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Archives du mois de janvier 2013

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Je vais vous présenter un petit appareil, disponible à la vente depuis plus de 6 mois, dont je viens de faire l'acquisition : un Raspberry Pi. Il s'agit en fait d'un petit ordinateur de la taille d'un téléphone portable sur lequel il est possible d'installer linux ou un mediacenter. Le principal atout de cet appareil réside dans son prix : environ 30€ Celui-ci possède 3 ports USB (seuls 2 sont utilisables, l'autre sert à alimenter en électricité le Raspberry), un lecteur de carte SD, une entrée RJ45 (mais si, vous savez, c'est le câble pour se connecter à Internet), une prise Jack (pour le son) et une sortie HDMI (pour la vidéo). Il suffit donc de l'alimenter en USB (soit à partir d'un adaptateur secteur de téléphone, soit à partir d'un autre appareil possédant une prise USB), de le brancher à une TV ou à un vidéoprojecteur et de le connecter à des enceintes et nous avons là un appareil qui peut diffuser image, son et vidéo pour n'importe quelle installation. Je pense que cet appareil est réellement utile dans le cadre d'installations d'artistes, et ce pour plusieurs raisons : Il ne coûte pas cher (donc s'il se fait voler ou abîmer ce n'est pas très grave et il ne nécessite pas un investissement exorbitant) Il est réellement tout petit (donc il est facile à installer pour une pièce) Il s'alimente en USB (on peut donc l'alimenter par la sortie USB de la TV ou du vidéoprojecteur sur lequel il diffuse) Il s'agit d'un véritable ordinateur avec lequel on peut se connecter à Internet Puisque j'ai ce petit appareil depuis quelques temps, j'ai déjà pu le tester un peu : Il m'a fallu 30 minutes pour installer le système d'exploitation sur la carte SD et je vous assure que c'est très simple (j'explique comment faire en bas). Une fois que c'est fait, j'ai bricolé moi même un petit boîtier (l'appareil est vendu à nu, il existe des coques, mais c'est plus rigolo de les faire soi-même), j'ai branché clavier, écran, clé USB, j'ai allumé l'appareil et 20 secondes après je pouvais voir les films sur ma clé. Pour 30€ il ne faut pas non plus s'attendre à une bête de course, mais ce petit appareil lit très bien les vidéos en HD et ses deux ports USB vous permettront d'y connecter clavier/souris ! Si ça vous intéresse : Vous pouvez acheter le Raspberry en ligne directement à partir du site officiel (cliquez sur "buy a pi") Munissez-vous d'une carte SD (4Go minimum et de préférence avec un bon débit, type SDHC), un câble mini USB (ceux des téléphones) et un câble HDMI (ou un câble vidéo, la prise jaune) Choisissez d'installer Linux (version bureau avec icônes, et toussa) ou un mediacenter (une interface plus simple qui permet de lire vidéos, sons et images sans se prendre la tête) : Pour installer un mediacenter, je vous conseille openelec : suivez ce tuto très simple si vous êtes sur Windows (pour ceux sur Mac Os ou Linux, c'est par ici) Pour installer linux (version bureau), je vous conseille Raspbian (instructions ici). Attention VLC ne fonctionne pas bien du tout avec le Raspberry donc pour lire les vidéos avec c'est galère Pour une utilisation autre qu'une installation interactive, je vous conseille d'installer un mediacenter (moi j'ai choisi openelec, mais il en existe d'autres). A la base j'avais installé raspbian, mais VLC ne fonctionnait pas bien du tout et le système en général était assez lent, c'était pas génial. Depuis que j'ai installé mon mediacenter tout marche nickel Et vous, êtes-vous intéressé par cet ordinateur, est-ce que ça vous donne des idées ?

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                                                                                                                                                                  Le Cri de l'Ormeau, agenda culturel de Bretagne (Morbihan et Cotes d'Armor), est un journal mensuel et gratuit, qui fait état de toutes les manifestations culturelles de la région. Dès son origine, Le Cri de l’Ormeau se développe aussi sur Internet. Le site www.cridelormeau.com enrichit l’édition papier et offre de nombreuses fonctionnalités : mise à jour permanente de l’agenda, présentation du patrimoine, moteurs de recherches thématiques, géographiques, évènementiels, services cartographiques, outils dynamiques (auto-annonce de manifestations, jeux pour gagner des places de spectacles...), et une étonnante Télé Ormeau. Derrière cridelormeau.com, se trouve une équipe composée de l'association Art Spec (qui édite le journal Le Cri de l'Ormeau) et de la société Acanthique (qui développe des applications multimédia). Le Cri de l’Ormeau se fait l’écho de l’action culturelle du département des Côtes d’Armor, du Pays de Pontivy et des territoires voisins. Ce média contribue au dynamisme culturel et à la valorisation des territoires. Il s’intéresse transversalement aussi bien au théâtre qu’aux musiques actuelles, aux cafés-spectacles qu’à la cyberculture, à l’opéra qu’à la sculpture monumentale, à l’audiovisuel qu’à l’écriture, à la culture bretonne qu'à la culture bosniaque... Tous les arts y sont à l’honneur, qu’il s’agisse de pratiques professionnelles ou amateurs, d’envergure locale, nationale ou internationale. .. - Edition Morbihan : 3, rue Fénelon 56100 Lorient - tél. 02 97 21 16 58 - fax. 09 50 99 56 17 - morbihan@cridelormeau.com   - Siège & Edition Côtes d'Armor : 23, rue des Promenades 22000 Saint-Brieuc - tél. 02 96 33 10 12 - fax. 09 53 05 71 77 - contact@cridelormeau.com

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Les arts numériques exercent pour certains une réelle fascination ; à ressentir la jouissance dans la maîtrise des outils, la surenchère des techniques employées...pour d'autres l'effet gadget est un effet papillon sans fond. Mais qu'est-ce que le numérique aujourd'hui? Quel statut doit-on lui accorder? L'art ne deviendrait-il pas, dès lors, le complice objectif du désenchantement et de la déshumanisation qu'engendrent certaines de ces technologies? Si vous avez des références, sites, festivals ou points de vue à faire partager n'hésitez pas à nous les communiquer ! Nous vous avions parlé d'une formation en Mapping et Vjing  ; voici un résumé pour tous ceux qui n’ont pas pu s’y inscrire et une découverte adressée à tous les curieux. Je tiens à remercier l’équipe de l’ADDAV, l’Estran et l’Echonova pour l'accueil et la gestion de cette formation ainsi que Sébastien Thomas, notre formateur.  Quelques artistes à découvrir : Joanie Lemercier (collectif AntiVJ / FR) Aleksandra Dulic & Kennteh Newby (CA) Danny Perreault (CA) Pascal Dufaux (FR/CA) avec sa célèbre installation de Pissenlit interactive. Fred Penelle & Legoman (ne pas rater leur installation "les Mécaniques discursives") Frederik de Wilde (BE)  Daniel Canogar (ES)  Le Vjing et le Mapping autrement : Des festivals Mapping festival, Scopitone Festival... Des sites et des blogs Webmag le Collagiste, forum de VJ's Francophone... Avec de la musique live Etienne de Crécy, Amon Tobin, le collectif Vibromachine A travers les jeux-vidéos Le projet IllumiRoom, un jeu vidéo en sculpture. Autres usages En danse (Klaus Obermaier), scénographie (Beam'Art), clip musical (Sweater de Willow), architecture à Abu Dhabi, publicité (Samsung,voiture Audi) ... Point technique avec les logiciels : De récents logiciels ont rendu l’accès plus aisé à ces techniques.  Voici une liste non exhaustive de ce qui se fait de mieux en matière de logiciel VJ. Modul8 (Mac), 299€, support syphon. Permet de mixer en direct des vidéos (colorimétries, rythme, déformations...) Les versions démo permettent une première approche mais le logo (de protection) qui vient se balader en continu sur le fond (surtout avec MadMapper) a de quoi vous faire détester le logiciel. MadMapper (Mac), 299€ , support syphon. C’est le logiciel qui va vous permettre de diriger avec précision le flux lumineux, il vous permettra de créer «les caches» et les zones visibles de vos vidéos grâce à un tracé point par point. Une grande révolution pour tous ceux qui bidouillaient avec After Effects et du scotch noir! Arkaos Grand Vj (Mac/PC), 279€, support syphon. Cell DNA (Mac/PC), 115€, support syphon. CoGE (Mac), 99€, support syphon. Millumin (Mac), 599€, support syphon Resolume Avenue/Arena (Mac/PC), 299€/699€, support syphon. TexMachine 3D (PC), 99€. Touch Viz ou VJay (IOS/tablette), 9,99€. VDMX (Mac), 223€, support syphon. VVVV (PC), free ou 500€.  Bazik, application qui génère des effets visuels ( logiciel en béta gratuite : à essayer ! ) Au niveau des vidéo-projecteurs (outil indispensable) voici les grandes lignes à prendre en compte : -les vidéo-projecteurs DLP (digital light processing) = les noirs sont plus profonds, on note une absence totale de rémanence. La lumière est plus intense (donc utile pour les usages diurnes) mais la lampe chauffant fortement sa durée de vie est de l'ordre des 3 ans/ 3000 heures (compter entre 200€/600€ au moins pour la changer), ce qui représente parfois le prix d'un vidéo-projecteur pour une entrée de gamme. -les vidéo-projecteurs à led (LCD) = images plus grandes à recul égal, pas d'effet "arc-en-ciel". Les leds s'usant moins vite ; elles offrent une durée de vie plus longue pour le vidéo-projecteur au détriment d'une luminosité amoindrie. -les vidéo-projecteurs grands angles = très utiles pour les petites scènes, lorsque le recul n'est pas suffisant. A savoir si le taux de contraste est élevé la projection de blancs sera plus intense.

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Bonjour à tous ! Ancien étudiant en Art à Lorient et nouvellement arrivé dans l'association (que je suis pourtant depuis sa création), je compte bien y développer tout ce que je pourrais !Mon travail s'élabore autour de la vidéo, l’installation, le dessin ou la peinture, j’explore les dialogues entre l’Homme et le paysage, entre l’humain et le monde naturel. C’est cette zone de frottement et ses résonances qui m’intéressent. Ma pratique plastique est aussi bien en relation avec des dimensions primitives (éléments, paysages, esprits, etc) que contemporaines (mondialisation, Internet, nouvelles technologies, etc). Le rapport réalité/fiction, la narration et le récit y sont envisagés comme interfaces avec le monde d’aujourd’hui. Ce désir d’examiner les interactions entre l’Homme et un environnement en constante mutation peut m’amener à déborder du contexte de l’art et créer des ponts avec d’autres champs de la recherche : Ethnologie, Anthropologie, Géologie, etc.Parallèlement je vais essayer d'être un ROME B1101 intègre (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois_CODE ROME B1101 : ARTISTE PLASTICIEN_Définition de l’emploi/métier :Crée une œuvre d’art originale à visée essentiellement esthétique, destinée à être vue par un public, à partir d’un ou plusieurs matériaux (pierre, métal, terre…).Conçoit et réalise ou supervise la réalisation d’œuvres plastiques (sculpture, peinture, installation artistique, ...) sur un thème imposé ou non. Espérons que j'y arrive sans sacrifier ce qui ne devrait pas l'être et que mon branchement à la multiprise m'aide, ce dont je ne doute pas. N'hésitez-pas à faire un tour sur ma page perso ou mon site web.

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La chapelle de Bethléem est située à Saint-Jean-de-Boiseau près de Nantes. Il s'agit d'une chapelle du culte catholique romain venant d'être restaurée. Vous me direz mais qu'a t'elle de si extraordinaire? Et bien le restaurateur a fait appel à un sculpteur, Louis Boistel, pour restaurer les chimères manquantes. Seul petit hic, il n'y avait plus de représentations permettant de recréer fidèlement celles détruites par le temps. Le sculpteur s'est donc librement inspiré de bonnes vieilles icônes du cinéma japonais et américain. Néanmoins, l'esprit de celle-ci demeurait : réunir en un même lieu des figures d'origines culturelles différentes, en l'honneur de la coexistence de ces cultures.  Comme vous le montrent les images, la méchanceté de l’être humain se voit représentée par un gremlins, son opposé par Gismo, Goldorak pour l'image du chevalier ou bien encore alien. Je trouvais cette information à la fois très drôle et assez déroutante. Il est assez surprenant qu'une commune accepte cette originalité, encore plus lorsqu'il s'agit d'un lieu de culte. Voilà donc un exemple de choc entre les monuments du passé et la modernité. L'idée d'utiliser des représentations contemporaines de gargouilles pour orner les pinacles de monuments religieux se retrouve par ailleurs, toutefois.  La Cathédrale Nationale de Washington, par exemple, contient sur son flanc ouest certaines gargouilles à l'aspect curieux : l'une représente un politicien corrompu, dont les poches pleines laissent voir des billets de banque dépasser. On peut également y voir un jeune business-man pressé avec son attaché-case. Une autre représente la mythologie de Star Wars sous les traits de Dark Vador, sculptée par Jay Hall Carpenter, un artiste sculpteur également visionnaire et iconoclaste. La question est, comme nous aujourd'hui qui regardons ces sculptures d’apôtres comme de vieilles pierres d'un temps et d'une religion plus ou moins révolu ou du moins, moins importante, quel sera alors le regard porté à ces nouvelles icônes dans 100 ans?source: http://golem13.fr/chapelle-de-bethleem-gremlins/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=chapelle-de-bethleem-gremlins

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Bonjour à toutes et à tous. Je suis allé voir, par le plus grand des hasards, le film Renoir, au cinéma récemment. Ce film est, d'après moi, un échec.  Je m'explique. Pour commencer, je vais parler de l'image, car, en droit d'attendre un film haut en couleur faisant référence aux peintures du maître, il ne se passe rien. Il n'y a aucune recherche, graphique ou stylistique qu'il soit. Les couleurs sont fades, peu travaillées et insipides. Alors qu'il y aurait un parti à prendre sur ce point de vue, concernant un biopic (qui finalement n'en n'est pas un), qui aurait pu être intéressant voire ludique et même éducatif, on se retrouve à regarder une suite d'images plus mal construites les unes que les autres, où parfois le réalisateur s'essaie à faire quelques élucubrations et tentatives pseudos inspirées par l'œuvre du peintre, mais elles tombent directement dans l'oubli par un montage décevant et trivial. Ces tentatives expérimentales ne mènent nul-part et en deviennent risibles. Justement, le montage, qu'on pourrait volontiers qualifier de léger, "telle la touche du peintre", dénote au maximum une fainéantise accrue insultant, à la limite, les possibilités techniques et visuelles du 7ème art et de son analogie à la peinture. On débute le film par un suivi caméra du personnage principal féminin où le flou s'installe avec une certaine justesse de référence au sujet, mais il est vite mis en marge dès la séquence suivante et finalement totalement oublié.  Parlons un peu des personnages, mais surtout des acteurs. Pitié, une ribambelle de fausses notes du début à la fin. Les acteurs ne sont tout simplement pas crédibles (excepté Michel Bouquet qui, il faut le dire, maîtrise très bien son personnage (Renoir père) ainsi que Thomas Doret (Coco Renoir, "le petit dernier") la révélation du film), ils semblent être à peine les esquisses de ce qu'ils aurait du être. Ils sont pâles à la manière d'un sitcom avec une mention spéciale pour Christa Theret qui, dirait-on, est tout droit sortie d'un fantasme adolescent romanesque nous interprétant (qu'à moitié) l'émancipation de la femme en quête de liberté, mais ici sans ferveur ni volonté. Une de celle qui croit tout savoir, mais sans grande(s) conviction(s). C'est une mauvaise caricature de Louise Michelle ou de Simone de Beauvoir qui auraient été réactualisées au travers du corps et de l'esprit d'une ado blasée ayant trouvé le vérité absolu sur la vie. Mais finalement, à travers ses personnages le réalisateur Gilles Bourdos nous exprime très bien son regard sur le film : tout sur la forme mais rien dans le fond. Tout semble creux et les personnages ne viennent en aucun cas combler ce vide et cet ennui. Une petite preuve assez anecdotique et finalement très amusante, ce sont les "grandes phrases" de du Maître Renoir, tellement censées et intéressantes mais ici placées de manière à combler un manque d'approfondissement et un vide morbide. Ces citations (audibles dans la bande-annonce) ont été placées comme si le scénariste c'était dit : "tiens, il faudrait que je mette des citations qui feront mouche et qui résumeront en deux mots la peinture de Renoir". Mais non, ça ne marche pas, c'est de l'imposture et une manière de prendre le spectateur pour un d'inculte (ce qu'est ce film) et un idiot. "Une petite citation du peintre et hop je m'attire les liesses du public". Voilà ce qu'est ce film, la vulgarisation d'un contexte, d'un art et de personnages ; un résumé plus que douteux et faussement inspiré, comme les mauvais poètes du XIXème siècle croyant écrire, inspirés par une muse (inexistante), en quelques secondes, la meilleure poésie jamais connue.  Mais au travers de cette diatribe, il y a tout même des points positifs. Oui je sais, ça surprend. La légèreté tant recherchée (jamais trouvée, sauf) est parfois présente, trop inégalement, dans la fraîcheur des décors provençaux qui nous enferment de temps en temps dans un bien être visuel. On s'imagine dans la chaleur d'un été dans les quelques secondes où les personnages ne font pas intrusion dans les plans de nature. Le huis-clos, tout de même très aéré nous fait parvenir assez justement l'aspect familial positif et chaleureux que, je dois avouer, la réalisateur à su, parfois, bien saisir et transmettre.  Malheureusement dans ce diaporama de photos de familles et de cartes postales de la Côte D’azur, l'ambiance sonore manquant, l'immersion peine à venir et nous quitte définitivement par les échecs précédemment cités. 

Affiche Renoir

dans Découvertes (3)