L'association Multi-Prises L'Association Accéder à la page

En bref...

doc-site-augade-lepage-731x1024.jpg

Résidence live à l'usine Utopik

Un de nos membres, Simon Augade est actuellement en résidence à l'Usine Utopik (Basse Normandie).
Dans le cadre de cette résidence, il a spécialement installé une caméra afin de diffuser en Live son travail de résidence.
Au programme, ateliers avec des jeunes (jeudi 16 de 13h30 à 16h15), montage d'exposition (dès le 17) et quelques surprises !

N'hésitez pas à jongler entre les deux caméras pour découvrir cet univers...

Le live se passe par ici !
siteon0-aa72b.png

Pôle Emploi se trompe avec le chômage et les droits d'auteur !

Le CAAP (Comité des Artistes Auteurs Plasticiens) vient de confirmer que les revenus de droits d'auteur ne doivent pas être enlevés de l'allocation chômage. Une erreur que fait le Pôle Emploi dans la majorité des cas !
Plus de détails sur leur site

CM.jpg

Court-Métrange à Rennes

Un petit rappel pour vous réserver une sortie sur Rennes... Du jeudi 16 au dimanche 19 octobre : Quatre jours de projection et de séances métranges ! Du 2 octobre au 1 novembre : Un Parcours Métrange

Lire l'article

Congrès National du Snap - Cgt à Nantes

Le SNAP (Syndicat National des Artistes Plasticiens) propose ses journées de forums, débats et congrès du 25 au 28 septembre à la Maison des Syndicats 1 place de la gare de l'Etat, à Nantes. Les deux

Lire l'article

AFFICHE_MP.jpg

Visite guidée du Parcours Champ d'Expression

Le Parcours Champ d'Expression se termine à la fin du mois ; vous pouvez encore découvrir les oeuvres de 6 artistes réalisées dans 6 fermes différentes. L'une de nos prise, Claire Vergnolle, y expose

Lire l'article

Plus de brèves...

Les Cynicoms, c'est un collectif d'artistes en forme d'agence de pub.  Alexandre Eudier et Bruno Revert réalisent des oeuvres personnelles qui trouvent leur écho dans des projets communs tels que leur dernier travail au Burkina Faso. Cette résidence de production eu lieu en 2013 à Ouagadougou. Les deux artistes ont très vite rencontré des artisans sur place auxquels ils ont montré leurs dessins en expliquant leur démarche critique vis-à-vis de la société de consommation. Alliant l'iconographie des marques, des héros télévisuels et publicitaires, ils ont fait fabriquer une série d'objets atypiques par des bronziers, couturiers, sculpteurs et sérigraphistes de Ouagadoudou. Leur processus de travail valorise les savoir-faires africains. Rappelons nous ce que Sarkozy dit lors de son discours de Dakar en 2007: " il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès » en Afrique. Il est intéressant de noter la préservation du travail manuel sur le territoire africain au moment où l'Occident regrette sa disparition  à cause de la prolétarisation des masses. Qu'est-ce que ce progrès qui transforme chaque être en un rouage d'une machine de production dont le but n'est plus le travail ni l'humain mais l'économie? "Il y a quelque chose d'authentique chez ces artisans" témoigne Alex lors d'un entretien Skype avec moi ce matin. "Ceux-ci se sentent appartenir à une corporation et dégagent une fierté de leur travail". Au  moment où heureusement toute une génération (dite "génération Y") développe des réseaux d'échanges de savoirs (des RERS aux chantiers participatifs en passant par le principe des forums et tutoriels vidéo, wikipédia, ekopédia...) pour retrouver du sens dans le travail (souvent absent de l'"emploi" qui n'est pas la même chose), on peut se demander si l'Afrique n'aurait pas un temps d'avance à force de prendre du retard... "A chaque coin de rue témoigne Bruno, on rencontre la boutique d'un artisan" Les Cynicoms ont travaillé avec des sculpteurs et des bronziers qui ont réalisé des masques hybridant ainsi des logos occidentaux avec la culture tribale. Ils ont aussi collaboré avec des ateliers de couture, de broderie et de sérigraphie. L'Afrique est aussi le continent du "tout est possible ici et maintenant", un continent de la débrouille, du bricolage ayant la capacité à faire avec ce qui est là.  "Quand on leur a montré le projet du Lavo Blaster, (détournement du Sound Blaster, l'enceinte que l'on pose sur l'épaule et que l'on ballade dans la rue) ils nous ont tout de suite dit qu'il n' y avait pas de problème. Ils nous ont ramené deux machines à laver et un lave vaisselle et ont "trafiqué" l'intérieur pour y intégrer les enceintes. Ils ont voulu rajouter des voyants lumineux pour que ce soit plus fun. Nous l'avons fait. Nous voulions que ce soit une collaboration avec les artisans-créateurs. De même il a fallut rajouter des manches sur les boubous que nous n'avions pas dessiné, car ils voulaient que les vêtements avec lesquels ils allaient poser soit classieux selon la mode Burkinabé. Avec cette résidence, Bruno et Alex abordent des questions qui me passionnent concernant la place de l'artiste et de l'artisanat dans l'art. Bruno m'a aussi confié à quel point c'était difficile pour les artistes Burkinabé de créer librement en dehors des clichés liés à l'identité culturelle africaine. On attend souvent d'eux une esthétique primaire, tribal pour ne pas dire "petit nègre". Quid de leur pensée d'artiste contemporain dans un monde globalisé à l'heure de la mondialisation? Liens utiles: - La Clef : exposition à Saint Gremain-en-Laye -http://www.cynicom.com/ -http://www.brunorevert.fr/ -http://eudier.over-blog.com/ -Définition de "prolétarisation" sur arsindustrialis.org -Matthew B Crawford, Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, La Découverte, 2010

14461628801_4094fdb311_c.jpg

Les Cynicoms, c'est un collectif d'artistes en forme d'agence de pub.  Alexandre Eudier et Bruno Revert réalisent des oeuvres personnelles qui trouvent leur écho dans des projets communs tels que leur dernier travail au Burkina Faso. Cette résidence de production eu lieu en 2013 à Ouagadougou. Les deux artistes ont très vite rencontré des artisans sur place auxquels ils ont montré leurs dessins en expliquant leur démarche critique vis-à-vis de la société de consommation. Alliant l'iconographie... >> Lire la suite

Suite et fin de la chronique en deux volets sur la situation des artistes plasticiens en France - La partie 1 est accessible ici Je pourrais laisser le constat s’arrêter là, déplorant une situation intenable et en râlant, peut-être même en allant manifester pour crier mon ras-le-bol, mais sans véritable constructivité. Alors je crois qu’après un tel constat, il est nécessaire que je donne mon avis, ou du moins que je tente d’apporter un éclaircissement sur ce qui peut être envisageable pour permettre aux artistes de pouvoir travailler dans des conditions décentes. J’insiste sur le fait que les éléments que je vais mettre en lumière sont des propositions entendues ici et là qui ont le mérite de lancer le débat sur la situation des artistes plasticiens et même plus généralement sur les artistes tout court. Ils ne constituent pas forcément de solution miracle et peuvent peut-être paraître difficile à mettre en place, mais au moins le débat est lancé.   Proposition n°1 : une intermittence généralisée au secteur de la création. Le plus gros souci évoqué dans l’article précédent est clairement la manière dont les artistes peuvent vivre les mois où les centres d’art sont fermés, où il est nécessaire de faire des recherches, le fameux temps de création dont les artistes du spectacle ont droit. Cette différence entre artistes plasticiens et artistes du spectacle est clairement inacceptable. Un plasticien peut lui aussi faire valoir des temps de résidence, expositions, ventes d’œuvres, etc… tout comme peut le faire un musicien. Permettre aux artistes de toucher une allocation d’intermittence, serait reconnaître avant tout que la création plastique n’est pas le fruit de quelques minutes de barbouillage sur une toile. Certains artistes peuvent mettre des années avant de réaliser des pièces, il est nécessaire de leur donner les moyens d’arriver à leurs fins.   Proposition n°2 : un revenu de base inconditionnel C’est une proposition qui ne concerne pas que les artistes, mais qui est un véritable débat de société (entre autres en Belgique où le pays y réfléchit fortement). Le revenu de base inconditionnel consiste à une allocation fixe distribuée à tous les citoyens majeurs sans aucune distinction. Lorsqu’un individu travaille, le revenu de base lui est retiré petit à petit en fonction de ses revenus mais de telle sorte qu’il y ait toujours un surplus financier. En contrepartie toute forme d’aide sociale complémentaire (APL, chômage, RSA, allocations, etc...) sont supprimées. Cela crée un gain administratif énorme, évite la fraude, l’injustice et les méandres de paperasserie. Les économies administratives sont conséquentes et peuvent - du moins en partie - compenser le surcoût d’une telle allocation. L’avantage d’un tel système est évident : il permet aux artistes (ou non artistes) d’être libres de prendre le temps de travailler sur une oeuvre sans contraintes financières fortes. C’est un projet extrêmement ambitieux, que je compare volontiers avec la mise en place des congés payés ou des congés maladie au début du XIXème siècle. Plus de détails : http://fr.slideshare.net/coisnephilippe/26-1212-bruno-monfort-dia   Proposition n°3 : une redevance numérique en faveur du secteur culturel Chaque foyer équipé d’un accès à Internet devrait payer une dizaine d’euros de redevance (un peu comme la TV) et serait libre de télécharger tout ce qu’il veut en toute légalité. Soit par un système d’échantillons de foyers témoins (comme la TV) soit par un outil d’analyse des tendances de recherche (outils extrêmement précis). L’ensemble de l’argent de la redevance serait réparti aux différents ayants droits ou artistes en fonction des téléchargements. Une réserve (par exemple 10%, le chiffre que j’avance est à titre indicatif) serait reversé équitablement à tout artiste ayant une influence trop faible pour être enregistré dans ces tendances.Jugé utopique par les ayants droits, c’est maintenant qu’un service ultra-rentable comme Netflix arrive en France que les majors et FAI déclarent que leur bouquet illimité à 10€ va être très prochainement disponible en France… Cette proposition serait en mesure de satisfaire en partie les ayants droits (oui les grosses majors et autres dinosaures de l’industrie du disque) tout en offrant une manne financière importante aux artistes. C’est un compromis acceptable, mais comme tout compromis il ne fait que reculer l’échéance d’une véritable remise en question de la rémunération des artistes. Source : http://www.tomshardware.fr/articles/P2P-redevance,1-28405.html   Proposition n°4 : cesser la récession, relancer l’innovation Sur une logique capitaliste, on ne fait pas remonter un avion qui tombe en coupant les gaz et en vidant le réservoir ! Il sera certes plus léger mais il tombera toujours (juste un peu moins vite). La politique d’austérité, largement calquée sur le système Allemand est une erreur hallucinante de bêtise. Comment l’emploi pourrait-il être relancé si les entreprises doivent se serrer la ceinture ? Comment ces même entreprises pourraient vendre leurs produits si les clients n’ont pas d’argent pour les acheter ?Pour la culture c’est exactement la même chose. On se plaint que les séries et films américains envahissent notre territoire au dépend des créations françaises. Mais comment les artistes pourraient-ils réaliser ces œuvres s’ils n’ont pas l’argent pour le faire ? Comment concurrencer une série comme House of Cards et ses 110 millions de dollars ? Il faut une volonté d’investissement culturel en France. Notre pays est le territoire des plus grands artistes, le cinéma est né en France, la nouvelle vague aussi, l’impressionnisme, le surréalisme, etc… Il existe dans ce pays une culture, une manne artistique inimitable, il suffit juste de lui donner les moyens d’exister. Et cela passe par des investissements financiers importants. La culture s’exporte bien et rapporte de l’argent, c’est une dépense qui portera ses fruits très rapidement. Cette proposition ne révolutionne rien sur le fonctionnement de société actuel et je doute qu’il y ait un véritable impact positif sur les artistes. L’avantage est qu’elle est tout à fait envisageable avec un gouvernement de gauche comme de droite, donc applicable pratiquement immédiatement. C’est la proposition la plus simple et rapide à mettre en place actuellement. Pour aller plus loin : http://www.slate.fr/story/92631/europe-mourir   Proposition n°5 : oublier l’académie et la monétisation artistique C’est un problème vieux comme le monde. On le sait, l’académie (au sens institution officielle qui reconnaît les artistes) a toujours de nombreuses années de retard en ce qu’il s’agit de reconnaître un travail artistique. On cite souvent le cas de Van Gogh qui n’a été reconnu qu’après sa mort, mais aujourd’hui la situation n’a pas tellement évolué. Les artistes qui proposent des choses vraiment originales ne peuvent pas entrer dans l’académie parce qu’ils créent souvent des œuvres qui ne s’exposent pas ou ne passent pas les portes des galeries (au sens propre comme au sens figuré). A l’inverse, les artistes connus et largement exposés se retrouvent dans des situations absurdes. Certains rachètent leurs propres œuvres pour ne pas faire baisser leur côte, d’autres reproduisent indéfiniment leurs premières créations sans jamais se réinventer, bref, le problème soulevé ici est clairement celui du marché de l’art.Le fait de mettre un prix sur une œuvre la baisse au rang de simple produit de consommation (ou de capitalisation lorsqu’elle est achetée pour la revendre plus tard). Il faut que les artistes cessent de penser que leur survie passe uniquement par la vente d’œuvres. Je ne dis pas que la vente de pièces est quelque chose de mal, mais cela ne doit pas être une finalité. Un artiste ne doit pas devenir dépendant de ses productions (ou de ses résidences), sans quoi il se met dans une dynamique productiviste et perd petit à petit ce qui fait le travail artistique : la liberté.   Voici une liste non exhaustive qui tente de faire le tour des différentes solutions. Et vous, qu'en pensez-vous ?Avez-vous d'autres propositions à faire venir figurer sur cette liste ? Des remarques, suggestions ? N'hésitez pas à en parler dans les commentaires !

mda2.jpg

Ce billet, en deux parties (la seconde est ici) est une vision personnelle de la condition d'artiste plasticien en France. Il fait l'état de mon vécu, de mes débuts en tant qu'étudiant, de ma sortie des Beaux-Arts en 2011 et sur mon ressenti jusqu'à ce jour, soit environ 8 ans. « Et toi, tu fais quoi ? » Question piège, à laquelle j'ai toujours beaucoup de mal à répondre. Alors je déroule mon rituel : un petit silence de quelques secondes, une lente respiration, un sourire forcé, puis je réponds « alors moi c'est compliqué... » Pourquoi est-ce si compliqué d'avouer que l'on est artiste ? Pourquoi me sentirais-je gêné d'avouer ma véritable profession, puisqu'après tout j'ai les diplômes, le numéro de SIRET, j'ai tous les papiers qui prouvent légalement que je suis artiste plasticien, enregistré à la Maison des Artistes. En vérité ce malaise en cache un bien plus profond : la profession d'artiste plasticien n'existe pas vraiment en France.  Lorsqu'on choisit une filière artistique après le lycée, on est prévenu dès le départ « oulalaaaaa » nous disent les conseillers d'orientation, « oulalaaaa » nous disent nos parents, « oulalaaaa » nous dit la société en général.Oulalaaa parce que cette filière ne rentre dans aucune case, les conseillers ne savent pas quels documents nous donner pour nous aider à se vendre sur le marché du travail, les parents s'inquiètent de notre avenir, et c'est clairement un problème qui va se poser pour trouver sa place dans la société. Pourtant j'ai choisi le chemin le plus sûr en choisissant une école publique : un Master en poche et mes papiers d'affiliation à la maison des artistes validés, me voilà totalement en règle pour faire valoir mon métier d'artiste plasticien.  Et c'est là que les problèmes commencent...  Un peu de droit... Si l'on entend beaucoup parler des intermittents du spectacle qui s'indignent (et à raison) contre la destruction à petit feu de leur statut, il faut bien comprendre que pour les artistes plasticiens, le statut d'intermittence des artistes du spectacle fait office d'eldorado. Pour faire la lumière sur la précarité du régime social des artistes, passons en revue ce qu'il se passe lorsque ce dernier facture une création : Sur une vente d’œuvre ou une prestation artistique de 100€ la Maison des Artistes prélève directement à l'artiste (et non à au diffuseur, celui qui paye) au titre des charges sociales 16,15€ (sachant que ce montant a monté de plus de 2€ en deux ans seulement et que cela va augmenter).Sur ce prélèvement il faudra comprendre que les artistes sont imposables dès le premier euro (revenus déclarés au titres des BNC) et qu'il est impossible de déduire le moindre frais en régime micro BNC (le régime par défaut, sachant qu'il est possible de changer de régime mais la procédure n'est pas évidente et obscure). En me basant sur ma propre expérience de ces dernières années, sur 100€ que je facture je compte environ 30€ de frais réels (entre 10€ et 50€ de frais, cela varie réellement d'un projet à l'autre).En conclusion, si l'on prend en compte les charges de la MDA, les frais réels et les éventuels impôts, un artiste qui touche 100€ n'en voit qu'environ 50€ sur son compte en banque.  Les intermittents ont un système qui leur garantit, s'ils font leurs heures (ce qui est de plus en plus difficile avec les multiples réformes), une pseudo-sécurité des revenus en touchant un complément les mois où ils ne travaillent pas. Cela s'explique par un fait simple : les artistes du spectacle ont besoin de se former, de répéter, d'inventer de nouvelles choses et cela nécessite du travail, du temps, pendant lequel il faut bien manger. Les artistes plasticiens n'y ont absolument pas le droit. L'état ne considère pas que nous ayons besoin de temps pour réaliser nos œuvres, ou alors que nous n'avons pas besoin de manger, au choix. Autrement dit nous sommes obligés de trouver des sources financières tout au long de l'année, y compris les mois où les structures culturelles sont fermées. Si l'on ajoute à cela l'inexistence de réglementation ou de SMIC artistique, les plasticiens se retrouvent avec des offres de résidences rémunérées 300€ par mois ou des expositions à peine défrayées la plupart du temps. Entre magouilles, travail au noir et mois de complète disette, le statut d'artiste fait très probablement partie des plus précaires en matière de revenus financiers.  Un peu de social... Il y a un autre aspect de grande précarité dans le statut d'artiste plasticien : le régime de sécurité sociale. Le statut légal de plasticien donne accès à la cotisation retraite et à une sécurité sociale basique. En revanche il n'y a aucun accès à une couverture d'accident du travail ni même pour les assujetis (j'y reviendrais) aux congés maladie, parentaux ou tout autre forme dont peut jouir n'importe quel travailleur en France. C'est un statut classique de profession libérale : si t’es malade c’est ton problème ! Cependant, si un plasticien ne dépasse pas un certain montant dans l'année (8 487 € en 2013), il ne peut pas prétendre à être affilié à la Maison des Artistes et donc ne dispose d'aucune couverture sociale. C'est le statut d'assujettissement (il y a deux statut : affilié - couverture maladie et parentale - si on dépasse le plafond de 8 487 €, ou assujetti si ce plafond n'est pas dépassé). Vous avez mal au crâne ? C'est normal ! Les 16,50% de charges payées à la Maison des Artistes seront alors complètement perdues et surtout jamais remboursées. Ce fonctionnement, à la limite de la légalité est couvert par une administration floue, qui ne répond pratiquement jamais au téléphone et peut mettre plus de 8 mois à renvoyer un dossier qu'elle juge incomplet (je le sais, cela m'est arrivé). Je vous laisse aller faire un tour sur leur site et essayer de comprendre quelque chose du premier coup à ce dont ils parlent : http://www.lamaisondesartistes.fr/.  Un peu de littérature avec Kafka Les soucis légaux se sont encore corsés pour moi lorsque j'ai du pointer au Pôle Emploi durant quelques mois suite à la fin d'un CDD (que j'exerçais en même temps que mon activité artistique). Je me suis retrouvé dans une situation où plus je travaillais, plus je perdais d'argent. Le principe est simple, sur une allocation chômage forfaitaire, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de ce que je touchais en tant qu'artiste plasticien. Normal me direz-vous ? Absolument pas ! Tout d'abord mes allocations chômage ont été calculées sur mes revenus salariés, mais sans prendre compte aucunement de mes revenus artistiques (c’est assez normal). Pourtant, dès lors qu'il fallait me verser du chômage, curieusement mes revenus d'artiste auteur étaient intégrés dans l'équation pour les retirer de ce que je touchais. Il y a là quelque chose de contradictoire. Ensuite, Pôle Emploi me retirait l'intégralité de mes revenus artistiques bruts (sans enlever les charges donc). Sur un mois où je devais toucher 900€ de chômage, si je percevais la même somme en tant qu'artiste je ne touchais rien de Pôle Emploi. Sauf que, comme je disais plus haut, il n'y avait que la moitié qui finissait sur mon compte, soit 450€. Difficile, même à Lorient, de vivre avec ça ! Lorsque j'ai exposé le problème à mon conseiller Pôle Emploi, j'ai eu une réponse très éloquente : « Et bien monsieur, il faut arrêter de travailler ! »Argument indiscutable... [EDIT] Suite à une information du CAAP, il semblerait que cette situation soit en partie illégale. Le Pôle Emploi, mal informé sur la question, a tendance a confondre les revenus d'artiste auteur avec d'autres types de revenus. Pourtant, les revenus perçus par un artiste au titre de droit d'auteur ne doivent pas être pris en compte. Pour les artistes concernés par le problème, il faut immédiatement contacter votre conseiller Pôle Emploi et lui exposer la situation. Pour plus de détails je vous recommande la lecture de l'article du CAAP : http://caap.asso.fr/spip.php?article229 .  Une petite anecdote supplémentaire : lorsqu'un artiste s'inscrit au Pôle Emploi, il doit cocher une case particulière sur le formulaire de demande d'enregistrement. Cette case indique qu'elle doit être cochée si le demandeur fait partie d'une des situations suivantes : artiste (nous), immigré récemment entré au pays ou détenu récemment libéré. Un bel exemple de là où la société nous place.  Pour conclure La forte dégradation sociale de ces dernières années (accélérée sous Nicolas Sarkozy, mais maintenue à pleine vapeur par le gouvernement actuel) a logiquement fait trinquer les couches les plus précaires de la population. L'entêtement absurde à s'aligner sur l'ultra-libéralisation Allemande (un pays où étrangement la précarité a le plus explosé ces dernières années) a forcé les gouvernements successifs à faire d'importants retours en arrière sociaux et a exposé les plus fragiles. C'est donc tout naturellement que les artistes, déjà balancés dans une absurdité juridique et sociale sans nom, ont vu très nettement leurs conditions de vie se dégrader. L'argent a disparu des centres d'art, les subventions tombent au compte goutte et le durcissement des régimes sociaux nous prend tous à la gorge. Aujourd'hui, il est strictement impossible pour un jeune artiste de vivre de son travail sans être salarié à côté ou trouver une source de financement parallèle (aide familiale, magouille, etc...). Il est clair qu'à ce rythme là, il n'y a plus aucun avenir pour le statut d'artiste plasticien. Le gouvernement ne semble pas comprendre que la culture fait partie d’un des secteurs les plus importants financièrement et est en train de faire mourir à petit feu ceux qui créent et entretiennent la culture française.  Voilà donc toutes les raisons qui font qu'aujourd'hui, lorsque l'on me demande ma profession, je ne sais pas réellement quoi répondre. Dois-je avouer, un peu gêné, que je suis artiste, c'est à dire une personne qui, aux yeux de la société, à la même valeur qu'un ancien détenu ? Dois-je avouer que je vis de magouilles sociales et de travail au noir ? Dois-je avouer que malgré les nombreuses heures de travail que je fournis (ni dimanche, ni vacances) je ne touche qu'à peine de quoi payer mon loyer ? Souvent, par facilité, je préfère donner mon second travail, mon job alimentaire : « Je suis graphiste » je dis, et c'est tout…   Pour ne pas finir sur une note négative, je tente dans une seconde partie de passer en revue les perspectives positives envisagées pour améliorer notre condition.

mda.jpg

J'ai testé ( uniquement ) pour vous les Rencontres d'Arles, cru 2014, pendant la semaine d'ouverture. Avec au programme plus de 50 expos à aller voir, plus celles de Voies Off, plus le off du off... De quoi se faire une vraie indigestion me direz-vous ? Sans oublier que dans cette ville du Sud les glaces aux milles parfums, les longs apéros (pastis oblige), les pastèques transgéniques, les innombrables tapenades et fromages de chèvres sont autant de tentations ou de consolations auxquelles il est difficile de résister ! Je souhaite vous restituer les grandes lignes qui m'ont marqué pour motiver ceux qui le peuvent encore... NB : Le festival est visible jusqu'au 21 septembre ! Détails et souvenirs... > Des bâtisses qui font rêver ; arrières cours, patios, verdures foisonnantes... au sein desquelles de nombreux photographes, collectifs ou associations présentent leur travail.> L'exposition Chroniques de Solaris, conçue par la fondation LUMA autour des maquettes de l’architecte Frank Gehry a été une réelle découverte ; les projets étaient déplacés selon une chorégraphie permettant un nouvel éclairage des pièces. On pouvait également découvrir la maquette du futur centre photographique d'Arles, lieu de création et d'exposition financé par la fondation LUMA.> L'expérience d'une expo visible à la lampe torche au bureau des Lices (collection Martin Parr) fut un vrai parcours du combattant !> Willocq Patrick proposait une série de mises en scène colorées africaines.> Katarina Jebb présentait des scans grandeurs natures d'Arlésiennes.> Quelques images du Ku Klux Klan et d'un groupe posant dans une rue ; trésors réunis dans la collection W.M. Hunt au palais de l'Archeveché.> Les après-midi lectures de portfolios (entre photographes et structures de diffusion), et la soirée Sélection Voies Off.Des surprises poétiques et surréalistes ! Vik Muniz (artiste contemporain brésilien) Série Postcards from Nowwhere Ses collages de photos qui fragmentent la vision sont à contempler en direct, à plusieurs distances, afin d'expérimenter la magie du processus et les nuances des matières. Denis Rouvre (photographe-portraitiste français) Denis Rouvre traite de la question de l’identité avec des personnages ordinaires qui se révèlent des héros extraordinaires.  La mise en espace de sa série Territoires de l'intime se veut très sobre à travers un diaporama de portraits qui mêle image et voix off. Les sujets éclairés sur fond noir rappellent les portraits de la Renaissance. A noter que le public est placé en hauteur, dans un "balcon" au sein d'une église et que la seule lumière qui éclaire le bâtiment est celle de la projection. L'expérience de ce diaporama a été, pour moi, un espace de souffle ; dans un festival où l'image est saturée je pouvais m'arrêter et contempler...  © Denis Rouvre. Chema Madoz (photographe contemporain espagnol) Des compositions graphiques avec des objets (simples et banals) qui se jouent de notre perception. Un nouveau monde "à la Madoz" existe en noir et blanc, c'est un monde de raccourcis, d'allégories, un monde où le paradoxe prend forme.  Léon Gimpel (photographe français du 19e) La guerre des gosses. Passionné par l'invention des frères Lumières, il développe le procédé d'autochrome pour illustrer à sa manière la Grande Guerre. Avec une armée d'enfants il met en scène, rue Greneta à Paris, sa vision colorée et unique des batailles. La taille des tirages et le nombre de photographies n'est pas énorme (un livre vient compléter l'exposition) mais l'extrait présenté semble tellement contemporain que le public est amplement satisfait ! © Léon Gimpel. Joan Fontcuberta (photographe contemporain espagnol) Une exposition pour public averti et connaisseur de la machine Fontcuberta ; un cas d'étude de la photographie avant-gardiste, une découverte pour le monde universitaire et industriel espagnol ! © Joan Fontcuberta. De l'humour ! Hans Eijkelboom (artiste conceptuel néerlandais) Il nous prouve que la photographie conceptuelle peut aussi faire preuve de second degrés tout en interrogeant les notions d'identité. Sa série With my family  (ma favorite) se résume dans des auto-portraits pris dans la maison d'étrangers où il se transforme en père de famille. Il nous propose aussi un projet similaire datant de la même époque, appelé Dans le journal. Il se donne un but ; être le maximum présent sur les photographies publiées dans un journal local. Il file une journaliste et se faufile dans le cadre de chaque événement. Au final sa performance est photographiée "accidentellement" de manière quotidienne. Jos Houweling (artiste conceptuel néerlandais) Il a travaillé sur des typologie d'Amsterdam dans les années 1970, en créant des collages de ses collection (de poussettes, de vélos cassés, de crottes...) Le côté ludique, décalé voir frénétique reste toujours d'actualité. Un grand format était mis en avant ; c'était la première fois qu'apparaissait devant moi une typologie aussi diversifiée de déjections (canine bien sûr !). Quelques réserves !... Mazaccio et Drowilal (duo d'artistes français) Lauréats 2013 de la résidence BMW au Musée Nicéphore Niépce. Ici on parle de "style sauvage", de kitsch et de vintage très tendance, on surfe sur la vague du mauvais goût car c'est classe. Personnellement je n'y ai rien trouvé de nouveau, surtout après cinq années de beaux arts où le goût pour le vintage, le mignon moche est déjà établi. La seule découverte et originalité apparaît avec leur série de dessin réalisés sur des sopalins... David Bailey (photographe anglais) Mondialement reconnu, ce portraitiste anglais a rendu inoubliable des stars et des anonymes. L'accrochage tente de montrer les liens affectifs du photographe et de ses modèles. Au final le spectateur ne cherche que les cartels afin de retrouver le nom des stars qu'il a pu oublier... Jerry Hall, Mick Jagger, Kate Moss… et elles ne manquent pas ! Une série, plus intime sur sa femme Catherine est d'une beauté renversante mais l'expo est concentrée dans une petite alvéole et les photos sont accumulées sur plusieurs hauteur de manière illisible. Malgré les qualités photographiques indéniables j'ai réussi à m'ennuyer, à saturer d'images "fortes". Raymond Depardon (photographe-réalisateur français) Série Présence d'une génération perdue. Si vous aviez déjà peu d'intérêt (historique, familial, affectif, sculptural...) pour les monuments aux morts alors là c'est fini ! Dans cette installation qui est un œuvre collective, puisque l'artiste a fait appel à la participation de la population, vous pourrez voir - presque - tous les monuments aux morts de France ! Cet archivage demeure un travail conséquent mais fuyez vite avant l'arrivée de la bande sonore (des cloches qui vous paralyseront dans une ambiance morose).  © Raymond Depardon.  

Web

Vous imaginez bien que je pourrais parler de toute la saison, qui compte environ une quarantaine de spectacles en tout genres : cirque, musique, danse, théâtre, une pincée de cinéma, une bonne touche de contemporain et quelques grains de classique... Je vais donc volontairement me focaliser sur quelques perles, un choix subjectif mais il est, bien sûr, plus facile de parler de ce que l'on aime. La musique, beaucoup de musique classique comme à son accoutumée : Wagner, Mozart, Shubert, Malher, Schönberg... mais attention deux petites curiosités se sont glissées parmi les clavecins et autres instruments à poussières. Tout d'abord le célèbre " Pierre et Loup " de Prokofiev ( 12-13 décembre ), en quoi est-ce original me direz-vous ? Une version cuivrée évidemment, toute pleine de grandes notes jazzy, tout cela exécuté par Amazin Keystone Big Band. Un Pierre et le loup se baladant dans le Manhattan des années 50, cela a du en faire courir des rombières affolées. Enfin bref, pour continuer sur la seconde perle, si je vous dis Satie vous devez me répondre Gymnopédie...mais attention, certes il y aura de sa musique mais avant tout théâtralisée, une sorte d'étude de la musique satinienne dans Mémoires d'un amnésique (15, 16, 17 octobre).Pour finir sur la musique, malgré la richesse de la programmation, je ferais un petit aparté sur Cascadeur / Girls in Hawaii présent lors du Festival des Indisciplinées et qui se jouera au Grand Théâtre. Cascadeur c'est une sorte de pianiste / compositeur / chanteur à la voix de tête, déguisé en copie du méchant Turbo dans le film Le monde de Ralph qui fait de la pop planante à la Sigur Ros. Girls in Hawaii est un groupe de six musiciens belges qui surf sur la pop indie, vous pourrez retrouver tout ce petit monde le 10 novembre.    Ne partons pas très loin, on va s'occuper de la danse. Cette année encore il y aura du Charmatz pour les fans et du très contemporain avec Gisèle Vienne. Cette dernière va nous présenter, pas personnellement, une pièce intitulée " The pyre ". Alors là, attention, on prépare sa paire de lunettes de soleil car Gisèle, elle a fait un partenariat avec une compagnie d’électricité, sur scène des centaines de LEDS, vous noieront dans une expérience lumineuse sensorielle. Je vous conseille aussi les boules quiès car en plus de la lumière, il y aura de la bonne techno électro et du texte de Dennis Cooper. Une sorte de seringue d'adrénaline psychédélique peut-on dire. Petit aperçu ci-dessous.     Après le contemporain, parlons classique. Un ballet ça vous dit ? Au menu, il y a le Cendrillon de Maguy Marin (10-11 janvier) enfin quand je dis classique, ce n'en est pas vraiment. Ça m'a tout de suite fait penser à une future adaptation de Chucky, la poupée qui rencontre les Bisounours. Des poupées vivantes mais un peu édulcorées à la " it's a small, small world " de chez Disney versus l’Exorciste. Pour rappel, Maguy Marin est passée l'année dernière au Grand Théâtre avec May B et j'avais adoré. Très hâte de voir la suite donc !     Passons aux extras, du cirque avec Acrobates (13-14 novembre) et Qui-vive (15-16-17 décembre), des galipettes et de la magie à faire découvrir aux plus petits. Évidemment, je ne pouvais pas sauter Bartabas. Le Saint-Graal de cette programmation, le leitmotiv de la billetterie, Bartabas dans Golgota (28-29-30 novembre). Comment dire, du Flamenco, de la danse équestre, du clair-obscur, personnellement, j'ai déjà pris mes places.                            Autre trouvaille, Malec dans la ville (22 janvier), un ciné-concert pour les fans de Buster Keaton avec en improvisation musicale, l'école de musique de Lorient. Une réminiscence de l'ancien temps, ou le spectateur va vivre et la musique et l'histoire en temps réel comme au début du cinéma.    Pour finir, j'attaque le plus lourd. LE THÉÂTRE. Petite liste exhaustive : - Orphelins de Chloé Dabert ( du 29 sept au 3 oct ), huis-clos qui a fait parler de lui au festival d'émergences théâtrales Impatience.        - Tohu Bohu de Madeleine Louarn (du 7 au 10 octobre), toujours en compagnie de Catalys, compagnie d'adultes handicapés mentaux, rappel de Les oiseaux l'an passé.   - Elle brûle (du 13 au 15 janvier) huis-clos extrêmement réaliste sur une femme et sa vie de famille.   - Le malade imaginaire de Molière (du 03 au 05 février) version pop seventies.  - Novenceto (le 27 et 28 février) texte de Barricco et mis en scène par André Dussollier. " On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu. "- Une adaptation Les particules élémentaires de Houellbecq (le 1er et 2 avril) qui s'est jouée au Festival d'Avignon l'an passé.             - En parlant d'Avignon, Olivier Py présentera Orlando ou l'impatience (le 5 et 6 mai) une version aux allures de promenade New-yorkaise.             Pour terminer, je m’arrêterais sur Blanche-Neige (le 20 et 22 mai) mise en scène par Nicolas Liautard, jeune metteur en scène, une sorte de recueil photographique marquant l'absence de texte, des peintures brumeuses, illustration des contes des frères Gimm.           Je vous invite à vous renseigner sur le site du Théâtre de Lorient : ici. L'ouverture de la billetterie ce fera ce weekend, le 6 et 7 septembre. Au plaisir de vous y retrouver !

cascadeur34-550x366.jpg

  Un retour sur expérience... Trois stages d’initiation à l’art vidéo ont été proposés aux 14 à 17 ans sur la thématique des images vidéo. Cette action a été initiée suite à l'association du FRAC Bretagne, des Champs Libres et du musée de Bretagne dans le cadre d'un projet national (les portes du temps). Les trois stages on été réalisés sur trois semaines, mené par un de nos membres : Thomas Daveluy. Les jeunes stagiaires ont réalisé une vidéo collective tout en découvrant une exposition, ses coulisses et les différents métiers du domaine culturel. Chaque semaine un artiste était invité, j'ai donc été l'un de ces artistes invité. Le troisième stage devait permettre d'apporter une dimension théâtrale à la vidéo par l'utilisation du décor et du costume. Je me suis donc rendu sur Rennes pour quelques jours de travail. Le stage a commencé dès le mardi, ils ont pu découvrir quelques courts métrages de Méliès, référence clé de ce stage. Suite à cela et à un petit jeu de pioche, chaque groupe de stagiaires a créé un petit scénario de leur vidéo. Pour ma part, je ne suis intervenu qu'à partir de mercredi jusqu'au vendredi. Après quelques présentations, mon métier d'artiste et mes réalisations, j'ai enfin pu découvrir leurs scénarios. Très loufoques et donc super intéressant dans la mise en scène. Je leur ai d'abord montré, très apprécié d'ailleurs, "La famille Tennebaum" de Wes Anderson pour son travail très photographique et de mise en scène. J'ai choisi le prologue et le casting, scènes ou les plans fixes sont nombreux. La voix off apporte des informations pendant la présentation des personnages. On est là très proche du travail de metteur en scène qui met dès sa première scène les personnages en place. Permettre au spectateur de connaitre l'identité et donc l'histoire du personnage assez rapidement. On entre très facilement dans le style et l'univers des figures. Une immersion dans un cercle familial loufoque dès le départ. Cette référence m'a permis de leur faire comprendre que le plan fixe, utilisé dans la totalité du stage, ne gêne en rien la présentation d'un personnage, différents éléments, que ce soit la bande son, voix off, costumes et décor, permettent de comprendre et de saisir un personnage. Pas besoin d'un dialogue ou d'un monologue. Dès le mercredi après-midi, on se met à la pratique. Un tour des différents groupes me permet de cerner leurs besoins en costumes. Il y a du travail. Je commence par le groupe qui en a le plus besoin, un casque de chevalier et deux masques d'oiseaux. Originalité des masques d'oiseaux, la tête du comédien est en fait le corps de l'oiseau en entier. Second groupe, une histoire de pêcheurs "clonés" : là il faut deux masques identiques, je remarque que l'une des stagiaires a des qualités en dessin, ce que je met à profit, deux masques en 2d entièrement dessinés. Les troisièmes et quatrièmes groupes ont beaucoup d’accessoires donc je leur prêtes des masques déjà fabriqués, seul le magicien du troisième groupe aura un masque fait pour l'occasion, une sorte de bec d'oiseau , masque typique de la Comedia del Arte du médecin de la peste.   Les jours suivants, finissage des costumes, accessoires et décors. Tout est filmé ensuite sur fond noir ou blanc, permettant de faire de l'incrustation facilement. Chaque groupe passe devant le rideau, répétions et tournages multiples. D'autres vidéos leurs sont montrées pendant le tournage lors des temps libres: La comtesse de Castiglione de David Lodge, court-métrage de 2010 Quelques "La linea" de Osvaldo Cavandoli, animation d'un personnage sur une ligne continue "Paper War" de Zhe Zhang Ces vidéos nous ont permis de leur faire découvrir la magie du cinéma, par des outils de montage, le stop-motion ou l'animation. En plus de la pratique, nous voulions leurs faire découvrir des petits trésors de vidéos. Pour conclure, ce fut une très bonne expérience autant pour moi que pour les stagiaires selon les retours. Je vous invite d'ailleurs à consulter le blog qui a été tenu par les stagiaires durant ces trois semaines: http://blogs.leschampslibres.fr/filmez-court/ Le résultat sera présenté lors d'une première aux Champs-libres le 16 septembre à 18h30. Venez donc le découvrir...

P1150744-300x225.jpg

               Faisant suite aux trois premières étapes de la résidence itinérante (voir Article1 et Article 2), la sculpture mobile Freaks a été accueillie à la fin de son parcours par l'association La Fourmi_e au sein de la ressourcerie Ti Récup à Carhaix. Pendant 15 jours, tous les après-midi, les clients du magasin ont pu visiter l'intérieur sculpté et participer à la réalisation des murs en couches de papier.                Le dimanche 13 juillet, à l'occasion de la fête des deux ans de l'association, la sculpture a été exposée pour clore la résidence.               Ci-dessus, quelques bas-reliefs venant s'incruster dans les parois de carton à l'intérieur de la sculpture mobile.                              Atelier de fabrication de briques avec les clients-spectateurs du magasin. Une fois que le cadre en bois est rempli de couches de carton contrecollées entre elles, les participants les mettent à sécher au soleil. Le démoulage des blocs ainsi constitués à lieu 24 heures après. Ils peuvent alors être fixés sur l'ossature en bois à l'intérieur de la sculpture mobile.                 Il reste encore plus des deux tiers des murs à construire en collaboration avec des habitants et plusieurs tableaux en attente. La sculpture se poursuivra sans doute lors d'une prochaine invitation en résidence ...

tableaux.jpg

Il reste un peu moins d'un mois pour découvrir les œuvres du parcours de Champ d'Expression, Parcours d'art contemporain à la ferme déjà présenté dans un précédent billet. 1/ Les Œuvres du parcours /        Cédric GUILLERMO Ferme Pont Ar Her - Chez Marie & Edward POUILLET à LESCOUËT-GOUAREC           Corinne CUENOT Ferme Poulprenn - Chez Sophie BÉGAT & Jocelyn BOUGEROL à MELLIONNEC         Claire VERGNOLLE Ferme La Rainette - Chez Rodolphe DENIS & Pierre-Yves EVAIN à ROSTRENEN         Achille BERTHOU Ferme Scubériou - Chez Sytske & Kees ZUURBIER à KERGRIST-MOËLOU         Vincent BRODIN Ferme Lann Vras - Chez Koulm STEPHAN à KERGRIST-MOËLOU         Irène LE GOASTER Ferme des Hirondelles - Chez Jennifer CORBEAU & Bruno JEGOU  à TRÉMARGAT 2/ Le Catalogue - Édition 2014 / Le catalogue de l'édition 2014 est disponible... Vous pouvez le commander en envoyant un mail à l'association La Fourmi-e > la.fourmi_e@yahoo.fr     Prix : 8€ frais de port compris. 3/ Mes hôtes - G.A.E.C La Rainette - Ferme de Kerbraz à Rostrenen / Un Gaec est un groupement agricole d'exploitation en commun. C'est en 2009 que Rodolphe DENIS rejoint Pierre-Yves EVAIN sur son exploitation, où il produit du lait bio, et le transforme en fromage.En effet, fort d'une solide expérience en alpage, en tant que berger, puis élevage laitier et transformation, Rodolphe fabrique, à partir d'un lait bio directement sorti de la salle de traite, deux fromages, un gruyère et une tomme…. depuis rejoint par un chaource. Leur objectif commun c'est de privilégier l'autonomie de la ferme. Les vaches (sauf accident climatiques…) ne consomment que des aliments produits sur la ferme : foins ensilages d'herbe et céréales. Seule une partie du lait bio des trente vaches de la ferme est transformée.C'est donc une véritable organisation collective car même si certains rôles sont propres à chacun, ils partagent les tâches, de l'élevage à la vente. C'est par leurs voisins qui ont accueilli une artiste en 2013 qu'ils ont entendu parler de Champ d'Expression et qu'ils se sont laissé tenter à leur tour par l'aventure.   4/ Installation Les Claies / Les Claies - installation in-situ, 40 meules en plâtre avec tirages numériques N/B marouflés, dosses, 80m3, 2014, Gaec La Rainette de Kerbraz, Rostrenen.        Résider...Habiter temporairement un lieu qui n'est pas le sien. Poser son regard sur une activité, un paysage, des parcours de vies, un métier. Découvrir un univers fait de travail, de patience, d'une gestuelle précise, d'attention au vivant.  Bien plus qu'un espace de travail à la campagne, la résidence est un temps de rencontres, de questionnements, de pérégrinations mentales, de doutes, d'absorption physique. Une parenthèse, un pas de côté.Moment singulier où mon regard s'est aiguisé et poser sur des choses infimes, qui peuvent paraître anodines. Saisir le vivant. Je n'invente rien, je laisse place à la photographie; la simplicité de l' écriture de la lumière. Celle-ci parle du lieu, de ses nuances, de ses matières, de ses résidents. Vision fragmentaire révélant différentes facettes de ce lieu qu'est La Rainette.Grenouille, fromage ou pomme, La Rainette à bien des homonymes… mais c'est la transformation du lait qui transparaît ici.              Dans cette cave à ciel ouvert au milieu du verger, la photographie à trouvé son support ; des meules de plâtre reposant sur des claies. Déambulation singulière et labyrinthique. Dans cet enchevêtrement de dosses, l'affinage n'est plus un travail réservé aux bactéries, levures et enzymes mais ce temps d'affinage devient celui du regard. 5/ Retour sur le travail d'atelier... /                                     

Ce_dric1.jpg

Dans les couloirs d'Hallouvry... Souvenez-vous, lors d'un précédent billet il était question de son inauguration, maintenant il est question du dernier évènement festif avant sa démolition.Pour aller directement au vif... même si les images ne valent pas l’expérience réelle et physique de l'espace, du volume et de l’influence que ces derniers peuvent exercer sur l'individu... voici le labyrinthe encore présent (mais plus pour longtemps) à l'EDEFS 35 de Chantepie En effet, plus pour longtemps, puisque ce sera juste après ce dernier et principal évènement, que cette œuvre sera démolie. L'évènement : "Entrée libreÉvènement fédérateur vous l'aurez compris puisque ce sera l'occasion de restituer tout le travail mené tout au long de cette année à l'EDEF35.- Exposition des deux Résidences Artistiques de Lise Gaudaire et moi-même, des ateliers et travaux des jeunes du site d'Halloury, mené pendant ces résidences et, en parallèles de celles-ci, par les professionnels de l'EDEFS35 (du 1er au 3 juillet).- Représentations du projets théâtral et du projet musical portés par la troupe des Becs Verseurs et l'association Coriecaracol (mercredi 2 juillet).- Débat "L'Art, ça crée ? " ou quels sont les bénéfices de l'art et de la culture dans le cadre de l'accompagnement des jeunes en Établissement spécialisé ? Animé par Dominique LAUNAT (Psychologue, Président de la Commission Culturelle du CHGR) en présence des intervenants du Festival (Simon AUGADE, Lise GAUDAIRE, Les CorieCaracols, La Compagnie des Becs Verseurs) ainsi que des partenaires du secteur de l'éducation spécialisée (mercredi 2 juillet de 18h à 20h00 - amphithéâtre de l'Hallouvry). La démolition : Suite à l’évènement Rencontre(s) pour l'EDEFS35, la démolition publique du labyrinthe sera entamée sur plusieurs jours. Durant les 4, 5, 6 et 7 juillet, volontaires, motivés et outils (masses, merlins, haches, barres-à-mines) sont conviés à cette entreprise et cette expérience unique que sera cette démolition. (logement possible si vous avez matelas et duvets, tentes possibles aussi, sur ces quatre jours. Pour toutes informations complémentaires pour votre accueil, votre venue, me prêter des outils ou autre, voici mes contacts : tel 06.31.84.08.06 / mail : augade.simon@gmail.com) Plan pour venir a l'EDEFS35 : La Résidence : Durant 5 mois je me suis donc retrouvé à l'EDEFS35... Le jeudi matin dès la première heure : départ avec Alain et parfois un ou plusieurs jeunes en fourgonnette et remorque. Direction l'Emmaüs de Hédé afin de récolter la matière première pour la construction de labyrinthe. D’ailleurs, le parallèle entre les deux communautés (celle de l'EDEFS35 et d'Emmaüs) n'était pas vide de sens, ni anodine, par rapport à des notions telles que celles des voies parallèles et alternatives, la réinsertion ou la mise à l’écart... (pour faire court). Je tiens encore à remercier Yannick Mollo directeur de la communauté Emmaüs d'Hédé, toute son équipe et les compagnons. Nous rentrions de Hédé pour la fin de matinée afin de décharger le stock récupéré sur les lieux du chantier et, s'il n'était pas trop tard, quelques jeunes venaient "tâter un peu le terrain" ou simplement discuter avant d'aller manger.Les repas des jeudi midi/soir au vendredi midi, je les passais sur les différents groupes (C4, C5 de l'ITEP ou SEES de l'IME et leurs internats les soirs). Ainsi je pouvais aussi côtoyer et entamer une relation avec des jeunes que je ne voyais pas forcement sur le chantier du labyrinthe, ainsi qu'avec les professionnels qui mangeaient avec nous... "Les jeunes qui ne venaient pas forcement" c’était en fonction de leur plannings d’activités, stages, projets, effets de groupe, ou difficultés face aux conditions que pouvait impliquer ou représenter le labyrinthe (pour chacun d'eux de manières différentes). Le reste du temps jusqu'au vendredi après midi j’étais sur le chantier avec les jeunes ou sur certains temps en ateliers avec eux.J'accompagnais les volontaires qui venaient me voir pour taper sur les clous (ou un peu partout d'ailleurs), certains ne sachant pas, ou difficilement, planter des clous (surtout de ce format). Ce qui d’ailleurs alimente la réflexion sur ce geste dit simple ou rudimentaire en tout cas. En effet cet acte brut qui parait à la porté de tous remet bien des certitudes à leurs places. Même des adultes pas "mal-dégourdis" s'y essayant, passent d'une phase de projection mentale de cet acte qu'ils pensaient simple, à la réalité des rapports physiques et contraignant voir contrariants. Le passage de l’interphase qu'est l'idée reçue à sa désillusion mène souvent à l’abandon de l'adulte se prenant au jeu de manière passagère. La persistance, la patience, l’énervement, le défoulement, la fatigue, la blessure, la déception ou la satisfaction sont les lots de celui qui se lance dans cette opération de façon moins passagère... Ce sont des situations qui nous confrontent à nous même et dont nous sommes la source. Situations parfois éprouvantes, pas toujours évidentes à admettre ou à gérer pour certains, qui restent alors sur l'idée reçue ou l’expérience survolée...Les visites sur le chantier variaient alors entre certains habitués qui venait de différents groupes et services (IME / ITEP) qui se mélangeaient, cohabitaient, s'entre aidaient ou se charriaient... et des visiteurs plus ponctuelles, des réfractaires, des curieux, des peureux, des désireux (ne pouvant pas pour différents prétextes), des commentateurs, des rapporteurs de dires (des taximans venant les chercher ou leur parents ou je ne sais qui...) ou tout simplement de ceux qui venait créer un contact avec la sculpture ou /et moi-même Lettre anonyme trouvée dans une enveloppe coincée dans la porte de la caravane. Dès le vendredi en fin de journée j'étais seul jusqu'au dimanche soir. Là il fallait avancer qu'il pleuve vente ou neige, boue ou pas... (surtout sur cette période la plus clémente de l’année de mi novembre à mi avril, et surtout cette année avec toutes les inondations qu'il y a eu en Bretagne). Les enfants, ado et jeunes adultes se présentaient à moi comme ils le désiraient, dans le sens où ils n'étaient pas forcement accompagnés d'un éducateur spécialisé ou d'un autre professionnel. Ils ne me connaissaient pas, je n'étais pas un professionnel de l'institution psycho-médico-éducative, et surtout, moi non plus je ne les connaissais pas. Je n'avais pas connaissance de leur passif, problèmes, pathologies, handicaps... Et ça, ça a été un facteur, à mon avis important, dans le déroulement du rapport qu'ils pouvaient entretenir avec moi. Ils ne me laissaient voir ce qu'ils avaient envie de montrer. Même si il y a des choses qu'ils n'arrivent pas forcement à cacher, qui transparaissent ou surgissaient parfois.Certes j'ai eu connaissance de certains cas, du moins à des degrés partiels. Certaines fois sans savoir non plus de qui il s'agissait, ne pouvant alors pas l'associer à un individu, ce qui n'était parfois pas plus mal. La relation s'en trouvait moins tronquée ou leurrée à leur égard.J'ai aussi pu assister à ce que l'on appelle des réunions cliniques où une thématique est engagée, des temps d’échanges en petits groupes tous professionnels confondus (Profs, éduc spécialisés, maîtresses de maisons, éducs techniques, orthophonistes, chefs de services, directeurs, psys...) puis des temps de restitution en commun... "Accueillir le symptôme" était cette fois le thème... Chacun se questionnais sur différents points : qu'appelle t-on symptôme, quand s'agit-il du symptôme en lui même, sa cause ou son effet qui se manifeste, les états de "jouissance" (de perte pied pour faire court) de l'individu, de leur propre (aux professionnels) situation face à des états de démence ou de confrontations, clivages...C'était l'occasion de croiser les expériences, rapports et relations différentes que chacun d'entre eux pouvait avoir, étant donné leurs approches conduites par leurs fonctions différentes... Il était très intéressant de voir comment ceux qui sont censé être de "l'autre coté du miroir" peuvent se remettre en question, s'organiser, communiquer... Autant de notions complexes pour aider, accompagner un public déjà en difficulté... A même titre, il était intéressant de voir comment les questions de fond qu'impliquait le labyrinthe au sein de l’établissement, ont pu parfois impacter sur sa considération. Par exemple sur le fait que ce soit un endroit clos. Que les adultes ne soient pas spécialement présents, que ... et que... tout est possible... surtout le pire. Bref cela remettait finalement en cause le projet et la manière dont les jeunes pouvaient y réagir. Ce qui m'a frappé c'est finalement plus ce que les adultes peuvent projeter sur problèmes de ces jeunes que les pathologies elles même. En ce sens où le jeune est là comme il est. Ce qui va se faire avec lui c'est la façon dont le suivi, la dualité, la confrontation, le clivage, la démence va être gérée par les adultes. Sans vouloir dire que le jeune n'y est pour rien et qu'il n'est pas responsable ou conscient (à un certain degré) des fautes ou entraves qu'il peut commettre.A ce moment là c'est donc les peurs, les anticipations de réactions ou les projections mentales sur un problème qui pose des barrières et non la réelle gestion de ce problème. Si par exemple un endroit laissé à l'absence des adultes devient problématique ce n'est donc pas l'endroit, mais bien le suivi des adultes qui en est la cause. Ainsi on commence à toucher le fond de nos fonctionnements sociaux ; à notre manière de les gérer, les ranger, de les identifier. Ceux-ci sont ici poussés en puissance étant donné l'exacerbation des émotions ou réactions à une frustration ou autres situations amenées par nos règles et à la complexité de nos relations humaines. Les Ateliers : Des ateliers ont été entamés avec l'IME de Antrain, le SEES et le SIPFpro de Chantepie. Leurs résultat sera présent lors des 1er, 2 et 3 juillet 2014 sur les lieux.SEES : SIPFpro : IME Antrain : C'est quand les éduc ont "lâché" un peu certains enfants, en leur faisant confiance qu'il ont été agréablement étonnés.C'est là que les jeunes ont réussi des actions psychomotrices que les éducateurs ne pensaient pas voir évoluer si vite... L'Affiche : Recomposant les 35 palissades et la caravane au centre, l'affiche que j'ai dessiné à été sérigraphiée par les élèves de terminale sérigraphie du lycée professionnel Émile Zola de Hennebont accompagnés de leurs professeurs Karelle Audran et Laurence Pousset. 70 tirages papier blanc 60/40 et 30 tirages papier Hahnemühle 60/80 ancre noire et or. L'idée était de proposer des papiers et ancres différentes, d'avoir un travail de "commande" dans un avancement pédagogique lié à leur formation. J'ai donc pu échanger avec eux sur l'apport et les questions induites et liées au projet et à nos formations respectives. Un très grand merci à tous les participants!

affiche_edefs_fait_son_festi_proto_final_mp.jpg

Exposition et ateliers publics à Fillé (72), le 7 et 8 juin.                Lors de l'After Puls'Art exposition d'art contemporain organisée sur l'île Moulinsart, Freaks s'est installée tout le week-end dans le parc.                Un barnum a été mis à ma disposition pour les besoins de l'atelier mobile. Le matin, tout est calme. Je suis seule et me concentre sur les tableaux. Les après-midi ensoleillés attirent des spectateurs et de simples promeneurs. Ils sont nombreux à consacrer du temps à fabriquer les briques de carton nécessaires pour monter les murs de l'intérieur sculpté. Il s'agit de découper des bandes de carton de 10 x 40 cm puis de les introduire enduites de colle à affiche dans des boites qui servent de moules et permettent de compresser les couches entre elles.                                      Résidence à la Croix Saint Lambert, Saint Brieuc, du 2 au 15 juin                Lors de cette résidence de deux semaines dans le quartier de la Croix saint Lambert, la sculpture mobile Freaks a été exposée dans 4 lieux : les jardins de l'hôpital psychiatrique Saint Benoit Menni, la Maison d'Accueil Spécialisée de Ker Dihun, en bas des immeubles d'habitation face au local jeunes du quartier et sur la place du marché lors de « La fête à Léon » le 14 et 15 juin.                           A chaque installation, les personnes fréquentant les lieux peuvent visiter la sculpture mobile et voir une étape de son évolution. Ils sont également invités à m'aider sur des temps particuliers à la réalisation des briques au sein de mon atelier qui se déploie alors en extérieur ou dans une salle que l'on me prête quelques jours. L'organisation de mon espace de travail, mes outils, l’étalage des supports et des images prennent la forme d'un chantier me permettant facilement d'expliquer mon processus de travail. Les cartons sont triés par nuances, des bruns au gris clairs en passant par des ocres. Les pages de magazines sélectionnées sont accrochés sur des fils afin que j'ai le temps d'y penser. Mes outils (cutters, bistouris, forêts, perceuse, clous, rappes à bois) sont accrochés ou disposés sur la table.  Lors de mon arrivée à l'Elaboratoire (Rennes) où je suis accueillie en résidence du 16 au 27 juin, on me fait visiter les ateliers de plasticiens, la galerie d'exposition, le plateau de répétition ainsi que l'atelier de réparation des vélos, celui de couture, les lieux de cuisine et de vie collective.On me confie ensuite le stock de cartons que j'avais demandé et les magazines récupérés. Je commence alors « l'épluchage » de la presse people dans laquelle je glane les figures de stars et les corps de tops modèles.  Lorsque les premiers visiteurs arrivent l'après-midi, je leur propose une fois de plus de s'arrêter un moment, de prendre une chaise et de faire une brique. Ce temps du « faire ensemble » est important. Il canalise l'attention du spectateur qui s’arrête et s'installe un moment dans l'atelier. Il marque le la durée d'un échange. Chaque participant m'apporte son regard personnel sur les tableaux et apporte un nouveau point de vue sur mon travail.    Vernissage à l'Elaboratoire, jeudi 19 juin                Grégoire Aillet, Rémy Daoud Bienassis et Georges Fortuna proposèrent en réponse à Freaks une exposition collective portant le même nom dans la galerie en regard de la sculpture mobile située dans la cour. Le soirée de vernissage fut rythmée par plusieurs performances et concerts. Ce fut un vrai moment d'échange entre le public et les artistes rendu d'autant plus conviviale grâce aux crêpes (vertes pour l'occasion) et aux jeux de la Cie Jo'Yo (palets pour manchot, pêche aux c.nnards, etc).                Freaks repart ce week end pour Carhaix (29) où elle sera de nouveau exposée par l'association La Fourmi-e dans le magasin Ty Récup'. Le travail de sculpture se poursuivra sur place avec l'ouverture de l'atelier au public et aux clients tous les après-midi jusqu'au 13 juillet, date de l'anniversaire de la ressourcerie.

1_1.JPG

L'Atelier de la Gare est ravi de vous inviter au vernissage de l'exposition de SAMUEL ROUSSEAU Jeudi 3 juillet à partir de 18:00 Installation multimédia, sculptures vidéo Du 03/07 - 21/09 Samuel Rousseau invente des formes empruntées au quotidien, voire au banal et explore leur capacité à produire "du poétique". Usant de matériaux divers relégués au rang de déchets, il les métamorphose pour leur offrir un nouveau statut, interrogeant ainsi leurs valeurs intrinsèques et leurs destinations. Même si l’artiste utilise la technologie avec une précision toute horlogère, il place toujours l’image et le sens produit avant la technique, les objets servant de support à son propos. Son travail interroge la notion d’enfermement, le vivant s’y manifeste dans le grouillement ou dans l'individu. L’artiste traque avec humour et légèreté la difficulté qu'a le corps contemporain à rester dans le cadre, à se conformer à l'échelle qu'il se construit lui-même.Collection privée / Galerie Claire Gastaud, Clermont Ferrand. Et il vous reste encore quelques jours pour voir ou revoir l'exposition AURIS MARIS TERRAE de Anne LE MEE qui vaut le détour. Le travail d’Anne Le Mée est le résultat d’une lente immersion dans un lieu, un paysage ou encore un contexte. Le temps d’écouter et d’expérimenter physiquement, jusque dans l’intimité physiologique, ce que ces environnements lui racontent. En retour, elle propose des expériences, des sensations spécifiques, le plus souvent liées à des phénomènes naturels. Pour elle, le corps est le véhicule de la connaissance, et le cerveau n’en est que l’interprète dans un second temps. Elle s’est beaucoup intéressée aux mégalithes dans la mesure où, selon elle, ils sont bâtis pour le corps et sa mémoire spécifique, une mémoire immanente dont le savoir ne vient pas de l’extérieur. Toutes les info sur l'Atelier de la gare :L'ATELIER DE LA GARElieu d'expression contemporaine3 place Anne de Bretagne 56500 Locminé02 97 46 71 73www.latelierdelagare56.commerc - dim / 14:00 - 18:00Accueil de groupes sur réservationL'association bénéficie du soutien de Ville de Locminé, conseil général du Morbihan, Région Bretagne, DRAC Bretagne.L'Atelier de la Gare est membre de www.artcontemporainbretagne.org et www.fraap.org

samuel_rousseau.jpg

Depuis son inauguration en novembre 2009, le Centre de Création Contemporaine, l’Usine Utopik est implanté dans les anciennes serres horticoles de Tessy-sur-Vire. Son projet, soutenu par l’association Art et Design en Normandie (ADN) et porté par l’Agglo Saint-Lô, s’intègre dans le programme culturel de la Région Basse-Normandie en devenant l’un des cinq Relais Culturels Régionaux. Lieu de création et de diffusion, l’Usine Utopik accueille tout au long de l'année des artistes plasticiens et écrivains en résidence Pour la seconde édition du Festival des Bords de Vire, l'Usine Utopik propose un itinéraire artistique de 18 km au cœur du bocage normand, dans un cadre naturel baigné par la rivière.  "14 artistes, venus de différentes régions de France et d’Europe investissent le territoire pour «dialoguer» avec l’environnement. Pendant 4 mois, amateurs d’art et amoureux de la nature vont pouvoir flâner le long des rives, de Tessy-sur-Vire jusqu’à Saint-Lô, pour découvrir leurs installations éphémères créées in situ, au détour d’un sentier ou au fil de l’eau, qui jalonnent ce parcours." C'est donc avec plaisir que je vous retrouverais                Samedi 14 Juin 2014 à 12h30 autour d’un brunch
                 RDV sur l’aire de loisirs de La Chapelle-sur-Vire Les festivités commenceront à partir de 11h avec la performance Sisyphe(s) de Antonio Rodriguez-Yuste et Stéphane Carbonne puis la proposition Land art corporel de la Compagnie dernier soupir. Les temps forts du festival:- réalisation des œuvres in situ : du 03 au 13 juin 2014
- parcours artistique : du 14 juin au 12 octobre 2014
- exposition Extérieur/Intérieur : du 12 septembre au 12 octobre 2014. Pour clôturer le festival, l'Usine Utopik donne carte blanche aux artistes invités au festival pour investir la serre. Des sculptures, des installations photographiques et vidéos seront présentées au public. Plus d'infos : Télécharger ici le Programme      

visuel-com-festival-rn13-bis-723x1024.jpg

L'Age de Faire, une exposition organisée par l'association Multi-Prises et l’Écurie... Le temps d'un week-end, 5 membres de Multi-Prises vous invitent à L'Ecurie, lieu d’expérimentation plastique en milieu rural.Le planning : Vendredi 6 juin à 18h00 : Vernissage.Dimanche 8 juin à 15h00 : Projection avec les Artisans Filmeurs associés : Des belles et des bêtes de Lucia Sanchez (2010).Ouvert de 7 au 9 Juin de 10h00 à 18h30 en présence des artistes. L'affiche (à gauche), réalisée par Julien Croyal, a été spécialement tirée en sérigraphie en nombre limité (70 exemplaires).   L'exposition L'Âge de Faire... des bêtises, des histoires, des rêves, des jeux, des envies... Lâchez un groupe d'enfants dans un grenier, ils vous en feront un royaume. Celui de la création. Qui, plus jeune, ne s'est pas construit un repaire secret ? Un grenier, une cave, un arbre, une chambre, aucune frontière à notre imagination. S'emparer d'un lieu, écouter ce que les murs nous murmurent à l'oreille afin d'y faire "récit". Devenir capitaine sur le pont d'un bateau, les draps fleuris de mamie battant dans l'aire de notre imaginaire. Raconter ou se raconter, voilà le choix des artistes de Multi-Prises. Pour cette occasion, cinq d'entre eux s'installent, les maîtres d'écurie leurs ont donné les clés du château. Ils poussent les meubles, roulent les tapis, emballent la faïence et décrochent les tableaux. Place aux artistes. Maintenant c'est à eux de faire... Quelques mots sur leurs démarches : Claire Vergnolle "Pierres aux murmures cachés. Discret, jeux de pistes, surpris par ces présences minérales... vivant figé en disant long. Statues partielles, mur morcelé, quand le vivant, l'espace et le lieu se mêlent au temps."   Simon Augade "Hache de faire contre la pierre, détournements, jeux de mots, humour, goût sucré se mêlant au goût de la poudre et du fer, rire jaune dévoilant la violence et la réalité de notre monde, jouet d'enfant pour s'amuser de la bêtise des adultes."   Thomas Daveluy  "Matière morte, matière organique, matière vidéo. Entre texture et pixels, entre surface et projection, l'image numérique se déforme et se transforme au contact de son support."   Nastasja Duthois "Jeu d'enfant pour parcours de vie, où l'équilibre répond au chaos des rebonds. Retrouver dans la simplicité de certains objets un espace de notre enfance."   Arnaud Goualou "Le cerf, le couronné des bois, gouverne sur son royaume insulaire. Entre dessin et baroque, l'âge de rêver est affaire des plus jeunes comme des plus âgés."   Comment s'y rendre ? L'écurieLa grée56660 Saint-Jean Brévelay(proche centre d'art de Kerguehennec)Voir la carte sur Google Maps

affiche_lagedefaire_mp.jpg

               Freaks est un film de Tod Browning datant de 1932. Il raconte la tournée en Europe d'une compagnie de forains. Beaucoup d'entre eux montrent en spectacle leurs difformités (femmes à barbes, siamoises...) Le seul personnage de la troupe ayant un visage lisse et angélique est Cléopâtre, la trapéziste qui révélera au cours de l'histoire son caractère monstrueux et son mépris des autres.                    A la manière des phénomènes de foire visibles autrefois dans les cirques, Freaks s'exposera au cours de ses étapes de résidence comme une galerie de portraits à visiter. Tel le Butaï 2.013, il s'agit de montrer le work in progress. L'intérieur sculpté se composera d'affiches évoquant celles qui saturent parfois les chambres d'adolescents.  La sculpture Freaks rend hommage par sa forme mobile aux traditions du cirque et des spectacles ambulants allant de villes en villages porter leurs représentations populaires.       La chair sculptée du carton apparait sous la peau du papier glacé où sont imprimés les visages de stars peoples. Les irrégularités du découpage colonisent la perfection des corps photographiés des idoles. Les images planes de l'industrie communicationnelle prennent du volume par une recherche sculpturale brute. Il s'agit de "faire la peau» aux modèles médiatiques, de les transformer en "monstres de papier".                Des temps de travail avec des habitants au sein de l’œuvre-atelier auront lieu pour la construction collective des murs. L'atelier délocalisé s'installera à l'extérieur de la sculpture mobile ainsi qu'un espace de travail pour les participants (tables et chaises, outils de découpe, pinceaux et colle...) Ensemble ceux-ci fabriquent les murs en cartons et papiers collés en couches. Il s'agit de découper et de superposer des bandes de 40 x 10 cm pour réaliser des blocs qui seront empilés et formeront les murs intérieurs. Plusieurs temps d'exposition-rencontres- ouverts à tous jalonneront cette résidence itinérante: le 13, 14 et 15 juin: exposition dans le quartier de La Croix St Lambert à Saint Brieuc (22)  le 11 juin à 19h, 19h30 et 20h: performance le 8 et 9 juin : exposition et participation du public à la fabrication des murs, Puls'Art, île de Moulins'art, Fillé (72) le 19 juin : vernissage Freaks avec le collectif de l'Elaboratoire, 48 bd Villebois-Mareuil, Rennes (35) du 30 juin au 11 juillet: en résidence à Carhaix avec l'association La Fourmi-e (dates à venir)

affiche_residence_St_Brieuc_v3__L_.jpg

Six artistes - Six fermes.... Six artistes, accueillis par six agricultures/trices du Centre Bretagne, ont été invités à créer des œuvres in-situ, s'inspirant de leur rencontre avec les hôtes, les fermes qu'ils ont investies et les paysages qui les entourent. Pour cette seconde édition de Champ d'Expression, l'association La Fourmi-e portée par Aurélie Besenval a donné l'occasion à six artistes de vivre une résidence artistique de 10 jours à la ferme... Champ d'Expression est avant tout une aventure artistique et humaine, une rencontre entre des univers, une invitation à découvrir autrement. À travers ce projet, ce sont deux visions qui se rencontrent et se confrontent, celle du monde paysan et celle du monde artistique. ARTISTES ÉDITION 2014 > Achille BERTHOU à Kergrist-Moëlou > Vincent BRODIN à Kergrist-Moëlou > Corinne CUENOT à Mellionnec > Cédric GUILLERMO à Lescouët-Gouarec > Irène LE GOASTER à Trémargat > Claire VERGNOLLE à Rostrenen Démarche de Champ d'Expression " Faire de l’art à la campagne… où mieux que dans une ferme? Quel symbole plus fort pour la ruralité que le monde paysan et son activité, ses bâtiments, la manière dont il façonne notre paysage… Nos réflexions sur de la présence des arts plastiques, dans nos campagnes d’un côté et dans l’espace public de l’autre, nous a amené à nous interroger sur la notion d’espace public à la campagne. Pour la plupart des gens, la nature, les champs, les forêts… semblent appartenir à tout le monde. Pourtant, bien que les agriculteurs ne représentent plus que 4% de la population active en France, et qu’on estime que 6500 bâtiments agricoles sont délaissés chaque année, ce sont bien ces paysans qui modèlent nos paysages, dessinent nos campagnes et en sont les principaux propriétaires. Parallèlement, nous constatons souvent que les artistes plasticiens ont tendance à migrer vers les grands centres urbains, le milieu rural semblant ne pas pouvoir leur offrir d’espace d’expression… Nous ne pouvons alors que constater avec regret que cette tendance tend à renforcer l’inégalité d’accès à certains courants artistiques contemporains et à maintenir la croyance que ces mouvements sont réservés à une élite essentiellement urbaine. C’est pourquoi, nous avons eu envie d’inviter les artistes à travailler à la campagne et à réaliser des œuvres in situ, en lien avec le lieu de création. Enfin, nous avons voulu ce projet participatif et qu’il ne s’agisse pas uniquement d’exposition mais aussi d’une réelle présence et implication des artistes. C’est ainsi que nous n’avons pas eu envie de proposer une thématique à leur création. Leur ligne commune est de créer une œuvre in situ en s’appuyant sur le lieu, son organisation, son activité, son paysage et son énergie et donc de considérer les gens qui l’ont investi, construit ou aménagé, qui y travaillent et y vivent. " Extrait du site de l'association La Fourmi-e Vernissage le Dimanche 1er Juin 2014, en compagnie des artistes et des hôtes... Au plaisir de vous y voir!                                      //// Pour plus d'informations sur l'adresse des lieux et leurs coordonnées GPS ////

AFFICHE_MP.jpg

Pour les 10 ans de La Quincaille située à Poullaouen dans le Finistère, le collectif La Rurale (en partenariat avec l'association La Fourmi-e) s'expose en vitrine dans l'ancienne quincaillerie du bourg.... Comme chaque année l'association La Quincaille organise un événement festif le 1er Mai, avec des propositions artistiques variées tout au long de la journée : spectacles de rue, performances, concert... La Rurale, déjà présenté dans des billets précédents, regroupe quatre artistes plasticiens : Cédric Guillermo, Christophe Hamon, Joseph Le Saint et Georges Peignard. Ils se sont retrouvés pour une expérience de travail sur plusieurs années interrogeant le monde rural dans sa diversité et ses enjeux. Ces quatre compères associent autant le dessin, la sculpture que la vidéo. Tout au long de l'année ils travaillent ensemble, au gré de rendez-vous. Ils rencontrent : éleveurs, agriculteurs, techniciens, distillateurs... tous acteurs du monde agricole. Ces artistes y puissent leurs inspirations.   La Quincaille, c'est quoi? En avril 2004 à Poullaouen une quincaillerie légendaire est rachetée par une jeune artiste, avec le projet de la transformer en "maison pour artistes". Une association nommée La Caille Qui Rit nait et crée un nouveau lieu de travail partagé pour le spectacle vivant. Un espace de création et de fabrication, de rencontres et d'échanges, de croisement des univers et des savoir-faire artistiques. Depuis la Quincaille accueille tous les ans une dizaine de compagnies professionnelles en résidences, des équipes et des artistes d'horizons multiples.

affiche2014-_redim.jpg

Fermez les yeux et laissez-vous guider. Le bruit des pas et les voix des passants rythment la découverte. Une musique d'ambiance et le chant des oiseaux vous accompagnent tout au long de ce safari. Aucun animal en vue mais des ruelles sombres, du "street art" et la découverte de l'architecture marseillaise à l'honneur. Comment pouvoir visiter Marseille ou du moins le quartier du cours Julien sans bouger de chez vous? Au son des voix de deux conteurs urbains, Julie et Christophe, qui ponctuent le voyage à travers l'interface google, nous pouvons nous promener dans les rues. Des photographies, vidéos, anecdotes apportent des petites découvertes, curiosités qui enrichissent le safari.Julie de Muer part à la rencontre des habitants du quartier, musiciens, cuisiniers, une variété d'individus qui racontent leurs histoires et offrent de nouveaux regards sur la ville. Le projet est une co-production entre radio grenouille et Marseille-Provence 2013. " à l'origine du projet, il y a le site des Promenades sonores, qui propose une quarantaine de promenades sonores à Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne et plusieurs autres villes proches, toutes balisées grâce aux cartes de Google Maps."[...] "Le projet mis en ligne jeudi 3 avril 2014 est accessible aussi bien en français qu'en anglais."  euronews.comÉtrangement ce projet m'a rappelé l'écriture d'Annie Ernaux, cela vaut donc bien une petite citation du "Journal du dehors":"Pourquoi je raconte, décris, cette scène, comme d’autres qui figurent dans ces pages. Qu’est-ce que je cherche à toute force dans la réalité ? Le sens ? Souvent, mais pas toujours, par habitude intellectuelle (apprise) de ne pas s’abandonner seulement à la sensation : la “mettre au-dessus de soi”. Ou bien, noter les gestes, les attitudes, les paroles de gens que je rencontre me donne l’illusion d’être proche d’eux. Je ne leur parle pas, je les regarde et les écoute seulement. Mais l’émotion qu’ils me laissent est une chose réelle. Peut-être que je cherche quelque chose sur moi à travers eux, leurs façons de se tenir, leurs conversations. (Souvent, pourquoi ne suis-je pas cette femme ?” assise devant moi dans le métro, etc.)"C'est parti pour le voyage alors suivez le guide: https://nightwalk.withgoogle.com/fr/panorama/

ob_c9c43d_pro.jpg

RENCONTRE(S) Ce sont les derniers coups de marteau que l’on aura entendu en ce mois d’Avril à Chantepie. Après quatre mois d’immersion et de travail, le temps de construction s’achève. Celui de la rencontre continue. C’est l’occasion d’un premier temps fort où, publics, artistes, professionnels et jeunes de l’EDEFS, se retrouvent pour partager cette Rencontre(s). L’EDEFS 35 (Établissement Départemental d’Éducation, de Formation et de Soins), vous convie à l’inauguration du labyrinthe créé lors de ma résidence artistique à l’IME et l’ITEP, rue d’Hallouvry à Chantepie.                                            Inauguration le 24 Avril 2014 à 18h00  (entrée publique et gratuite)                                                                                                                (À 14h00 pour les scolaires) La sculpture, visible jusqu’en juillet, est composée de bribes de bois, de ce qui compose nos habitats (portes, meubles, volets...), elle propose un parcours labyrinthique constitué de grands panneaux se posant les uns sur les autres dans des équilibres précaires. Ces panneaux, ou plutôt, ces palissades, voire même barricades, contraignent la déambulation, donnant lieu à des passages, des impasses, des couloirs... " Simon Augade nous montre l’image d’un homme qui tape sur le mur qu’il (se) construit." Un lieu «à part» se trouve au sein de ces méandres de bois. Une caravane, objet nomade, se voit coincée au milieu de ce «parcours aux milles chemins», sorte de fief qui serait caché par le hasard des pistes à expérimenter. Trésor caché, isolé du monde, sujet à la rencontre. Le passage, l’aventure, le barricadement et l’isolement. Pertes et retrouvailles, cloisonnement et  morcellement, équilibre et instabilité, la chute et la béquille. L’intérieur et l’extérieur, l’inclusion et l’exclusion... Autant de notions abordées par cette sculpture en regard des questions que peuvent soulever IME (Institut Médico-Éducatif) et ITEP (Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique) au sein de notre société. Ce vernissage est le premier événement du projet engagé par l’EDEFS puisque d’autres s’en suivent... En effet, l’artiste photographe Lise Gaudaire a déjà commencé sa résidence artistique et l’émulsion continuera avec l’implication des jeunes et des professionnels de l’EDEFS. Une troupe de théâtre et de musiciens interviendront. Cela passera aussi par l’organisation de l’événement phare les 1er, 2, 3 juillet 2014 où sera présenté le résultat du travail mené lors de différents ateliers, des résidences artistiques et des échanges menés. Conférences et débats enrichiront aussi cette Rencontre(s).                                                                 --------------------------- Un très grand MERCI...... À l'EDEFS 35 et les jeunes de l'IME et de l'ITEP, ainsi que tous ceux qui se sont investis dans ce pari, relevé avec brio. ... À la communauté Emmaüs de Hédé-Bazouges qui a généreusement fourni la matière première pour la sculpture, tout comme leur sens du partage et de la relation humaine.... Aux élèves et à leurs professeures de terminale sérigraphie du lycée professionnel Emile-Zola d'Hennebont pour l'impression des affiches à l'encre d'or.... Et à la plateforme web multi-prises.fr qui accueillera d'autres articles sur le déroulement de cette résidence jusqu’à l’événement Rencontre(s) des 1er, 2 et 3 juillet 2014... suivez le fil ...Infos Pratiques... Le plan d’accès : Contacts et liens : augade.simon@gmail.com itep@edefs35.fr ime@edefs35.fr ---- http://base.ddab.org/simon-augade http://www.edefs35.fr/                                           

Affiche 56_39

Pour sa sixième édition, le Festival des Arts numériques de Vern-sur-Seiche détourne et interroge le JE(U)... Avis à tous les amateurs de la manette, les fous du jeu vidéo, les accros à l'écran! Pour les plus néophyte (comme moi) dans le domaine, c'est un vrai moment de découverte et de richesses au cœur d'un univers bien particulier... Bouillants est une manifestation dédiée aux expressions contemporaines et innovantes que sont l'art numérique et le multimédia. Celle-ci s'appuie sur les usages, les enjeux et les créations qui découlent des technologies. Bouillants est pilotée par l'association Le Milieu et appuyé par la société SAGA (Sous-marin d'Assistance à Grande Autonomie). Le Festival emprunte son nom à l'ancienne laiterie Les Bouillants, implantée à Vern-sur-Seiche, à une vingtaine de minutes du centre de Rennes. Le bâtiment industriel accueille dans ses 900m2 le festival en accès libre, qui essaime également dans les gares et médiathèques d'Ille et Vilaine. Une vingtaine d’œuvres d'art numériques et multimédia sont à découvrir et à éprouver physiquement comme PainStation du duo d'artistes allemand //////////fur//// . Avec ce dispositif, les artistes testent les limites sensibles de l'individu. Celui-ci n'est plus passif, il subit directement les conséquences de ses actes. La PainStation, présentée comme un "artefact de duels améliorés", qui, même si elle se base sur le célèbre Pong, a la particularité de venir vous rappeler la dure réalité dès que vous laissez marquer l'adversaire. En effet, quand l'adversaire marque un point, la machine vous agresse, au choix, elle vous fouette la main, elle vous envoie une décharge électrique, ou elle vous brûle. L’œuvre, car c'en est une, et pas uniquement une machine diabolique construite par pur sadisme, invite à réfléchir sur le sens du risque dans le jeu. L'échec n'est plus anodin, une partie n'est plus une partie de plaisir. Bâtissant un rapport masochiste, presque viril à la souffrance, elle pose plus la question de jusqu’où peut-ont aller pour ne pas perdre la face?                                                  Plus en douceur, séquence souvenirs pour beaucoup d'entre nous...Véritable voyage dans l'histoire du jeu vidéo, Game Border du japonnais Jun Fujiki, permet de traverser le temps. D'un jeu électronique ancestral à une console dernier cri, en passant par les produits phares des trente dernières années, vous êtes invités à mener votre personnage à travers les différents écrans et leurs esthétismes datés...                 La sélection de Bouillants se focalise sur des jeux d'artistes qui questionnent....Tel Antonin Fourneau, qui présente plusieurs installations dont Ghost Pad, une manette hantée qui joue toute seule, manière de questionner l'automatisme progressive de la société, de plus en plus pilotée par des algorithmes.  Dans Vigilance 1.0 de Martin Le Chevallier, le joueur est face à une série d’écrans qui lui permettent de surveiller simultanément de nombreux lieux : rues, supermarchés, parkings, boutiques, immeubles, écoles, etc. Son objectif est la délation. Dans un temps limité, il doit déceler un maximum d’infractions. A chaque flagrant délit, le score augmente, à chaque diffamation, il baisse. Chaque citoyen étant un délinquant en puissance, toute infraction impunie augmente le taux d’amoralité de la société. Une bonne vigilance entraînera un assainissement des mœurs, un retour du sens de l’effort, de la famille et de la solidarité. Une vigilance insuffisante plongera immanquablement la population dans le chaos et la turpitude. Empêché d'exercer son esprit critique par l'appât du score, le joueur se trouve confronté à un paradoxe : il continue à se comporter en justicier implacable tout en comprenant peu à peu que jouer le jeu, c'est jouer contre le discours du jeu. Les lieux où la dénonciation opère - critique de la société de contrôle, de la visibilité totale, de l'espionnage généralisé -, déguisés sous des écrans qui rappellent des jeux d'enfance, placent finalement le joueur en position de se dénoncer lui-même.     Les trois installations proposées par l'association Mille au carré proposent un détournement du célèbre jeu vidéo Final Fantasy 7. Gaïa, a view from space suggère une projection plus réaliste de la planète sur laquelle se déroule le jeu. Libre à celui qui l'observe d'y faire la lumière comme s'il était le maître du jeu. Not a Fantasy retranscrit les règles du jeu Final Fantasy 7 à notre réalité, avec les artefacts de notre quotidien. Dans un humour décalé est ainsi questionnée la place du réel et du libre arbitre fantasmé par le joueur. Wide-Pad est un instrument de musique qui détourne les effets sonores du jeu. Sa structure lui donne des airs de manette géante et invite à une exploration gestuelle guidée par sa musicalité.                                         Pleins d'autres installations à découvrir jusqu'au 1er juin 2014, à la fois inquiétantes, drôles, mais qui donnent à voir et à pratiquer autrement le JE(U). Reconsidérer ses propres mécanismes, l'impact de ses choix, sur soi et sur les autres. Le regard des artistes de cette programmation est incisif mais laisse l'individu se confronter à ses convictions et conventions préétablies. Bonne visite et bon game! Bouillants #06 - Art numérique, Multimédia & Citoyenneté6 Avril au 1er Juin 2014 - Entrée Libre35770 Vern-sur-Seiche & Rennes Métropole RENCONTRES Jeudi 10 Avril 2014, 11h La Dimension ludique ou artistique dans la recherche est-elle stimulante pour un chercheur? Quels liens existent-ils entre les Arts numériques et la recherche? // Intervenants : Bruno Arnaldi (Chercheur à l'INRIA dans l'équipe Hybrid), Seb Lee-Delisle (Artiste-concepteur), Gaëtan Allin (Directeur artistique des Bouillants) // Centre de recherche INRIA Rennes-Bretagne Atlantique à Rennes. Dimanche 18 Mai 2014, 14h30 Etre journaliste à l'ère du numérique // Intervenants : David Dufresne (Journaliste indépendant et cinéaste. Il est l'auteur du webdocumentaire Prison Valley, 2010) // Espace Ouest France à Rennes. Mercredi 21 Mai 2014 Économie numérique et jeux vidéos // Intervenants : Guillaume Campion (Directeur de production de la partie mobile, tablette, kinect chez AMA's production), Thomas François et Aymeric Lesné de l'association 3 Hit Combo, Stéphane Lebris (de Fanatic Game, réseau social français dédié à l'univers vidéoludique), Sébastien Sémeril (vice-président de Rennes Métropole délégué au numérique), Sylvie Courcelle-Labrousse (expert en méthodes de créativité appliquées à l'innovation) // La Cantine numérique rennaise. Samedi 24 Mai 2014, 9h30 // TABLE RONDE 1 > La place du numérique dans l'action culturelle publique des collectivités TABLE RONDE 2 > Art numérique / Art citoyen Espace culturel Le Volume à Vern-sur-Seiche

Affiche_Bouillants_06___Jordan-Le-Cointre.jpg

Je passais voir des amis au cirque Galapiats lorsque j'ai fait la connaissance de Barbara Gay, une jeune metteuse en scène actuellement en résidence au théâtre des Tarabates de Saint Brieuc. Alors que les acrobates répétaient, sous le chapiteau, Angel, la petite amie de l'un d'entre eux m'a proposé de l'accompagner sur un "chantier bénévole" consistant à mouler dans le plâtre les corps d'artistes de scène. Curieuse de découvrir de quoi il s'agissait, j'acceptais et me retrouvais dans le fameux Théâtre en trois parties (un studio, un atelier et une scène), rue Robien à Saint Brieuc. Lorsque j'ai mis les pieds dans l'atelier, j'ai été stupéfaite par le chaos qui y régnait. Une demi douzaine de bras, de jambes, de bustes et d'autres membres étaient disposés un peu partout. L'espace était saturé de plâtre et plusieurs individus s'affairaient autour de volumes blancs. Je ne tardais pas à découvrir qu'un Rodin tout à fait punk était le maître des lieux à l'origine de ce chantier! Une petite femme aux cheveux courts en bleu de travail adressait quelques conseils aux bénévoles. Rien à voir avec la rigueur et la sévérité que l'on peut s'imaginer d'un grand maître classique orchestrant le travail de ses assistants. Ces derniers d'ailleurs, loin d'être des techniciens spécialisés étaient pour la plupart des briochins (les habitants de Saint Brieuc). Ils avaient entendus parlé par bouche à oreille de cette création ouverte au public et comme moi s'étaient rendus sur place. Certains revenaient régulièrement depuis plusieurs jours...     Très rapidement, on me proposa de réaliser un contre-moule à partir d'un buste en plâtre. Je le recouvrais au pinceau d'une couche de vaseline et modelais les plaques de terre sur la poitrine. Barbara nous prépara une gâche de plâtre. Au moment de commencer à l'appliquer, j'hésitais. J'interrogeais la jeune femme afin de savoir jusqu'où étendre le plâtre. Je craignais de déborder et d'empêcher le démoulage ou le façonnage de l'autre moitié du buste. J'avais peur de rater. Barbara me lança "Débrouilles-toi. et si tu rates, tu pourras toujours recommencer! Quand tu auras trouvé la bonne méthode, surtout, n'oublies pas de me la montrer!" Elle me laissa là et alla s'occuper des autres. C'était assez drôle car je m'apercevais que nous étions sans doute tous aussi inexpérimentés qu'elle-même. La seule manière d'avancer était d'essayer et de nous instruire les uns les autres de nos erreurs comme de nos succès.  Finalement, notre 1er contre-moule ne fut pas mal réussit. Il eut le droit d'être envoyé à l'étage supérieur pour "l'empapiétage". Cette seconde étape représente la tache la plus titanesque du travail plastique. Il s'agit de superposer à l'intérieur des négatifs en plâtre, sept couches alternativement de papiers déchirés et de tarlatane.  Une fois ces pièces séchées et extraites des moules, elles seront assemblées pour former les doubles marionnettiques utilisés pour le spectacle. Barbara avait installé de nombreuses tables dans le théâtre pour que les bénévoles puissent travailler sur le plateau même de la scène. Ils n'ont cessés d'affluer pendant la dizaine de jours que j'ai finalement passé là-bas. L'étage supérieur était muni d'une cuisine et d'un salon en libre accès où nous déjeunions et prenions la pause thé. La table du salon comportaient de nombreuses lectures sur le cirque, la notion de double dans la mythologie, les techniques de moulage et autres recherches théoriques ou pratiques liées au spectacle. Nous en parlions beaucoup et interrogions Barbara et les trois interprètes (Chloë, Nanda et Céline). Celles-ci étaient souvent là, d'abord pour que l'on moule leur corps en bandes plâtrées puis pour nous aider à l'empapiétage. Parfois elles nourrissaient leur réflexion individuelle concernant la recherche symbolique du double en dessinant et en imprimant des images trouvées sur internet et en collant des textes sur de grands pans de papier. Barbara n'écrit pas par avance le spectacle mais demande à chaque interprète de réfléchir à ce que représente le double pour lui. Ensuite, elle les invite à trouver des moyens gestuels d'exprimer le fruit de ces recherches individuelles. Un temps d'expérimentation seul est suivi ensuite d'une recherche plus collective pour monter le spectacle final. La préoccupation de Barbara est de ne pas venir "plaquer" des rôles sur les interprètes mais de partir de leur individualités pour écrire avec elles la pièce finale.

DSC_0374_resultat.JPG

Le monde nous parle, c’est indéniable. Le monde est bavard, il n’arrête pas de nous dire.Qu’est ce qu’il me dit ? Qu’est-ce qu’ils me disent ?Est-ce qu’ils me disent la même chose qu’à toi ?Est-ce qu’ils te disent la même chose qu’à moi ?- Ktha Compagnie -    Spectacle pour 1 container, 2 acteurs, 1 vidéo projecteur et 100 poupées.Est-ce que le monde sait qu'il me parle? Un beau titre pour un spectacle qui, je pense, ne l’est pas moins. De passage dans la région, cela vaut le détour du côté d'Hennebont...Que le spectacle se joue dans un container, ce n’est pas un hasard. Née avec le nouveau millénaire, ktha compagnie a développé diverses recherches aboutissant à des spectacles pensés comme des modules qui peuvent se déplacer, parce que leur priorité est la relation entre l’acteur et le spectateur. Ktha compagnie aime à s'immiscer dans les espaces publics de nos villes pour décaler les habitudes et trouver une proximité d'échange avec le spectateur. Les stades, parkings, terrains vagues, toits d'immeubles, containers, aires d'autoroute... sont devenus leurs salles de spectacles.Un container, 20 spectateurs, un projecteur et 100 poupées blanches entre 5 et 180 cm qui tombent du plafond pendant que deux acteurs lancent – et avec ironie- des phrases glanées dans la publicité, la sagesse populaire, les médias et le cinéma universel.Simple et abstrait comme le monde d’aujourd’hui. Spectacle qui dénonce le monde bavard que l’on aimerait nous imposer, où le formatage de la publicité et du marketing, le matraquage des messages politiques relayés par certains journalistes, empiètent sur notre liberté de penser et de rêver le monde."Voyez la chose comme quarante-cinq minutes de thérapie pour se laver des multiples messages « personnalisés » dont nous sommes en permanence bombardés." Edouard Launet - Libération Est-ce que le monde sait qu'il me parle? 20 au 22 février 2014  TRIO...SPlace Maréchal Foch - 56700 Hennebont 
jeudi 20 et vendredi 21 février à 20h30
samedi 22 février à 11h00, 18h00 et 20h30Durée > 45 minutes© Crédit photo : ktha.org, zoomlarue.com

compagnie_ktha.jpg

C'est au mois de décembre qu'est ressorti en édition restaurée La Porte du Paradis (Heaven's gate) de Michael Cimino. Chef d’œuvre incontestable du cinéma, il raconte, d'après des faits réels (voir la guerre du compté de Johnson), comment, en 1890, un lobby d'éleveurs (extrêmement puissant sur le plan politique) fait adopter par le sénat une liste de 125 noms de personnes à abattre. Ces condamnés, tous immigrants et extrêmement pauvres, étaient accusés, sans procès, de vol de bétail. Cette re-sortie en DVD sonne un peu comme une résurrection inespérée car il s'agit d'un des 10 plus gros échecs commerciaux de l'histoire du cinéma (avec une perte sèche de 107 millions de dollars, inflation prise en compte). Le film entraînera même la United Artists (fondée par Charlie Chaplin) dans sa chute, puisque le studio mis immédiatement la clé sous la porte.   L'échec inévitable d'un film sorti au mauvais moment. Le film se dote d'un budget colossal : 40 millions de $ de l'époque (environ 120 millions d'aujourd'hui). Une ville est construite spécialement pour les besoins de reconstitution et le tournage dure 7 mois. Cimino fait appel à beaucoup de grands acteurs (Kris Kristofferson, Christopher Walken, Jeff Bridges) et de premiers-rôles qui s’avéreront être des grands noms plus tard (Mickey Rourke, Isabelle Huppert). La porte du paradis sort en 1980 aux Etats Unis (1 an avant l'élection de Reagan - la droite dure) et propose une vision assez gauchisante (en ré-ouvrant la plaie d'un génocide américain orchestré par la bourgeoisie contre les plus démunis). A sa sortie les critiques sont assassines : le thème passe mal, il met à nu un traumatisme plus profond que le génocide indien : le “fratricide originel”, le massacre des pauvres par les riches. Le film est retiré au bout d'une semaine et Cimino du remonter le film pour essayer de proposer une version moins radicale (la seconde, sortie 6 mois plus tard, fut aussi un fiasco). Un format mal adapté Cimino aurait récolté plus de 200h de rushes sur le tournage, et proposa une première version de 5 heures, qui sera immédiatement refusée. Au final c'est une version de 3h40, puis 4h20 qui sortira au cinéma. La version restaurée de 2012 dure 3h36. S'il était sorti aujourd'hui, La porte du paradis aurait pu faire l'objet d'une série TV, mais, à l'époque, ce concept n'en était encore qu'au fonctionnement d'épisodes autonomes (il faut attendre l'age d'or des séries dans les années 1990 pour commencer à voir des histoires s'étalant sur une saison et non un unique épisode).On ne sortait pas non plus de films en plusieurs parties (comme cela semble devenir la norme avec des films-arnaque* comme, allez au hasard, le Hobbit).Du coup le format de La porte du paradis a rebuté beaucoup de gens, qui ne se sentaient pas être capable de s’enchaîner 4h de film. Un chef d'oeuvre incontournable C'est un film assez long en apparence (3h30) mais qui défile à toute vitesse tant l'histoire est prenante. Le spectateur est emporté dans un tourbillon de folie entre les scènes de danse hallucinées qui ouvrent le début du film et qui préparent le long final sanglant qui se jouera de la même manière. On a aussi plaisir à voir certains acteurs peu ou pas connus à l'époque et qui sont aujourd'hui devenus des grands noms (et Isabelle Huppert qui parle anglais avec un accent français à tirer au couteau). Une restauration réussie La nouvelle version, sortie en 2012, a été entièrement remontée sous la direction de Michael Cimino. Elle a fait l'office d'une numérisation haute définition ce qui a permis au réalisateur d'en profiter pour retravailler le film (couleur, grain, etc) avec les outils d'aujourd'hui permettant ainsi de s'approcher d'avantage de ses souhaits de l'époque. Voici un visuel de la très belle édition prestige contenant livres, photos, bande-originale, scripts et autres : Notes et liens : * Le principe d'étirer un scénario somme toute assez basique sur plusieurs films, obligeant le spectateur à payer 3 fois sa place, m'a toujours paru être une véritable arnaque. Payer 33€ (3x 11€ en 3D) pour voir un film au cinéma est juste inadmissible. Une longue critique du film : http://www.dvdclassik.com/critique/la-porte-du-paradis-cimino Une interview d'Isabelle Huppert à propos du film : http://www.lexpress.fr/culture/cinema/isabelle-huppert-pour-le-film-la-porte-du-paradis-rien-ne-pouvait-nous-arreter_1225600.html

La porte du paradis

Quoi de plus efficace que la simplicité? Quoi de plus difficile, aussi? La création d'un logotype en est un très bon exemple ; savoir exprimer de manière condensée, lisible et originale une marque, un produit, une entreprise...tel est le challenge du graphiste, tel est également sa difficulté lorsqu'il doit justifier ses heures de création... Il est possible d'apporter à l'impact visuel une notion supplémentaire ; le toucher. Meilleur sera l'impact de communication si le maximum de sens est concerné par le message (tout comme un son peut influencer le sens d'une image). La texture d'une impression a donc un effet notoire ; on peut jouer des papiers disponibles, des impressions spéciales, des creux, reliefs... L'impression typographique ("letterpress" en anglais) est une technique artisanale qui met en avant une approche plus tactile de l'imprimé. Elle opte pour la qualité plutôt que la quantité. Philippe Gully, l'un des deux fondateur de l'imprimerie Badcass, raconte l'histoire de cette technique de ses débuts épiques, son oubli et son retour "très chic". (article à lire sur "la carrière en dents de fille" de la letterpress). Badcass ou le retour aux sens Leur atelier est situé au centre ville de Quimperlé (Bretagne) et leurs réalisations s'étendent à l'internationale. La vocation de Badcass est de faire redécouvrir l'impression typographique en France. Tous les documents qui souhaitent se distinguer ; cartes de visite, invitations, faire-part, book d'artistes... Un couple est à l'origine du projet : Jessica Hosgood, graphiste et webdesigner et Philippe Gully, sound designer indépendant (à qui l'on doit l'ancien portail Praktica.net, portail incontournable de ressources webdesign français, le BD4D Paris, présentation publique des travaux de designers...) La composition graphique est replacée au cœur de la création. Une faiblesse qui devient sa force avec des tons directs de la gamme Pantone et laisse peu de place à la photographie (quadrichomie). Aujourd'hui les clichés polymères remplacent le plomb et permettent d'imprimer une couleur à la fois (d'où la contrainte de tirages limités à 2/3 couleurs). La gamme des papiers utilisés est très large ; ceux fait main peuvent aussi convenir. Divers procédés d'impressions sont accessibles ; le débossage (creux), gaufrage (relief), marquage à chaud (film métallisé), l'impression d'une couleur pantone, une couleur sur la tranche des documents, le "split foutain" (dégradé de couleur sur toute l'image), découpes spécifiques... Réalisations en images Les réalisations sont déjà nombreuses, je vous conseille d'aller visiter leur site et d'échanger avec eux pour vos nouvelles créations... © Crédit photo 1 : Ouest France.© Crédit montage photos : imprimerie Badcass.

badcass.jpg

L'association IDD invite l'exposition du Butaï 2.013 dans le centre ville de Lorient à l'occasion des Noëls Enchanteurs. Pour la première fois, l'installation a lieu dans une grande ville... Le 26 décembre, à l'occasion des Noëls Enchanteurs à eu lieu l'exposition de la performance Butai 2.013. La petite toile du vélo-télévision-musée s'est déployée sur la Place PaulBert entre les librairies l'Imaginaire, Chapitre et le Café du Port. Sous la pluie et en plein hiver, elle a accueillit de nouveaux spectateurs doublements protégés par la yourte de l'association "Babel Gum". La sculpture mobile, ses tableaux changeant toutes les 24 min et l'accrochage photographique donnant à voir les étapes du parcours dans 12 villages en Bretagne trouvèrent un environnement idéal lors de cette manifestation populaire et conviviale. Ayant accueillit durant une quinzaine de jours des évènements différents (spectacles vivants, marché de créateurs, expositions...), la yourte a offert un espace réel à la partie jusqu'alors virtuelle du projet Butaï 2.013 (visible dans la partie projet de l'association Multi-Prises). La toile marron du Butaï 2.013, taillée dans une ancienne tente canadienne s'accordait bien avec la structure en tissu de la yourte elle-même. Le badaud qui passait par là apercevait par la porte de l'habitat traditionnel Mongol le cadre lumineux d'un téléviseur étrangement fixe. A 15h30, les conteurs de l'association lorientaise "Il était une fois" sont venus conter leurs histoires aux enfants près de l'installation, renouant avec la tradition des Kamishibaïs japonais qui a inspiré cette pièce. L'après-midi d'exposition s'est clôturée par le concert des JungleRag (collectif Tomahawk), un duo d'artistes descendus d'Huelgoat (l'un des villages étapes les plus lointains appartenant à l’itinéraire du Butaï 2.013) pour nous faire partager leur musique folk-blues.  

Sample__L_.JPG

- page 1 de 7