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Catégorie Evénements

Expositions, soirées, performances ou autres événements temporaires.

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La notion de paysage est largement présente au sein des quatre sites de l'école européenne supérieure d'art de Bretagne. Le paysage est perçu en tant qu'image, sujet de représentation ou espace fictionnel. Il est également abordé comme territoire d'expérience. A travers cette exposition qui réunit 14 jeunes artistes issus des écoles de Lorient, Brest, Rennes et Quimper, le public découvrira une grande diversité des pratiques : dessin, peinture, photographie, vidéo, édition, objet, sculpture, installation, etc. L'expo In situ se déroule à Lorient à la galerie du Faouëdic. Du 29 juin au 21 juillet. Entrée libre Ma vidéo "glissement de terrain" y est exposée ainsi que, pour le première fois hors contexte des beaux arts, la structure même de la montagne! On y trouvera aussi Nadège Gandon. Je trouve personnellement l'expo plutôt pas mal malgré le manque de pièces. Deux ou trois de plus n'aurait pas été superflues. Pour cette fois l'EESAB à fait un effort sur le catalogue, pas forcément sur le visuel mais plutôt sur le contenu grâce, entre autres, à l'intervention de Jean Luc Brisson ( Jean-Luc Brisson est plasticien, auteur, et rédacteur en chef des Carnets du Paysage. Il dirige également le département des arts plastiques de l’ENSP de Marseille). Pour ce qui est de mon coup de cœur, je conseille à tous d'aller voir le travail de Rémi Duprat! C'est, je pense, ce qu'il y a de plus intéressant en tout cas ce qui m'a le plus marqué. Petite info : il y a une erreur dans la présentation du travail de Héléne Cressent. Après avoir discuté avec elle, j'ai su que son travail tourne autour de la restauration en peinture des anciennes publicité peintes sur les murs de nos villes et villages (genre VINFOU par exemple) . Normalement la photo dans le catalogue aurait du donner à voir un point de vue beaucoup plus large sur la "boite" contenant la photo du projet. Hélène déplore un peu cette installation car elle met la confusion dans le propos : C'est bien l'action sur l'image qui lui importe plutôt que le coté "boîte". L'interrupteur étant visible ont peut penser à une œuvre "interactive", ce n'est pas le cas ni le propos ici, mais simplement un rappel sur les panneau publicitaires rétroéclairés! Au plaisir de vous croiser autour de la galerie pour planter les graines de mauvaises herbes à disposition autour de la Mairie ! (voir le travail de Marine le Moal... )

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Exposition JARDINS SENSIBLES, JARDINS SECRETS, du 9 juin au 6 octobre 2013. Vernissage le 7 juin à 18h. 18 artistes de moins de 35 ans de la région Bretagne exposent au Château de La Roche Jagu (Ploëzal, Côtes d'Armor). Jardins sensibles, jardins secrets, voilà la thématique sous laquelle ils sont réunis. Des questions comme celle du privée et du public, de la nature et de la culture y sont fréquemment abordées. Les espaces du château et de son parc sont investis par tout type de méduims et pratiques plastiques. Ainsi, peintures, vidéos, installations, linogravures, photographies, céramiques, dessins, design, seront visibles dans les murs du château. Le parc lui, offrira au regard sculptures et installations in situ. Le dialogue entre l'homme et la nature rentre alors en corrélation avec le dialogue entre le château et le parc. De plus, quatre des membres actifs de Multi-Prises s'y retrouvent : Nadège Gandon, Guillaume Lepoix, Jonas Delhaye et Simon Augade. L’accueil que j'ai pu y trouver lors de mes différentes venues pour réaliser une pièce spécifique in situ dans le parc, est exemplaire. Une fluidité et une sympathie dans les échanges encadrées d'un professionnalisme certain ont formés une agréable rencontre qui encourage l’engagement qui parfois est difficile pour les jeunes artistes plasticiens. communiqué de presse Dossier de presse. http://www.artcatalyse.fr/jardins-sensibles-jardins-secrets-domaine-departemental-la-roche-jagu-ploezal.html http://www.lejournaldesarts.fr/evenements/calendrier/docs_exposition/110774/jardins-sensibles--jardins-secrets.php http://www.alteractu.fr/actus/la-roche-jagu-le-jardin-secret-des-artistes_219659/ http://www.artshebdomedias.com/agenda/270513-jardins-sensibles-jardins-secrets-regards-de-jeunes-artistes-contemporains http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-Roche-Jagu-expose-ses-jeunes-talents-_22070-avd-20130601-65272192_actuLocale.Htm Le site de cet événement est remarquable et ne fait que rendre cette occasion plus riche. Déambulation multiple ou le choix de chemins nombreux invitent à se laisser perdre. Points de vue, bassins, une palmerai étonnante et le soin comme le souci porté à cet environnement agrémentent de manière peu commune la visite.                                                                                                                              Plan pratique :

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> Exposition du lundi 27 mai au dimanche 2 juin 2013 /    tous les jours de 14h à 19h / Galerie du Faouëdic / Lorient > "Vernissage-Finissage"le vendredi 31 mai à 18h30 Exposition de Jean Bonhoure, Anna Conzatti, Aurélie Denis et Claire Vergnolle. L'exposition Sans Encombres arrive après six mois de rencontres et d'échanges avec la Communauté Emmaüs de Rédéné (29). L'objet de cette rencontre était initialement prévu autour d'une volonté de la Communauté de créer un espace d’accueil pour les donateurs dont l'aménagement intérieur serait pensé par des artistes. Les délais de ce premier projet, étant devenus trop courts et techniquement compliqué à réaliser dans le courant de l'année 2012-2013. La question a alors été de comment poursuivre cette aventure sous une autre forme, ainsi l'idée d'une exposition est arrivée...   La richesse de ce projet ne réside pas tant dans l'exposition finale que dans les rencontres humaines avec les compagnons de la Communauté.Faire parler les objets et entendre en écho la parole, la singularité des hommes. Des hommes pour un temps marginalisés, trouvent un lieu de vie pour tenter de se reconstruire. Les valeurs de la Communauté des Trois Pierres sont l'accueil sans conditions, le respect de la dignité humaine, la reconnaissance de la capacité de chacun à être acteur de sa vie et à se prendre en charge.  La réalité de cette micro-sociète qu'est la Communauté a nourri et orienté les différents projets artistiques. Les objets alors mis au rebut, trouvent des voies parallèles, alternatives et sont remis sur pied. Sans encombres les resitue dans un questionnement entre traces perdues, passé réactivé, et dialogue réinventé.  Texte de présentation de l'exposition : " Depuis quelques années, l'Ecole européenne supérieure d'art de Bretagne - site de Lorient et la communauté Emmaüs de Rédéné tissent un dialogue constant. Ces échanges ont permis plusieurs formes de rencontres, offrant souvent aux étudiants la possibilité d'obtenir des objets ou des éléments aidant leurs œuvres à se construire.
Cette année, trois étudiants de quatrième année, Anna Conzatti, Aurélie Denis, Jean Bonhoure et d'une artiste récemment diplômée, Claire Vergnolle, portent un regard d'artiste sur le site et les compagnons. Ceux-ci gèrent par leurs activités riches et exigeantes les objets et divers matériaux que notre société laisse derrière elle, entre accumulation démesurée et traces fragiles de nos existences particulières. Créée en 1968, la communauté Emmaüs de Rédéné (29) est un lieu d'accueil de personnes en difficulté d'adaptation sociale, de vie, de travail, de solidarité et d'interpellation politique. Elle accueille 50 compagnons d'origine, de culture et de religion différentes qui assurent une activité afin de se resocialiser et retrouver leur dignité. La récupération et la valorisation des dons issus principalement des particuliers constituent les seules ressources de la communauté. Autour des compagnons, gravitent des bénévoles et des salariés qui vivent une aventure humaine fondée sur la rencontre et le partage : "viens m'aider à aider" disait l'Abbé Pierre, fondateur d’Emmaüs. "                                                                                                                                                 

Exposition "Sans Encombre"

A l'occasion du Festival Oodaaq, j'ai pu créer Place du Parlement, une sculpture faite de bribes de meubles, volets, portes, assemblés sous la plus rudimentaire action du clou frappé d'un marteau. Cette sculpture faisant son apparition au beau milieu de la place du parlement de Bretagne à Rennes, vient  en écho au contexte dans lequel elle intervient. En contraste avec l'architecture rigide, institutionnelle voir autoritaire que constituent le Parlement et les immeubles qui l'entoure. Ainsi Cette entité venue d'un ailleurs use de ces même codes rectilignes dans un agencement anarchique où aucune structure traditionnelle et règlementaire de construction se présente. Ici, cette forme géométrique s'affaisse et jaillit à la fois. Dans un basculement, ces choses qui misent au rebut, à l’abri des regards, resurgissent présentant alors à la vue toute cette précarité, reflet du monde qui l'a voulu caché. Comme si celle-ci avait toujours été sous nos pieds, bafouée, masquée, inavouée, elle revient là faire surface. Cette entité venue d'un "outre monde" à sa face cachée tel un iceberg ou un météore, mène alors à un imaginaire... Ce dernier nous menant à la lisière d'autres univers et d'autant plus servit par le fait que dans l'antre de la sculpture, des vidéos d'artistes sont visibles, alimentant cette imaginaire ouvrant sur d'autres perspectives...                                                                                                                                                                     La sculpture a vu le jour de manière définitive le 15 mai et disparaîtra le 23 Mai. A cette occasion, le 23 Mai, la démolition donnera lieu à une performance filmée. Passant d'un acharnement solitaire dans la construction de cette pièce, sa destruction sera alors un engouement collectif. Pour cela barres à mines, masses , merlins, haches, pieds de biches et de multiples bras sont conviés... Si vous voulez y participer : simonaugade@hotmail.fr ou 0631840806 Liens : Site de l’Oeil d'Oodaaq Divers médias dans lesquels Place du Parlement s'est trouvé retranscrite (avec les aléas lié a la retranscription...) : Article : Ouest-France (1)Article : Ouest-France (2) Article : Le mensuel de Rennes Site web : un pas de coté

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Un peu en retard (même beaucoup) mais mieux vaut tard que jamais voici le compte rendu de l'expo à laquelle j'ai participé à Toulouse avec L'association : "Point de Fuite". Première fois, celle de jeunes artistes toujours en recherche de nouvelles expérimentations, celle d’une péniche dépoussiérée et réhabilitée, celle de bénévoles venus récemment gonfler les rangs de l’association et sûrement celle d’un public rarement convié à une exposition d’art contemporain sur une péniche. Toutes ces raisons trop convenables et rationnelles se voient contrebalancées par la signification irrépressible de l’expression «première fois». Une tournure au pouvoir évocateur débordant de romance, de passion et d’amourettes en tout genre. Pour cette exposition nous choisissons d’investir La Timonerie, futur salon de restauration et de réception, dans un espace-temps prédéfini par la fin du chantier de réhabilitation de la péniche et la réception du mobilier, devenant ainsi le lieu des possibles, à l’image de Fanstasmagories, deuxième exposition proposée par PDF en 2010 au château de Capdeville à Fronton. De cette exportation audacieuse de l’art contemporain vers ce lieu insolite ont surgi des oeuvres forcément in situ, se pliant à leur contexte, si improbable soit-il. Ainsi les artistes convoqués par Point de Fuite pour Première fois ne dérogent pas à la règle qui régente l’association depuis sa création : les jeunes plasticiens questionneront les différents espaces du bateau, la vie sur l’eau ou encore l’histoire de La Timonerie et son devenir avec comme toile de fond le romantisme de la balade amoureuse. Pour rythmer l’exposition, l’association programme différents évènements : concerts, performances et visites (Extrait du site de l'association Point de fuite.)   ARTISTES : David ANCELIN / Tom CASTINEL / Julie Marie CAZARD / Yacine NACIRI / Guillaume LEPOIX / Romain RUIZ / Valérie SARROUYPlus d'info sur : www.pointdefuite.net 

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Musique et danses en Finistère et l'ADDAV 56 organisent un Master-Class mapping avec l'un des maîtres du vidéo-mapping ; Joanie Lemercier. Il est membre fondateur du label visuel AntiVJ , son travail se concentre sur l'utilisation de la lumière projetée et son influence sur la perception humaine. Après quelques années d'une intense pratique, animant les longues nuits de Bristol, Joanie Lemercier s'éloigne peu à peu de cette discipline pour se tourner vers la scénographie, les installations numériques et la projection architecturale. Depuis il expérimente les projections sur des papiers pliés, des toiles transparentes, des immeubles en béton, toute forme et matière possible s'éloignant de la traditionnelle toile rectangulaire. La rencontre aura lieu ce dimanche 10 mars à 17H30! Entrée libre (durée : 1H15) Quels sont les aspects artistiques et techniques, les avantages et les inconvénients de travailler avec la projection lumineuse? Pour illustrer son propos, Joanie Lemercier présentera certaines créations réalisées avec le label AntiVJ. Les stagiaires participants à ce week-end de formation présenteront aussi leurs créations. Pour plus d'information sur cette technique : article consacré au mapping. Pour mettre en appétit : quelques vidéos d'AntiVJ à découvrir. Augmented Reality - Projection Mapping from Dane Luttik on Vimeo. EYJAFJALLAJÖKULL from ANTIVJ is a visual label on Vimeo. O (Omicron) from Romain Tardy on Vimeo.

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  Ouvert du mercredi au dimanche de 13h30 à 19h  Nocturnes le jeudi jusqu'à 20h Exposition du 19 octobre 2012 au 6 janvier 2013. Si j'avais un marteau: est un  "chantier/expo" organisé au Hangar à Banane de Nantes en écho à l’actualité (rénovation et extension) du musée des Beaux Arts en pleine période de mutation. A travers une quarantaine d’œuvres provenant des collections publiques françaises ou spécialement produites pour l’occasion, cette exposition permettra de mettre en perspective l’idée du chantier comme source d’inspiration pour les artistes, inépuisable réservoir de formes et de matériaux depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui. Image du monde mais aussi image de l’œuvre en devenir, le chantier, de la démolition jusqu’aux projets de constructions réelles ou utopiques, est le reflet d’un monde en perpétuelle transformation et le laboratoire d’œuvres futures. Pour vous donner envie encore plus envie d'aller voir l'exposition voici quelques visuels : Régis Perray Nantes, 1970 Le Musée Enchantier 2011/2012 Ardoise, bois, brique, céramique, marbre, métal, peinture, pierre. (et si vous observez bien vous verrez un petit train qui se balade autour de l'escalier!) Oeuvre en cours. L'artiste se concentre sur les sols, balayer, laver, astiquer...Ici il a classé les diverses matières qui composent cette oeuvre, matériaux qu'il a directement été puiser dans les gravas de chantier du musée des Beaux Arts.                                                  Didier Marcel Besançon, 1961 Sans titre (Seita) 2004 Ciment, matériaux divers, moteur électrique. Œuvre précédemment exposé à la Galerie du Grand Café de Saint Nazaire. Dans son travail de sculpture, Didier Marcel interroge notre rapport au réel par le biais de la maquette. Il prélève des fragments de paysage façonné par l'homme, puis les reproduit avant de les replacer dans le contexte épuré de l'exposition. Ici, il s'agit d'une partie de l'ancienne usine Seita installé à Dijon et fermée en 2004. Au lieu d'être tournées vers l'avenir, ses sculptures célèbre les vestiges d'un bâtiment et commémore une activité industrielle en voie d'extinction en France. Cette pièce, posée sur un socle giratoire, fait explicitement référence au mode de présentation commerciale.  Bonne visite...

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C'est par l'intermédiaire de l'Oeil d'Oodaaq que j'ai découvert l'existence du village de Saumède en Galice. Il s'agit d'un ancien village abandonné que des français ont entrepris de réhabiliter afin d'y vivre et de monter des projets culturels et associatifs. Introuvable sur Google Maps, il se situe juste à côté de Célanova et dispose d'un accès à l'électricité et à l'eau courante. Le village organise tous les ans un festival durant l'été, mais cette année la nouveauté a été la mise en place d'une résidence au mois de septembre, conviant plusieurs jeunes artistes à venir y travailler durant 2 semaines.J'ai donc décidé de me joindre à l'aventure (accompagné de Jonas Delhaye et Guillaume Lepoix) et c'est au milieu des poules, des chèvres, des ânes et des ruines que nous nous sommes installés durant ces quinze jours. Le village Actuellement seule une des maisons du village est entièrement réhabilitée. Elle sert de cuisine, de salle de séjour et offre 3 chambres pour les résidents annuels. Les festivaliers ou les artistes en résidence doivent aller dormir sous les tentes dans le camping du village au milieu duquel un âne broute bruyamment (surtout la nuit). Le lieu de travail dédié aux artistes se situe à l'arrière du village, juste à côté des tentes, il est constitué d'une table, d'une rallonge électrique et deux canapés posés sur un sol recouvert de paille. Un lieu de travail aussi insolite que génial. Pour la nourriture, on essaye de se servir au maximum des fruits et légumes offerts par le jardin (qui est bien beau et assez grand) ainsi que des courses faites régulièrement dans la ville voisine. Les nouveaux arrivants se voient attribuer une couleur (qui est désignée en fonction de leur date de naissance et du calendrier maya -je crois-) qui définit leur tour de cuisine (tous les 4 jours environ). Sur les deux semaines de résidence, chacun a rivalisé d’imagination pour faire des plats plus excellents les uns que les autres. Comme quoi avec peu de choses on peut faire de vrais festins tous les jours. La résidence Au final, je dois dire que je suis réellement charmé par cette résidence. L'accueil a été des plus chaleureux (j'ai en ce moment même encore le souvenir de notre départ et des adieux interminables), même malgré la barrière de la langue (je ne parle pas un mot d'espagnol), le cadre de travail est exceptionnel et le lieu est vraiment rempli de surprises. J'encourage tout jeune artiste désireux de se retrouver dans un cadre non institutionnel à participer à cette résidence qui se déroule tous les ans au mois de Septembre. Le seul bémol aura été le temps ; deux semaines étant bien trop courtes pour réellement investir le lieu et entamer un travail en profondeur. J'ai tout de même réussi à produire deux vidéos dont je suis assez satisfait. Une chose est sûre : j'y retournerai l'année prochaine !

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Cycle de conférences autour du cinéma mardi 25 septembre 2012 20h - Auditorium - Médiathèque F. Mitterrand - Entrée libre dans la limite des places disponibles. Les films ayant pour ambition de terrifier les spectateurs existent de longue date au cinéma. L’émotion ou le sentiment de peur sont inscrits dans la culture, dans le temps et dans l’espace; ils prennent plusieurs formes, révèlent des états diversifiés et portent sur des objets multiples. Pour effrayer au mieux leurs spectateurs, les réalisateurs de films d’horreur et de fantastique ont vite compris qu’ils devaient utiliser les formes de peur qui existaient déjà au sein de la société. Ces peurs qui évoluent au fil du temps, peuvent être reliées à des événements historiques ou à des progrès importants de la société. Hubert Blanchard abordera l’évolution des peurs au cinéma au travers de ces différents contextes historiques, politiques et sociaux : - « Le monstre extérieur » des années 1930 aux années 1960 : Nosferatu, Frankenstein, Dracula.... - « Le monstre intérieur » après les années 1960 : Psychose, Rosemary’s baby, Shinning... - La peur des catastrophes et de l’apocalypse : La tour infernale, Le jour d’après...   Hubert Blanchard est réalisateur, producteur et enseignant chercheur à l'université de Rennes 2. Il a réalisé plusieurs films pour le cinéma et la télévision (courtmétrages, films TV, documentaires, publicités, clips...).

Conférence /La peur au cinéma/

Dans la partie ouest de la Chapelle du Saint-Esprit, une grande suspension reprenant la forme ogivale de la voûte est en lien avec l'architecture du Monument. Elle est composée de 240 boules de gazon, donnant l'impression que la nature envahit la chapelle par le haut, à la manière des plantes épiphytes telles que les orchidées. La pelouse pousse durant un temps, puis stagnera pour ensuite mourir. Cette suspension est réalisée dans le cadre de chantiers participatifs. À l’intérieur des boules, chaque participant y met un fragment de soi, référence au Reliquaire, rappelant ainsi le côté religieux et spirituel de la fonction première du lieu (L'ordre du Saint-Esprit). La pelouse pousse vers le haut - “le ciel” -, grâce à la photosynthèse et le phototropisme. La brume permanente et le miroir d’eau posé au sol sous la suspension créent une atmosphère particulière dans le lieu. L’entonnoir végétal monumental donne l'illusion que la nature envahit l'espace par le sol. Cette masse végétale, évoluant de la même manière que les sphères avec du gazon, est une matière à modeler, à tailler. Un autre matériau naturel s’immisce également dans l’installation : des sculptures sur bois représentant des graines sont suspendues au milieu de la chapelle. Les photos de William Moreau imprimées en grands formats mettent en valeur la végétation présente dans et à l'extérieur du lieu, montrent les “mauvaises herbes”, les microcosmes (petit univers végétal qui a poussé à l'intérieur et à l'extérieur de la chapelle, de manière étriquée et clandestine) sous un autre jour. Une création sonore “organique” de William Moreau accompagne les spectateurs durant la visite.                    site de l'artiste : http://gael-gicquiaud.com/

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