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Archives du mois de décembre 2015

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Plus que quelques jours pour participer à la seconde édition lancée par Les Ondînes… Au menu du vendredi 26 Février 2016 aux Ateliers du Bout du Monde : - 1 buffet - 1 lieu - 3 artistes - 40 participants - des partenaires locaux L'idée de ce projet est d'organiser un repas convivial pour le micro-fiancement d'initiatives artistiques. Pour cette seconde édition Lorientaise, l'association Les Ondînes s'associe avec l'association J'ai vu un documentaire de Lorient pour proposer un appel à projets autour de la réalisation de documentaires (long, moyen ou court-métrages). - Télécharger l'appel à projets -   L’association Les Ondînes est née à Lorient en avril 2015. Elle a pour vocation de favoriser la mise en réseau des artistes, du public, des partenaires locaux et des structures culturelles engagées dans le soutien à la création et la diffusion artistique sur le territoire lorientais, dans un esprit convivial, simple et accessible quelque soit les connaissances culturelles de chacun. Il s’agit de soutenir et d’orienter des démarches artistiques en cours de création, en prenant en compte les difficultés propres au secteur culturel. Proposer au public lorientais de micro-financer, soutenir des initiatives artistiques dans un acte de coproduction plutôt que de consommation. Composition et ingrédients... Le repas est organisé pour 40 convives avec une participation de 15 € par personne répartis comme suit : 5€ pour le repas, 2€ pour l’adhésion à l’association et 8€ pour la co-production d’une oeuvre. Suite à l’appel à projet aux artistes, les Ondînes auront préalablement sélectionné 3 propositions artistiques. Lors de la soirée, les artistes présentent leur projet aux convives, qui choisissent en fin de repas la démarche qu’ils souhaitent soutenir et voir coproduit. Les bénéfices du repas (320€) sont reversés au travail approuvé par la majorité, faisant ainsi de chacun un partenaire du projet artistique. Le tout dans un contexte convivial, le soutien n'est pas seulement financier ou logistique mais bien humain, dans une rencontre et un échange avec le public.         Une réflexion sur l'art et son financement Si aujourd’hui, l’art peut souvent être accessible gratuitement au public, il semble essentiel de sensibiliser ce dernier aux réalités de la création et aux difficultés financières auxquelles sont souvent confrontés les artistes. L’idée est simple, proposer aux participants d’être co-producteur de projets artistiques par l’intermédiaire des Ondînes. L’originalité de la démarche est d’offrir un temps de rencontre hors des évènements classiques du réseau artistique (vernissage, exposition, conférence, etc.). L’accompagnement à la jeune création réside dans l’envie de soutenir des projets en manque de moyens financiers sans considération de parcours, de réalisations passées ou d’intégration à priori au sein d’un réseau. Le micro-financement de projets permet d’envisager le mécénat hors du soutien entrepreneurial et prend la forme d’un engagement financier pour le travail d’un artiste. Le peu d’intermédiaires et l’échelle réduite du projet permettent une mise en oeuvre rapide du financement et offre une relation directe du producteur/créateur au regardeur, sollicitant les convictions de ce dernier pour faire naître le projet. S’inspirant de la pensée actuelle du micro-credit, il s’agit de mener une réflexion sur les possibles mutualisations financières et matérielles dans le monde de l’art, (dans l’esprit de l'initiative de l’association La Collective basée à Rennes, dont un des membres de Multi-Prises a déjà participé en tant qu'artiste, à lire.) Retour sur la 1ère édition aux Ateliers du 31dt La première soirée des Ondînes s’est déroulée le 3 juillet 2015, aux Ateliers du 31dt à Lorient. Après un appel à projet, les trois membres fondateurs des Ondînes ont choisi de présenter le travail de trois photographes aux âges, formations et pratiques différentes : - Antoine VINCENS DE TAPOL - Éric COURTET - Yvelin QUENTIN             La quarantaine de convives à choisis de micro-financer le projet d’Antoine Vincens de Tapol, qui a investi dans du matériel de lumière pour mettre en oeuvre sa série Des visages, des figures. À la suite de la soirée, les Ondînes proposent à leurs adhérents de suivre l’évolution du travail des artistes après la soirée et diffuse leurs actualités (par mailing, blog, réseaux sociaux).   Le dossier de candidature complet est à envoyer par mail à lesondinesprojet@gmail.com avant le 22 décembre 2015. pour tous renseignements : Page Facebook http://lesondines-lorient.blogspot.fr/  

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    Exposition réalisée dans le cadre de la résidence croisée Mexique/France Yucatán/Bretagne au sein du programme « La Fabrique des Images » de L'Institut Français d'Amérique Latine.   C'est dans ce cadre que l'une des prises de l'association (Guillaume Lepoix) a développé son travail artistique et nous le partage... Guillaume Lepoix a exploré pendant trois mois les différents moyens d'aborder son approche plastique dans ce contexte particulier. Le vernissage de son exposition Interfaz a eu lieu le 7 décembre 2015 et reste visible jusqu'au 30 juillet 2016 pour les chanceux qui pourraient aller à Mérida....       "On ne doit pas y monter. C’est un escalier d’apparat que la lumière du soleil monte au matin et descend le soir sur sa face opposée. Il n’a pas été construit pour être gravi par les hommes." Extrait de Odyssée Mexicaine, de Kijû Yoshida, où le personnage de Vincente s’exprime à propos des escaliers d’une des pyramides d’Uxmal.     "Cette exposition est le résultat d’une expérience de quelques mois à Mérida. Les différentes œuvres qui sont présentées résultent de rencontres particulières que j’ai pu faire au cours de mon séjour, qu’elles soient concrètes ou plus fantomatiques. J’ai commencé à entrevoir ce qui se cache entre fiction et réalité à Mérida. A travers la peinture, le dessin, la sculpture, la photographie et la vidéo j’essaye de trouver le point d’équilibre, l’interface entre ces deux notions. Après trois mois de création, cette exposition peut se lire comme un journal de travail, de plus, la galerie FrontGround a été mon atelier pendant la résidence. Durant cette période je me suis efforcé de rechercher une «intimité perdue», de trouver l’espace fugitif entre fiction touristique et réalité quotidienne."  Guillaume Lepoix   Pour ceux qui n'auront pas la chance de voir les oeuvres "physiquement", les voici en images accompagnées des mots de l'artiste.   El espectro, Rubans de couleurs, structure métalique, 2015. "Une coutume locale veut que l’on inscrive des remerciements pour des prières exaucées sur des rubans en satin de couleur. Par exemple à Mérida, dans la Cathédrale, la sculpture du saint Charbel Makhluf en est recouverte partiellement. La statue s’habille des louanges de chacun, à tel point que les autres statues ont un écriteau priant de ne pas les recouvrir. A travers cette installation j’imagine un rituel qui s’emballe, une frénésie de rubans semblables à des prières. Cette multitude révèle une silhouette fantomatique, non pas comme un présence qui hante la nuit mais plutôt comme un spectre surchargé de couleurs."     Souvenir, Impressions 3D, 2015. "J’envisage cette série comme un journal de travail quotidien sur le temps de ma résidence à Mérida. De la même manière que les étalages de souvenirs vendus à la sortie des sites touristiques, je présente ces figurines comme des cristallisations d’expériences éphémères vécues au jour le jour. A la frontière entre l’objet industriel et l’événement intime, cette série figure l’ambivalence du «touriste/explorateur» achetant un crâne sculpté en plastique."       Inframundo, Dessins sur mur, 2015. "Le Yucatán est un pays plat, cependant ses habitants ont toujours eu une relation de «verticalité» avec la terre : celle de l’inframonde. Ici ce lieu a bien une existence physique car le territoire doit se concevoir sur plusieurs plans dont les «cénotes» sont les interfaces. Ce concept d’interfaces est aussi présent dans le monde informatique souvent représenté par la grille virtuelle. Si l’on regarde Mérida vue du ciel, c’est bien une multitude de grilles qui nous apparait. c’est le centre de Mérida qui s’effondre sur lui-même. Cela peut-être abordé comme une cartographie virtuelle de ma propre connaissance du centre de la ville, grandissant au fur et à mesure de la résidence. Elle peut aussi représenter ce désir de connexion du monde des hommes avec l’inframonde, peut-être jusqu’à la dissolution et la fusion de l’un dans l’autre."     Cesura, Acrylique sur toile, 1m74 x 1m74, 2015. "A l’origine, les pierres avec lesquelles sont construites la plupart des églises de Mérida provenaient des anciens temples Mayas, à la place desquels elles se sont implantées. Cet objet sans fond flottant dans l’espace de la toile est composé d’une superposition des églises de Mérida : Iglesia de Santa Ana / Barrio de Santiago / Iglesia de San Juan de Dios / Iglesia de la Mejorada / La ermita de santa Isabel / Iglesia de Itzimná / La catedral. Tel un jeu d’enfant, les églises s’empilent et créent ainsi un nouvel édifice où se côtoient et se confrontent deux mondes, deux époques."           Los árboles, Photographies collées sur mur, 2015. "Les arbres des villes du Mexique comme Mérida ont une particularité : celle d’avoir la base de leur tronc peinte en blanc. Cette zone blanche créée une séparation entre le naturel et l’artificiel pendant que les racines cherchent leur place sous le béton. Ici c’est le sujet de la photographie qui provoque la torsion de l’image. Ces prises de vues sont présentées sur les deux plans du mur et du sol, de manière à souligner cette interface."       La escena, Vidéo en boucle, 2015. "Au Yucatan l’omniprésence de la ruine est constante ; que ce soit dans les sites touristiques (sites Maya, haciendas, monastères...) ou dans la ville avec les nombreuses maisons abandonnées. Si auparavant c’était une exploitation industrielle du végétal (sisal) qui faisait vivre la région, aujourd’hui c’est l’exploitation de ce passé historique. Au cours de mes déplacements à travers Mérida j’ai observé ces ruines qui reprennent vie grâce aux plantes et aux animaux. Elles apparaissent comme un indicateur permettant de mesurer l’entropie qui se manifeste au cœur de la ville. Dans ce théâtre oublié de Mérida, la nature joue silencieusement son spectacle."   Voilà donc en substance ce qu'a pu offrir Guillaume en se confrontant à de nouveaux horizons tout en gardant un ancrage dans ses manières si singulières de donner à voir le monde et en réussissant à faire évoluer de manière significative sa pratique. Pour en découvrir plus, vous pouvez aussi télécharger le livret de l'exposition et consulter le site de l'artiste ci-dessous : livret_INTERFAZ.pdf http://www.guillaumelepoix.fr/  

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