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En bref...

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Résidence "L'art au loto"

  À vos candidatures!   L'association toulonnaise Le Petit Lieu de l'Art Contemporain (PLAC) propose une forme de résidence d'artistes inédite à l'Ecole Supérieure d'Art et de Design de

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Vernissage TRAVERS

Au bout de la visseuse, un étrange funambule se hisse et construit sa "traverse" depuis quelques mois... Silencieusement posé sur les passerelles de l'architecture contemporaine, un élément incongru

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Le Ouest Fisting passe la nuit au 31DT

  En marge de la 4ème édition de la  biennale Itinéraires Graphiques sur le Pays de Lorient, les Ateliers du 31DT et l'association de dessinateurs mutants Ouest Fisting s'associent pour vous proposer

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La petite galerie - Cécile Guillou

  La petite galerie est l'initiative de l'une de nos premières "prises" de l'association qui se lance dans un concept simple et original : toutes les deux semaines, Cécile Guillou nous propose 1

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Exposition - Au détour d'un chemin - Sylvain Le Corre

La Lucarne (pôle culturel) à Arradon accueil pendant deux mois Sylvain Le Corre, pour une exposition personnelle où l'artiste présente plus d'une vingtaine d'aquarelles. Des dessins issus de ses

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Plus de brèves...

Pourquoi écrire un nouvel article sur la Villa Pérochon? La motivation première vient ici d'une expérience mémorable à partager et l'envie de rendre "hommage" à ceux qui agissent depuis des années pour défendre la création photographique et donner aux artistes un réel cadre de travail. Nastasja Duthois, l'une de nos prises témoigne : "A la Villa, le mot résidence prend tout son sens ; déjà tu te sens accompagné et entouré. Jean-Luc Fouet et Patrick Delat veillent au bon déroulement de l'ensemble, Paul Muse traduit en anglais - à toute heure et dans toutes les conditions, Michel Paradinas et Charlie Jouvet gèrent la partie technique, Fafa Guyonnet est le chef catering, celui qui rend les soirées fabuleuses...et bien sur il y a un photographe invité qui joue le rôle de conseiller. J'ai assisté Coralie Salaün pendant sa résidence, l'année où Arno Rafael Minkkinen était le tuteur du groupe. C'est un souvenir fondateur pour moi, le modèle de résidence qui a été mis en place est très bien pensé. Une dizaine d'artistes exposent suite à la sélection de leurs dossiers et créent pendant une résidence collective de 15 jours, un photographe de renom (qui fait partie du jury) expose en même temps son travail et joue au "tuteur". Les artistes peuvent venir de tous les pays et utiliser toutes les techniques possibles de la photographie. L'expérimentaion et le dialogue avec les autres priment sur ces temps magiquent de créations. A l'issu de la résidence les artistes exposent leurs nouvelles créations et tout le monde repart (un peu transformé)..."   La Villa Pérochon est un centre d’art contemporain photographique qui fait le double choix de la promotion des jeunes artistes et d’une approche culturelle de la réalité, que celle-ci soit sociale, environnementale ou autre(s). En 1989, un collectif d’amateurs se crée pour accueillir en résidence les jeunes artistes photographes du festival "l’Europe d’Art d’Art" organisé jusqu'en 1993 par la Ville de Niort. 27 ans après, d'un collectif d'amateurs, ils sont passés à un centre d'art contemporain photographique. Au fil des années La Villa Pérochon a construit les Rencontres de la jeune photographie internationale, qui dépasse actuellement les frontières européennes. Concept de la résidence : Unique en son genre, les Rencontres s’articulent autour d’une résidence collective d’artistes, encadrée par un conseiller de renommée internationale tels les artistes précédents : Philip Blenkinsop, Joan Fontcuberta, Christian Caujolle, Max Pam, Françoise Huguier, Cristina Garcia Rodero … et par une équipe technique professionnelle. Cette résidence s’appuie sur l’idée de proposer à des jeunes photographes qui développent des notions de photographie d’auteur un espace-temps où ils pourront s’interroger sur leur travail et sur la pertinence artistique de leur démarche. En les isolant des préoccupations matérielles du quotidien, la Villa Pérochon offre des instants indispensables à la réflexion que sont l’expérimentation et le dialogue, afin qu’ils puissent nourrir et enrichir leurs discours, leur démarche et leur savoir-faire.   Cette année, autour de l'artiste conseiller : Olivier CULMANN, 8 jeunes artistes internationaux (Jeannie ABERT, Heriman AVY, Antoine BRUY, Rebekka DEUBNER, Enrico FLORIDDIA, Soham GUPTA, Mana KIKUTA, Marion CHEVALIER et Anaïs MARION) sont accueillis pour une résidence de 15 jours au Fort Foucault, site patrimonial situé en centre-ville de Niort et dédié par la Ville aux artistes.     À l'issue de cette résidence de création, suivez pendant 4 mois le riche programme d'expositions au coeur de 10 lieux d'expositions de la ville de Niort : - une exposition des œuvres des artistes qui ont été sélectionnés par le jury - une exposition des œuvres les plus récentes du conseiller artistique / artiste invité - à la fin de la résidence et durant un mois, une exposition des œuvres réalisées lors de la résidence - Focus, une exposition qui présente un coup de cœur pour un(e) ex-résident(e).   / Suivez le fil de ces Rencontres / / Télécharger le programme / / Lien facebook /   22e éditions des Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort Les journées des Rencontres : vendredi 15 et samedi 16 Avril 2016  

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Pourquoi écrire un nouvel article sur la Villa Pérochon? La motivation première vient ici d'une expérience mémorable à partager et l'envie de rendre "hommage" à ceux qui agissent depuis des années pour défendre la création photographique et donner aux artistes un réel cadre de travail. Nastasja Duthois, l'une de nos prises témoigne : "A la Villa, le mot résidence prend tout son sens ; déjà tu te sens accompagné et entouré. Jean-Luc Fouet et Patrick Delat veillent au bon déroulement de... >> Lire la suite

Restitution de la résidence artistique de Multi-Prises au lycée Victor Hugo - Présentation en trois billets. Le premier billet est à découvrir par ici...  laissez-vous guider pour découvrir le deuxième par là et le petit dernier c'est ici...     Voici le résultat, en images, de trois mois de résidence et de partage! / Excuse N°43 / Toile de parachute de 1943, harnais, sac à dos      / Fonte des classes /  9 tirages en cire d’abeilles naturelle                   / Courant littéraire / Installation de 2 000 livres               / Poids morts / 27 tirages en béton                                  / Vestiges #1 / Installation collective réalisée avec les 2nd et 1ère arts plastiques, béton, terre                       / Fantômes / 12 tirages en plâtre                   / Une histoire d’épaules / Dessin au stylo, papier canson       / Custom Bag / Installation collective, 7 tirages en plâtre customisés par les lycéens                                 / Vestiges #2 / Plâtre, sable         -- Multi-Prises tient à remercier tout particulièrement Le Lycée Victor Hugo et toute son équipe pour son remarquable accueil L’artothèque-galerie Pierre Tal-Coat pour son invitation La ville d’Hennebont et la Région Bretagne pour leur soutien Gwaldys DELAVAL et toute l’équipe de l’association BOOK HÉMISPHÈRES pour les dons de livres Yvon LE GUENNEC et toute l’équipe de l’entreprise de couverture LE GUENNEC pour l’accroche du parachute Jean-Luc LE CALVÉ du Service techniques de la ville d’Hennebont mais aussi… Les élèves de 2nd et 1ère arts plastiques et leur enseignante Solenn NICOLAZIC Les élèves de 2ndC, 1ère et Terminale et leur enseignante Mme Mouche ZÉTUNIAN Les élèves de 1ère STMG et leur enseignante Mme Agnès LE FRANC Samuel LE SERREC et toute l’équipe du Conseil de Vie Lycéenne (CVL) Corentin QUILLERÉ et toute l’équipe de la Maison des Lycéens (MDL) Benjamin PRIGENT et toute l’équipe de rédaction du journal du lycée Thomas DAVELUY pour la capture vidéo et le montage Nastasja DUTHOIS et Barbara FILÂTRE pour les prises de vues photographiques et nos adhérents pour leur précieux soutien...  

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Cela fait plusieurs temps que nous entendons parler du projet de réforme de retraite des artistes auteurs annoncé le 5 mai 2014. Et voilà que la publication a été faite au Journal officiel du 30 décembre 2015 d’un décret définissant les règles qui s’appliquent au régime de Retraite complémentaire obligatoire des Artistes Auteurs Professionnels (RAAP) à compter du 1er janvier 2016. Pour les cotisants, les effets de cette réforme se feront sentir à partir de l’année 2017, lorsque seront appelées les cotisations portant sur les revenus 2016. Le décret vise à modifier les modalités de calcul des cotisations pour la retraite complémentaire obligatoire. L'Association Multi-Prises soutient le mouvement de protestation des artistes-auteurs contre ce décret du 30 décembre 2015 portant sur la retraite complémentaire obligatoire (RAAP/IRCEC). Décret promulgué, en catimini, contre l'avis de la quasi totalité des organisations professionnelles. L'Association Multi-Prises encourage à signer cette pétition qui demande la ré-ouverture des négociations sur le RAAP mais aussi l'amélioration du régime social de base des artistes-auteurs. SIGNER LA PÉTITION ICI : POUR L’ABROGATION DU DÉCRET RAAP/IRCEC Le décret lui-même est ici   Comme n'a pas cessé de le dire et de l’écrire le SNAP-CGT, le CAAP, le SELF, le SNAA-FO, le SNAC, le SNSP et l’UNPI : "s’agissant du régime de retraite complémentaire des artistes-auteurs, il était bien évidemment impératif de tenir compte à la base de la spécificité des revenus des artistes-auteurs (précarité, variabilité, répartition) pour concevoir une réforme sans heurt, ni préjudice. Les artistes-auteurs, soucieux de leur retraite pour l’avenir et de leur survie dans le présent, veulent pouvoir cotiser plus les bonnes années et moins les mauvaises années. Ce souhait partagé relève du simple bon sens. Cela implique des taux progressifs selon le revenu (de 4 à 12% par exemple) et non un taux unique à 8%. Le régime général lui-même prévoit - en toute logique - des taux par tranches de revenus. " Extrait de l'article IRCEC-RAAP, RETRAITE COMPLEMENTAIRE DES ARTISTES AUTEURS (17) : LE PASSAGE EN FORCE DE LA RÉFORME HARA-KIRI contre l’avis de la quasi-totalité des organisations professionnelles d’artistes-auteurs, publié le 13 janvier 2016 par le Comité des Artistes-Auteurs Plasticiens (CAAP) Qu'est-ce que le RAAP? Le régime de retraite complémentaire des artistes et auteurs professionnels. L’IRCEC est la caisse nationale de retraite des artistes auteurs. Elle gère les régimes de retraite complémentaire et obligatoire (RCO) des artistes auteurs. Elle est dotée de la personnalité morale et pour cela, appelle et encaisse les cotisations pour le compte des régimes. La Caisse couvre à travers ses trois régimes – le RAAP, le RACD et le RACL – près de 50 000 artistes auteurs.  Selon la nature de leur activité, les artistes auteurs cotisent à un ou plusieurs de ces régimes de retraite complémentaire en même temps qu’ils sont affiliés au régime général de sécurité sociale (retraite de base et couverture santé) qui est géré par l’Agessa ou par la Maison des artistes. Les trois régimes complémentaires gérés par la caisse IRCEC fonctionnent selon un système de points. À un montant de cotisation réglé par l'auteur, correspond un nombre de points acquis. Le montant annuel de la retraite est égal au nombre de points acquis multiplié par la valeur du point (valeur revue chaque année). Le régime de retraite complémentaire RAAP permet à l'artiste auteur de moduler le montant de ses cotisations et donc le montant de sa future pension de retraite complémentaire. Qui cotise au RAAP? Le RAAP est un régime de retraite complémentaire commun à tous les artistes auteurs et soumis à un seuil d’affiliation. Tous les artistes auteurs, résidant fiscalement en France et dans les D.O.M peuvent relever du RAAP. En 2016, les artistes auteurs cotisent obligatoirement dès lors que leurs revenus 2015 ont atteint le seuil d’affiliation : Les auteurs graphiques, plastiques, photographiques, écrivains ou traducteurs littéraires, illustrateurs et photographes des livres, cotisent obligatoirement dès lors que leurs revenus 2014 ont au moins été de 8.649 € ; Les auteurs dramatiques, auteurs de spectacle vivant, auteurs compositeurs d’œuvres musicales ou auteurs de films cotisent obligatoirement dès lors que leurs redevances brutes de droits d’auteur 2015 ont au moins été de 8.649 € ; Les artistes auteurs assujettis, qui relèvent du régime général de Sécurité sociale géré par l’Agessa ou par la Maison des Artistes, peuvent également cotiser volontairement à l’IRCEC, sous certaines conditions, si leurs revenus sont inférieurs au seuil d’affiliation. Que signifie la réforme du RAAP? Ce que cela va changer? Le décret d’application de la réforme de la retraite complémentaire obligatoire des artistes-auteurs entérine le passage d’un système par classes optionnelles à un taux de cotisation proportionnel aux revenus artistiques. À partir du 1er janvier 2016, les cotisations de retraite complémentaire sont calculées proportionnellement au montant du revenu artistique de l’année précédente au taux de 8%. Extrait de la pétition intersyndicale en ligne lancé le 4 mai 2015 par sept syndicats d’artistes-auteur-e-s (SNAP-CGT, le CAAP, le SELF, le SNAA-FO, le SNAC, le SNSP et l’UNPI) pour protester contre le passage sans transition ni aménagement de l’IRCEC/RAAP : " Le taux que le RAAP veut imposer conduit, pour la très grande majorité des cotisants actuels, à une augmentation conséquente de leurs cotisations. Tel que prévu, cette réforme bouleverse l’économie de mon budget. Il représente 8 % de mes rémunérations annuelles, c'est-à-dire un mois de revenu. Quel travailleur peut supporter sans dommage une telle diminution de ses revenus ? La question de ma retraite me préoccupe. Je n’ignore pas la nécessité de cotiser pour me constituer des droits à retraite significatifs, encore faut-il que je sois en mesure de payer ! Dans un contexte de précarisation croissante des métiers de la création, la chute de leurs rémunérations qui menace la pérennité de leur activité inquiète fortement les artistes auteurs. De fait, l’extrême irrégularité de mes revenus professionnels d’une année à l’autre ne me permet pas d’assumer un taux fixe de 8% en plus de mes autres cotisations sociales obligatoires (16,25%). " Ceci n'est qu'un bref aperçu du sujet, n'hésitez pas à en savoir beaucoup plus sur le site du Comité des Artistes-Auteurs Plasticiens (CAAP), et les sites SNAP-CGT, le SELF, le SNAA-FO, le SNAC, le SNSP et l’UNPI  

Alors que le milieu culturel connaît ses déboires, il est difficile pour de nouveaux artistes ou associations de s’y retrouver. Comment monter un projet culturel ? Comment communiquer ? Chercher des subventions ? Comment ne pas se noyer dans ce flou administratif ?     La pieuvre a été créée pour venir en aide et soutenir ces artistes dans leurs démarches. Des aspects administratifs, de communications ou tout simplement technique, le collectif la pieuvre est là pour vous accompagner et vous donner les clés et les démarches à suivre. C’est suite à une rencontre et des discussions autour de la difficulté de trouver sa place dans le champ culturel, que les membres du collectif ont eu l’idée de se réunir. S’associer pour aider et être utile. Réunissant des acteurs de tous les domaines, l’association a permis de mutualiser les compétences et les savoir-faire de ses membres. De l'organisation d'un événement à la création d'un site internet, de la composition d'un dossier de presse en passant par la réalisation d'une fiche technique ou le montage d'un dossier de subvention…la pieuvre est votre animal.     Le collectif s’est récemment illustré en apportant son soutien au festival « Teenage kicks », biennale d’art urbains à Rennes, qui s’est tenue de septembre à octobre 2015. Alors que se termine le café 420, tiers-lieu artistique organisé par la Collective du 08 janvier au 12 février 2016, la Collective (groupement d’artistes et de professionnels de la culture, mentionné dans un article précédent : ici )  proposait de transformer une partie du PHAKT - Centre Culturel Colombier en un lieu hybride, à la fois espace de travail, de présentation et d’expérimentation pour un groupe de 5 à 7 artistes. La Pieuvre a donc apporté son soutien à La Collective notamment par une permanence d’accueil au Café 420 tous les vendredis de 15h à 18h à son bureau (3ème étage du Crij Bretagne) afin de parler de leurs projets culturels.   Aujourd'hui, La Pieuvre met ses talens au service de la musique. Elle apporte son soutien au groupe Fables pour leur soirée de lancement, sortie donc d'un nouvel EP. Fables est un groupe de pop alternative formé de 5 membres, vous pourrez les entendre le samedi 27 février au Crij Bretagne dés 19h30. Pour les découvrir, c'est par ici.     Une question, un projet, une idée ? Pour prendre contact avec le collectif de La Pieuvre : contact@collectifpieuvre.fr 4b cours des alliés, 35000 Rennes site internet : http://collectifpieuvre.fr

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À la frontière du concert, de la performance et des arts électroniques, ../MUTE est une proposition scénique qui allie son, image et lumière et ouvre la possibilité de percevoir différemment la musique en live.     À l'issue d'une semaine de résidence à La Balise, fabrique artistique et culturelle de Lorient, Nola's key vous invite à découvrir l'évolution de la proposition scénique ../MUTE. Vendredi 12 février 2016 à 18h30 à la Balise La Balise, 2 rue Eugène Varlin, 56100 LORIENT   Le nombre de places étant limité, il est conseillé de faire part de votre présence à contact@nolaskey.com en indiquant vos nom, prénom, ville.       ../MUTE est une performance multi-instrumentale basée sur le principe de l'enregistrement de boucles sonores en direct. Elle propose, à travers la genèse de morceaux complets en temps réel par un seul musicien, une manière différente de percevoir la musique en live. Initié il y a plusieurs années par Nicolas Bazoge, ce projet se révèle dans un processus de recherche et d'évolution constante. Après l'arrivée de Thibault d'Aubert il y a un an pour mettre le set en lumière, c'est maintenant au tour de Vivien Simon de rejoindre l'aventure pour un travail sur la vidéo.   Nola's key est né au milieu des années 2000 sous la forme dans un premier temps d'un site  internet sur lequel l'artiste Nicolas Bazoge à regrouper ses compositions musicales ainsi que quelques expérimentations graphiques. Puis il a progressivement évolué vers la conception d'un dispositif scénique permettant de partager et de faire vivre ces créations en live. " Les sons m'ont toujours fasciné, notamment la manière dont leur création, leur imbrication et leur évolution, comme des personnages mis en scène, pouvaient conduire à un endroit intime de l'âme humaine, inaccessible autrement. Un endroit presque sacré. J'ai toujours pensé que je me devais d'atteindre cet endroit par moi-même en suivant mes propres chemins, mes propres instincts, et donc en apprenant à jouer seul, en m'entrainant sans cesse et en expérimentant. Quand s'est démocratisé l'ordinateur personnel au début des années 2000, j'ai immédiatement vu l'outil créatif qui allait m'aider dans ce surpassement et me permettre de prendre part à mon niveau et à ma façon - de façon artistique - à la métamorphose du monde. Après des années de travail en studio, c'est de cette approche qu'est né ../MUTE, un premier projet scénique où je dévoile une manière atypique de jouer seul une musique constituée de plusieurs instruments."  Nicolas Bazoge   Nola's key explore différents processus de création comme à travers le projet Echantillon, expérimentation verbale participative. Sur le principe de l'enregistrement en temps réel, les personnes du public sont invitées à venir prononcer un mot au micro afin de l'enregistrer et de le réutiliser dans le morceau. Alors que l'image - et plus particulièrement la photo - a pris une importance prépondérante dans notre rapport à nous-même, rares sont les occasions pour le public de pouvoir capter, enregistrer et entendre sa propre voix, encore moins dans un contexte musical. Echantillon propose cet espace d'initiative où chacun est libre de venir faire entendre sa voix, en l'occurrence un mot de son choix respectant quelques consignes simples. Le spectateur se trouve alors dans une posture active, où il peut, s'il le souhaite, avoir la satisfaction personnelle de prendre part à l'élaboration du morceau, mais uniquement s'il accepte la condition de se mettre en danger face aux autres et face à lui-même. Lorsque viennent s'ajouter le contexte musical et les modulations électroniques, le public découvre alors ce que ces mots veulent bien laisser à entendre... Echantillon a été présenté pour la première fois lors de la quatrième édition de Micro Théâtro le 4 juillet 2015 aux Ateliers du Bout du Monde à Lorient. Plus d'infos sur le site internet http://www.nolaskey.com/  

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  Derniers jours pour découvrir les Liaisons d'Ariane, une exposition de Nastasja Duthois, artiste de Multi-Prises. EXPOSITION Le centre culturel de Ploumagoar près de Guingamp (22) m'accueille pour 15 jours d'exposition personnelle. L'occasion idéale pour faire le point sur 5 années de dessins brodés au fil. L'expérience est assez troublante ; les dernières créations (réalisées spécialement pour des sites atypiques) sont toutes présentées dans un lieu assez neutre et blanc. Alors que certaine pièces étaient, avant, installées dans le noir, sur des vestiges, des pierres, dans une chapelle ou en hauteur elles sont visibles ici avec simplicité, laissant aux visiteurs la possibilité de toucher avec les yeux. Certaines toiles réclament encore du fil, une autre (exposée 3 mois dehors) a grisé à la lune... Caché dans un coin et derrière un rideau, la série Freaks Factory, éclairée à la lumière noire intrigue... Le Centre culturel de Ploumagoar a le projet d'ouvrir une artothèque ; ainsi à l'issue de chaque exposition, une oeuvre est sélectionnée pour rejoindre leur fond. La démarche est intéressante aussi pour l'artiste qui accepte de voir sa pièce voyager et vivre dans plusieurs intérieurs. Je vous tiendrai rapidement au courant de l'oeuvre sélectionnée... Merci à Béatrice Jouan, responsable du service culturel et Guilda Guillaumin, adjointe à la culture pour leur accueil et leur enthousiame communicatif.   Infos pratique : Du 23 au 5 février - Centre culturel de Ploumagoar - entrée libre mardi/jeudi/vendredi de 14h à 18h et mercredi/samedi de 10h-12h à 14h-18h. Renseignements Mairie de Ploumagoar  : 02 96 11 10 10 - www.ville-ploumagoar.fr   ECHANGES L'après-midi du 23 janvier avait lieu un café-rencontre pour échanger en direct avec le public. Au même moment Pascal Jaouen (brodeur et styliste breton) animait un atelier de broderie Glazig.  

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  Restitution de la résidence artistique de Multi-Prises au lycée Victor Hugo - Présentation en trois billets. Le premier billet est à découvrir par ici...  et laissez-vous guider pour découvrir le deuxième par là...       C'est avec un grand plaisir que nous vous invitons au vernissage de la résidence artistique en milieu scolaire menée par l'Association Multi-Prises   Le mardi 12 janvier 2016 à 16h   au Lycée Victor Hugo - Avenue François Mitterrand - HENNEBONT         Trois artistes de l'association Multi-Prises (Simon AUGADE, Arnaud GOUALOU et Claire VERGNOLLE) se sont réunis autour d'une thématique commune au regard de la circulation et de l'usage du lycée. Après trois mois de travail, nous vous convions à déambuler dans les lieux et vous laissez surprendre au détour d'un couloir, d'un hall, d'un banc... Laissez votre imaginaire vous conter les traces d'un lycéen de passage... Légendes et plan du lycée Victor Hugo   Deux créations ont été réalisées collectivement avec les élèves du lycée. Le CVL (Conseil de Vie Lycéenne) et la MDL (Maison des Lycéens) ont porté, avec les artistes en résidence, le projet Custom Bag. L’installation Vestige a été réalisée avec les 2nd et 1ère arts plastiques et leur professeur. Les élèves ont expérimenté la technique du moulage, le rapport à la matière et aux différentes symboliques qu'elle peut véhiculer. Pour le vernissage, les élèves de 2nd C (option Sciences Economiques et Sociales) accompagnés de leur professeur ont réalisé une performance, en regard de la portée sociale et la charge identitaire que questionnent la thématique abordée par les artistes. Nous tenons particulièrement à remercier les lycéens et les enseignants impliqués, le proviseur M. NICOLLE qui est resté ouvert à toutes nos propositions artistiques (même la plus aérienne...), tous le personnel de l'établissement (l'équipe administrative, les agents de service, la vie scolaire...), l'association BOOK HÉMISPHÈRES et l'entreprise de COUVERTURE LE GUENNEC sans qui les oeuvres Courant littéraire et Excuse N°43 n’auraient pu voir le jour... - Un grand merci à eux -   Suivez le fil sur Facebook

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    Exposition réalisée dans le cadre de la résidence croisée Mexique/France Yucatán/Bretagne au sein du programme « La Fabrique des Images » de L'Institut Français d'Amérique Latine.   C'est dans ce cadre que l'une des prises de l'association (Guillaume Lepoix) a développé son travail artistique et nous le partage... Guillaume Lepoix a exploré pendant trois mois les différents moyens d'aborder son approche plastique dans ce contexte particulier. Le vernissage de son exposition Interfaz a eu lieu le 7 décembre 2015 et reste visible jusqu'au 30 juillet 2016 pour les chanceux qui pourraient aller à Mérida....       "On ne doit pas y monter. C’est un escalier d’apparat que la lumière du soleil monte au matin et descend le soir sur sa face opposée. Il n’a pas été construit pour être gravi par les hommes." Extrait de Odyssée Mexicaine, de Kijû Yoshida, où le personnage de Vincente s’exprime à propos des escaliers d’une des pyramides d’Uxmal.     "Cette exposition est le résultat d’une expérience de quelques mois à Mérida. Les différentes œuvres qui sont présentées résultent de rencontres particulières que j’ai pu faire au cours de mon séjour, qu’elles soient concrètes ou plus fantomatiques. J’ai commencé à entrevoir ce qui se cache entre fiction et réalité à Mérida. A travers la peinture, le dessin, la sculpture, la photographie et la vidéo j’essaye de trouver le point d’équilibre, l’interface entre ces deux notions. Après trois mois de création, cette exposition peut se lire comme un journal de travail, de plus, la galerie FrontGround a été mon atelier pendant la résidence. Durant cette période je me suis efforcé de rechercher une «intimité perdue», de trouver l’espace fugitif entre fiction touristique et réalité quotidienne."  Guillaume Lepoix   Pour ceux qui n'auront pas la chance de voir les oeuvres "physiquement", les voici en images accompagnées des mots de l'artiste.   El espectro, Rubans de couleurs, structure métalique, 2015. "Une coutume locale veut que l’on inscrive des remerciements pour des prières exaucées sur des rubans en satin de couleur. Par exemple à Mérida, dans la Cathédrale, la sculpture du saint Charbel Makhluf en est recouverte partiellement. La statue s’habille des louanges de chacun, à tel point que les autres statues ont un écriteau priant de ne pas les recouvrir. A travers cette installation j’imagine un rituel qui s’emballe, une frénésie de rubans semblables à des prières. Cette multitude révèle une silhouette fantomatique, non pas comme un présence qui hante la nuit mais plutôt comme un spectre surchargé de couleurs."     Souvenir, Impressions 3D, 2015. "J’envisage cette série comme un journal de travail quotidien sur le temps de ma résidence à Mérida. De la même manière que les étalages de souvenirs vendus à la sortie des sites touristiques, je présente ces figurines comme des cristallisations d’expériences éphémères vécues au jour le jour. A la frontière entre l’objet industriel et l’événement intime, cette série figure l’ambivalence du «touriste/explorateur» achetant un crâne sculpté en plastique."       Inframundo, Dessins sur mur, 2015. "Le Yucatán est un pays plat, cependant ses habitants ont toujours eu une relation de «verticalité» avec la terre : celle de l’inframonde. Ici ce lieu a bien une existence physique car le territoire doit se concevoir sur plusieurs plans dont les «cénotes» sont les interfaces. Ce concept d’interfaces est aussi présent dans le monde informatique souvent représenté par la grille virtuelle. Si l’on regarde Mérida vue du ciel, c’est bien une multitude de grilles qui nous apparait. c’est le centre de Mérida qui s’effondre sur lui-même. Cela peut-être abordé comme une cartographie virtuelle de ma propre connaissance du centre de la ville, grandissant au fur et à mesure de la résidence. Elle peut aussi représenter ce désir de connexion du monde des hommes avec l’inframonde, peut-être jusqu’à la dissolution et la fusion de l’un dans l’autre."     Cesura, Acrylique sur toile, 1m74 x 1m74, 2015. "A l’origine, les pierres avec lesquelles sont construites la plupart des églises de Mérida provenaient des anciens temples Mayas, à la place desquels elles se sont implantées. Cet objet sans fond flottant dans l’espace de la toile est composé d’une superposition des églises de Mérida : Iglesia de Santa Ana / Barrio de Santiago / Iglesia de San Juan de Dios / Iglesia de la Mejorada / La ermita de santa Isabel / Iglesia de Itzimná / La catedral. Tel un jeu d’enfant, les églises s’empilent et créent ainsi un nouvel édifice où se côtoient et se confrontent deux mondes, deux époques."           Los árboles, Photographies collées sur mur, 2015. "Les arbres des villes du Mexique comme Mérida ont une particularité : celle d’avoir la base de leur tronc peinte en blanc. Cette zone blanche créée une séparation entre le naturel et l’artificiel pendant que les racines cherchent leur place sous le béton. Ici c’est le sujet de la photographie qui provoque la torsion de l’image. Ces prises de vues sont présentées sur les deux plans du mur et du sol, de manière à souligner cette interface."       La escena, Vidéo en boucle, 2015. "Au Yucatan l’omniprésence de la ruine est constante ; que ce soit dans les sites touristiques (sites Maya, haciendas, monastères...) ou dans la ville avec les nombreuses maisons abandonnées. Si auparavant c’était une exploitation industrielle du végétal (sisal) qui faisait vivre la région, aujourd’hui c’est l’exploitation de ce passé historique. Au cours de mes déplacements à travers Mérida j’ai observé ces ruines qui reprennent vie grâce aux plantes et aux animaux. Elles apparaissent comme un indicateur permettant de mesurer l’entropie qui se manifeste au cœur de la ville. Dans ce théâtre oublié de Mérida, la nature joue silencieusement son spectacle."   Voilà donc en substance ce qu'a pu offrir Guillaume en se confrontant à de nouveaux horizons tout en gardant un ancrage dans ses manières si singulières de donner à voir le monde et en réussissant à faire évoluer de manière significative sa pratique. Pour en découvrir plus, vous pouvez aussi télécharger le livret de l'exposition et consulter le site de l'artiste ci-dessous : livret_INTERFAZ.pdf http://www.guillaumelepoix.fr/  

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Plus que quelques jours pour participer à la seconde édition lancée par Les Ondînes… Au menu du vendredi 26 Février 2016 aux Ateliers du Bout du Monde : - 1 buffet - 1 lieu - 3 artistes - 40 participants - des partenaires locaux L'idée de ce projet est d'organiser un repas convivial pour le micro-fiancement d'initiatives artistiques. Pour cette seconde édition Lorientaise, l'association Les Ondînes s'associe avec l'association J'ai vu un documentaire de Lorient pour proposer un appel à projets autour de la réalisation de documentaires (long, moyen ou court-métrages). - Télécharger l'appel à projets -   L’association Les Ondînes est née à Lorient en avril 2015. Elle a pour vocation de favoriser la mise en réseau des artistes, du public, des partenaires locaux et des structures culturelles engagées dans le soutien à la création et la diffusion artistique sur le territoire lorientais, dans un esprit convivial, simple et accessible quelque soit les connaissances culturelles de chacun. Il s’agit de soutenir et d’orienter des démarches artistiques en cours de création, en prenant en compte les difficultés propres au secteur culturel. Proposer au public lorientais de micro-financer, soutenir des initiatives artistiques dans un acte de coproduction plutôt que de consommation. Composition et ingrédients... Le repas est organisé pour 40 convives avec une participation de 15 € par personne répartis comme suit : 5€ pour le repas, 2€ pour l’adhésion à l’association et 8€ pour la co-production d’une oeuvre. Suite à l’appel à projet aux artistes, les Ondînes auront préalablement sélectionné 3 propositions artistiques. Lors de la soirée, les artistes présentent leur projet aux convives, qui choisissent en fin de repas la démarche qu’ils souhaitent soutenir et voir coproduit. Les bénéfices du repas (320€) sont reversés au travail approuvé par la majorité, faisant ainsi de chacun un partenaire du projet artistique. Le tout dans un contexte convivial, le soutien n'est pas seulement financier ou logistique mais bien humain, dans une rencontre et un échange avec le public.         Une réflexion sur l'art et son financement Si aujourd’hui, l’art peut souvent être accessible gratuitement au public, il semble essentiel de sensibiliser ce dernier aux réalités de la création et aux difficultés financières auxquelles sont souvent confrontés les artistes. L’idée est simple, proposer aux participants d’être co-producteur de projets artistiques par l’intermédiaire des Ondînes. L’originalité de la démarche est d’offrir un temps de rencontre hors des évènements classiques du réseau artistique (vernissage, exposition, conférence, etc.). L’accompagnement à la jeune création réside dans l’envie de soutenir des projets en manque de moyens financiers sans considération de parcours, de réalisations passées ou d’intégration à priori au sein d’un réseau. Le micro-financement de projets permet d’envisager le mécénat hors du soutien entrepreneurial et prend la forme d’un engagement financier pour le travail d’un artiste. Le peu d’intermédiaires et l’échelle réduite du projet permettent une mise en oeuvre rapide du financement et offre une relation directe du producteur/créateur au regardeur, sollicitant les convictions de ce dernier pour faire naître le projet. S’inspirant de la pensée actuelle du micro-credit, il s’agit de mener une réflexion sur les possibles mutualisations financières et matérielles dans le monde de l’art, (dans l’esprit de l'initiative de l’association La Collective basée à Rennes, dont un des membres de Multi-Prises a déjà participé en tant qu'artiste, à lire.) Retour sur la 1ère édition aux Ateliers du 31dt La première soirée des Ondînes s’est déroulée le 3 juillet 2015, aux Ateliers du 31dt à Lorient. Après un appel à projet, les trois membres fondateurs des Ondînes ont choisi de présenter le travail de trois photographes aux âges, formations et pratiques différentes : - Antoine VINCENS DE TAPOL - Éric COURTET - Yvelin QUENTIN             La quarantaine de convives à choisis de micro-financer le projet d’Antoine Vincens de Tapol, qui a investi dans du matériel de lumière pour mettre en oeuvre sa série Des visages, des figures. À la suite de la soirée, les Ondînes proposent à leurs adhérents de suivre l’évolution du travail des artistes après la soirée et diffuse leurs actualités (par mailing, blog, réseaux sociaux).   Le dossier de candidature complet est à envoyer par mail à lesondinesprojet@gmail.com avant le 22 décembre 2015. pour tous renseignements : Page Facebook http://lesondines-lorient.blogspot.fr/  

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Restitution de la résidence artistique de Multi-Prises au lycée Victor Hugo - Présentation en trois billets. Depuis début octobre, trois artistes de l'association Multi-Prises (Arnaud Goualou, Claire Vergnolle et Simon Augade) ont entrepris une résidence artistique en milieu scolaire. Le lycée Victor Hugo d'Hennebont donne carte blanche à l'association pour sa résidence artistique annuelle soutenue par le dispositif régional Karta. Il s'agit de favoriser chez les lycéens l'ouverture au monde, la sensibilisation à l'art, à la culture, aux sciences et aux techniques. Le projet est accompagné par l'Artothèque - Galerie Pierre Tal-Coat de la ville d'Hennebont. Ainsi, au coeur de l'univers scolaire, professionnels de l'établissement, élèves et artistes se rencontrent et se questionnent autour de la place de l'artiste dans notre société actuelle. Des temps d'échanges et de pratiques se constuisent à travers le prisme de la création contemporaine.   Le projet Par diverses pratiques artistiques, différents médiums vont se croiser, se parler et se répondre amplifiant ou donnant un nouveau sens aux «objets» qui nous entourent. Le point d’ancrage de chaque proposition s’inspire, en regard du lieu, de l’objet symbolique qu’est le sac à dos. Comment transformer un objet du quotidien pour lui allouer une nouvelle histoire et le faire dialoguer avec son espace? Objet nomade, transitoire, à la fois de nature usuelle et commune, le sac subit des appropriations identitaires et singulières de son propriétaire. Il s’agit alors d’imaginer des bribes narratives d’un lycéen anonyme, un être de passage, qui a laissé trace de son temps opérant un glissement de l’imaginaire dans la réalité. L’errance, la flânerie de cet individu est marquée par la symbolique d’un objet abandonné : le sac à dos. On pourra alors s’identifier ou identifier un propriétaire inconnu, oublié ou disparu. Un lycéen du passé, présent ou futur, voulant faire trace de son passage, marquer les esprits, faire rire, réfléchir ou rêver. Les oeuvres seront disséminées en plusieurs espaces en regard de la circulation et de l’usage des locaux. Découvrir le détournement d’objet en observant le changement d’éléments présents au lycée ; ou comment décaler son quotidien.            (dessins préparatoires - Vague de livres - Sac parachute - Sac en cire - Sac de béton ) Durant trois mois, la salle V01 se transforme en lieu d'expérimentation et espace d'atelier.             En parallèle des temps de création, des rencontres, des ateliers et des échanges se tissent avec les élèves, les enseignants et le personnel de l'établissement : - Rencontres avec les 2nd, 1ère, Terminale de la section Economique et Social. Présentation et débat sur la place, le rôle et le statut de l'artiste dans nos sociétés contemporaines, leur présence en résidence artistique en milieu scolaire. Analyse de l'objet social que peut-être le sac à dos, témoin identitaire. - Suivi des storyboards et des projets vidéographiques des élèves de 1ère Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (STMG) - Table-ronde avec les étudiants en BTS Assistant de Gestion PME-PMI autour de la notion de l'objet, de notre rapport aux éléments du quotidien, aux détournements, à la narration.... - Temps de pratiques et d'expérimentations plastiques dans la perspective d'une installation collective avec les élèves de la section Arts Plastiques. - Élaboration avec l'équipe du Conseil de Vie Lycéenne (CVL) d'initiatives autour de la résidence. Événements ponctuels, édition spéciale du journal du lycée, vidéos, custom bags... - Rencontres et échanges (interviews...) avec l'équipe de rédaction du journal du lycée pour une édition spéciale autour de la résidence artistique. à suivre... ... et aussi sur Facebook...    

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Exposition STOLONIA 17 Octobre - 1er Novembre 2015 Parc Chevassu - Parc Jules Ferry - Locaux de l'ancien BIJ LORIENT   Le parc est un lieu de promenade, de passage, un lieu qui permet au temps de s'étirer dans la lenteur des végétaux, faisant ainsi l'équilibre avec la vie urbaine.
 Les plantes stolonifères forment des tiges qui courent à la surface du sol et s'enracinent de place en place pour donner ainsi naissance à de nouvelles pousses.
 De même, déployer un projet dans la ville crée des relations entre différents espaces, et cette déambulation permet des possibilités de dialogue entre des lieux qui n'en ont pas d'ordinaire. Marion BAILLY-SALIN Nicolas DESVERRONNIÈRES Barbara FILÂTRE   Trois jeunes artistes plasticiens vous invitent à porter un nouveau regard sur les espaces verts de la ville, ses parcs et jardins, ceux qui travaillent et ceux qui les traversent. Un parcours mêlant le bois, le papier végétal, l'installation vidéo et sonore pour sortir des espaces conventionnels.   Vernissage le samedi 17 octobre 2015 à 16h Au Parc Jules Ferry pour une visite des installations jusqu'au parc Chevassu   Marion BAILLY-SALIN - Backstage installation vidéo, capteurs à ultrasons, matériel éléctonique, dimensions variables, 2015.    « Explorer les parcs et jardins, c’est aussi rencontrer les personnes qui y travaillent, les organisent, dessinent les parterres de fleurs, associent les genres et les couleurs du végétal. Par le biais d’une installation vidéo, l’on se retrouve face à face. Il ne s’agit pas de les voir au travail, ni d’écouter des témoignages, mais de se retrouver physiquement reliés les uns aux autres, comme dans un miroir dont le reflet nous révélerait une autre personne. »     Nicolas DESVERRONNIÈRES - Chevassuland installation de sculptures, bois et matériaux divers, dimensions variables, 2015.    « En partant du postulat que les parcs d’attractions peuvent être des lieux concurrentiels aux parcs et jardins publics, le vocabulaire lié à ces espaces de divertissement est détourné afin de produire une installation de sculptures au sein du parc Chevassu. L’idée est de considérer les montagnes russes comme l’élément récurrent des parcs à thèmes, puis d’en fabriquer des fragments à différentes échelles qui se déploient en un parcours au sein même du parc. Ces modules de jeux, façonnés dans le bois provenant des découpes d’arbres de la commune, donnent une dimension fictionnelle au jardin. Se créer alors un environnement où des notions de mises en scène, d’illusions et de détournements se côtoient.»   Barbara FILÂTRE - Mue installation de papiers réalisés à partir des végétaux de la ville, bois, matériaux divers, dimensions variables, 2015.       « La nature est dans un renouvellement incessant : elle meurt et se régénère. Les jardiniers des parcs sont aussi dans ce renouveau constant de la flore qui compose les architectures végétales des espaces.
 Les plantes sont mises à disposition des regardeurs, puis déplantées afin de reconstruire un terreau riche pour en accueillir de nouvelles.
Transformer des végétaux en papier est une façon de s’insérer dans ce cycle de la vie végétale où l’homme prend sa place. La matière papier devient la palette d’un dessin représentant une facette de ce paysage. »     Oeuvre collective des trois artistes - Jardin à flots installation sonore, enceintes, tubes métalliques, leds, matériel électoniques, 2015. « Le parc Jules Ferry, symbole des modifications et évolutions de la ville, est passé par plusieurs transformations et voué à de nouvelles. Des sons émergent de poteaux métalliques sortant de terre, tentant de lier l’histoire au présent. Les ambiances de ce lieu se mêlent en sons de voix et de minéraux, comme un lointain souvenir d’un lieu perpétuellement indéfini. »   - Plan du parcours -     / TÉLÉCHARGER LE DÉPLIANT / / PAGE FACEBOOK /  

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Thème musical de Frédéric Reby et voix de Gwendal Audrain.                  "Un homme, la trentaine, calme, roule sur les longues routes bordant la côte. Il a l'air détendu, serein. Mais quand il revient dans le quartier où il a connu la zone, la violence au point de perdre les femmes de sa vie, sa mère et sa fiancée, le calme laisse place au tumulte. Pourquoi revient-il voir son père alcoolique et son frère délinquant dans un quartier qu'il a fuit une dizaine d'années auparavant ? Quelle est l'issue de ce retour ? "     LE PROJET Ce projet est un court-métrage tourné dans le pays lorientais aux allures de pur road-movie issu de l'imaginaire américain. Le mythe américain de la route et son fantasme ont toujours pris une part importante dans ma création et mon imaginaire. Les notions de mouvement et de déplacement me fascinent depuis longtemps tant par leurs richesses, leurs intérêts que par leur symbolique codifiée emprunte de rêves. Les road-movies américains des années 60/70 interviennent dans mes recherches cinématographiques ainsi que dans mon travail en général comme une évidence et une référence majeure, et plus particulièrement ici pour le film que je souhaite réaliser. Le titre anglais Story of a guy souligne mon désir de rendre un hommage direct à cette culture américaine qui signifie beaucoup pour moi dans son rythme, sa démonstrativité et son style.                     Cette fascination est due à un condensé d’images positives d’une fuite en avant, comme une échappatoire vers un monde meilleur et paradoxalement rattrapé par la réalité. Glissant dans les paysages d’Alex Katz (image ci-contre : Sunset, huile sur lino, 304 x 244 cm, 1987.), ces vraies peintures en mouvement, ou réel spot de pub trash de la pop culture me procurent l’envie de m’évader et d’amener avec moi les spectateurs dans cet exode métaphorique et sensoriel.                                                                                                                                                                                               TECHNIQUE Ce film sera tourné intégralement dans le pays lorientais à l'aide d'un Canon 5D Mark ii. Le rendu sera donc en HD 1080p. L'ambiance du film sera dans des lumières orangées, code largement emprunté au western américain et à l'esprit de la conquête de l'ouest, mais aussi à la peinture de Claude Le Lorrain, William Turner. Claude "Le Lorrain", Matinée sur le port,  97 x 120 cm, 1634. William Turner, Coucher de soleil écarlate, aquarelle gouaché papier, 13,4 x 18,9 cm, 1830-40. LA GENÈSE DU PROJET L’histoire de ce film et son scénario, prend racine sur cette idée d’un ailleurs «idéal» semblable à l’American Dream. Ayant rêvé de nombreuses fois de traverser ces contrées fascinantes j’avais l’envie d’écrire sur cette notion d’une Amérique en France. Paradoxalement à ce fantasme je désirais y injecter quelque chose d’intime et de plus personnel. Pour moi, le seul lien plausible entre ces deux pays et ces deux cultures, était mon histoire personnelle car elle pourrait ainsi fondre l’aspect fictionnel de cette rêverie à la réalité d’une vie et d’un regard qui sont les miens. Ici, ce regard deviendrait alors vecteur d’un sentiment profondément français. Intégrer mon histoire, enfin du moins la prendre comme source de départ sans vraiment parler d’autofiction, est une manière d’inscrire la narration de ce film dans un contexte national actuel avec un regard critique. Il est important pour moi de savoir glisser sur le spectre fictionnel tout en conservant une trame réaliste. Les limites entre les deux, étant très perméables et parfois floues, peuvent apporter aussi bien un équilibre troublant à un film qu’un déséquilibre agréable et subtile. Et des sujets tels que les liens sociaux, l’abandon et l’isolement souvent associés à cette notion de réalisme, que je tente ici de souligner, sont un héritage direct de cette pensée et d’une certaine réflexion sur le cinéma français qui les transcrit et les explore avec implication et sensibilité. (NB : Un prophète de Jacques Audiard).   L'ÉQUIPE Cette production réunit déjà une équipe de professionels comme Gwendal Audrain, acteur et interpréte du rôle principal, Frédéric Reby, musicien à la tête de la bande originale, Nicolas Desverronnières, artiste plasticien au cadrage et à la photo, mais aussi des néophytes comme Marie Raud, assistante réalisateur et scripte, Victor Hamonic et Virginie Nicollet étudiants à l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne, site de Lorient à la réalisation du storyboard, qui ont mis à profit leur talent pour soutenir ce projet et le concrétiser. Frédéric Reby musicien réputé et émérite du bassin lorientais et de Bretagne a produit les premières esquisses musicales donnant au projet l'intensité et l'ambiance convoitée. Gwendal Audrain, quant à lui, a désormais posé une voix et un visage sur le protagoniste du l'histoire.   Gwendal Audrain, 32 ans, vit et travaille à Paris. Acteur professionnel, issu de L'entrée des artistes dirigée par Olivier Belmondo. Dans Story of a Guy : acteur principal, protagoniste The GUY.     Frédéric Reby, 40 ans, vit et travaille à Morlaix. Médiateur culturel et musicien professionnel. Dans Story of a Guy : créateur de la bande originale.                Nicolas Desverronnières, 27 ans, vit et travail à Lorient.            Artiste plasticien issu de l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne, site de Lorient            Dans Story of a Guy : Cadreur, directeur de la photographie.       Marie Raud, 28 ans, vit et travaille à Lorient. En formation professionnelle dans l'événementiel. Dans Story of a Guy : Assistante réalisateur, scripte.     Jérémy Leudet, 29 ans, vit et travaille à Lorient. Scénariste, réalisateur issu de l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne, site de Lorient Dans Story of a Guy : Scénariste, réalisateur, metteur en scène.       PRODUCTION Voici quelques jours que le projet Story of Guy est soutenu par la plateforme touscoprod. Touscoprod est une plateforme de financement participatif dédiée 100% au cinéma et à l'audiovisuel. Créée le 20 janvier 2009, touscoprd se démarque par la qualité de son catalogue (dont 6 sélections à Cannes, 2 nominations aux Oscars, 1 Ours d'or à Berlin et de nombreuses autres récompenses). À ce jour, 22 coproducteurs me soutiennent, si vous voulez, vous aussi suivre, participer, partager ou tout simplement aller plus loin dans la découverte du projet, je vous invite à suivre ce lien : http://www.touscoprod.com/fr/storyofaguy Il reste encore 17 jours pour les curieux et les éventuels donateurs. Merci de votre soutien et de votre regard, ce sont les raisons pour lesquelles nous croyons en ce que nous faisons.  

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Découvrez du 15 juin au 20 septembre 2015, l'exposition Hospitalités, réunissant 11 artistes dont 5 de l'association Multi-Prises. Hospitalités art contemporain et biodiversité une exposition avec 5 artistes de l’association Multi-Prises invités au site abbatial de St Maurice à Clohars-Carnoët - juin 2015 Commissariat de l’exposition : Agnès Foiret, Christelle Bellec, Gwenaël Guillouzouic Artistes invités : Cinq artistes de l’association Multi-Prises : Simon Augade - Thomas Daveluy - Nastasja Duthois - Arnaud Goualou - Claire Vergnolle Six artistes, enseignants-chercheurs et doctorants d’arts plastiques de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne : Elisabeth Amblard - Olga Kisseleva - ART ORIENTÉ OBJET (Marion Laval-Jeantet & Benoit Mangin) - Benjamin Sabatier - Catherine Viollet ---   --- Multi-Prises tient à remercier tout particulièrement Agnès Foiret et Christelle Bellec pour leur invitation, le site abbatial de St Maurice, Gwenaël Guillouzouic (Garde du littoral) et Yves Roland, (jardinier) pour leur accueil, La commune de Clohars-Carnoët pour son soutien Autour du projet Polifolia, préambule à l’exposition Hospitalités : Françoise Nigen pour la Communauté de communes du pays de Quimperlé (COCOPAQ), Claire Jusseau (Médiations & Territoires), Émilie Kermanac’h (Scop Chrysalide), les enfants, animateurs et personnels des ALSH de Bannalec, Moëlan-sur-Mer, Rédéné, Scaër et Tréméven Tous ceux qui nous ont aidés à la mise en œuvre des pièces : Laure Cotten - Alexandre Gouraud - Sylvain Le Corre - Guillaume Lepoix - Jérémy Leudet - Marie Raud - La communauté Emmaüs de Rédené - Olivier et William, employers de la déchetterie de Quimperlé - Roger Colas et Jean-Cyrille Verhulst de la Société Valcor - aux services techniques de Clohars-Carnoët  

Nastasja Duthois - Arantèle - 2015

- Exposition Hospitalités - Art contemporain et biodiversité   Du 15 juin au 20 septembre 2015 au site abbatial de Saint-Maurice - Clohars-Carnoët (29)   Venez découvrir les créations in situ de 5 artistes de l'association Multi-Prises     Hospitalités est le titre donné à l’exposition d’art contemporain qui se tiendra cet été à Clohars-Carnoët (29). Informations au 02 98 71 65 51 - Horaires d'ouverture de l'abbaye. Onze artistes investissent le site abbatial de Saint Maurice pour y proposer des œuvres inédites. Ces créations visent à interpeller le spectateur sur la question de la biodiversité, concept au cœur de la gestion du site, propriété du Conservatoire du littoral. Le projet affirme le principe d’hospitalité et de préservation de la nature, au travers d’une trilogie œuvre / site / paysage.   - Vernissage le samedi 13 juin à 12h - en présence des artistes   St Maurice, un lieu de rencontre avec la nature Ce site est d’abord un « sanctuaire de nature » avec une réglementation spécifique au Conservatoire où se mène une politique de sauvegarde des éléments bâtis, des milieux naturels, de la faune et de la flore assurée par Gwenaël Guillouzouic, garde du littoral.            Ouvert au grand public, c'est aussi un espace de sensibilisation avec des expositions permanentes et temporaires. L'histoire du lieu, le mode de vie des moines, le patrimoine naturel, les chauves-souris, sont autant d'éléments à découvrir. L'exposition Hospitalités est une invitation à poser un autre regard sur ce paysage frontière qui comprend 123 ha de bois, de landes, de prés salés, de prairies pâturées en bordure du fleuve côtier : la Laïta. Les artistes en résidence de création Dans une équation imprévue, cinq artistes de l'association Multi-Prises se trouvent réunis au côté de six artistes enseignants-chercheurs et doctorants d’arts plastiques de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Elisabeth AMBLARD, Olga KISSELEVA, Art Orienté Objet / Marion LAVAL-JEANTET & Benoît MANGIN, Benjamin SABATIER, Catherine VIOLLET). Simon AUGADE - La Marche de l'Histoire       Thomas DAVELUY - Soustractions       Nastasja DUTHOIS - Arantèle     Arnaud GOUALOU - L'étranger - Le videur - Période estivale                                           Claire VERGNOLLE - Révérence         

Site abbatial de Saint Maurice - Clohars-Carnoët

Polifolia est un préambule à l'exposition Hospitalités, (du 15 juin au 20 septembre 2015 au site abbatial de St Maurice à Clohars-Carnoët - Finistère) sur la question de la biodiversité, concept au cœur de la gestion du site abbatial, propriété du Conservatoire du littoral. Polifolia, c'est avant tout une rencontre qui a abouti à un projet entre l'association d'artistes Multi-Prises, une interprète des patrimoines naturels et culturels (Médiations & Territoires de la Scop Chrysalide), le site abbatial de St Maurice, la commune de Clohars-Carnoët et le territoire de la communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq). Polifolia, c'est des temps de médiation avec les artistes de Multi-Prises, Claire Jusseau, interprète du patrimoine et des publics initiés ou non à l'art. « Nous désirions croiser nos approches et associer œuvres artistiques et livret d'interprétation sur les questions de biodiversité afin de créer du lien entre les œuvres, le site naturel et le visiteur. Quelles relations l'artiste tisse-t-il avec la biodiversité et comment retranscrit-il cette relation au travers de son expression artistique ? Comment l'interprète du patrimoine interroge-t-il les œuvres artistiques afin de faciliter la lecture de l'environnement ? » L'artiste écrit son rapport au monde au travers de ses œuvres. L'interprète du patrimoine interroge son environnement, suscite la curiosité du visiteur, facilite la compréhension du lieu par la mise en place de supports pédagogiques.   Polifolia a donné lieu à différents temps forts : Médiation avec le jeune public autour de 14 ateliers pédagogiques au sein des Accueils de Loisirs Sans Hébérgements (ALSH) de la Communauté de Communes du pays de Quimperlé (COCOPAQ). En lien avec l'exposition Hospitalités la Cocopaq a souhaité sensibiliser le jeune public (de 3 à 12 ans) de son territoire sur la thématique de l'art et de la biodiversité. Lors de ces ateliers, nous imaginons une crise du logement chez les insectes : petits et grands réfléchissent à comment créer des refuges confortables et fonctionnels ; et de parler êtres vivants, habitats, prédations, menaces au travers de jeux pédagogiques.   Centre de loisirs de RÉDÉNÉ           ALSH de Kermec, à TRÉMÉVEN           ALSH de SCAËR           Centre de loisirs de BANNALEC              ALSH Les Petites Salles, à MOËLAN SUR MER         Dans un souci d'appropriation de l'exposition Hospitalités, les enfants des ALSH sont invités sur le site abbatial de St Maurice en juillet lors d'un jeu de piste à la découverte du site et des œuvres in situ animé par Gwenaël Guillouzouic, Garde du littoral. Enfants, parents et tous publics étaient aussi invités le samedi 16 mai 2015 pour un parcours de médiation.    Une journée dédiée à la médiation a été organisée le samedi 16 mai 2015 sur le site abbatial St Maurice. Les visites menées par Claire Jusseau spécialiste de l’interprétation des patrimoines - Médiations & Territoires et les artistes de l'association Multi-Prises (Simon Augade, Thomas Daveluy, Nastasja Duthois, Arnaud Goualou et Claire Vergnolle) ont amené le public à découvrir les installations artistiques en cours de création. Un dialogue entre art contemporain et biodiversité, fruit d'une rencontre entre artistes plasticiens et spécialiste de la valorisation du patrimoine, propose une interprétation originale du site naturel de St-Maurice.                                        La conception d'un livret d’interprétation conçu collectivement, se nourrissant des approches artistiques, ludiques et scientifiques pour accompagner le parcours du visiteur.                                  Un grand merci à notre collaboratrice Claire Jusseau pour la mise en mots du livret, à Arnaud Goualou pour la conception graphique, à Emilie Kermanac'h, Gwenaël Guillouzouic et Jérôme Sawtschuk pour leur précieuses relectures. Suivez notre page Facebook!    

Couverture du livret d'interprétation Polifolia

Du 24 février au 28 mars 2015 à l’Université de Bretagne-Sud - Lorient venez découvrir les créations de 5 artistes de l'association Multi-Prises   Embarquez chers voyageurs ! L’association Multi-Prises vous emporte sur les flots de la narration. Célébrez les 20 ans de l’archipel universitaire, foulez d’un pas aventurier des terres sauvages, peuplées d’indigènes. Traversez les océans à bord du paquebot « U.B.S », découvrez des civilisations estudiantines inconnues au travers de créations contemporaines autochtones.   Pour les 20 ans de l’Université de Bretagne-Sud et les Portes Ouvertes du samedi 7 mars 2015, l’association Multi-Prises souhaite créer un trait d’union entre la création artistique contemporaine et la formation supérieure, avec l’intervention de cinq artistes. L’idée est aussi de mettre en lumière et de rendre attractif les différents espaces de l’UBS pour la population lorientaise, créer une émulsion au sein du campus par la présence des artistes qui travailleront, questionneront et échangeront avec les usagers et les lieux dans ces endroits de vie et de recherche. Au coeur de l’activité de recherche et de formation que développe l’UBS, la réflexion artistique et la pratique plastique viennent enrichir les différents espaces d’études que sont le Paquebot, la Faculté des Sciences et Sciences de l’Ingénieur, l’ENSIBS, l’IUT, le Centre de Recherches Christian Huygens et la Présidence. Ces îles sont le reflet de modes opératoires et de recherches relativement différentes appartenant pourtant au même archipel. Parallèlement, les artistes de Multi-Prises ont eux aussi des pratiques artistiques et des processus de création qui diffèrent, mais qu’ils mutualisent sous la même entité afin de proposer une pluralité et une complémentarité de création.   Mardi 24 février à 12h30 : Les sommets de la Présidence Jeudi 26 février à 12H30 : Le canyon de l’ENSIBS Lundi 02 mars à 12h30 : Les mines de l’IUT Mardi 03 mars à 12h30 : La flore du Centre de Recherches Mercredi 04 mars à 12h30 : Les récifs du Paquebot Jeudi 05 mars à 12h30 : Les abysses de la Faculté des Sciences Vendredi 06 mars à 12h30 : Vernissage   Téléchargez le livret

Archipel

Les portes des chapelles se sont fermées dimanche 21 décembre sur une exposition qui aura accueilli près de 1300 personnes sur 6 soirs. Pour ceux qui auraient raté l'événement ou voudraient revoir quelques images de cette installation éphémère et in-situ, voici une sélection en vidéo et photos de cet inoubliable moment !     Quelques images de l'exposition Répartie sur 3 chapelles de Pont Scorff, l'exposition accueillait le public sur 3 déclinaisons du thème "la Société des Lumières".   Quelques photos de l'installation Pensé depuis un an, le projet a muri durant de longs mois de recherches et de travail collectif. L'installation s'est étalée sur 2 mois de travail intense mais où chaque jour apportait son lot de nouveautés.   Nous tenons tout particulièrement à remercier nos partenaires Le centre d'art l'Atelier d'Estienne pour son invitation La ville de Pont-Scorff et l'Association des Chapelles pour leur confiance Caréco Récup'Auto à Caudan pour la voiture Peltier Bois à Lanester pour le plancher et le bois Les services techniques de la ville de Lorient pour les lampadaires Cédric Guillermo pour son aide précisuse à la réalisation de la station MIR   Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont aidé durant les temps d'accrochage, de réflexion ou de création : Laure Cotten, Jonas Delhaye, Barbara Filatre, Alexandre Gouraud, Guillaume Lepoix et tous nos adhérents !

Cadavre exquis - Installation - Chapelle de Keriakel

Si l'actualité vous a échappé ces derniers jours, sachez qu'une sculpture de Paul McCarthy, Tree, installée place Vendôme a suscité de très vives réactions de la part des passants et surtout sur Internet. Les réactions, classiques dans ce genre de projet, sont allées jusqu'à comparer Tree à un sex-toy géant. Outre le peu de réflexion qu'il a fallu pour arriver à une telle comparaison (on érige un monument : il y a toujours des gens pour y voir une forme phallique - quelque chose à compenser ?), c'est l'escalade de haine vis-à-vis de cette pièce qui devient inquiétante.    Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18, l'artiste s'est fait agresser et la sculpture a été vandalisée : la soufflerie a été coupée et les câbles ont été sectionnés. Devant la violence des faits et la très forte contestation, Paul McCarthy a décidé qu'il ne réparerait pas la pièce et donc ne la réinstallerait pas.  Un acte idiot, mais qui sert la pièce dans le bon sens En vérité, ce que les vandales n'ont pas réellement réalisé, c'est que leur acte de sabotage a inexorablement fait entrer cette pièce dans l'histoire de l'Art. Quelle meilleure référence que Tree pour expliciter un propos sur la provocation dans l'Art ? A partir du moment où les réactions dépassent le cadre de la moquerie sur Internet, l’œuvre fait sens, ne serait-ce que sur sa réussite : à provocation forte, réactions fortes. C'est à la seconde même ou Tree s'est effondré que l’œuvre - la véritable - s'est érigée. Sur cet aspect McCarthy signe ici, à ses dépends, une pièce dont la légitimité est inattaquable. Que l'on apprécie cette œuvre (ou non) à partir de ses propres jugements esthétiques n'est plus du tout à propos. Si un des buts de l'art est de faire sortir les gens de leur quotidien, de susciter de la réflexion, des réactions, obligeant les gens à se poser des questions (même si ces questions sont du genre "mais où vont nos impots ?"), alors Tree est probablement une des pièces artistiques les plus réussies cette année.  McCarthy doit absolument remonter son œuvre Comme l'explique très bien Charlotte Pudlowsky sur Slate, le fait de s'incliner face aux agressions et décider de ne pas remonter la pièce est un énorme désaveu. C'est donner raison à ceux qui ont décidé de passer par la violence pour que Tree cesse d'être dans le paysage (qu'ils considèrent comme étant le leur). Décider de remettre la pièce sur pieds, serait à la fois un acte courageux (c'est à dire risquer encore une fois de se faire agresser) mais aussi serait la seule et unique manière pour l'artiste d'assumer son travail : il faut s'attendre à essuyer des plâtres lorsqu'on fait une œuvre provocatrice ! On ne peut pas se contenter de s'enfuir lorsque les choses deviennent problématiques et c'est bien ce que je déplore dans le comportement de McCarthy lorsqu'il dit ne pas vouloir restaurer sa sculpture.  En attendant, Tree et son funeste destin auront au moins fait réagir les gens et provoqué des discussions...Et c'est une bonne chose ! 

Tree McCarthy

Les Cynicoms, c'est un collectif d'artistes en forme d'agence de pub.  Alexandre Eudier et Bruno Revert réalisent des oeuvres personnelles qui trouvent leur écho dans des projets communs tels que leur dernier travail au Burkina Faso. Cette résidence de production eu lieu en 2013 à Ouagadougou. Les deux artistes ont très vite rencontré des artisans sur place auxquels ils ont montré leurs dessins en expliquant leur démarche critique vis-à-vis de la société de consommation. Alliant l'iconographie des marques, des héros télévisuels et publicitaires, ils ont fait fabriquer une série d'objets atypiques par des bronziers, couturiers, sculpteurs et sérigraphistes de Ouagadoudou. Leur processus de travail valorise les savoir-faires africains. Rappelons nous ce que Sarkozy dit lors de son discours de Dakar en 2007: " il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès » en Afrique. Il est intéressant de noter la préservation du travail manuel sur le territoire africain au moment où l'Occident regrette sa disparition  à cause de la prolétarisation des masses. Qu'est-ce que ce progrès qui transforme chaque être en un rouage d'une machine de production dont le but n'est plus le travail ni l'humain mais l'économie? "Il y a quelque chose d'authentique chez ces artisans" témoigne Alex lors d'un entretien Skype avec moi ce matin. "Ceux-ci se sentent appartenir à une corporation et dégagent une fierté de leur travail". Au  moment où heureusement toute une génération (dite "génération Y") développe des réseaux d'échanges de savoirs (des RERS aux chantiers participatifs en passant par le principe des forums et tutoriels vidéo, wikipédia, ekopédia...) pour retrouver du sens dans le travail (souvent absent de l'"emploi" qui n'est pas la même chose), on peut se demander si l'Afrique n'aurait pas un temps d'avance à force de prendre du retard... "A chaque coin de rue témoigne Bruno, on rencontre la boutique d'un artisan" Les Cynicoms ont travaillé avec des sculpteurs et des bronziers qui ont réalisé des masques hybridant ainsi des logos occidentaux avec la culture tribale. Ils ont aussi collaboré avec des ateliers de couture, de broderie et de sérigraphie. L'Afrique est aussi le continent du "tout est possible ici et maintenant", un continent de la débrouille, du bricolage ayant la capacité à faire avec ce qui est là.  "Quand on leur a montré le projet du Lavo Blaster, (détournement du Sound Blaster, l'enceinte que l'on pose sur l'épaule et que l'on ballade dans la rue) ils nous ont tout de suite dit qu'il n' y avait pas de problème. Ils nous ont ramené deux machines à laver et un lave vaisselle et ont "trafiqué" l'intérieur pour y intégrer les enceintes. Ils ont voulu rajouter des voyants lumineux pour que ce soit plus fun. Nous l'avons fait. Nous voulions que ce soit une collaboration avec les artisans-créateurs. De même il a fallut rajouter des manches sur les boubous que nous n'avions pas dessiné, car ils voulaient que les vêtements avec lesquels ils allaient poser soit classieux selon la mode Burkinabé. Avec cette résidence, Bruno et Alex abordent des questions qui me passionnent concernant la place de l'artiste et de l'artisanat dans l'art. Bruno m'a aussi confié à quel point c'était difficile pour les artistes Burkinabé de créer librement en dehors des clichés liés à l'identité culturelle africaine. On attend souvent d'eux une esthétique primaire, tribal pour ne pas dire "petit nègre". Quid de leur pensée d'artiste contemporain dans un monde globalisé à l'heure de la mondialisation? Liens utiles: - La Clef : exposition à Saint Gremain-en-Laye -http://www.cynicom.com/ -http://www.brunorevert.fr/ -http://eudier.over-blog.com/ -Définition de "prolétarisation" sur arsindustrialis.org -Matthew B Crawford, Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, La Découverte, 2010

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Suite et fin de la chronique en deux volets sur la situation des artistes plasticiens en France - La partie 1 est accessible ici Je pourrais laisser le constat s’arrêter là, déplorant une situation intenable et en râlant, peut-être même en allant manifester pour crier mon ras-le-bol, mais sans véritable constructivité. Alors je crois qu’après un tel constat, il est nécessaire que je donne mon avis, ou du moins que je tente d’apporter un éclaircissement sur ce qui peut être envisageable pour permettre aux artistes de pouvoir travailler dans des conditions décentes. J’insiste sur le fait que les éléments que je vais mettre en lumière sont des propositions entendues ici et là qui ont le mérite de lancer le débat sur la situation des artistes plasticiens et même plus généralement sur les artistes tout court. Ils ne constituent pas forcément de solution miracle et peuvent peut-être paraître difficile à mettre en place, mais au moins le débat est lancé.   Proposition n°1 : une intermittence généralisée au secteur de la création. Le plus gros souci évoqué dans l’article précédent est clairement la manière dont les artistes peuvent vivre les mois où les centres d’art sont fermés, où il est nécessaire de faire des recherches, le fameux temps de création dont les artistes du spectacle ont droit. Cette différence entre artistes plasticiens et artistes du spectacle est clairement inacceptable. Un plasticien peut lui aussi faire valoir des temps de résidence, expositions, ventes d’œuvres, etc… tout comme peut le faire un musicien. Permettre aux artistes de toucher une allocation d’intermittence, serait reconnaître avant tout que la création plastique n’est pas le fruit de quelques minutes de barbouillage sur une toile. Certains artistes peuvent mettre des années avant de réaliser des pièces, il est nécessaire de leur donner les moyens d’arriver à leurs fins.   Proposition n°2 : un revenu de base inconditionnel C’est une proposition qui ne concerne pas que les artistes, mais qui est un véritable débat de société (entre autres en Belgique où le pays y réfléchit fortement). Le revenu de base inconditionnel consiste à une allocation fixe distribuée à tous les citoyens majeurs sans aucune distinction. Lorsqu’un individu travaille, le revenu de base lui est retiré petit à petit en fonction de ses revenus mais de telle sorte qu’il y ait toujours un surplus financier. En contrepartie toute forme d’aide sociale complémentaire (APL, chômage, RSA, allocations, etc...) sont supprimées. Cela crée un gain administratif énorme, évite la fraude, l’injustice et les méandres de paperasserie. Les économies administratives sont conséquentes et peuvent - du moins en partie - compenser le surcoût d’une telle allocation. L’avantage d’un tel système est évident : il permet aux artistes (ou non artistes) d’être libres de prendre le temps de travailler sur une oeuvre sans contraintes financières fortes. C’est un projet extrêmement ambitieux, que je compare volontiers avec la mise en place des congés payés ou des congés maladie au début du XIXème siècle. Plus de détails : http://fr.slideshare.net/coisnephilippe/26-1212-bruno-monfort-dia   Proposition n°3 : une redevance numérique en faveur du secteur culturel Chaque foyer équipé d’un accès à Internet devrait payer une dizaine d’euros de redevance (un peu comme la TV) et serait libre de télécharger tout ce qu’il veut en toute légalité. Soit par un système d’échantillons de foyers témoins (comme la TV) soit par un outil d’analyse des tendances de recherche (outils extrêmement précis). L’ensemble de l’argent de la redevance serait réparti aux différents ayants droits ou artistes en fonction des téléchargements. Une réserve (par exemple 10%, le chiffre que j’avance est à titre indicatif) serait reversé équitablement à tout artiste ayant une influence trop faible pour être enregistré dans ces tendances.Jugé utopique par les ayants droits, c’est maintenant qu’un service ultra-rentable comme Netflix arrive en France que les majors et FAI déclarent que leur bouquet illimité à 10€ va être très prochainement disponible en France… Cette proposition serait en mesure de satisfaire en partie les ayants droits (oui les grosses majors et autres dinosaures de l’industrie du disque) tout en offrant une manne financière importante aux artistes. C’est un compromis acceptable, mais comme tout compromis il ne fait que reculer l’échéance d’une véritable remise en question de la rémunération des artistes. Source : http://www.tomshardware.fr/articles/P2P-redevance,1-28405.html   Proposition n°4 : cesser la récession, relancer l’innovation Sur une logique capitaliste, on ne fait pas remonter un avion qui tombe en coupant les gaz et en vidant le réservoir ! Il sera certes plus léger mais il tombera toujours (juste un peu moins vite). La politique d’austérité, largement calquée sur le système Allemand est une erreur hallucinante de bêtise. Comment l’emploi pourrait-il être relancé si les entreprises doivent se serrer la ceinture ? Comment ces même entreprises pourraient vendre leurs produits si les clients n’ont pas d’argent pour les acheter ?Pour la culture c’est exactement la même chose. On se plaint que les séries et films américains envahissent notre territoire au dépend des créations françaises. Mais comment les artistes pourraient-ils réaliser ces œuvres s’ils n’ont pas l’argent pour le faire ? Comment concurrencer une série comme House of Cards et ses 110 millions de dollars ? Il faut une volonté d’investissement culturel en France. Notre pays est le territoire des plus grands artistes, le cinéma est né en France, la nouvelle vague aussi, l’impressionnisme, le surréalisme, etc… Il existe dans ce pays une culture, une manne artistique inimitable, il suffit juste de lui donner les moyens d’exister. Et cela passe par des investissements financiers importants. La culture s’exporte bien et rapporte de l’argent, c’est une dépense qui portera ses fruits très rapidement. Cette proposition ne révolutionne rien sur le fonctionnement de société actuel et je doute qu’il y ait un véritable impact positif sur les artistes. L’avantage est qu’elle est tout à fait envisageable avec un gouvernement de gauche comme de droite, donc applicable pratiquement immédiatement. C’est la proposition la plus simple et rapide à mettre en place actuellement. Pour aller plus loin : http://www.slate.fr/story/92631/europe-mourir   Proposition n°5 : oublier l’académie et la monétisation artistique C’est un problème vieux comme le monde. On le sait, l’académie (au sens institution officielle qui reconnaît les artistes) a toujours de nombreuses années de retard en ce qu’il s’agit de reconnaître un travail artistique. On cite souvent le cas de Van Gogh qui n’a été reconnu qu’après sa mort, mais aujourd’hui la situation n’a pas tellement évolué. Les artistes qui proposent des choses vraiment originales ne peuvent pas entrer dans l’académie parce qu’ils créent souvent des œuvres qui ne s’exposent pas ou ne passent pas les portes des galeries (au sens propre comme au sens figuré). A l’inverse, les artistes connus et largement exposés se retrouvent dans des situations absurdes. Certains rachètent leurs propres œuvres pour ne pas faire baisser leur côte, d’autres reproduisent indéfiniment leurs premières créations sans jamais se réinventer, bref, le problème soulevé ici est clairement celui du marché de l’art.Le fait de mettre un prix sur une œuvre la baisse au rang de simple produit de consommation (ou de capitalisation lorsqu’elle est achetée pour la revendre plus tard). Il faut que les artistes cessent de penser que leur survie passe uniquement par la vente d’œuvres. Je ne dis pas que la vente de pièces est quelque chose de mal, mais cela ne doit pas être une finalité. Un artiste ne doit pas devenir dépendant de ses productions (ou de ses résidences), sans quoi il se met dans une dynamique productiviste et perd petit à petit ce qui fait le travail artistique : la liberté.   Voici une liste non exhaustive qui tente de faire le tour des différentes solutions. Et vous, qu'en pensez-vous ?Avez-vous d'autres propositions à faire venir figurer sur cette liste ? Des remarques, suggestions ? N'hésitez pas à en parler dans les commentaires !

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Ce billet, en deux parties (la seconde est ici) est une vision personnelle de la condition d'artiste plasticien en France. Il fait l'état de mon vécu, de mes débuts en tant qu'étudiant, de ma sortie des Beaux-Arts en 2011 et sur mon ressenti jusqu'à ce jour, soit environ 8 ans. « Et toi, tu fais quoi ? » Question piège, à laquelle j'ai toujours beaucoup de mal à répondre. Alors je déroule mon rituel : un petit silence de quelques secondes, une lente respiration, un sourire forcé, puis je réponds « alors moi c'est compliqué... » Pourquoi est-ce si compliqué d'avouer que l'on est artiste ? Pourquoi me sentirais-je gêné d'avouer ma véritable profession, puisqu'après tout j'ai les diplômes, le numéro de SIRET, j'ai tous les papiers qui prouvent légalement que je suis artiste plasticien, enregistré à la Maison des Artistes. En vérité ce malaise en cache un bien plus profond : la profession d'artiste plasticien n'existe pas vraiment en France.  Lorsqu'on choisit une filière artistique après le lycée, on est prévenu dès le départ « oulalaaaaa » nous disent les conseillers d'orientation, « oulalaaaa » nous disent nos parents, « oulalaaaa » nous dit la société en général.Oulalaaa parce que cette filière ne rentre dans aucune case, les conseillers ne savent pas quels documents nous donner pour nous aider à se vendre sur le marché du travail, les parents s'inquiètent de notre avenir, et c'est clairement un problème qui va se poser pour trouver sa place dans la société. Pourtant j'ai choisi le chemin le plus sûr en choisissant une école publique : un Master en poche et mes papiers d'affiliation à la maison des artistes validés, me voilà totalement en règle pour faire valoir mon métier d'artiste plasticien.  Et c'est là que les problèmes commencent...  Un peu de droit... Si l'on entend beaucoup parler des intermittents du spectacle qui s'indignent (et à raison) contre la destruction à petit feu de leur statut, il faut bien comprendre que pour les artistes plasticiens, le statut d'intermittence des artistes du spectacle fait office d'eldorado. Pour faire la lumière sur la précarité du régime social des artistes, passons en revue ce qu'il se passe lorsque ce dernier facture une création : Sur une vente d’œuvre ou une prestation artistique de 100€ la Maison des Artistes prélève directement à l'artiste (et non à au diffuseur, celui qui paye) au titre des charges sociales 12,20€ (sachant que ce montant a monté de plus de 2€ en deux ans seulement et que cela va augmenter).Sur ce prélèvement il faudra comprendre que les artistes sont imposables dès le premier euro (revenus déclarés au titres des BNC) et qu'il est impossible de déduire le moindre frais en régime micro BNC (le régime par défaut, sachant qu'il est possible de changer de régime mais la procédure n'est pas évidente et obscure). En me basant sur ma propre expérience de ces dernières années, sur 100€ que je facture je compte environ 30€ de frais réels (entre 10€ et 50€ de frais, cela varie réellement d'un projet à l'autre).En conclusion, si l'on prend en compte les charges de la MDA, les frais réels et les éventuels impôts, un artiste qui touche 100€ n'en voit qu'environ 50€ sur son compte en banque.  Les intermittents ont un système qui leur garantit, s'ils font leurs heures (ce qui est de plus en plus difficile avec les multiples réformes), une pseudo-sécurité des revenus en touchant un complément les mois où ils ne travaillent pas. Cela s'explique par un fait simple : les artistes du spectacle ont besoin de se former, de répéter, d'inventer de nouvelles choses et cela nécessite du travail, du temps, pendant lequel il faut bien manger. Les artistes plasticiens n'y ont absolument pas le droit. L'état ne considère pas que nous ayons besoin de temps pour réaliser nos œuvres, ou alors que nous n'avons pas besoin de manger, au choix. Autrement dit nous sommes obligés de trouver des sources financières tout au long de l'année, y compris les mois où les structures culturelles sont fermées. Si l'on ajoute à cela l'inexistence de réglementation ou de SMIC artistique, les plasticiens se retrouvent avec des offres de résidences rémunérées 300€ par mois ou des expositions à peine défrayées la plupart du temps. Entre magouilles, travail au noir et mois de complète disette, le statut d'artiste fait très probablement partie des plus précaires en matière de revenus financiers.  Un peu de social... Il y a un autre aspect de grande précarité dans le statut d'artiste plasticien : le régime de sécurité sociale. Le statut légal de plasticien donne accès à la cotisation retraite et à une sécurité sociale basique. En revanche il n'y a aucun accès à une couverture d'accident du travail ni même pour les assujetis (j'y reviendrais) aux congés maladie, parentaux ou tout autre forme dont peut jouir n'importe quel travailleur en France. C'est un statut classique de profession libérale : si t’es malade c’est ton problème ! Cependant, si un plasticien ne dépasse pas un certain montant dans l'année (8 487 € en 2013), il ne peut pas prétendre à être affilié à la Maison des Artistes et donc ne dispose d'aucune couverture sociale. C'est le statut d'assujettissement (il y a deux statut : affilié - couverture maladie et parentale - si on dépasse le plafond de 8 487 €, ou assujetti si ce plafond n'est pas dépassé). Vous avez mal au crâne ? C'est normal ! Les 16,50% de charges payées à la Maison des Artistes seront alors complètement perdues et surtout jamais remboursées. Ce fonctionnement, à la limite de la légalité est couvert par une administration floue, qui ne répond pratiquement jamais au téléphone et peut mettre plus de 8 mois à renvoyer un dossier qu'elle juge incomplet (je le sais, cela m'est arrivé). Je vous laisse aller faire un tour sur leur site et essayer de comprendre quelque chose du premier coup à ce dont ils parlent : http://www.lamaisondesartistes.fr/.  Un peu de littérature avec Kafka Les soucis légaux se sont encore corsés pour moi lorsque j'ai du pointer au Pôle Emploi durant quelques mois suite à la fin d'un CDD (que j'exerçais en même temps que mon activité artistique). Je me suis retrouvé dans une situation où plus je travaillais, plus je perdais d'argent. Le principe est simple, sur une allocation chômage forfaitaire, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de ce que je touchais en tant qu'artiste plasticien. Normal me direz-vous ? Absolument pas ! Tout d'abord mes allocations chômage ont été calculées sur mes revenus salariés, mais sans prendre compte aucunement de mes revenus artistiques (c’est assez normal). Pourtant, dès lors qu'il fallait me verser du chômage, curieusement mes revenus d'artiste auteur étaient intégrés dans l'équation pour les retirer de ce que je touchais. Il y a là quelque chose de contradictoire. Ensuite, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de mes revenus artistiques bruts (sans enlever les charges donc). Sur un mois où je devais toucher 900€ de chômage, si je percevais la même somme en tant qu'artiste je ne touchais rien de Pôle Emploi. Sauf que, comme je disais plus haut, il n'y avait que la moitié qui finissait sur mon compte, soit 450€. Difficile, même à Lorient, de vivre avec ça ! Lorsque j'ai exposé le problème à mon conseiller Pôle Emploi, j'ai eu une réponse très éloquente : « Et bien monsieur, il faut arrêter de travailler ! »Argument indiscutable... [EDIT] Suite à une information du CAAP, il semblerait que cette situation soit en partie illégale. Le Pôle Emploi, mal informé sur la question, a tendance a confondre les revenus d'artiste auteur avec d'autres types de revenus. Pourtant, les revenus perçus par un artiste au titre de droit d'auteur ne doivent pas être pris en compte. Pour les artistes concernés par le problème, il faut immédiatement contacter votre conseiller Pôle Emploi et lui exposer la situation. Pour plus de détails je vous recommande la lecture de l'article du CAAP : http://caap.asso.fr/spip.php?article229 .  Une petite anecdote supplémentaire : lorsqu'un artiste s'inscrit au Pôle Emploi, il doit cocher une case particulière sur le formulaire de demande d'enregistrement. Cette case indique qu'elle doit être cochée si le demandeur fait partie d'une des situations suivantes : artiste (nous), immigré récemment entré au pays ou détenu récemment libéré. Un bel exemple de là où la société nous place.  Pour conclure La forte dégradation sociale de ces dernières années (accélérée sous Nicolas Sarkozy, mais maintenue à pleine vapeur par le gouvernement actuel) a logiquement fait trinquer les couches les plus précaires de la population. L'entêtement absurde à s'aligner sur l'ultra-libéralisation Allemande (un pays où étrangement la précarité a le plus explosé ces dernières années) a forcé les gouvernements successifs à faire d'importants retours en arrière sociaux et a exposé les plus fragiles. C'est donc tout naturellement que les artistes, déjà balancés dans une absurdité juridique et sociale sans nom, ont vu très nettement leurs conditions de vie se dégrader. L'argent a disparu des centres d'art, les subventions tombent au compte goutte et le durcissement des régimes sociaux nous prend tous à la gorge. Aujourd'hui, il est strictement impossible pour un jeune artiste de vivre de son travail sans être salarié à côté ou trouver une source de financement parallèle (aide familiale, magouille, etc...). Il est clair qu'à ce rythme là, il n'y a plus aucun avenir pour le statut d'artiste plasticien. Le gouvernement ne semble pas comprendre que la culture fait partie d’un des secteurs les plus importants financièrement et est en train de faire mourir à petit feu ceux qui créent et entretiennent la culture française.  Voilà donc toutes les raisons qui font qu'aujourd'hui, lorsque l'on me demande ma profession, je ne sais pas réellement quoi répondre. Dois-je avouer, un peu gêné, que je suis artiste, c'est à dire une personne qui, aux yeux de la société, à la même valeur qu'un ancien détenu ? Dois-je avouer que je vis de magouilles sociales et de travail au noir ? Dois-je avouer que malgré les nombreuses heures de travail que je fournis (ni dimanche, ni vacances) je ne touche qu'à peine de quoi payer mon loyer ? Souvent, par facilité, je préfère donner mon second travail, mon job alimentaire : « Je suis graphiste » je dis, et c'est tout…   Pour ne pas finir sur une note négative, je tente dans une seconde partie de passer en revue les perspectives positives envisagées pour améliorer notre condition.

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J'ai testé ( uniquement ) pour vous les Rencontres d'Arles, cru 2014, pendant la semaine d'ouverture. Avec au programme plus de 50 expos à aller voir, plus celles de Voies Off, plus le off du off... De quoi se faire une vraie indigestion me direz-vous ? Sans oublier que dans cette ville du Sud les glaces aux milles parfums, les longs apéros (pastis oblige), les pastèques transgéniques, les innombrables tapenades et fromages de chèvres sont autant de tentations ou de consolations auxquelles il est difficile de résister ! Je souhaite vous restituer les grandes lignes qui m'ont marqué pour motiver ceux qui le peuvent encore... NB : Le festival est visible jusqu'au 21 septembre ! Détails et souvenirs... > Des bâtisses qui font rêver ; arrières cours, patios, verdures foisonnantes... au sein desquelles de nombreux photographes, collectifs ou associations présentent leur travail.> L'exposition Chroniques de Solaris, conçue par la fondation LUMA autour des maquettes de l’architecte Frank Gehry a été une réelle découverte ; les projets étaient déplacés selon une chorégraphie permettant un nouvel éclairage des pièces. On pouvait également découvrir la maquette du futur centre photographique d'Arles, lieu de création et d'exposition financé par la fondation LUMA.> L'expérience d'une expo visible à la lampe torche au bureau des Lices (collection Martin Parr) fut un vrai parcours du combattant !> Willocq Patrick proposait une série de mises en scène colorées africaines.> Katarina Jebb présentait des scans grandeurs natures d'Arlésiennes.> Quelques images du Ku Klux Klan et d'un groupe posant dans une rue ; trésors réunis dans la collection W.M. Hunt au palais de l'Archeveché.> Les après-midi lectures de portfolios (entre photographes et structures de diffusion), et la soirée Sélection Voies Off.Des surprises poétiques et surréalistes ! Vik Muniz (artiste contemporain brésilien) Série Postcards from Nowwhere Ses collages de photos qui fragmentent la vision sont à contempler en direct, à plusieurs distances, afin d'expérimenter la magie du processus et les nuances des matières. Denis Rouvre (photographe-portraitiste français) Denis Rouvre traite de la question de l’identité avec des personnages ordinaires qui se révèlent des héros extraordinaires.  La mise en espace de sa série Territoires de l'intime se veut très sobre à travers un diaporama de portraits qui mêle image et voix off. Les sujets éclairés sur fond noir rappellent les portraits de la Renaissance. A noter que le public est placé en hauteur, dans un "balcon" au sein d'une église et que la seule lumière qui éclaire le bâtiment est celle de la projection. L'expérience de ce diaporama a été, pour moi, un espace de souffle ; dans un festival où l'image est saturée je pouvais m'arrêter et contempler...  © Denis Rouvre. Chema Madoz (photographe contemporain espagnol) Des compositions graphiques avec des objets (simples et banals) qui se jouent de notre perception. Un nouveau monde "à la Madoz" existe en noir et blanc, c'est un monde de raccourcis, d'allégories, un monde où le paradoxe prend forme.  Léon Gimpel (photographe français du 19e) La guerre des gosses. Passionné par l'invention des frères Lumières, il développe le procédé d'autochrome pour illustrer à sa manière la Grande Guerre. Avec une armée d'enfants il met en scène, rue Greneta à Paris, sa vision colorée et unique des batailles. La taille des tirages et le nombre de photographies n'est pas énorme (un livre vient compléter l'exposition) mais l'extrait présenté semble tellement contemporain que le public est amplement satisfait ! © Léon Gimpel. Joan Fontcuberta (photographe contemporain espagnol) Une exposition pour public averti et connaisseur de la machine Fontcuberta ; un cas d'étude de la photographie avant-gardiste, une découverte pour le monde universitaire et industriel espagnol ! © Joan Fontcuberta. De l'humour ! Hans Eijkelboom (artiste conceptuel néerlandais) Il nous prouve que la photographie conceptuelle peut aussi faire preuve de second degrés tout en interrogeant les notions d'identité. Sa série With my family  (ma favorite) se résume dans des auto-portraits pris dans la maison d'étrangers où il se transforme en père de famille. Il nous propose aussi un projet similaire datant de la même époque, appelé Dans le journal. Il se donne un but ; être le maximum présent sur les photographies publiées dans un journal local. Il file une journaliste et se faufile dans le cadre de chaque événement. Au final sa performance est photographiée "accidentellement" de manière quotidienne. Jos Houweling (artiste conceptuel néerlandais) Il a travaillé sur des typologie d'Amsterdam dans les années 1970, en créant des collages de ses collection (de poussettes, de vélos cassés, de crottes...) Le côté ludique, décalé voir frénétique reste toujours d'actualité. Un grand format était mis en avant ; c'était la première fois qu'apparaissait devant moi une typologie aussi diversifiée de déjections (canine bien sûr !). Quelques réserves !... Mazaccio et Drowilal (duo d'artistes français) Lauréats 2013 de la résidence BMW au Musée Nicéphore Niépce. Ici on parle de "style sauvage", de kitsch et de vintage très tendance, on surfe sur la vague du mauvais goût car c'est classe. Personnellement je n'y ai rien trouvé de nouveau, surtout après cinq années de beaux arts où le goût pour le vintage, le mignon moche est déjà établi. La seule découverte et originalité apparaît avec leur série de dessin réalisés sur des sopalins... David Bailey (photographe anglais) Mondialement reconnu, ce portraitiste anglais a rendu inoubliable des stars et des anonymes. L'accrochage tente de montrer les liens affectifs du photographe et de ses modèles. Au final le spectateur ne cherche que les cartels afin de retrouver le nom des stars qu'il a pu oublier... Jerry Hall, Mick Jagger, Kate Moss… et elles ne manquent pas ! Une série, plus intime sur sa femme Catherine est d'une beauté renversante mais l'expo est concentrée dans une petite alvéole et les photos sont accumulées sur plusieurs hauteur de manière illisible. Malgré les qualités photographiques indéniables j'ai réussi à m'ennuyer, à saturer d'images "fortes". Raymond Depardon (photographe-réalisateur français) Série Présence d'une génération perdue. Si vous aviez déjà peu d'intérêt (historique, familial, affectif, sculptural...) pour les monuments aux morts alors là c'est fini ! Dans cette installation qui est un œuvre collective, puisque l'artiste a fait appel à la participation de la population, vous pourrez voir - presque - tous les monuments aux morts de France ! Cet archivage demeure un travail conséquent mais fuyez vite avant l'arrivée de la bande sonore (des cloches qui vous paralyseront dans une ambiance morose).  © Raymond Depardon.  

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Vous imaginez bien que je pourrais parler de toute la saison, qui compte environ une quarantaine de spectacles en tout genres : cirque, musique, danse, théâtre, une pincée de cinéma, une bonne touche de contemporain et quelques grains de classique... Je vais donc volontairement me focaliser sur quelques perles, un choix subjectif mais il est, bien sûr, plus facile de parler de ce que l'on aime. La musique, beaucoup de musique classique comme à son accoutumée : Wagner, Mozart, Shubert, Malher, Schönberg... mais attention deux petites curiosités se sont glissées parmi les clavecins et autres instruments à poussières. Tout d'abord le célèbre " Pierre et Loup " de Prokofiev ( 12-13 décembre ), en quoi est-ce original me direz-vous ? Une version cuivrée évidemment, toute pleine de grandes notes jazzy, tout cela exécuté par Amazin Keystone Big Band. Un Pierre et le loup se baladant dans le Manhattan des années 50, cela a du en faire courir des rombières affolées. Enfin bref, pour continuer sur la seconde perle, si je vous dis Satie vous devez me répondre Gymnopédie...mais attention, certes il y aura de sa musique mais avant tout théâtralisée, une sorte d'étude de la musique satinienne dans Mémoires d'un amnésique (15, 16, 17 octobre).Pour finir sur la musique, malgré la richesse de la programmation, je ferais un petit aparté sur Cascadeur / Girls in Hawaii présent lors du Festival des Indisciplinées et qui se jouera au Grand Théâtre. Cascadeur c'est une sorte de pianiste / compositeur / chanteur à la voix de tête, déguisé en copie du méchant Turbo dans le film Le monde de Ralph qui fait de la pop planante à la Sigur Ros. Girls in Hawaii est un groupe de six musiciens belges qui surf sur la pop indie, vous pourrez retrouver tout ce petit monde le 10 novembre.    Ne partons pas très loin, on va s'occuper de la danse. Cette année encore il y aura du Charmatz pour les fans et du très contemporain avec Gisèle Vienne. Cette dernière va nous présenter, pas personnellement, une pièce intitulée " The pyre ". Alors là, attention, on prépare sa paire de lunettes de soleil car Gisèle, elle a fait un partenariat avec une compagnie d’électricité, sur scène des centaines de LEDS, vous noieront dans une expérience lumineuse sensorielle. Je vous conseille aussi les boules quiès car en plus de la lumière, il y aura de la bonne techno électro et du texte de Dennis Cooper. Une sorte de seringue d'adrénaline psychédélique peut-on dire. Petit aperçu ci-dessous.     Après le contemporain, parlons classique. Un ballet ça vous dit ? Au menu, il y a le Cendrillon de Maguy Marin (10-11 janvier) enfin quand je dis classique, ce n'en est pas vraiment. Ça m'a tout de suite fait penser à une future adaptation de Chucky, la poupée qui rencontre les Bisounours. Des poupées vivantes mais un peu édulcorées à la " it's a small, small world " de chez Disney versus l’Exorciste. Pour rappel, Maguy Marin est passée l'année dernière au Grand Théâtre avec May B et j'avais adoré. Très hâte de voir la suite donc !     Passons aux extras, du cirque avec Acrobates (13-14 novembre) et Qui-vive (15-16-17 décembre), des galipettes et de la magie à faire découvrir aux plus petits. Évidemment, je ne pouvais pas sauter Bartabas. Le Saint-Graal de cette programmation, le leitmotiv de la billetterie, Bartabas dans Golgota (28-29-30 novembre). Comment dire, du Flamenco, de la danse équestre, du clair-obscur, personnellement, j'ai déjà pris mes places.                            Autre trouvaille, Malec dans la ville (22 janvier), un ciné-concert pour les fans de Buster Keaton avec en improvisation musicale, l'école de musique de Lorient. Une réminiscence de l'ancien temps, ou le spectateur va vivre et la musique et l'histoire en temps réel comme au début du cinéma.    Pour finir, j'attaque le plus lourd. LE THÉÂTRE. Petite liste exhaustive : - Orphelins de Chloé Dabert ( du 29 sept au 3 oct ), huis-clos qui a fait parler de lui au festival d'émergences théâtrales Impatience.        - Tohu Bohu de Madeleine Louarn (du 7 au 10 octobre), toujours en compagnie de Catalys, compagnie d'adultes handicapés mentaux, rappel de Les oiseaux l'an passé.   - Elle brûle (du 13 au 15 janvier) huis-clos extrêmement réaliste sur une femme et sa vie de famille.   - Le malade imaginaire de Molière (du 03 au 05 février) version pop seventies.  - Novenceto (le 27 et 28 février) texte de Barricco et mis en scène par André Dussollier. " On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu. "- Une adaptation Les particules élémentaires de Houellbecq (le 1er et 2 avril) qui s'est jouée au Festival d'Avignon l'an passé.             - En parlant d'Avignon, Olivier Py présentera Orlando ou l'impatience (le 5 et 6 mai) une version aux allures de promenade New-yorkaise.             Pour terminer, je m’arrêterais sur Blanche-Neige (le 20 et 22 mai) mise en scène par Nicolas Liautard, jeune metteur en scène, une sorte de recueil photographique marquant l'absence de texte, des peintures brumeuses, illustration des contes des frères Gimm.           Je vous invite à vous renseigner sur le site du Théâtre de Lorient : ici. L'ouverture de la billetterie ce fera ce weekend, le 6 et 7 septembre. Au plaisir de vous y retrouver !

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  Un retour sur expérience... Trois stages d’initiation à l’art vidéo ont été proposés aux 14 à 17 ans sur la thématique des images vidéo. Cette action a été initiée suite à l'association du FRAC Bretagne, des Champs Libres et du musée de Bretagne dans le cadre d'un projet national (les portes du temps). Les trois stages on été réalisés sur trois semaines, mené par un de nos membres : Thomas Daveluy. Les jeunes stagiaires ont réalisé une vidéo collective tout en découvrant une exposition, ses coulisses et les différents métiers du domaine culturel. Chaque semaine un artiste était invité, j'ai donc été l'un de ces artistes invité. Le troisième stage devait permettre d'apporter une dimension théâtrale à la vidéo par l'utilisation du décor et du costume. Je me suis donc rendu sur Rennes pour quelques jours de travail. Le stage a commencé dès le mardi, ils ont pu découvrir quelques courts métrages de Méliès, référence clé de ce stage. Suite à cela et à un petit jeu de pioche, chaque groupe de stagiaires a créé un petit scénario de leur vidéo. Pour ma part, je ne suis intervenu qu'à partir de mercredi jusqu'au vendredi. Après quelques présentations, mon métier d'artiste et mes réalisations, j'ai enfin pu découvrir leurs scénarios. Très loufoques et donc super intéressant dans la mise en scène. Je leur ai d'abord montré, très apprécié d'ailleurs, "La famille Tennebaum" de Wes Anderson pour son travail très photographique et de mise en scène. J'ai choisi le prologue et le casting, scènes ou les plans fixes sont nombreux. La voix off apporte des informations pendant la présentation des personnages. On est là très proche du travail de metteur en scène qui met dès sa première scène les personnages en place. Permettre au spectateur de connaitre l'identité et donc l'histoire du personnage assez rapidement. On entre très facilement dans le style et l'univers des figures. Une immersion dans un cercle familial loufoque dès le départ. Cette référence m'a permis de leur faire comprendre que le plan fixe, utilisé dans la totalité du stage, ne gêne en rien la présentation d'un personnage, différents éléments, que ce soit la bande son, voix off, costumes et décor, permettent de comprendre et de saisir un personnage. Pas besoin d'un dialogue ou d'un monologue. Dès le mercredi après-midi, on se met à la pratique. Un tour des différents groupes me permet de cerner leurs besoins en costumes. Il y a du travail. Je commence par le groupe qui en a le plus besoin, un casque de chevalier et deux masques d'oiseaux. Originalité des masques d'oiseaux, la tête du comédien est en fait le corps de l'oiseau en entier. Second groupe, une histoire de pêcheurs "clonés" : là il faut deux masques identiques, je remarque que l'une des stagiaires a des qualités en dessin, ce que je met à profit, deux masques en 2d entièrement dessinés. Les troisièmes et quatrièmes groupes ont beaucoup d’accessoires donc je leur prêtes des masques déjà fabriqués, seul le magicien du troisième groupe aura un masque fait pour l'occasion, une sorte de bec d'oiseau , masque typique de la Comedia del Arte du médecin de la peste.   Les jours suivants, finissage des costumes, accessoires et décors. Tout est filmé ensuite sur fond noir ou blanc, permettant de faire de l'incrustation facilement. Chaque groupe passe devant le rideau, répétions et tournages multiples. D'autres vidéos leurs sont montrées pendant le tournage lors des temps libres: La comtesse de Castiglione de David Lodge, court-métrage de 2010 Quelques "La linea" de Osvaldo Cavandoli, animation d'un personnage sur une ligne continue "Paper War" de Zhe Zhang Ces vidéos nous ont permis de leur faire découvrir la magie du cinéma, par des outils de montage, le stop-motion ou l'animation. En plus de la pratique, nous voulions leurs faire découvrir des petits trésors de vidéos. Pour conclure, ce fut une très bonne expérience autant pour moi que pour les stagiaires selon les retours. Je vous invite d'ailleurs à consulter le blog qui a été tenu par les stagiaires durant ces trois semaines: http://blogs.leschampslibres.fr/filmez-court/ Le résultat sera présenté lors d'une première aux Champs-libres le 16 septembre à 18h30. Venez donc le découvrir...

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               Faisant suite aux trois premières étapes de la résidence itinérante (voir Article1 et Article 2), la sculpture mobile Freaks a été accueillie à la fin de son parcours par l'association La Fourmi_e au sein de la ressourcerie Ti Récup à Carhaix. Pendant 15 jours, tous les après-midi, les clients du magasin ont pu visiter l'intérieur sculpté et participer à la réalisation des murs en couches de papier.                Le dimanche 13 juillet, à l'occasion de la fête des deux ans de l'association, la sculpture a été exposée pour clore la résidence.               Ci-dessus, quelques bas-reliefs venant s'incruster dans les parois de carton à l'intérieur de la sculpture mobile.                              Atelier de fabrication de briques avec les clients-spectateurs du magasin. Une fois que le cadre en bois est rempli de couches de carton contrecollées entre elles, les participants les mettent à sécher au soleil. Le démoulage des blocs ainsi constitués à lieu 24 heures après. Ils peuvent alors être fixés sur l'ossature en bois à l'intérieur de la sculpture mobile.                 Il reste encore plus des deux tiers des murs à construire en collaboration avec des habitants et plusieurs tableaux en attente. La sculpture se poursuivra sans doute lors d'une prochaine invitation en résidence ...

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Il reste un peu moins d'un mois pour découvrir les œuvres du parcours de Champ d'Expression, Parcours d'art contemporain à la ferme déjà présenté dans un précédent billet. 1/ Les Œuvres du parcours /        Cédric GUILLERMO Ferme Pont Ar Her - Chez Marie & Edward POUILLET à LESCOUËT-GOUAREC           Corinne CUENOT Ferme Poulprenn - Chez Sophie BÉGAT & Jocelyn BOUGEROL à MELLIONNEC         Claire VERGNOLLE Ferme La Rainette - Chez Rodolphe DENIS & Pierre-Yves EVAIN à ROSTRENEN         Achille BERTHOU Ferme Scubériou - Chez Sytske & Kees ZUURBIER à KERGRIST-MOËLOU         Vincent BRODIN Ferme Lann Vras - Chez Koulm STEPHAN à KERGRIST-MOËLOU         Irène LE GOASTER Ferme des Hirondelles - Chez Jennifer CORBEAU & Bruno JEGOU  à TRÉMARGAT 2/ Le Catalogue - Édition 2014 / Le catalogue de l'édition 2014 est disponible... Vous pouvez le commander en envoyant un mail à l'association La Fourmi-e > la.fourmi_e@yahoo.fr     Prix : 8€ frais de port compris. 3/ Mes hôtes - G.A.E.C La Rainette - Ferme de Kerbraz à Rostrenen / Un Gaec est un groupement agricole d'exploitation en commun. C'est en 2009 que Rodolphe DENIS rejoint Pierre-Yves EVAIN sur son exploitation, où il produit du lait bio, et le transforme en fromage.En effet, fort d'une solide expérience en alpage, en tant que berger, puis élevage laitier et transformation, Rodolphe fabrique, à partir d'un lait bio directement sorti de la salle de traite, deux fromages, un gruyère et une tomme…. depuis rejoint par un chaource. Leur objectif commun c'est de privilégier l'autonomie de la ferme. Les vaches (sauf accident climatiques…) ne consomment que des aliments produits sur la ferme : foins ensilages d'herbe et céréales. Seule une partie du lait bio des trente vaches de la ferme est transformée.C'est donc une véritable organisation collective car même si certains rôles sont propres à chacun, ils partagent les tâches, de l'élevage à la vente. C'est par leurs voisins qui ont accueilli une artiste en 2013 qu'ils ont entendu parler de Champ d'Expression et qu'ils se sont laissé tenter à leur tour par l'aventure.   4/ Installation Les Claies / Les Claies - installation in-situ, 40 meules en plâtre avec tirages numériques N/B marouflés, dosses, 80m3, 2014, Gaec La Rainette de Kerbraz, Rostrenen.        Résider...Habiter temporairement un lieu qui n'est pas le sien. Poser son regard sur une activité, un paysage, des parcours de vies, un métier. Découvrir un univers fait de travail, de patience, d'une gestuelle précise, d'attention au vivant.  Bien plus qu'un espace de travail à la campagne, la résidence est un temps de rencontres, de questionnements, de pérégrinations mentales, de doutes, d'absorption physique. Une parenthèse, un pas de côté.Moment singulier où mon regard s'est aiguisé et poser sur des choses infimes, qui peuvent paraître anodines. Saisir le vivant. Je n'invente rien, je laisse place à la photographie; la simplicité de l' écriture de la lumière. Celle-ci parle du lieu, de ses nuances, de ses matières, de ses résidents. Vision fragmentaire révélant différentes facettes de ce lieu qu'est La Rainette.Grenouille, fromage ou pomme, La Rainette à bien des homonymes… mais c'est la transformation du lait qui transparaît ici.              Dans cette cave à ciel ouvert au milieu du verger, la photographie à trouvé son support ; des meules de plâtre reposant sur des claies. Déambulation singulière et labyrinthique. Dans cet enchevêtrement de dosses, l'affinage n'est plus un travail réservé aux bactéries, levures et enzymes mais ce temps d'affinage devient celui du regard. 5/ Retour sur le travail d'atelier... /                                     

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Dans les couloirs d'Hallouvry... Souvenez-vous, lors d'un précédent billet il était question de son inauguration, maintenant il est question du dernier évènement festif avant sa démolition.Pour aller directement au vif... même si les images ne valent pas l’expérience réelle et physique de l'espace, du volume et de l’influence que ces derniers peuvent exercer sur l'individu... voici le labyrinthe encore présent (mais plus pour longtemps) à l'EDEFS 35 de Chantepie En effet, plus pour longtemps, puisque ce sera juste après ce dernier et principal évènement, que cette œuvre sera démolie. L'évènement : "Entrée libreÉvènement fédérateur vous l'aurez compris puisque ce sera l'occasion de restituer tout le travail mené tout au long de cette année à l'EDEF35.- Exposition des deux Résidences Artistiques de Lise Gaudaire et moi-même, des ateliers et travaux des jeunes du site d'Halloury, mené pendant ces résidences et, en parallèles de celles-ci, par les professionnels de l'EDEFS35 (du 1er au 3 juillet).- Représentations du projets théâtral et du projet musical portés par la troupe des Becs Verseurs et l'association Coriecaracol (mercredi 2 juillet).- Débat "L'Art, ça crée ? " ou quels sont les bénéfices de l'art et de la culture dans le cadre de l'accompagnement des jeunes en Établissement spécialisé ? Animé par Dominique LAUNAT (Psychologue, Président de la Commission Culturelle du CHGR) en présence des intervenants du Festival (Simon AUGADE, Lise GAUDAIRE, Les CorieCaracols, La Compagnie des Becs Verseurs) ainsi que des partenaires du secteur de l'éducation spécialisée (mercredi 2 juillet de 18h à 20h00 - amphithéâtre de l'Hallouvry). La démolition : Suite à l’évènement Rencontre(s) pour l'EDEFS35, la démolition publique du labyrinthe sera entamée sur plusieurs jours. Durant les 4, 5, 6 et 7 juillet, volontaires, motivés et outils (masses, merlins, haches, barres-à-mines) sont conviés à cette entreprise et cette expérience unique que sera cette démolition. (logement possible si vous avez matelas et duvets, tentes possibles aussi, sur ces quatre jours. Pour toutes informations complémentaires pour votre accueil, votre venue, me prêter des outils ou autre, voici mes contacts : tel 06.31.84.08.06 / mail : augade.simon@gmail.com) Plan pour venir a l'EDEFS35 : La Résidence : Durant 5 mois je me suis donc retrouvé à l'EDEFS35... Le jeudi matin dès la première heure : départ avec Alain et parfois un ou plusieurs jeunes en fourgonnette et remorque. Direction l'Emmaüs de Hédé afin de récolter la matière première pour la construction de labyrinthe. D’ailleurs, le parallèle entre les deux communautés (celle de l'EDEFS35 et d'Emmaüs) n'était pas vide de sens, ni anodine, par rapport à des notions telles que celles des voies parallèles et alternatives, la réinsertion ou la mise à l’écart... (pour faire court). Je tiens encore à remercier Yannick Mollo directeur de la communauté Emmaüs d'Hédé, toute son équipe et les compagnons. Nous rentrions de Hédé pour la fin de matinée afin de décharger le stock récupéré sur les lieux du chantier et, s'il n'était pas trop tard, quelques jeunes venaient "tâter un peu le terrain" ou simplement discuter avant d'aller manger.Les repas des jeudi midi/soir au vendredi midi, je les passais sur les différents groupes (C4, C5 de l'ITEP ou SEES de l'IME et leurs internats les soirs). Ainsi je pouvais aussi côtoyer et entamer une relation avec des jeunes que je ne voyais pas forcement sur le chantier du labyrinthe, ainsi qu'avec les professionnels qui mangeaient avec nous... "Les jeunes qui ne venaient pas forcement" c’était en fonction de leur plannings d’activités, stages, projets, effets de groupe, ou difficultés face aux conditions que pouvait impliquer ou représenter le labyrinthe (pour chacun d'eux de manières différentes). Le reste du temps jusqu'au vendredi après midi j’étais sur le chantier avec les jeunes ou sur certains temps en ateliers avec eux.J'accompagnais les volontaires qui venaient me voir pour taper sur les clous (ou un peu partout d'ailleurs), certains ne sachant pas, ou difficilement, planter des clous (surtout de ce format). Ce qui d’ailleurs alimente la réflexion sur ce geste dit simple ou rudimentaire en tout cas. En effet cet acte brut qui parait à la porté de tous remet bien des certitudes à leurs places. Même des adultes pas "mal-dégourdis" s'y essayant, passent d'une phase de projection mentale de cet acte qu'ils pensaient simple, à la réalité des rapports physiques et contraignant voir contrariants. Le passage de l’interphase qu'est l'idée reçue à sa désillusion mène souvent à l’abandon de l'adulte se prenant au jeu de manière passagère. La persistance, la patience, l’énervement, le défoulement, la fatigue, la blessure, la déception ou la satisfaction sont les lots de celui qui se lance dans cette opération de façon moins passagère... Ce sont des situations qui nous confrontent à nous même et dont nous sommes la source. Situations parfois éprouvantes, pas toujours évidentes à admettre ou à gérer pour certains, qui restent alors sur l'idée reçue ou l’expérience survolée...Les visites sur le chantier variaient alors entre certains habitués qui venait de différents groupes et services (IME / ITEP) qui se mélangeaient, cohabitaient, s'entre aidaient ou se charriaient... et des visiteurs plus ponctuelles, des réfractaires, des curieux, des peureux, des désireux (ne pouvant pas pour différents prétextes), des commentateurs, des rapporteurs de dires (des taximans venant les chercher ou leur parents ou je ne sais qui...) ou tout simplement de ceux qui venait créer un contact avec la sculpture ou /et moi-même Lettre anonyme trouvée dans une enveloppe coincée dans la porte de la caravane. Dès le vendredi en fin de journée j'étais seul jusqu'au dimanche soir. Là il fallait avancer qu'il pleuve vente ou neige, boue ou pas... (surtout sur cette période la plus clémente de l’année de mi novembre à mi avril, et surtout cette année avec toutes les inondations qu'il y a eu en Bretagne). Les enfants, ado et jeunes adultes se présentaient à moi comme ils le désiraient, dans le sens où ils n'étaient pas forcement accompagnés d'un éducateur spécialisé ou d'un autre professionnel. Ils ne me connaissaient pas, je n'étais pas un professionnel de l'institution psycho-médico-éducative, et surtout, moi non plus je ne les connaissais pas. Je n'avais pas connaissance de leur passif, problèmes, pathologies, handicaps... Et ça, ça a été un facteur, à mon avis important, dans le déroulement du rapport qu'ils pouvaient entretenir avec moi. Ils ne me laissaient voir ce qu'ils avaient envie de montrer. Même si il y a des choses qu'ils n'arrivent pas forcement à cacher, qui transparaissent ou surgissaient parfois.Certes j'ai eu connaissance de certains cas, du moins à des degrés partiels. Certaines fois sans savoir non plus de qui il s'agissait, ne pouvant alors pas l'associer à un individu, ce qui n'était parfois pas plus mal. La relation s'en trouvait moins tronquée ou leurrée à leur égard.J'ai aussi pu assister à ce que l'on appelle des réunions cliniques où une thématique est engagée, des temps d’échanges en petits groupes tous professionnels confondus (Profs, éduc spécialisés, maîtresses de maisons, éducs techniques, orthophonistes, chefs de services, directeurs, psys...) puis des temps de restitution en commun... "Accueillir le symptôme" était cette fois le thème... Chacun se questionnais sur différents points : qu'appelle t-on symptôme, quand s'agit-il du symptôme en lui même, sa cause ou son effet qui se manifeste, les états de "jouissance" (de perte pied pour faire court) de l'individu, de leur propre (aux professionnels) situation face à des états de démence ou de confrontations, clivages...C'était l'occasion de croiser les expériences, rapports et relations différentes que chacun d'entre eux pouvait avoir, étant donné leurs approches conduites par leurs fonctions différentes... Il était très intéressant de voir comment ceux qui sont censé être de "l'autre coté du miroir" peuvent se remettre en question, s'organiser, communiquer... Autant de notions complexes pour aider, accompagner un public déjà en difficulté... A même titre, il était intéressant de voir comment les questions de fond qu'impliquait le labyrinthe au sein de l’établissement, ont pu parfois impacter sur sa considération. Par exemple sur le fait que ce soit un endroit clos. Que les adultes ne soient pas spécialement présents, que ... et que... tout est possible... surtout le pire. Bref cela remettait finalement en cause le projet et la manière dont les jeunes pouvaient y réagir. Ce qui m'a frappé c'est finalement plus ce que les adultes peuvent projeter sur problèmes de ces jeunes que les pathologies elles même. En ce sens où le jeune est là comme il est. Ce qui va se faire avec lui c'est la façon dont le suivi, la dualité, la confrontation, le clivage, la démence va être gérée par les adultes. Sans vouloir dire que le jeune n'y est pour rien et qu'il n'est pas responsable ou conscient (à un certain degré) des fautes ou entraves qu'il peut commettre.A ce moment là c'est donc les peurs, les anticipations de réactions ou les projections mentales sur un problème qui pose des barrières et non la réelle gestion de ce problème. Si par exemple un endroit laissé à l'absence des adultes devient problématique ce n'est donc pas l'endroit, mais bien le suivi des adultes qui en est la cause. Ainsi on commence à toucher le fond de nos fonctionnements sociaux ; à notre manière de les gérer, les ranger, de les identifier. Ceux-ci sont ici poussés en puissance étant donné l'exacerbation des émotions ou réactions à une frustration ou autres situations amenées par nos règles et à la complexité de nos relations humaines. Les Ateliers : Des ateliers ont été entamés avec l'IME de Antrain, le SEES et le SIPFpro de Chantepie. Leurs résultat sera présent lors des 1er, 2 et 3 juillet 2014 sur les lieux.SEES : SIPFpro : IME Antrain : C'est quand les éduc ont "lâché" un peu certains enfants, en leur faisant confiance qu'il ont été agréablement étonnés.C'est là que les jeunes ont réussi des actions psychomotrices que les éducateurs ne pensaient pas voir évoluer si vite... L'Affiche : Recomposant les 35 palissades et la caravane au centre, l'affiche que j'ai dessiné à été sérigraphiée par les élèves de terminale sérigraphie du lycée professionnel Émile Zola de Hennebont accompagnés de leurs professeurs Karelle Audran et Laurence Pousset. 70 tirages papier blanc 60/40 et 30 tirages papier Hahnemühle 60/80 ancre noire et or. L'idée était de proposer des papiers et ancres différentes, d'avoir un travail de "commande" dans un avancement pédagogique lié à leur formation. J'ai donc pu échanger avec eux sur l'apport et les questions induites et liées au projet et à nos formations respectives. Un très grand merci à tous les participants!

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