumes. Il y a du travail. Je commence par le groupe qui en a le plus besoin, un casque de chevalier et deux masques d'oiseaux. Originalité des masques d'oiseaux, la tête du comédien est en fait le corps de l'oiseau en entier. Second groupe, une histoire de pêcheurs "clonés" : là il faut deux masques identiques, je remarque que l'une des stagiaires a des qualités en dessin, ce que je met à profit, deux masques en 2d entièrement dessinés. Les troisièmes et quatrièmes groupes ont beaucoup d’accessoires donc je leur prêtes des masques déjà fabriqués, seul le magicien du troisième groupe aura un masque fait pour l'occasion, une sorte de bec d'oiseau , masque typique de la Comedia del Arte du médecin de la peste.   Les jours suivants, finissage des costumes, accessoires et décors. Tout est filmé ensuite sur fond noir ou blanc, permettant de faire de l'incrustation facilement. Chaque groupe passe devant le rideau, répétions et tournages multiples. D'autres vidéos leurs sont montrées pendant le tournage lors des temps libres: La comtesse de Castiglione de David Lodge, court-métrage de 2010 Quelques "La linea" de Osvaldo Cavandoli, animation d'un personnage sur une ligne continue "Paper War" de Zhe Zhang Ces vidéos nous ont permis de leur faire découvrir la magie du cinéma, par des outils de montage, le stop-motion ou l'animation. En plus de la pratique, nous voulions leurs faire découvrir des petits trésors de vidéos. Pour conclure, ce fut une très bonne expérience autant pour moi que pour les stagiaires selon les retours. Je vous invite d'ailleurs à consulter le blog qui a été tenu par les stagiaires durant ces trois semaines: http://blogs.leschampslibres.fr/filmez-court/ Le résultat sera présenté lors d'une première aux Champs-libres le 16 septembre à 18h30. Venez donc le découvrir...

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Fermez les yeux et laissez-vous guider. Le bruit des pas et les voix des passants rythment la découverte. Une musique d'ambiance et le chant des oiseaux vous accompagnent tout au long de ce safari. Aucun animal en vue mais des ruelles sombres, du "street art" et la découverte de l'architecture marseillaise à l'honneur. Comment pouvoir visiter Marseille ou du moins le quartier du cours Julien sans bouger de chez vous? Au son des voix de deux conteurs urbains, Julie et Christophe, qui ponctuent le voyage à travers l'interface google, nous pouvons nous promener dans les rues. Des photographies, vidéos, anecdotes apportent des petites découvertes, curiosités qui enrichissent le safari.Julie de Muer part à la rencontre des habitants du quartier, musiciens, cuisiniers, une variété d'individus qui racontent leurs histoires et offrent de nouveaux regards sur la ville. Le projet est une co-production entre radio grenouille et Marseille-Provence 2013. " à l'origine du projet, il y a le site des Promenades sonores, qui propose une quarantaine de promenades sonores à Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne et plusieurs autres villes proches, toutes balisées grâce aux cartes de Google Maps."[...] "Le projet mis en ligne jeudi 3 avril 2014 est accessible aussi bien en français qu'en anglais."  euronews.comÉtrangement ce projet m'a rappelé l'écriture d'Annie Ernaux, cela vaut donc bien une petite citation du "Journal du dehors":"Pourquoi je raconte, décris, cette scène, comme d’autres qui figurent dans ces pages. Qu’est-ce que je cherche à toute force dans la réalité ? Le sens ? Souvent, mais pas toujours, par habitude intellectuelle (apprise) de ne pas s’abandonner seulement à la sensation : la “mettre au-dessus de soi”. Ou bien, noter les gestes, les attitudes, les paroles de gens que je rencontre me donne l’illusion d’être proche d’eux. Je ne leur parle pas, je les regarde et les écoute seulement. Mais l’émotion qu’ils me laissent est une chose réelle. Peut-être que je cherche quelque chose sur moi à travers eux, leurs façons de se tenir, leurs conversations. (Souvent, pourquoi ne suis-je pas cette femme ?” assise devant moi dans le métro, etc.)"C'est parti pour le voyage alors suivez le guide: https://nightwalk.withgoogle.com/fr/panorama/

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La ré-interprétation et la modernité sont les deux termes qui définiraient cette nouvelle saison. Il est programmé de nombreuses pièces dont ce sont les mots d'ordre. Tel Orlando, opéra interprété par l'ensemble Matheus, dirigé par Jean-christophe Spinosi et mis en scène par Eric Vignie, oeuvre de Haendel qui s'était inspiré du roman "Roland le furieux" ou bien "Rappeller Roland", réflexion sur la guerre qui fait référence elle aussi à "la chanson de Roland". Ré-interprétation d'auteurs plus classiques, "Pompée" et "Sophonisbe" de Corneille, confrontation entre l'orient et l'occident, mis en scène par la spécialiste "corneillienne", Brigitte Jaques Wajeman. Deux perles, sous le signe de la modernité, "le misanthrope" de Molière version rock/clash et "Pantagruel" avec Olivier Martin-Salvan, (qui avait conquis le public du CDDB l’an dernier avec Ô Carmen). Une touche de décalé, avec " Miss knife chante olivier py" un music-hall mené par l'alter ego, entendez transformiste, d'olivier py. Tout comme "le crocodile trompeur/Didon et Enée" , relecture excentrique interprétée par une jeune troupe d'acteurs dont Judith Chelma. Et pour finir, une version étrange et obscure du petit poucet, dont le personnage principal est joué par un adulte de petit taille, entendez nain.                                                                                                                                                                         Après le théâtre, place au cirque, avec trois spectacles, "Lebensbraum" huis-clos rétro, qui raconte l'histoire de deux hommes créant une femme robot afin de satisfaire leurs besoins ménager. Une touche de mime et une pincée de cinéma muet. Le second, "L'oublié(e)" de Raphaëlle Boitel, que certains ont pu voir dans les pièces de Marc lainé, "break your leg" ou "un rêve féroce". Il s'agit d'une  pièce onirique mêlant réalité et rêve, racontant la triste histoire d'une femme dont le maris est dans le coma et qui décide à son tour d'entrer dans un coma afin de retrouver l'homme qu'elle aime. Et pour finir, "le cirque invisible", spectacle mythique avec Victoria Chaplin, petite fille de Chaplin. En ce qui concerne la musique, beaucoup de classique avec "Amériques..." qui s'attaque à Gerschwin notamment, "sonate à kreutzer" avec l'ensemble Matheus pour les fans de Beethoven, "de Venise à Buenos Aires" pour les 4 saisons de Vivaldi, puis avec l'orchestre symphonique de Bretagne qui viendra interpréter Saygun, Mozart et Stravinsky. En décalé, nous avons du jazz avec "Bonaventure Pencroff", du post-rock associé à de l'image, pour les fans de cinéma chez Murnau ou Renoir, avec "La petite marchande d'allumettes/L'Architecte". Le meilleur pour finir, pour les fans de Pink Floyd, huit musiciens reprendront l'intégralité de " the dark side of the moon" en direct sur scène avec les instruments de l'époque, épique donc.Qui dit musique dit danse, tout d'abord du flamenco avec "Flamencas, de la danse toute nue qui a fait un triomphe à Avignon avec "Tragédie", "Duo d'Eden/ Welcom to paradise" avec le ballet de Lorraine, "Partitia 2" avec Boris Charmatz, vu récemment dans "enfants" voir notre article (http://multi-prises.fr/index.php?post/2013/03/20/Enfant-une-pi%C3%A8ce-de-danse-de-Boris-Charmatz). "Partitia 2" se joue en trois partie, la première est l'intégralité de la partitia n°2 de Bach joué au violon, la seconde est l’interprétation en danse de celle-ci sans la musique, la troisième et dernière est l’alliance des deux. Pour clore la danse, deux bijoux, du cabaret burlesque façon "tournée" d'Almaric présenté à Cannes avec "Cabaret New Burlesque" et "cuisses de grenouille" avec une Joséphine qui rêve d'être danseuse.On en oublierait presque les autres genres, avec les deux spectacles de marionnettes, "sur la corde raide" mélangeant manipulation et vidéo très réalistes,  puis "The Table" marionnette à l'anglaise avec ses angoisses et sa crise existentielle. Pour clore cette présentation de saison, de la philosophie avec "Faire le gilles", reprise pendant 5 soirs, des cours de Gilles Deleuze façon cours magistraux. Chaque soirs, sera abordé un sujet philosophique différent.Je vous invite tout de même à faire un tour sur le site du théâtre pour les pièces dont je n'ai pas parlé et pour retrouver les infos supplémentaires telles que les dates: http://www.letheatredelorient.fr/!!!!!!!!!!!Pour infos, vous pouvez pour les abonnements, venir au théâtre à partir du 7 septembre.

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Pour ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas. Hi fructose est un magazine américain d'art contemporain (un petit rappel à la manière de Frédéric magazine). Articles et photographies de différents artistes actuels, qui permettent de rester informer. il s'agit d'une revue d'art éditée par Annie Owens et Attaboy depuis 2005, qui focalise sur le pop-surréalisme que l'on appelle parfois "lowbrow" (le bizarre, humour, macabre et onirique).  Petits hics: c'est en anglais (désolé pour les non-anglophones) et il s'agit pour la plupart des artistes et des oeuvres, que d'illustrations et de sculptures. Vous me direz: mais ou peux tu trouver ce magazine? je rassure les amoureux du papier, il est possible de trouver ce magazine dans quelques librairies ou de l'acheter via le site internet. Site internet? a t-il dit? et oui pas besoin du magazine quand on peut visionner un site et y découvrir des dizaines d'artistes dont voici le lien:  http://hifructose.com/ Plusieurs articles et artistes à découvrir par jour. Une adhésion facebook, pour les non-réfractaire quoi de mieux.  Annie owens:   Ses illustrations sont principalement réalisées à l’aquarelle et à l’encre et représentent des jeunes filles aux visages maussades ou renfrognés ainsi que divers portraits surréalistes de personnages étonnants. Attaboy: est un illustrateur et toy designer.

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La chapelle de Bethléem est située à Saint-Jean-de-Boiseau près de Nantes. Il s'agit d'une chapelle du culte catholique romain venant d'être restaurée. Vous me direz mais qu'a t'elle de si extraordinaire? Et bien le restaurateur a fait appel à un sculpteur, Louis Boistel, pour restaurer les chimères manquantes. Seul petit hic, il n'y avait plus de représentations permettant de recréer fidèlement celles détruites par le temps. Le sculpteur s'est donc librement inspiré de bonnes vieilles icônes du cinéma japonais et américain. Néanmoins, l'esprit de celle-ci demeurait : réunir en un même lieu des figures d'origines culturelles différentes, en l'honneur de la coexistence de ces cultures.  Comme vous le montrent les images, la méchanceté de l’être humain se voit représentée par un gremlins, son opposé par Gismo, Goldorak pour l'image du chevalier ou bien encore alien. Je trouvais cette information à la fois très drôle et assez déroutante. Il est assez surprenant qu'une commune accepte cette originalité, encore plus lorsqu'il s'agit d'un lieu de culte. Voilà donc un exemple de choc entre les monuments du passé et la modernité. L'idée d'utiliser des représentations contemporaines de gargouilles pour orner les pinacles de monuments religieux se retrouve par ailleurs, toutefois.  La Cathédrale Nationale de Washington, par exemple, contient sur son flanc ouest certaines gargouilles à l'aspect curieux : l'une représente un politicien corrompu, dont les poches pleines laissent voir des billets de banque dépasser. On peut également y voir un jeune business-man pressé avec son attaché-case. Une autre représente la mythologie de Star Wars sous les traits de Dark Vador, sculptée par Jay Hall Carpenter, un artiste sculpteur également visionnaire et iconoclaste. La question est, comme nous aujourd'hui qui regardons ces sculptures d’apôtres comme de vieilles pierres d'un temps et d'une religion plus ou moins révolu ou du moins, moins importante, quel sera alors le regard porté à ces nouvelles icônes dans 100 ans?source: http://golem13.fr/chapelle-de-bethleem-gremlins/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=chapelle-de-bethleem-gremlins

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                                                                                                                                                                  Le Cri de l'Ormeau, agenda culturel de Bretagne (Morbihan et Cotes d'Armor), est un journal mensuel et gratuit, qui fait état de toutes les manifestations culturelles de la région. Dès son origine, Le Cri de l’Ormeau se développe aussi sur Internet. Le site www.cridelormeau.com enrichit l’édition papier et offre de nombreuses fonctionnalités : mise à jour permanente de l’agenda, présentation du patrimoine, moteurs de recherches thématiques, géographiques, évènementiels, services cartographiques, outils dynamiques (auto-annonce de manifestations, jeux pour gagner des places de spectacles...), et une étonnante Télé Ormeau. Derrière cridelormeau.com, se trouve une équipe composée de l'association Art Spec (qui édite le journal Le Cri de l'Ormeau) et de la société Acanthique (qui développe des applications multimédia). Le Cri de l’Ormeau se fait l’écho de l’action culturelle du département des Côtes d’Armor, du Pays de Pontivy et des territoires voisins. Ce média contribue au dynamisme culturel et à la valorisation des territoires. Il s’intéresse transversalement aussi bien au théâtre qu’aux musiques actuelles, aux cafés-spectacles qu’à la cyberculture, à l’opéra qu’à la sculpture monumentale, à l’audiovisuel qu’à l’écriture, à la culture bretonne qu'à la culture bosniaque... Tous les arts y sont à l’honneur, qu’il s’agisse de pratiques professionnelles ou amateurs, d’envergure locale, nationale ou internationale. .. - Edition Morbihan : 3, rue Fénelon 56100 Lorient - tél. 02 97 21 16 58 - fax. 09 50 99 56 17 - morbihan@cridelormeau.com   - Siège & Edition Côtes d'Armor : 23, rue des Promenades 22000 Saint-Brieuc - tél. 02 96 33 10 12 - fax. 09 53 05 71 77 - contact@cridelormeau.com

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Je tiens à vous présenter le nouveau film de Ang Lee ( réalisateur de Le secret de brokeback mountain, Tigre et dragon). Il s'intitule "L'Odyssée de Pi" dont voici un résumé:  source wikipédia Le film raconte l’histoire magique des aventures de Pi Patel, fils du directeur d'un parc zoologique. Ayant vécu à Pondichéry, la famille décide de déménager au Canada. Ils embarquent alors à bord d’un énorme cargo. À la suite de son naufrage, Pi se retrouve à la dérive dans l’océan Pacifique à bord d’un radeau de sauvetage accompagné d’un zèbre blessé, une hyène, un orang-outan et un tigre du Bengale appelé Richard Parker, lesquels essaieront de lutter pour leur survie... A moins que tout ceci ne soit le fruit de son imagination pour détourner une réalité trop difficile à vivre... https://www.youtube.com/watch?v=_xA3rmtpn1k Sincèrement mais en étant assez subjectif, je vous le conseille. Certains connaissent mon gout pour l'animalier, qui est merveilleusement représenté, mais en plus de cela il questionne des sujets comme la religion, l'instinct de survie et la cruauté. Ce film contient des images juste "wow", fantastiques et étonnantes, entre réalité et fantaisie (trés photographiques et oniriques). Je précise aussi qu'il s'agit avant tout d'une histoire tirée du roman de Yann Martel pour les amateurs de littérature, que je vais m'empresser de lire. Je vous laisse le plaisir de le voir sans en dire plus. Petit fait intéressant, le film a pu être vu en avant-première à la piscine Pailleron à Paris. Les spectateurs ont été placés dans des canots sur l'eau, embarqué avec l'utile gilet de sauvetage. Idée surprenante qui met le spectateur en situation, celle du personnage principale à la dérive sur les océans, voilà une façon de vivre un film de façon inédite et plus intense.

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Le 3 octobre 2010, Éric Vigner créait l’Académie : une « petite démocratie » regroupant sept jeunes acteurs français et étrangers, visant à former à la fois un espace de transmission, de recherche et de production théâtrale. Scellant l’acte de naissance de l’Académie, La Place royale de Pierre Corneille ouvre la saison du Théâtre de Lorient en opérant une sorte de retour aux sources. C’est en effet à cette comédie, déjà, qu’Éric Vigner s’attaquait à la fin de ses études au Conservatoire, en 1986, y dirigeant sept acteurs de sa promotion (parmi lesquels Denis Podalydès). Cette pièce de jeunesse sur la jeunesse a été écrite par Corneille en 1634, à l’âge de 28 ans, deux ans avant L’Illusion comique — pièce qu’Éric Vigner avait choisi de présenter pour l’ouverture du CDDB en 1996—, et trois ans avant qu’il n’abandonne la comédie pour se tourner vers le genre tragique. Sous-titrée «L’amoureux extravagant », La Place royale conte les atermoiements d’Alidor, qui aime Angélique, sans toutefois pouvoir se résoudre à l’idée d’un mariage qui signifierait la perte de sa liberté. Dans ce spectacle où la beauté visuelle propre aux mises en scène d’Éric Vigner prend une tournure baroque, où l’on retrouve le soin qu’il apporte au texte et son incarnation, les alexandrins de Corneille se frottent aux accents des jeunes comédiens de l’Académie. Cela n’en souligne que mieux la modernité de cette pièce qui marque la naissance du héros cornélien, brillante et réjouissante méditation sur l’amour et la liberté, et la façon dont l’amour peut faire échec à l’amour. La Place royale est également l’occasion, pour le Théâtre de Lorient, de faire un focus sur ce XVIIe siècle qui a vu naître la ville, mêlant concerts, conférence, danse...

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