L'association Multi-Prises L'Association Accéder à la page

Archives du mois de avril 2014

Tous les billets publiés ce mois ci

Pour sa sixième édition, le Festival des Arts numériques de Vern-sur-Seiche détourne et interroge le JE(U)... Avis à tous les amateurs de la manette, les fous du jeu vidéo, les accros à l'écran! Pour les plus néophyte (comme moi) dans le domaine, c'est un vrai moment de découverte et de richesses au cœur d'un univers bien particulier... Bouillants est une manifestation dédiée aux expressions contemporaines et innovantes que sont l'art numérique et le multimédia. Celle-ci s'appuie sur les usages, les enjeux et les créations qui découlent des technologies. Bouillants est pilotée par l'association Le Milieu et appuyé par la société SAGA (Sous-marin d'Assistance à Grande Autonomie). Le Festival emprunte son nom à l'ancienne laiterie Les Bouillants, implantée à Vern-sur-Seiche, à une vingtaine de minutes du centre de Rennes. Le bâtiment industriel accueille dans ses 900m2 le festival en accès libre, qui essaime également dans les gares et médiathèques d'Ille et Vilaine. Une vingtaine d’œuvres d'art numériques et multimédia sont à découvrir et à éprouver physiquement comme PainStation du duo d'artistes allemand //////////fur//// . Avec ce dispositif, les artistes testent les limites sensibles de l'individu. Celui-ci n'est plus passif, il subit directement les conséquences de ses actes. La PainStation, présentée comme un "artefact de duels améliorés", qui, même si elle se base sur le célèbre Pong, a la particularité de venir vous rappeler la dure réalité dès que vous laissez marquer l'adversaire. En effet, quand l'adversaire marque un point, la machine vous agresse, au choix, elle vous fouette la main, elle vous envoie une décharge électrique, ou elle vous brûle. L’œuvre, car c'en est une, et pas uniquement une machine diabolique construite par pur sadisme, invite à réfléchir sur le sens du risque dans le jeu. L'échec n'est plus anodin, une partie n'est plus une partie de plaisir. Bâtissant un rapport masochiste, presque viril à la souffrance, elle pose plus la question de jusqu’où peut-ont aller pour ne pas perdre la face?                                                  Plus en douceur, séquence souvenirs pour beaucoup d'entre nous...Véritable voyage dans l'histoire du jeu vidéo, Game Border du japonnais Jun Fujiki, permet de traverser le temps. D'un jeu électronique ancestral à une console dernier cri, en passant par les produits phares des trente dernières années, vous êtes invités à mener votre personnage à travers les différents écrans et leurs esthétismes datés...                 La sélection de Bouillants se focalise sur des jeux d'artistes qui questionnent....Tel Antonin Fourneau, qui présente plusieurs installations dont Ghost Pad, une manette hantée qui joue toute seule, manière de questionner l'automatisme progressive de la société, de plus en plus pilotée par des algorithmes.  Dans Vigilance 1.0 de Martin Le Chevallier, le joueur est face à une série d’écrans qui lui permettent de surveiller simultanément de nombreux lieux : rues, supermarchés, parkings, boutiques, immeubles, écoles, etc. Son objectif est la délation. Dans un temps limité, il doit déceler un maximum d’infractions. A chaque flagrant délit, le score augmente, à chaque diffamation, il baisse. Chaque citoyen étant un délinquant en puissance, toute infraction impunie augmente le taux d’amoralité de la société. Une bonne vigilance entraînera un assainissement des mœurs, un retour du sens de l’effort, de la famille et de la solidarité. Une vigilance insuffisante plongera immanquablement la population dans le chaos et la turpitude. Empêché d'exercer son esprit critique par l'appât du score, le joueur se trouve confronté à un paradoxe : il continue à se comporter en justicier implacable tout en comprenant peu à peu que jouer le jeu, c'est jouer contre le discours du jeu. Les lieux où la dénonciation opère - critique de la société de contrôle, de la visibilité totale, de l'espionnage généralisé -, déguisés sous des écrans qui rappellent des jeux d'enfance, placent finalement le joueur en position de se dénoncer lui-même.     Les trois installations proposées par l'association Mille au carré proposent un détournement du célèbre jeu vidéo Final Fantasy 7. Gaïa, a view from space suggère une projection plus réaliste de la planète sur laquelle se déroule le jeu. Libre à celui qui l'observe d'y faire la lumière comme s'il était le maître du jeu. Not a Fantasy retranscrit les règles du jeu Final Fantasy 7 à notre réalité, avec les artefacts de notre quotidien. Dans un humour décalé est ainsi questionnée la place du réel et du libre arbitre fantasmé par le joueur. Wide-Pad est un instrument de musique qui détourne les effets sonores du jeu. Sa structure lui donne des airs de manette géante et invite à une exploration gestuelle guidée par sa musicalité.                                         Pleins d'autres installations à découvrir jusqu'au 1er juin 2014, à la fois inquiétantes, drôles, mais qui donnent à voir et à pratiquer autrement le JE(U). Reconsidérer ses propres mécanismes, l'impact de ses choix, sur soi et sur les autres. Le regard des artistes de cette programmation est incisif mais laisse l'individu se confronter à ses convictions et conventions préétablies. Bonne visite et bon game! Bouillants #06 - Art numérique, Multimédia & Citoyenneté6 Avril au 1er Juin 2014 - Entrée Libre35770 Vern-sur-Seiche & Rennes Métropole RENCONTRES Jeudi 10 Avril 2014, 11h La Dimension ludique ou artistique dans la recherche est-elle stimulante pour un chercheur? Quels liens existent-ils entre les Arts numériques et la recherche? // Intervenants : Bruno Arnaldi (Chercheur à l'INRIA dans l'équipe Hybrid), Seb Lee-Delisle (Artiste-concepteur), Gaëtan Allin (Directeur artistique des Bouillants) // Centre de recherche INRIA Rennes-Bretagne Atlantique à Rennes. Dimanche 18 Mai 2014, 14h30 Etre journaliste à l'ère du numérique // Intervenants : David Dufresne (Journaliste indépendant et cinéaste. Il est l'auteur du webdocumentaire Prison Valley, 2010) // Espace Ouest France à Rennes. Mercredi 21 Mai 2014 Économie numérique et jeux vidéos // Intervenants : Guillaume Campion (Directeur de production de la partie mobile, tablette, kinect chez AMA's production), Thomas François et Aymeric Lesné de l'association 3 Hit Combo, Stéphane Lebris (de Fanatic Game, réseau social français dédié à l'univers vidéoludique), Sébastien Sémeril (vice-président de Rennes Métropole délégué au numérique), Sylvie Courcelle-Labrousse (expert en méthodes de créativité appliquées à l'innovation) // La Cantine numérique rennaise. Samedi 24 Mai 2014, 9h30 // TABLE RONDE 1 > La place du numérique dans l'action culturelle publique des collectivités TABLE RONDE 2 > Art numérique / Art citoyen Espace culturel Le Volume à Vern-sur-Seiche

Affiche_Bouillants_06___Jordan-Le-Cointre.jpg

RENCONTRE(S) Ce sont les derniers coups de marteau que l’on aura entendu en ce mois d’Avril à Chantepie. Après quatre mois d’immersion et de travail, le temps de construction s’achève. Celui de la rencontre continue. C’est l’occasion d’un premier temps fort où, publics, artistes, professionnels et jeunes de l’EDEFS, se retrouvent pour partager cette Rencontre(s). L’EDEFS 35 (Établissement Départemental d’Éducation, de Formation et de Soins), vous convie à l’inauguration du labyrinthe créé lors de ma résidence artistique à l’IME et l’ITEP, rue d’Hallouvry à Chantepie.                                            Inauguration le 24 Avril 2014 à 18h00  (entrée publique et gratuite)                                                                                                                (À 14h00 pour les scolaires) La sculpture, visible jusqu’en juillet, est composée de bribes de bois, de ce qui compose nos habitats (portes, meubles, volets...), elle propose un parcours labyrinthique constitué de grands panneaux se posant les uns sur les autres dans des équilibres précaires. Ces panneaux, ou plutôt, ces palissades, voire même barricades, contraignent la déambulation, donnant lieu à des passages, des impasses, des couloirs... " Simon Augade nous montre l’image d’un homme qui tape sur le mur qu’il (se) construit." Un lieu «à part» se trouve au sein de ces méandres de bois. Une caravane, objet nomade, se voit coincée au milieu de ce «parcours aux milles chemins», sorte de fief qui serait caché par le hasard des pistes à expérimenter. Trésor caché, isolé du monde, sujet à la rencontre. Le passage, l’aventure, le barricadement et l’isolement. Pertes et retrouvailles, cloisonnement et  morcellement, équilibre et instabilité, la chute et la béquille. L’intérieur et l’extérieur, l’inclusion et l’exclusion... Autant de notions abordées par cette sculpture en regard des questions que peuvent soulever IME (Institut Médico-Éducatif) et ITEP (Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique) au sein de notre société. Ce vernissage est le premier événement du projet engagé par l’EDEFS puisque d’autres s’en suivent... En effet, l’artiste photographe Lise Gaudaire a déjà commencé sa résidence artistique et l’émulsion continuera avec l’implication des jeunes et des professionnels de l’EDEFS. Une troupe de théâtre et de musiciens interviendront. Cela passera aussi par l’organisation de l’événement phare les 1er, 2, 3 juillet 2014 où sera présenté le résultat du travail mené lors de différents ateliers, des résidences artistiques et des échanges menés. Conférences et débats enrichiront aussi cette Rencontre(s).                                                                 --------------------------- Un très grand MERCI...... À l'EDEFS 35 et les jeunes de l'IME et de l'ITEP, ainsi que tous ceux qui se sont investis dans ce pari, relevé avec brio. ... À la communauté Emmaüs de Hédé-Bazouges qui a généreusement fourni la matière première pour la sculpture, tout comme leur sens du partage et de la relation humaine.... Aux élèves et à leurs professeures de terminale sérigraphie du lycée professionnel Emile-Zola d'Hennebont pour l'impression des affiches à l'encre d'or.... Et à la plateforme web multi-prises.fr qui accueillera d'autres articles sur le déroulement de cette résidence jusqu’à l’événement Rencontre(s) des 1er, 2 et 3 juillet 2014... suivez le fil ...Infos Pratiques... Le plan d’accès : Contacts et liens : augade.simon@gmail.com itep@edefs35.fr ime@edefs35.fr ---- http://base.ddab.org/simon-augade http://www.edefs35.fr/                                           

Affiche 56_39

Fermez les yeux et laissez-vous guider. Le bruit des pas et les voix des passants rythment la découverte. Une musique d'ambiance et le chant des oiseaux vous accompagnent tout au long de ce safari. Aucun animal en vue mais des ruelles sombres, du "street art" et la découverte de l'architecture marseillaise à l'honneur. Comment pouvoir visiter Marseille ou du moins le quartier du cours Julien sans bouger de chez vous? Au son des voix de deux conteurs urbains, Julie et Christophe, qui ponctuent le voyage à travers l'interface google, nous pouvons nous promener dans les rues. Des photographies, vidéos, anecdotes apportent des petites découvertes, curiosités qui enrichissent le safari.Julie de Muer part à la rencontre des habitants du quartier, musiciens, cuisiniers, une variété d'individus qui racontent leurs histoires et offrent de nouveaux regards sur la ville. Le projet est une co-production entre radio grenouille et Marseille-Provence 2013. " à l'origine du projet, il y a le site des Promenades sonores, qui propose une quarantaine de promenades sonores à Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne et plusieurs autres villes proches, toutes balisées grâce aux cartes de Google Maps."[...] "Le projet mis en ligne jeudi 3 avril 2014 est accessible aussi bien en français qu'en anglais."  euronews.comÉtrangement ce projet m'a rappelé l'écriture d'Annie Ernaux, cela vaut donc bien une petite citation du "Journal du dehors":"Pourquoi je raconte, décris, cette scène, comme d’autres qui figurent dans ces pages. Qu’est-ce que je cherche à toute force dans la réalité ? Le sens ? Souvent, mais pas toujours, par habitude intellectuelle (apprise) de ne pas s’abandonner seulement à la sensation : la “mettre au-dessus de soi”. Ou bien, noter les gestes, les attitudes, les paroles de gens que je rencontre me donne l’illusion d’être proche d’eux. Je ne leur parle pas, je les regarde et les écoute seulement. Mais l’émotion qu’ils me laissent est une chose réelle. Peut-être que je cherche quelque chose sur moi à travers eux, leurs façons de se tenir, leurs conversations. (Souvent, pourquoi ne suis-je pas cette femme ?” assise devant moi dans le métro, etc.)"C'est parti pour le voyage alors suivez le guide: https://nightwalk.withgoogle.com/fr/panorama/

ob_c9c43d_pro.jpg

Pour les 10 ans de La Quincaille située à Poullaouen dans le Finistère, le collectif La Rurale (en partenariat avec l'association La Fourmi-e) s'expose en vitrine dans l'ancienne quincaillerie du bourg.... Comme chaque année l'association La Quincaille organise un événement festif le 1er Mai, avec des propositions artistiques variées tout au long de la journée : spectacles de rue, performances, concert... La Rurale, déjà présenté dans des billets précédents, regroupe quatre artistes plasticiens : Cédric Guillermo, Christophe Hamon, Joseph Le Saint et Georges Peignard. Ils se sont retrouvés pour une expérience de travail sur plusieurs années interrogeant le monde rural dans sa diversité et ses enjeux. Ces quatre compères associent autant le dessin, la sculpture que la vidéo. Tout au long de l'année ils travaillent ensemble, au gré de rendez-vous. Ils rencontrent : éleveurs, agriculteurs, techniciens, distillateurs... tous acteurs du monde agricole. Ces artistes y puissent leurs inspirations.   La Quincaille, c'est quoi? En avril 2004 à Poullaouen une quincaillerie légendaire est rachetée par une jeune artiste, avec le projet de la transformer en "maison pour artistes". Une association nommée La Caille Qui Rit nait et crée un nouveau lieu de travail partagé pour le spectacle vivant. Un espace de création et de fabrication, de rencontres et d'échanges, de croisement des univers et des savoir-faire artistiques. Depuis la Quincaille accueille tous les ans une dizaine de compagnies professionnelles en résidences, des équipes et des artistes d'horizons multiples.

affiche2014-_redim.jpg